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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 05:43

 

 

Guetter les faux pas

 

Moi, Jérémie, j’entends les calomnies de la foule : « Dénoncez-le ! Allons le dénoncer, celui-là, l’Épouvante-de-tous-côtés. » Tous mes amis guettent mes faux pas, ils disent : « Peut-être se laissera-t-il séduire… Nous réussirons, et nous prendrons sur lui notre revanche ! » Mais le Seigneur est avec moi, tel un guerrier redoutable : mes persécuteurs trébucheront, ils ne réussiront pas. Leur défaite les couvrira de honte, d’une confusion éternelle, inoubliable. Seigneur de l’univers, toi qui scrutes l’homme juste, toi qui vois les reins et les cœurs, fais-moi voir la revanche que tu leur infligeras, car c’est à toi que j’ai remis ma cause. Chantez le Seigneur, louez le Seigneur : il a délivré le malheureux de la main des méchants.

 

Jérémie 20, 10-13

 

Nous avons tendance à surveiller les autres pour déceler chez eux les moindres défauts. Peut-être est-ce parce que cela rend les nôtres moins difficiles à supporter ? Lorsqu’il s’agit de femmes et d’homme de religion, nous y trouvons prétexte à ne pas croire dans le Dieu qui s’exprime à travers eux. Pourquoi, plutôt ne pas nous émerveiller de ce que Dieu, le seul bon (Lc 18, 19), puisse réaliser de bonnes choses et même des choses extraordinaires, à travers des instruments aussi imparfaits ? Rendons la gloire à Celui à qui elle revient, la Source de tout bien, peut-être cela diminuera-t-il le besoin que nous ressentons de rabaisser les autres ?

 

D’autre part, si nous avons à cœur de servir les intérêts du Seigneur, efforçons-nous de ne pas détruire par quelque geste de faiblesse le témoignage de nos paroles et de notre vie. C’est là l’appel de l’apôtre Paul : « Cessons donc de nous juger les uns les autres. Jugez plutôt qu'il ne faut pas être pour un frère cause de chute ou de scandale » (Rm 14, 13).

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je m’efforce d’observer et de retenir ce qu’il y a de bon chez les autres. Je rends grâce au Seigneur pour tout le bien qu’il réalise à travers eux. 

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 04:30

 

 

Voici la servante du Seigneur

 

L’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,

à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie. L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. » Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? » L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu. Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile. Car rien n’est impossible à Dieu. » Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta.

 

Luc 1, 26-38

 

Marie reçoit la nouvelle la plus extraordinaire qui soit : elle va enfanter le Messie. Quelle est sa réaction ? « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Elle ne se gonfle pas d’orgueil, elle ne se défile pas devant la responsabilité qui deviendra sienne et dont elle pressent peut-être l’ampleur et les sacrifices que cela exigera d’elle. Elle offre sa personne en toute humilité se disant sans doute que Celui qui l’a choisie pour une telle mission saura bien lui donner les moyens de la mener à bien, lui donner les grâces nécessaires ainsi que la salutation de l’ange le lui indique : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » Ainsi en va-t-il de notre vocation dans l’Église : il s’agit d’abord et avant tout d’un service d’amour que Dieu nous demande. Nous n’avons pas à nous enorgueillir de ce qu’il nous est donné de faire ni à envier le service des autres ainsi que l’exprime la réponse de Jésus à la femme qui avait déclaré : « Heureuse celle qui t'a porté et allaité! Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui l'observent! » (Lc 11, 27-28). Heureux ceux qui s’acquittent du service qui leur est demandé avec tout leur amour, qui se donnent gratuitement et totalement par amour de Dieu et des autres. L’un de ces services est de former une Église domestique, de devenir parents. Les parents n’ont pas à s’enorgueillir du succès de leurs enfants ni s’affliger de leurs échecs mais de les aimer inconditionnellement tels qu’ils sont. Au plan spirituel, il nous est demandé de devenir saints : « Vous donc, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait » (Mt 5, 48). La perfection à laquelle il nous est demander d’aspirer est la perfection de l’amour non pas pour nous-mêmes, pour accéder au club select des héros de Dieu, mais pour les autres, pour laisser Celui-ci agir à travers nous et leur manifester concrètement comment Il les aime.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je m’acquitte du service qui m’est demandé par Dieu avec tout mon amour. Je prends exemple sur Marie, mère de Jésus et ma mère spirituelle.

