31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 05:41

 

Fête de tous les saints

 

J'ai vu une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, races, peuples et langues. Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l'Agneau, en vêtements blancs, avec des palmes à la main. Et ils proclamaient d'une voix forte : « Le salut est donné par notre Dieu, lui qui siège sur le Trône, et par l'Agneau ! »

 

L'un des Anciens prit alors la parole et me dit : « Tous ces gens vêtus de blanc, qui sont-ils, et d'où viennent-ils ? » Je lui répondis : « C'est toi qui le sais, mon seigneur. » Il reprit : « Ils viennent de la grande épreuve ; ils ont lavé leurs vêtements, ils les ont purifiés dans le sang de l'Agneau.

 

Apocalypse 7, 9-10.13-14

 

Les saints, ceux qui ont le privilège de vivre en présence de Dieu pour l’éternité, ne sont pas issus d’un groupe d’élite limité mais constituent plutôt une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, races, peuples et langues. Qu’ont-ils fait d’exceptionnel qui les démarquent des autres ? Rien, absolument rien qu’accueillir l’amour de Dieu et aimer en retour ceux qui ont croisé leur route. Accueillir l’amour de Dieu, c’est d’abord reconnaître notre incapacité radicale à parvenir au salut éternel par nos propres œuvres et n’espérer l’obtenir qu’en vertu de l’infinie miséricorde de Dieu : « Le salut est donné par notre Dieu, lui qui siège sur le Trône, et par l'Agneau ! » Le prix de notre billet d’entrée pour accéder au « paradis » a été acquitté par Jésus qui a versé son sang pour nous sur la croix : « Ils viennent de la grande épreuve ; ils ont lavé leurs vêtements, ils les ont purifiés dans le sang de l'Agneau ». Nous avons accès à un compte dont les fonds sont illimités. Encore faut-il se donner la peine de se présenter au guichet du pardon pour faire des retraits et se donner la peine de maintenir notre éligibilité en faisant bénéficier les autres du même pardon que nous réclamons pour nous-mêmes.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Si ce n’est déjà fait, je change ma perception de la sainteté trop souvent perçue comme un l’appartenance à une élite religieuse, un temple de la renommée des plus brillants serviteurs de Dieu. Je réalise que la sainteté est à la portée de tous et que c’est Dieu qui me rend saint, apte à paraître en sa présence et à y demeurer pour l’éternité même si je dois y apporter ma collaboration active par mon humilité et mon amour, notamment le pardon du prochain. La sainteté étant le vêtement qui me permet d’accéder à la vie en Dieu, je prends la résolution de devenir saint, d’aspirer à cette sainteté de l’ordinaire qui consiste à accueillir l’amour de Dieu et de le manifester autour de moi notamment par mon sourire. La sainteté est joie, joie de se savoir aimé de Dieu peu importe ma condition. Comme le disait Jean-Marie Vianney, il n’y a pas de sainteté sans joie : « Un saint triste est un triste saint ».

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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 05:33

 

 

N'y aura-t-il que peu de gens à être sauvés ?

 

Dans sa marche vers Jérusalem, Jésus passait par les villes et les villages en enseignant. Quelqu'un lui demanda : « Seigneur, n'y aura-t-il que peu de gens à être sauvés ? » Jésus leur dit : « Efforcez-vous d'entrer par la porte étroite, car, je vous le déclare, beaucoup chercheront à entrer et ne le pourront pas. Quand le maître de la maison se sera levé et aura fermé la porte, si vous, du dehors, vous vous mettez à frapper à la porte, en disant : 'Seigneur, ouvre-nous', il vous répondra : 'Je ne sais pas d'où vous êtes. 'Alors vous vous mettrez à dire : 'Nous avons mangé et bu en ta présence, et tu as enseigné sur nos places. 'Il vous répondra : 'Je ne sais pas d'où vous êtes. Éloignez-vous de moi, vous tous qui faites le mal. ' Il y aura des pleurs et des grincements de dents quand vous verrez Abraham, Isaac et Jacob et tous les prophètes dans le royaume de Dieu, et que vous serez jetés dehors. Alors on viendra de l'orient et de l'occident, du nord et du midi, prendre place au festin dans le royaume de Dieu. Oui, il y a des derniers qui seront premiers, et des premiers qui seront derniers. »

 

Luc 13, 22-30

 

 

La question est pertinente. D’une part, il y a des gens qui prétendent qu’il n’y aura qu’une petite poignée, une élite, à laquelle ils appartiennent, comme de raison, qui accédera au Royaume éternel. À l’autre bout du spectre se situent ceux qui prétendent qu’en raison de la nature de Dieu, qui est Amour, Il ne peut laisser personne se perdre et que, conséquemment, tous accèdent au Royaume sans égard à leurs dispositions.

