Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 03:56

En ce temps-là, Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie. Ainsi, comme tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. Moi, je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire. Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe. J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé ta parole. Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m’as donné vient de toi, car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé. Moi, je prie pour eux ; ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi. Tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi ; et je suis glorifié en eux. Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi.»

Jean 17, 1-11

 

Loin d’être une désignation conventionnelle, le nom exprime pour les anciens le rôle d’un être dans l’univers. (Vocabulaire de théologie biblique, Cerf, Paris, 1977).

Ce Nom que Jésus est venu manifester aux hommes est Père, mieux encore Abba (Mc 14, 36), papa. Notre perception de Dieu a depuis lors grandement changé. D’impersonnel, d’étranger à nous-mêmes parce que nous dépassant totalement, il est devenu intime à chacun de nous. De juge implacable, il est maintenant connu comme Miséricorde. De dominant, Il s’est révélé Serviteur, agissant en tout pour notre bien, le plus grand bien étant notre salut pour l’éternité.                                         

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

Je médite sur cette question de Jésus : « Pour vous, qui suis-je ? » (Lc 9, 20). Quelle image me fais-je de Dieu ? Cette image est-elle conforme à ce que Jésus est venu nous révéler ? Mon comportement est-il celui d’un fils face à Celui que Jésus a fait connaître comme Père ? Si j’ai une vision déformée de Dieu (peut-être en raison des faiblesses de mon père selon la chair), je demande à l’Esprit Saint de me faire connaître Celui qui est la source de toute paternité au ciel et sur la terre (Ép 3, 15) tel qu’Il est réellement, à savoir Amour.

 

Repost 0
Published by navyroc - dans Parole du jour
commenter cet article
25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 03:03

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Amen, amen, je vous le dis : vous allez pleurer et vous lamenter, tandis que le monde se réjouira ; vous serez dans la peine, mais votre peine se changera en joie. La femme qui enfante est dans la peine parce que son heure est arrivée. Mais, quand l’enfant est né, elle ne se souvient plus de sa souffrance, tout heureuse qu’un être humain soit venu au monde. Vous aussi, maintenant, vous êtes dans la peine, mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira ; et votre joie, personne ne vous l’enlèvera. En ce jour-là, vous ne me poserez plus de questions. »

Jean 16, 20-23

 

De quel moment parle Jésus quand il dit : « Je vous reverrai, et votre cœur se réjouira ; et votre joie, personne ne vous l’enlèvera » ? Certainement après notre mort car à partir de ce moment notre état sera fixé pour l’éternité, exception faite évidemment des âmes du purgatoire qui, bien qu’assurées de leur salut éternel et de la joie qui lui est associée doivent encore subir un temps de purification afin d’obtenir la sainteté nécessaires pour entrer dans la joie du ciel (CEC 1030). Ce que confirment les paroles que Jésus rajoute aussitôt après : En ce jour-là, vous ne me poserez plus de questions, car à ce moment « nous verrons Dieu tel qu’Il est » (1 Jn 3, 2).

Mais, entretemps, nous sommes dans la peine, une peine que Jésus compare aux douleurs de l’enfantement qui, lorsque le bébé arrive prennent fin et se transforment en une joie qui fait oublier tout ce qu’il en a coûté pour arriver là. Cette image de l’enfantement ainsi que la joie et les douleurs qui y sont associées est reprise par l’apôtre Paul dans sa lettre aux Romains : « la création en attente aspire à la révélation des fils de Dieu: si elle fut assujettie à la vanité… c'est avec l'espérance d'être elle aussi libérée de la servitude de la corruption pour entrer dans la liberté de la gloire des enfants de Dieu. Nous le savons en effet, toute la création jusqu'à ce jour gémit en travail d'enfantement » (Rm 8, 19-22).                                                                                                             