 

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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 05:27

 

 

Si vous ne croyez pas vous mourrez dans vos péchés

 

En ce temps là, Jésus disait aux Pharisiens : « Je m’en vais ; vous me chercherez, et vous mourrez dans votre péché. Là où moi je vais, vous ne pouvez pas aller. »  Les Juifs disaient : « Veut-il donc se donner la mort, puisqu’il dit : “Là où moi je vais, vous ne pouvez pas aller” ? » Il leur répondit : « Vous, vous êtes d’en bas ; moi, je suis d’en haut. Vous, vous êtes de ce monde ; moi, je ne suis pas de ce monde. C’est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés. En effet, si vous ne croyez pas que moi, JE SUIS, vous mourrez dans vos péchés. » Alors, ils lui demandaient : « Toi, qui es-tu ? » Jésus leur répondit : « Je n’ai pas cessé de vous le dire. À votre sujet, j’ai beaucoup à dire et à juger. D’ailleurs Celui qui m’a envoyé dit la vérité, et ce que j’ai entendu de lui, je le dis pour le monde. » Ils ne comprirent pas qu’il leur parlait du Père. Jésus leur déclara : « Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous comprendrez que moi, JE SUIS, et que je ne fais rien de moi-même ; ce que je dis là, je le dis comme le Père me l’a enseigné. Celui qui m’a envoyé est avec moi ; il ne m’a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui est agréable. » Sur ces paroles de Jésus, beaucoup crurent en lui.

 

Jean 8, 21-30

 

Si vous ne croyez pas que moi, JE SUIS, vous mourrez dans vos péchés. Si nous ne croyons pas que Jésus est Fils de Dieu, si nous ne croyons pas qu’Il a payé sur la croix le prix du rachat de nos fautes, si nous ne croyons pas à rémission des péchés par la confessions de nos fautes, si nous pensons effacer la dette de nos fautes et mériter le salut par notre propres moyens, alors la remise de nos fautes n’est pas possible.

 

Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous comprendrez que moi, JE SUIS, et que je ne fais rien de moi-même. La mort du Christ sur la croix et sa résurrection subséquente sont le signe de la divinité de Jésus ainsi que lui-même l’avait déjà laissé entendre à mots couverts : « Cette génération est une génération mauvaise; elle demande un signe, et de signe, il ne lui sera donné que le signe de Jonas » (Lc 11, 29). Je ne fais rien de moi-même. Dans le sens immédiat, un mort ne pouvant se ressusciter lui-même, la résurrection de Jésus ne peut être que l’action du Père qui confirme ainsi la double nature de Jésus, sa divinité. Plus largement, Jésus fait tout ce que le Père lui demande ou lui a enseigné, il n’agit pas de lui-même. À plus forte raison, nous mortels, devons-nous nous efforcer de discerner la volonté de Dieu, nous y soumettre et Lui demander de féconder nos actions afin qu’elles portent le fruit d’amour qu’Il attend de nous.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je ne laisse pas filer la grâce qui m’est offerte de voir remise la dette créée par mes fautes et je recours au sacrement de Réconciliation en ce temps de carême qui est particulièrement propice pour obtenir la rémission de nos péchés. 

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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 07:55

 

 

Je ne te condamne pas

 

En ce temps là, Jésus s’en alla au mont des Oliviers. Dès l’aurore, il retourna au Temple. Comme tout le peuple venait à lui, il s’assit et se mit à enseigner. Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme qu’on avait surprise en situation d’adultère. Ils la mettent au milieu, et disent à Jésus : « Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère. Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, que dis-tu ? » Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve, afin de pouvoir l’accuser. Mais Jésus s’était baissé et, du doigt, il écrivait sur la terre. Comme on persistait à l’interroger, il se redressa et leur dit : « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. » Il se baissa de nouveau et il écrivait sur la terre. Eux, après avoir entendu cela, s’en allaient un par un, en commençant par les plus âgés. Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu. Il se redressa et lui demanda : « Femme, où sont-ils donc ? Personne ne t’a condamnée ? » Elle répondit : « Personne, Seigneur. » Et Jésus lui dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. »  