 

Jésus ne donne raison ni aux uns ni aux autres. Certes la porte est étroite, et tous n’accèdent pas au Royaume, mais elle est grande ouverte et personne n’est à priori exclus. Dieu invite largement et sans discrimination. C’est nous qui nous nous excluons du Royaume par notre conduite : « Je ne sais pas d'où vous êtes. Éloignez-vous de moi, vous tous qui faites le mal ». Quant à la porte étroite, c’est celle de l’amour, de l’amour donné et de l’amour accueilli. Faillissons-nous en cours de route à manifester l’amour attendu de nous que nous pouvons nous tourner vers Dieu pour accueillir l’amour de son infinie miséricorde pour peu que nous reconnaissions notre incapacité à accéder au Royaume par nos propres mérites, que nous regrettions nos fautes et que nous nous montrions indulgents envers ceux qui ont fauté envers nous. La porte étroite, c’est donc aussi celle de l’humilité.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je cultive l’amour et l’humilité. Je m’efforce d’aimer chaque jour davantage et mieux. Je fréquente le sacrement de Réconciliation pour accueillir l’amour de Dieu qui y restaure ma capacité à aimer. Je donne aux autres le pardon que je demande pour moi-même.

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 05:32

 

 

Membres de la famille de Dieu

 

Frères, maintenant, dans le Christ Jésus, vous n'êtes plus des étrangers ni des gens de passage, vous êtes citoyens du peuple saint, membres de la famille de Dieu, car vous avez été intégrés dans la construction qui a pour fondations les Apôtres et les prophètes ; et la pierre angulaire c'est le Christ Jésus lui-même. En lui, toute la construction s'élève harmonieusement pour devenir un temple saint dans le Seigneur. En lui, vous êtes, vous aussi, des éléments de la construction pour devenir par l'Esprit Saint la demeure de Dieu.

 

Lettre de Paul aux Éphésiens 2, 19-22

 

 

Membres de la famille de Dieu : Est-ce pour nous une figure de style ou cette appartenance a-t-elle des implications concrètes dans notre vie quotidienne ?

 

Devenir par l'Esprit Saint la demeure de Dieu : Celui qui n’a pas de domicile fixe, qui n’a pas où reposer la tête (Lc 9, 58), trouve-t-il en notre cœur un endroit où épancher sa soif d’amour ? À nous comme à la Samaritaine, Il demande : « Donne-moi à boire » (Jn 4, 7). Est-ce que les paroles du centurion que nous reprenons avant de recevoir l’Eucharistie, « Seigneur je ne suis pas digne de te recevoir mais dit seulement une parole et je serai guéri » (Mt 8,8), ont une signification réelle pour nous ou les répétons-nous machinalement par habitude ? Avons-nous conscience que notre cœur n’est pas « apte » à accueillir Dieu, mais que Dieu lui-même se prépare en nous une demeure digne de Lui par l’intervention de son Esprit ?

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Est-ce que je demande dans la prière à l’Esprit Saint de venir en mon cœur pour y préparer une demeure digne de Dieu ? Est-ce que je me mets à l’écoute de cet Esprit qui m’inspire divers gestes pour aimer mes frères et sœurs et ainsi développer graduellement la capacité de mon cœur à aimer jusqu’à le rendre « capable » d’accueillir l’Amour Lui-même ? 

 

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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 09:40

 

Unité

 

Les pharisiens, apprenant que Jésus avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent, et l'un d'entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l'épreuve : « Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? » Jésus lui répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Tout ce qu'il y a dans l'Écriture - dans la Loi et les Prophètes - dépend de ces deux commandements. »

 

Matthieu 22, 34-40

 

 