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

Je supporte avec patience les douleurs de l’enfantement du temps présent, assuré d’entrer en possession de fruit promis de la vie éternelle, non en vertu d’un mérite quelconque de ma part mais sachant que Jésus a payé le prix pour moi par sa mort sur la croix. Pour jouir de ce salut, je tisse chaque jour l’habit de noces requis, qui est celui de l’amour, pour entrer en possession de ce cadeau inestimable qui est offert généreusement à chacun d’entre nous  mais dont trop peu, malheureusement, profitent de l’offre alléchante qui leur est faite : « Il y a beaucoup d'appelés mais peu sont élus » (Mt 22,14). J’offre mes souffrances du temps présent afin que davantage réalisent la chance qu’ils ont d’être eux aussi appelés et la saisissent en s’efforçant d’aimer comme il le leur est demandé par Jésus et que nous parvenions en grand nombre à la joie que personne ne nous enlèvera, car vouloir partager sa joie, c’est aussi cela l’amour 

 

Repost 0
Published by navyroc - dans Parole du jour
commenter cet article
24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 01:28

Cher Théophile, dans mon premier livre, j’ai parlé de tout ce que Jésus a fait et enseigné, depuis le moment où il commença, jusqu’au jour où il fut enlevé au ciel, après avoir, par l’Esprit Saint, donné ses instructions aux Apôtres qu’il avait choisis. C’est à eux qu’il s’est présenté vivant après sa Passion ; il leur en a donné bien des preuves, puisque, pendant quarante jours, il leur est apparu et leur a parlé du royaume de Dieu. Au cours d’un repas qu’il prenait avec eux, il leur donna l’ordre de ne pas quitter Jérusalem, mais d’y attendre que s’accomplisse la promesse du Père. Il déclara : « Cette promesse, vous l’avez entendue de ma bouche : alors que Jean a baptisé avec l’eau, vous, c’est dans l’Esprit Saint que vous serez baptisés d’ici peu de jours. » Ainsi réunis, les Apôtres l’interrogeaient : « Seigneur, est-ce maintenant le temps où tu vas rétablir le royaume pour Israël ? » Jésus leur répondit : « Il ne vous appartient pas de connaître les temps et les moments que le Père a fixés de sa propre autorité. Mais vous allez recevoir une force quand le Saint-Esprit viendra sur vous ; vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. » Après ces paroles, tandis que les Apôtres le regardaient, il s’éleva, et une nuée vint le soustraire à leurs yeux. Et comme ils fixaient encore le ciel où Jésus s’en allait, voici que, devant eux, se tenaient deux hommes en vêtements blancs, qui leur dirent : « Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? Ce Jésus qui a été enlevé au ciel d’auprès de vous, viendra de la même manière que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel. »

Livre des Actes des Apôtres 1,1-11.

 

Si nous agissons de notre propre initiative, nous peinons en vain. En dépit de l’ordre reçu de Jésus lui-même avant de repartir vers les Père, « Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé » (Mt 28, 19), les disciples ont dû patienter avant de se mettre à l’œuvre ainsi qu’Il le leur a également commandé : il leur donna l’ordre de ne pas quitter Jérusalem, mais d’y attendre que s’accomplisse la promesse du Père … « Cette promesse… c’est dans l’Esprit Saint que vous serez baptisés d’ici peu de jours. » Les apôtres ont reçu une force quand le Saint Esprit est venu sur eux et, dès lors, ce n’était plus eux qui agissaient mais Dieu en eux, à travers eux. Ce temps d’attente n’est pas unique aux disciples du début. L’apôtre Paul a dû lui aussi patienter après sa conversion sur le chemin de Damas avant de partir en mission. Ce temps d’attente est nécessaire pour se préparer à accueillir l’Esprit Saint en nos cœurs, à se vider de nous-mêmes, de nos visions trop humaines, pour se soumettre entièrement à la divine Volonté.                                                                  

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

J’attends patiemment l’heure de Dieu, sollicitant par la prière l’action de l’Esprit Saint en moi et m’y disposant par l’abandon de ma volonté propre, de mes projets trop humains.