 

Jean 8, 1-11

 

Comme on me le faisait remarquer hier, il y a unité de pensée entre Jésus et son père adoptif Joseph qui avait résolu de répudier secrètement Marie afin de lui éviter la lapidation (non pas qu’il y ait eu faute en Marie mais seulement l’apparence). En cela, ils rejoignent tous deux les paroles de Yahvé rapportées par le prophète Ézéchiel : « Prendrais-je donc plaisir à la mort du méchant -- oracle du Seigneur Yahvé -- et non pas plutôt à le voir renoncer à sa conduite et vivre? » (Éz 18, 23).  Jésus rajoute d’ailleurs à l’intention de la femme pécheresse : « Va, et désormais ne pèche plus ».

 

Ce récit de la femme pécheresse me rappelle malheureusement une connaissance dont la rigidité à l’égard de ceux qui commettaient le mal m’avait surprise à l’époque. Portait-elle en elle le désir d’agir pareillement ? Enviait-elle inconsciemment leur sort ? Condamnait-elle avec autant de vigueur parce qu’elle se défiait d’elle-même ? Je ne saurais dire mais le fait est que, quelques années plus tard, elle était tombée aussi bas, sinon plus bas, que ceux dont, hier encore, elle dénonçait la conduite. J’aurais bien aimé pouvoir remonter le temps et l’inviter à davantage de clémence car nous ne savons jamais ce que l’avenir nous réserve. Peut-être ne sommes-nous qu’à une opportunité de faire le mal que nous réprouvons ?

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je fais preuve de clémence à l’égard des pécheurs, de cette même clémence dont j’aimerais bénéficier moi-même le jour où je tomberai à mon ton tour…

 

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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 01:31

 

 

Mourir pour porter du fruit

 

Alors Jésus leur déclare : « L’heure est venue où le Fils de l’homme doit être glorifié. Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. Qui aime sa vie la perd ; qui s’en détache en ce monde la gardera pour la vie éternelle. Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ; et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera. Maintenant mon âme est bouleversée. Que vais-je dire ? “Père, sauve-moi de cette heure” ? – Mais non ! C’est pour cela que je suis parvenu à cette heure-ci ! Père, glorifie ton nom ! » Alors, du ciel vint une voix qui disait : « Je l’ai glorifié et je le glorifierai encore. » En l’entendant, la foule qui se tenait là disait que c’était un coup de tonnerre. D’autres disaient : « C’est un ange qui lui a parlé. » Mais Jésus leur répondit : « Ce n’est pas pour moi qu’il y a eu cette voix, mais pour vous. Maintenant a lieu le jugement de ce monde ; maintenant le prince de ce monde va être jeté dehors ; et moi, quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes. » Il signifiait par là de quel genre de mort il allait mourir.

 

Jean 12, 23-33

 

Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. L’amour est le fruit que Dieu attend de nous. Afin de produire ce fruit, nous devons inévitablement mourir à nous-mêmes, donner préséance aux autres et à Dieu, les aimer en toute gratuité. Qui aime sa vie la perd ; qui s’en détache en ce monde la gardera pour la vie éternelle. Perd sa vie, demeure stérile au plan spirituel, celui qui s’aime plus lui-même qu’il n’aime Dieu et les autres. Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ; et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur. Jésus a tracé la voie. Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu'au bout (Jn 13, 1). Non seulement a-t-il donné sa vie en se mettant au service des autres mais l’a-t-il donnée physiquement sur la croix pour payer le prix de nos fautes. Si le sang des martyrs est une semence de chrétiens (Tertullien, Apol 50), il ne s’agit rarement là d’un acte héroïque isolé, mais plutôt du couronnement de toute une vie consacrée au service de Dieu et des autres, au service de l’amour, dont la mort physique constitue le dernier pas. Si ce pas n’est demandé qu’à un nombre restreint, pas moins « méritoires » ne sont les existences toutes livrées à l’amour des autres.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je m’efforce de me détacher davantage chaque jour de moi-même me laissant attirer par Celui qui a été élevé de terre sur la croix, me traçant la voie de l’amour. Marchant dans les pas de Jésus dans la voie du détachement, j’aimerai plus parfaitement Dieu et les autres et je porterai le fruit que Dieu attend de moi.