Tout en Dieu ne fait qu’Un. La question du docteur de la loi est un piège déguisé. Toutes les fois que nous cherchons à établir qui ou quoi est le plus grand, le plus important, nous divisons car il s’agit là d’opinions qui peuvent varier selon la perspective que chacun a. Dans l’homélie de la messe à laquelle j’ai assisté ce matin, le prêtre disait justement qu’il y avait deux rabbins, contemporains de Jésus, qui avaient une opinion divergente sur le sujet, l’un donnant préséance à l’amour de Dieu, l’autre à l’amour du prochain. Jésus nous révèle que les deux ne font qu’un, comme toute la Loi d’ailleurs, l’essentiel étant d’aimer.  Par ailleurs, un cœur ne peut être partagé : aimer Dieu sans aimer le prochain, aimer certaines personnes et en haïr d’autres, aimer inconditionnellement le prochain sans puiser à la source de l’Amour.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je cherche à faire l’unité dans ma vie. Je cherche à aimer Dieu de tout mon cœur et je puise dans son Amour la force d’aimer comme Il m’aime et comme Il les aime tous ceux qui croiseront ma route. Je m’efforce d’éviter le piège de la catégorisation des personnes et des choses qui ne fait que diviser. Je pardonne encore et encore, amour et non-amour ne pouvant cohabiter au sein d’un même cœur, le refus de pardonner endurcit graduellement le cœur au point de le rendre inapte à aimer non seulement mes frères et sœurs mais Dieu Lui-même, ce qui fait dire à Jésus : « Quand donc tu présentes ton offrande à l'autel, si là tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande, devant l'autel, et va d'abord te réconcilier avec ton frère; puis reviens, et alors présente ton offrande » (Mt 5, 23-24).

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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 05:25

 

 

Unité dans la diversité

 

Frères, chacun d'entre nous a reçu le don de la grâce comme le Christ nous l'a partagée. Et les dons qu'il a faits aux hommes, ce sont d'abord les Apôtres, puis les prophètes et les missionnaires de l'Évangile, et aussi les pasteurs et ceux qui enseignent. De cette manière, le peuple saint est organisé pour que les tâches du ministère soient accomplies, et que se construise le corps du Christ. Au terme, nous parviendrons tous ensemble à l'unité dans la foi et la vraie connaissance du Fils de Dieu, à l'état de l'Homme parfait, à la plénitude de la stature du Christ. Alors, nous ne serons plus comme des enfants, nous laissant secouer et mener à la dérive par tous les courants d'idées, au gré des hommes, eux qui emploient leur astuce à nous entraîner dans l'erreur. Au contraire, en vivant dans la vérité de l'amour, nous grandirons dans le Christ pour nous élever en tout jusqu'à lui, car il est la Tête. Et par lui, dans l'harmonie et la cohésion, tout le corps poursuit sa croissance, grâce aux connexions internes qui le maintiennent, selon l'activité qui est à la mesure de chaque membre. Ainsi le corps se construit dans l'amour.

 

Lettre de Paul aux Éphésiens 4,7.11-16

 

 

L’amour, c’est faire l’unité dans la diversité. Nous n’aimons pas quand nous cherchons à rendre les autres semblables à nous-mêmes ; nous nous aimons nous-mêmes. Ainsi en est-il quand nous les envions plutôt que de nous réjouir des dons que Dieu les a gratifiés pour le bien commun ; notre amour-propre voit comme un manque ce qui est pourtant une richesse mise à notre disposition par l’entremise d’intermédiaires. Nous sommes comme les parcelles d’un miroir éclaté, chacune reflétant une infime partie de la perfection du Dieu à qui nous devons « la vie, le mouvement et l'être » (Ac 17, 28). Le rôle de l’Église consiste à rassembler ces innombrables fragments pour manifester en sa totalité la perfection et la sagesse de Dieu et surtout la caractéristique principale de sa nature qui est Amour. Le rôle de l’Église est de construire le corps (spirituel du Christ) dans l’amour. Aussi est-ce un scandale de voir le corps du Christ « démembré » en plusieurs parties qui se réclament toutes pourtant de Lui et en laquelle Il a donné en partage des traits différents de sa grâce. Nous ferons de grands progrès dans l’unité quand nous aborderons la question en cherchant à bénéficier des dons particuliers dont Dieu a gratifié les autres églises plutôt que sous l’angle stérile de chercher à découvrir qui a raison. Aimer n’est pas fusionner mais nous enrichir de nos différences mutuelles.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Ici, mon activité est double. D’une part, je cherche à découvrir de quels dons Dieu m’a particulièrement gratifié et comment je puis les mettre davantage au service du bien commun. D’autre part, je rends grâce à Dieu des dons qu’il a fait aux autres et dont il me fait bénéficier par leur intermédiaire. Par-dessus tout, je n’oublie pas que la finalité est de construire le corps dans l’amour.