 

Repost 0
Published by navyroc - dans Parole du jour
commenter cet article
23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 03:29

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter. Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité tout entière. En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même : mais ce qu’il aura entendu, il le dira ; et ce qui va venir, il vous le fera connaître. Lui me glorifiera, car il recevra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. Tout ce que possède le Père est à moi ; voilà pourquoi je vous ai dit : L’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. »

Jean 16, 12-15

 

Dieu s’est révélé de manière progressive dans l’histoire. Il s’est révélé Père, Fils et Esprit : Père dans l’Ancien Testament, Fils dans le Nouveau et Esprit dans le temps de l’Église. L’Esprit Saint réalise la prophétie adressée à Ézéchiel : « Je ferai sur vous une aspersion d'eau pure et vous serez purs; je vous purifierai de toutes vos impuretés et de toutes vos idoles. Je vous donnerai un cœur neuf et je mettrai en vous un esprit neuf; j'enlèverai de votre corps le cœur de pierre et je vous donnerai un cœur de chair. Je mettrai en vous mon propre Esprit, je vous ferai marcher selon mes lois, garder et pratiquer mes coutumes. » (Éz 36, 25-27). D’un Dieu qui se révèle de façon externe, nous sommes passés à un Dieu qui se manifeste (ainsi que sa Volonté) au plus intime de nous-mêmes.

L’Esprit de vérité vous conduira dans la vérité tout entière. Quelle est cette Vérité ? Créés par Amour, nous sommes appelés à aimer comme notre Créateur nous aime, à savoir sans limite, afin de trouver le bonheur dans l’accomplissement de la fin pour laquelle nous avons été appelés à l’existence, de manière imparfaite en cette vie et en plénitude pour l’éternité. L’Esprit Saint ne se contente pas de nous instruire, Il nous inspire le quoi faire et le comment, nous donne les moyens de le réaliser par sa grâce sanctifiante, et féconde nos efforts afin de leur faire produire tout le fruit attendu.                                                                       

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

J’implore l’Esprit Saint de m’assister dans mon quotidien, d’ouvrir mon cœur, mes yeux et mes oreilles au bien qu’Il espère me voir accomplir, à l’amour qu’Il souhaite me voir dispenser. Pour ma part, j’essaie de demeurer attentif aux motions de cet Esprit de Vérité, j’agis conformément à la voix de ma conscience.

 

Repost 0
Published by navyroc - dans Parole du jour
commenter cet article
22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 06:08

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je m’en vais maintenant auprès de Celui qui m’a envoyé, et aucun de vous ne me demande : “Où vas-tu ?” Mais, parce que je vous dis cela, la tristesse remplit votre cœur. Pourtant, je vous dis la vérité : il vaut mieux pour vous que je m’en aille, car, si je ne m’en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous ; mais si je pars, je vous l’enverrai. Quand il viendra, il établira la culpabilité du monde en matière de péché, de justice et de jugement. En matière de péché, puisqu’on ne croit pas en moi. En matière de justice, puisque je m’en vais auprès du Père, et que vous ne me verrez plus. En matière de jugement, puisque déjà le prince de ce monde est jugé. »

Jean 16, 5-11

 

L’Esprit Saint prolonge jusqu’à la fin des temps la présence historique de Dieu dans le monde dans la personne de son Fils Jésus Christ. Sa mission est de rendre témoignage en sa faveur (Jn 15, 26), rappeler et authentifier, ses paroles et ses actes. Jésus qui le nomme le Défenseur dit ensuite, ce qui est étrange pour un défenseur, qu’il établira la culpabilité du monde en matière de péché, de justice et de jugement. Qu’est-ce à dire ? L’Esprit Saint s’adresse à nous de manière ordinaire par la voix de notre conscience. Si nous refusons de L’écouter, nous agissons de manière coupable. On dit de la loi civile que nul n’est censé l’ignorer, à plus forte raison la Loi divine qui se révèle à nous au plus intime de notre personne.

En matière de péché : La plus grande faute de l’homme est de refuser de croire en Dieu et en son amour infini. De là découle une multitude de fautes : si Dieu et son Amour n’existent pas, tout nous est permis, pourquoi ne pas « profiter » de la vie ? Refus de croire également en la gratuité du salut offert qui mène soit au désespoir soit à la vanité de penser pouvoir parvenir au salut par nos propres mérites et, de ce fait, nous disqualifier du cadeau que Dieu désire nous faire.

En matière de justice : En Dieu, Justice est synonyme d’Amour et de Miséricorde. La plus grande justice est que l’œuvre parvienne à la fin pour laquelle elle a été créée, soit le bonheur du plus grand nombre, de façon imparfaite ici bas et en plénitude pour l’éternité. L’Esprit Saint plaide constamment dans notre conscience pour que nous partagions les biens matériels et spirituels qui nous ont été confiés pour le bien du plus grand nombre.