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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 04:49

 

 

Abraham et Joseph : pères dans la foi

 

Frères, ce n’est pas en vertu de la Loi que la promesse de recevoir le monde en héritage a été faite à Abraham et à sa descendance, mais en vertu de la justice obtenue par la foi. Voilà pourquoi on devient héritier par la foi : c’est une grâce, et la promesse demeure ferme pour tous les descendants d’Abraham, non pour ceux qui se rattachent à la Loi seulement, mais pour ceux qui se rattachent aussi à la foi d’Abraham, lui qui est notre père à tous. C’est bien ce qui est écrit : J’ai fait de toi le père d’un grand nombre de nations. Il est notre père devant Dieu en qui il a cru, Dieu qui donne la vie aux morts et qui appelle à l’existence ce qui n’existe pas. Espérant contre toute espérance, il a cru ; ainsi est-il devenu le père d’un grand nombre de nations, selon cette parole : Telle sera la descendance que tu auras ! Et voilà pourquoi il lui fut accordé d’être juste.

 

Lettre de Paul  aux Romains 4,13.16-18.22.

 

Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ. Or, voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret. Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit.

 

Matthieu 1,16.18-21.24

 

Paul dit d’Abraham : Espérant contre toute espérance, il a cru ; ainsi est-il devenu le père d’un grand nombre de nations… Et voilà pourquoi il lui fut accordé d’être juste. Et Matthieu dit : Joseph, son époux était un homme juste. S’il était juste, c’était en vertu d’une foi similaire à celle qui animait Abraham, notre père dans la foi. À Abraham fut donné de devenir père adoptif d’un grand nombre de nations, à Joseph, celui de Jésus, Le-Seigneur-sauve, le Fils de Dieu qui par sa mort sur la croix a payé le prix de nos péchés. Joseph comme Abraham avait formé un projet qu’il avait perçu être selon la volonté de Dieu mais s’en est laissé détourner à la dernière minute lorsque le Seigneur le lui a demandé. Enfin, faut-il noter au passage qu’il faut une grande foi pour agir selon un songe, ce dernier laissant place au doute même si une impression de certitude d’une touche divine s’en dégage à la différence de simples rêves, et qu’il faut, au surplus un grand discernement pour faire la différence entre les uns et les autres.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je demande le don de la foi, d’une foi plus grande, dans la lignée de celle d’Abraham et de Joseph, père de Jésus.

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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 04:21

 

 

Le Fils ne peut rien faire de lui-même

 

Il leur déclarait : « Amen, amen, je vous le dis : le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu’il voit faire par le Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement. Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait. Il lui montrera des œuvres plus grandes encore, si bien que vous serez dans l’étonnement…  Moi, je ne peux rien faire de moi-même ; je rends mon jugement d’après ce que j’entends, et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas à faire ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé.

 

Jean 5, 19-20.30

 

Si le Fils ne peut rien faire de lui-même, à plus forte raison nous-mêmes ! Dieu, par son Esprit Saint nous inspire le bien à faire, nous en donne les moyens par ce même Esprit, et toujours par cet Esprit féconde nos actions, leur donne le pouvoir de réaliser tout le bien qui était attendu d’elles. Aussi, n’avons-nous pas à nous enorgueillir de nos bonnes actions. Inversement, n’avons-nous pas à nous désoler de l’insuffisance de résultats apparents de ce que nous avons entrepris. Le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu’il voit faire par le Père. À nous il n’est pas donné de voir le Père. Mais d’autres ont vu le Fils et ont consigné par écrit dans les Évangiles ce qu’ils ont vu et entendu. Le Fils est le modèle qui nous a été donné ainsi que celle que Dieu a choisi pour entrer dans le monde, Marie, sa mère. Cette dernière est notamment notre modèle dans la foi, foi dont le Fils ne pouvait être le modèle car Il avait vu le Père.