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24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 03:04

 

Juger le temps où nous sommes

 

Jésus disait à la foule : " Quand vous voyez un nuage monter au couchant, vous dites aussitôt qu'il va pleuvoir, et c'est ce qui arrive. Et quand vous voyez souffler le vent du sud, vous dites qu'il fera très chaud, et cela arrive. Esprits faux ! L'aspect de la terre et du ciel, vous savez le juger ; mais le temps où nous sommes, pourquoi ne savez-vous pas le juger ? Et pourquoi aussi ne jugez-vous pas par vous-mêmes ce qui est juste ? Ainsi, quand tu vas avec ton adversaire devant le magistrat, pendant que tu es en chemin efforce-toi de te libérer envers lui, pour éviter qu'il ne te traîne devant le juge, que le juge ne te livre au percepteur des amendes, et que celui-ci ne te jette en prison. Je te le dis : tu n'en sortiras pas avant d'avoir payé jusqu'au dernier centime. »

 

Luc 12, 54-59

 

 

Juger : Soumettre au jugement de la raison, de la conscience, pour se faire une opinion (Dictionnaire le Petit Robert).

 

Plus encore qu’au temps de Jésus, comme il est difficile de nos jours de se faire une opinion libre du temps où nous sommes ! Publicité, propagande, sondages, lobbies, mass média… tout est mis en œuvre pour influencer notre opinion, pour nous manipuler…

 

Juger les signes des temps, pour le spirituel, consiste à prendre le regard de Dieu pour juger les événements. Les catastrophes, loin de nous anéantir, deviennent alors des appels à manifester de la solidarité envers les frères et les sœurs touchés, les scandales nous montrent combien bas nous pouvons éventuellement tomber si nous ne combattons pas le mal en nous dès qu’il commence à poindre… Certains événements, sous le regard de la foi, deviennent même de véritables paraboles qui nous enseignent sur Dieu et sa volonté.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je m’exerce à prendre le regard de Dieu pour évaluer les événements. Je demande à Dieu, dans la prière, d’éclairer mon regard pour voir à sa manière, pour tirer d’un mal objectif un bien plus grand encore, pour travailler à ordonner toutes choses à son plan d’amour sur nous.

 

Je m’exerce aussi à me mettre dans la peau de ceux qui me sont hostiles, qui ont une opinion contraire à la mienne. Non seulement je risque d’en ressortir avec une opinion plus objective mais encore aurai-je plus d’empathie envers ceux-ci et pourrai-je davantage aimer mes ennemis comme Jésus m’y invite.

 

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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 04:04

 

 

Je suis venu apporter un feu sur la terre

 

Jésus disait à ses disciples : « Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu'il soit déjà allumé ! Je dois recevoir un baptême, et comme il m'en coûte d'attendre qu'il soit accompli ! Pensez-vous que je sois venu mettre la paix dans le monde ? Non, je vous le dis, mais plutôt la division. Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées : trois contre deux et deux contre trois ; ils se diviseront : le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère. »

Luc 12, 39-48

 

 

Ce feu est le feu de l’Amour, l’Esprit de Dieu, un feu qui embrase sans consumer (Gn 3, 2) tel qu’Il est apparu la première fois à Moïse,  un feu qui réchauffe le cœur ainsi qu’il l’a fait pour les disciples d’Emmaüs : « Notre cœur n'était-il pas tout brûlant au-dedans de nous, quand il nous parlait en chemin, quand il nous expliquait les Écritures? » (Lc 24, 32).

 

Pensez-vous que je sois venu mettre la paix dans le monde ? Non, je vous le dis, mais plutôt la division. Ces paroles sont à première vue surprenantes car l’unité est la fin poursuivie par l’Amour. Ce que Jésus veut indiquer par là est que chacun a un choix fondamental à faire entre appartenir au monde ou donner préséance à l’Amour dans sa vie, entre l’amour de soi et celui de Dieu et du prochain. Là, point de zone grise : on appartient à un camp ou à l’autre ! « Nul ne peut servir deux maîtres: ou il haïra l'un et aimera l'autre, ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l'Argent » (Mt 6, 24).  Ne pas choisir, c’est choisir le monde et risquer de se faire dire à la fin : « Je connais ta conduite: tu n'es ni froid ni chaud -- que n'es-tu l'un ou l'autre! -- Ainsi, puisque te voilà tiède, ni chaud ni froid, je vais te vomir de ma bouche » (Ap 3, 15-16).