 

Mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas à faire ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé. Si nous voulons avoir un jugement juste, nous ne devons pas juger à l’aune de nos intérêts personnels mais selon ce que nous percevons être la volonté de Dieu, celle-ci ne pouvant être autre chose que l’amour. Cela implique, entre autres choses, que nous aurons à pardonner ceux qui nous ont offensés.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je médite la vie de Jésus et de Marie, les exemples les plus parfaits que mon Père des cieux m’a donnés sur la manière d’accomplir sa Volonté c’est-à-dire l’amour qu’Il attend de moi.

 

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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 04:44

 

 

Sauvés par la grâce

 

Frères, Dieu est riche en miséricorde ; à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions des morts par suite de nos fautes, il nous a donné la vie avec le Christ : c’est bien par grâce que vous êtes sauvés. Avec lui, il nous a ressuscités et il nous a fait siéger aux cieux, dans le Christ Jésus. Il a voulu ainsi montrer, au long des âges futurs, la richesse surabondante de sa grâce, par sa bonté pour nous dans le Christ Jésus. C’est bien par la grâce que vous êtes sauvés, et par le moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Cela ne vient pas des actes : personne ne peut en tirer orgueil. C’est Dieu qui nous a faits, il nous a créés dans le Christ Jésus, en vue de la réalisation d’œuvres bonnes qu’il a préparées d’avance pour que nous les pratiquions.

 

Lettre de Paul aux Éphésiens 2,4-10.

 

En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Et le Jugement, le voici : la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. Celui qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ; mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, pour qu’il soit manifeste que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. »

 

Jean 3, 14-21

 

Dieu est riche en miséricorde. Nous ne pouvons prétendre au salut éternel qu’en vertu de la miséricorde divine. C’est à elle seule que nous devons en appeler pour aspirer avoir part à la vie de Dieu pour l’éternité. Penser nous sauver par nos actes, c’est refuser le don gratuit de Dieu et courir à notre perdition par folie d’orgueil. Voir et présenter Dieu en Juge implacable c’est méconnaître totalement Celui qui a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. En bon Pasteur, « Notre Père qui est aux cieux veut qu'aucun de ces petits ne se perde » (Mt 18, 14). Est-ce à dire que tous seront sauvés indistinctement, sans égard à leur conduite ? Malheureusement pas ! Si nos actes n’ont aucune valeur intrinsèque, tel n’est pas le cas de l’amour qui les anime. L’Amour appelle l’amour. En dépit de son imperfection, c’est notre amour en cette vie qui nous permet d’espérer vivre d’amour pour l’éternité « si ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, c'est à cause de son grand amour » (Lc 7, 47), notamment les pardons accordés aux autres : « Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde » (Mt 5, 7).

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je prends conscience du grand amour dont Dieu m’aime. J’accueille cet amour qu’Il me manifeste de façon ordinaire par les autres à qui Il inspire de bonnes œuvres pour me venir en aide en temps de besoin. J’aime parce que je me sens et me sais aimé plus que je ne pourrai jamais aimer. Je pardonne « soixante-dix fois sept fois » (Mt 18, 22) afin d’être pardonné moi-même au terme de ma course plus que je n’aurai jamais pardonné. 

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14 mars 2015 6 14 /03 /mars /2015 05:55

 

 

Je veux fidélité et connaissance de Dieu

 

Venez, retournons vers le Seigneur !  Il a blessé, mais il nous guérira ; il a frappé, mais il nous soignera. Après deux jours, il nous rendra la vie ; il nous relèvera le troisième jour : alors, nous vivrons devant sa face. Efforçons-nous de connaître le Seigneur : son lever est aussi sûr que l’aurore ; il nous viendra comme la pluie, l’ondée qui arrose la terre. – Que ferai-je de toi, Éphraïm ? Que ferai-je de toi, Juda ? Votre fidélité, une brume du matin, une rosée d’aurore qui s’en va. Voilà pourquoi j’ai frappé par mes prophètes, donné la mort par les paroles de ma bouche : mon jugement jaillit comme la lumière. Je veux la fidélité, non le sacrifice, la connaissance de Dieu plus que les holocaustes.

 

Osée 6, 1-6

 

Je veux la fidélité, non le sacrifice, la connaissance de Dieu plus que les holocaustes. Le Seigneur nous dit qu’il veut l’amour. L’amour est fidélité. Quant à la connaissance de Dieu, c’est expérimenter l’amour car Dieu est Amour. Qui dit amour et fidélité, dit pardon car il n’y a pas d’amour ni de fidélité sans pardon. Faisons donc l’expérience du Dieu fidèle qui garde son Alliance et son amour (Dt 7, 9), recourons à sa miséricorde pour obtenir son pardon : Venez, retournons vers le Seigneur !  Il a blessé, mais il nous guérira ; il a frappé, mais il nous soignera. C’est là l’expérience du publicain de la parabole qui redescendit dans sa maison justifié alors que le pharisien s’est dépensé en pure perte car il ignorait qui était vraiment ce Dieu qu’il prétendait servir et qui il était lui-même, à savoir un pécheur en besoin de miséricorde (Lc 18, 9-14).

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je fais l’expérience de Dieu, je retourne au Seigneur en reconnaissant humblement mes infidélités à travers le sacrement de Réconciliation. 

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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 03:02

 

 

Reviens au Seigneur ton Dieu

 

Ainsi parle le Seigneur : Reviens, Israël, au Seigneur ton Dieu ; car tu t’es effondré par suite de tes fautes. Revenez au Seigneur en lui présentant ces paroles : « Enlève toutes les fautes, et accepte ce qui est bon. Au lieu de taureaux, nous t’offrons en sacrifice les paroles de nos lèvres. Puisque les Assyriens ne peuvent pas nous sauver, nous ne monterons plus sur des chevaux, et nous ne dirons plus à l’ouvrage de nos mains : “Tu es notre Dieu”, car de toi seul l’orphelin reçoit de la tendresse. » Voici la réponse du Seigneur : Je les guérirai de leur infidélité, je les aimerai d’un amour gratuit, car ma colère s’est détournée d’Israël. Je serai pour Israël comme la rosée, il fleurira comme le lis, il étendra ses racines comme les arbres du Liban. Ses jeunes pousses vont grandir, sa parure sera comme celle de l’olivier, son parfum, comme celui de la forêt du Liban. Ils reviendront s’asseoir à son ombre, ils feront revivre le froment, ils fleuriront comme la vigne, ils seront renommés comme le vin du Liban. Éphraïm ! Peux-tu me confondre avec les idoles ? C’est moi qui te réponds et qui te regarde. Je suis comme le cyprès toujours vert, c’est moi qui te donne ton fruit. Qui donc est assez sage pour comprendre ces choses, assez pénétrant pour les saisir ? Oui, les chemins du Seigneur sont droits : les justes y avancent, mais les pécheurs y trébuchent.

 

Luc 4, 24-30

 

Reviens au Seigneur ton Dieu ; car tu t’es effondré par suite de tes fautes. Ce n’est pas Dieu qui se détourne de nous mais nous qui nous détachons de Lui en nous attachant à ce qui n’est pas de Lui en mettant notre confiance dans un mortel (Jr 17, 5) ou dans l’ouvrage de nos mains notamment les richesses que nous avons accumulées. Dieu, c’est le Père du fils prodigue : il n’attend qu’un geste, que dis-je, une parole de notre part, la reconnaissance de nos errements, pour nous pardonner, pour nous guérir de notre infidélité, pour nous aimer d’un amour gratuit car c’est bien de cela qu’il s’agit : Lui nous aime de façon indéfectible alors que nous cherchons notre bonheur ailleurs que dans l’Unique qui peut nous le procurer.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Oserai-je l’humilité ? Est-ce que je reconnaîtrai m’être détourné de l’amour du Créateur en lui préférant les créatures, en donnant préséance à la satisfaction de mes instincts charnels plutôt qu’à l’amour qui est attendu de moi ?

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