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je me décide aujourd’hui, ici et maintenant, définitivement pour l’Amour. Je laisse l’Esprit de Dieu embraser mon cœur. Pour ce faire, je fais le ménage, je me vide de moi-même pour laisser toute la place à l’Amour. Ce que je reçois, je m’empresse de le partager de sorte que je devienne disponible pour recevoir davantage encore et que s’accomplisse la parole de Jésus : à tout homme qui a (qui aime), l'on donnera (davantage d’amour, Dieu se communiquant à lui) et il aura du surplus; mais à celui qui n'a pas (qui aime peu), on enlèvera ce qu'il a (le peu d’amour qu’il a et son cœur deviendra dur comme pierre)(Mt 25, 29).

 

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 02:10

 

 

À qui l'on a beaucoup donné, on demandera beaucoup

 

Jésus disait à ses disciples : « Vous le savez bien : si le maître de maison connaissait l'heure où le voleur doit venir, il ne laisserait pas percer le mur de sa maison. Vous aussi, tenez-vous prêts : c'est à l'heure où vous n'y penserez pas que le Fils de l'homme viendra. » Pierre dit alors : « Seigneur, cette parabole s'adresse-t-elle à nous, ou à tout le monde ? » Le Seigneur répond : « Quel est donc l'intendant fidèle et sensé à qui le maître confiera la charge de ses domestiques pour leur donner, en temps voulu, leur part de blé ? Heureux serviteur, que son maître, en arrivant, trouvera à son travail. Vraiment, je vous le déclare : il lui confiera la charge de tous ses biens. Mais si le même serviteur se dit : 'Mon maître tarde à venir', et s'il se met à frapper serviteurs et servantes, à manger, à boire et à s'enivrer, son maître viendra le jour où il ne l'attend pas et à l'heure qu'il n'a pas prévue ; il se séparera de lui et le mettra parmi les infidèles. Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n'a pourtant rien préparé, ni accompli cette volonté, recevra un grand nombre de coups. Mais celui qui ne la connaissait pas, et qui a mérité des coups pour sa conduite, n'en recevra qu'un petit nombre. À qui l'on a beaucoup donné, on demandera beaucoup ; à qui l'on a beaucoup confié, on réclamera davantage.

 

Luc 12, 39-48

 

 

N’y a-t-il pas d’investisseur qui ne demande  un rendement proportionnel à la somme investie et au risque encouru ? Ainsi en va-t-il de Dieu qui s’attend à voir fructifier tant les biens matériels que spirituels mis à notre disposition à la mesure de la générosité dont Il a fait preuve à notre égard. Et quel est le fruit espéré ? L’amour, le don de notre personne et de nos ressources pour le bien commun. Le défi particulier des riches est que Dieu attend davantage de leur part alors que la tentation de thésauriser pour eux-mêmes (Lc 12, 21) est davantage forte chez eux que chez ceux qui ont peu à leur disposition, ce qui fait dire à Jésus : « il est plus facile à un chameau de passer par un trou d'aiguille qu'à un riche d'entrer dans le Royaume de Dieu! » (Lc 18, 25).

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je me livre à l’exercice de rendre compte à Dieu de l’usage que j’ai fait du patrimoine qu’il a mis à mis disposition en départageant ce que j’ai mis au service du bien commun et ce que j’ai utilisé au bénéfice exclusif de moi-même et de mes proches. Partant de là, je regarde comment je puis davantage contribuer au bien de l’ensemble et m’efforce d’y investir non seulement mon argent mais ma personne toute entière, notamment mon temps, cette denrée si précieuse en raison de sa rareté et en même temps si essentielle car, plus que des ressources, l’amour requiert une présence, cette présence qui fait si cruellement défaut au monde moderne…

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 22:24

 

 

La tenue de service

 

Jésus disait à ses disciples : " Restez en tenue de service, et gardez vos lampes allumées. Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu'il arrivera et frappera à la porte. Heureux les serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis : il prendra la tenue de service, les fera passer à table et les servira chacun à son tour. S'il revient vers minuit ou plus tard encore et qu'il les trouve ainsi, heureux sont-ils !

 

Luc 12, 15-21

 

 

Restez en tenue de service !  Quelle est cette tenue de service dont parle Jésus ? N’est-ce pas l’amour car l’amour est don, donc service ? Heureux les serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller, dont le cœur est constamment en éveil, sensible aux besoins de leur prochain, toujours prêt à accueillir, prêt à donner, prêt à aimer. Le Maître prendra la tenue de service, les fera passer à table et les servira chacun son tour, les aimant de retour à la mesure de l’amour qu’ils auront manifesté aux autres qui sont, de fait, les intermédiaires par qui Il a sollicité leur amour : « dans la mesure où vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait » (Mt 25, 40). Cela n’est pas sans rappeler la béatitude : « Heureux les miséricordieux car ils obtiendront miséricorde » (Mt 5, 7)  miséricorde que le dictionnaire le petit Robert définit comme suit : (lat. misericordia de misericors « qui a le cœur [cor] sensible au malheur [miseira] ») 1⁰ Vieilli. Sensibilité au malheur d’autrui.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Est-ce que je revêts en tout temps la tenue de service de l’amour ? Mon cœur est-il constamment sensible aux besoins des autres ? Même aux moments les plus inopportuns ? Quelle est ma réaction face à la misère des autres ? Est-ce que j’y demeure insensible me disant que cela ne me concerne pas ? Je médite sur les conséquences parfois désastreuses de l’inaction face au mal en considérant que la peur panique d’aujourd’hui concernant l’Ébola est la conséquence directe d’années d’inaction de la communauté internationale qui ne se sentait pas concernée par un virus qui ne touchait qu’un nombre limité de personnes, pauvres de surcroît, dont on ne pouvait en conséquence espérer tirer aucun profit de découvertes médicales pouvant enrayer sa progression. 

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 01:01

 

 

Amasser pour soi-même

 

Jésus s'adressant à la foule : « Gardez-vous bien de toute âpreté au gain ; car la vie d'un homme, fût-il dans l'abondance, ne dépend pas de ses richesses. » Et il leur dit cette parabole : « Il y avait un homme riche, dont les terres avaient beaucoup rapporté. Il se demandait : 'Que vais-je faire ? Je ne sais pas où mettre ma récolte. ' Puis il se dit : 'Voici ce que je vais faire : je vais démolir mes greniers, j'en construirai de plus grands et j'y entasserai tout mon blé et tout ce que je possède. Alors je me dirai à moi-même : Te voilà avec des réserves en abondance pour de nombreuses années. Repose-toi, mange, bois, jouis de l'existence. ' Mais Dieu lui dit : 'Tu es fou : cette nuit même, on te redemande ta vie. Et ce que tu auras mis de côté, qui l'aura ? 'Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même, au lieu d'être riche en vue de Dieu. »

 

Luc 12, 15-21

 

 

La vie d'un homme, fût-il dans l'abondance, ne dépend pas de ses richesses. J’ai rencontré au cours de mon existence des gens riches et des gens pauvres, des personnes pauvres heureuses et des personnes riches malheureuses et, vice versa, des personnes pauvres malheureuses et des personnes riches heureuses, si bien que j’ai pu constater la véracité du proverbe : l’argent ne fait pas le bonheur… en ce monde comme en l’autre ! Certains rajoutent au proverbe : « mais cela aide ! » Pour ma part, j’en doute, ayant plutôt constaté le contraire ! Les personnes fortunées qui ne trouvent pas le bonheur espéré dans leur richesse pensent que c’est parce qu’elles ne possèdent pas assez encore et travaillent à amasser davantage, si bien qu’elles deviennent esclaves de ce qui devrait, à leurs yeux, être cause de bonheur. D’autre part, plus quelqu’un possède, plus il a peur de perdre une part de ce qu’il a accumulé de sorte que devient cause de soucis ce qui pourtant, à l’origine, semblait receler le pouvoir de les éliminer. Quant à l’au-delà… nous devrons rendre des comptes sur la manière dont nous avons administré les biens tant matériels que spirituels que Dieu nous a confiés en fidéicommis pour le bien commun. Plus ces biens sont importants, plus la responsabilité est grande ! Cependant, n’avoir pratiquement rien ne justifie pas de ne rien faire pour faire fructifier le peu qu’il a, à preuve le serviteur qui n’avait qu’un seul talent qu’il avait enfoui dans la terre qui se fait condamner par le maître : « ce propre-à-rien de serviteur, jetez-le dehors, dans les ténèbres: là seront les pleurs et les grincements de dents » (Mt 14, 25-30).

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

J’examine mon rapport avec l’argent. Est-ce que je mets ma confiance en ma richesse ou en Dieu et mes amis ? De quelle manière est-ce que je m’acquitte de mon devoir de fiduciaire envers Dieu eu égard aux biens qu’il m’a confiés pour le bien commun ? Je relis et je médite la parabole des talents.

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