En matière de jugement : L’Esprit Saint atteste que l’Amour aura toujours le dernier mot comme le démontre brillamment la résurrection du Christ. Le prince de ce monde est jugé. Si l’Ennemi domine apparemment en ce monde en attisant les passions égoïstes, il sera toujours au final vaincu par l’Amour.

                                                                       

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

Je me mets à l’écoute de l’Esprit Saint, mieux, je sollicite son aide dans la prière.

 

Repost 0
Published by navyroc - dans Parole du jour
commenter cet article
19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 02:52

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu’il en a eu d’abord contre moi. Si vous apparteniez au monde, le monde aimerait ce qui est à lui. Mais vous n’appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde ; voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous. Rappelez-vous la parole que je vous ai dite : un serviteur n’est pas plus grand que son maître. Si l’on m’a persécuté, on vous persécutera, vous aussi. Si l’on a gardé ma parole, on gardera aussi la vôtre. Les gens vous traiteront ainsi à cause de mon nom, parce qu’ils ne connaissent pas Celui qui m’a envoyé. »

Jean 15, 18-21

 

Jésus avertit ceux qui souhaitent le suivre qu’il y a un choix fondamental à faire entre Lui et le monde, le choix auquel s’est refusé le jeune homme riche auquel il avait proposé de vendre tous ses biens (Mc 10, 17-23). Ce qui est en jeu n’est pas tant la possession que l’attachement aux choses du monde, quelqu’un pouvant posséder peu mais y être très attaché et, inversement, être choyé et partager généreusement sa bonne fortune. D’ailleurs, tout attachement à ce qui n’est pas Dieu, fut-ce à des biens spirituels ou des consolations, nous détourne de Celui qui devrait être l’unique objet de la quête de notre cœur.

Plusieurs, face à la désaffection croissante des fidèles du monde développé, souhaitent que l’Église fasse preuve d’une ouverture croissante face au monde quitte à mettre quelque peu en veilleuse son obligation de rendre témoignage à la Vérité. Céder à cette tentation, c’est ignorer l’avertissement de Jésus : Si vous apparteniez au monde, le monde aimerait ce qui est à lui. Ceux qui s’engagent à la suite de Jésus ne s’inscrivent pas à un concours de popularité, bien au contraire : un serviteur n’est pas plus grand que son maître. Si l’on m’a persécuté, on vous persécutera, vous aussi.                                                                       

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

Je m’attache au Seigneur seulement. Je compte pour rien les biens de ce monde, richesse et popularité, tout autant que les biens spirituels et je partage les uns et les autres généreusement. Je ne m’attriste pas si je viens à perdre la jouissance des uns ou des autres. Dans la privation, je reprends la prière de Job : « Yahvé avait donné, Yahvé a repris: que le nom de Yahvé soit béni! » (Jb 1, 21). Je me reconnais fiduciaire et non propriétaire des biens mis à ma disposition par Dieu pour le bénéfice du plus grand nombre. Par-dessus tout, je ne me préoccupe pas de l’opinion du monde, faisant de la volonté du Père mon unique souci.

 

Repost 0
Published by navyroc - dans Parole du jour
commenter cet article
18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 01:02

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître. Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera. Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres. »

Jean 15, 12-17

 

Jésus se propose comme modèle de l’amour que le Père céleste attend de nous. Et qu’a fait Jésus ? Il a tout donné pour nous, jusqu’à sa vie. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. Un amour empreint d’obéissance, « Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande », comme Lui, Jésus, s’est parfaitement conformé à la volonté du Père, « que ce ne soit pas ma volonté, mais la tienne qui se fasse! » (Lc 22, 42). Une obéissance, faut-il le souligner, qui n’est pas servile mais celle de l’amour : je ne vous appelle plus serviteurs mais amis.

Dans cette relation d’amour tripartite, Dieu, nous et le prochain, nous devons nous rappeler que Dieu nous a aimés le premier (1 Jn 4, 19), que lorsque nous aimons le prochain dans lequel Dieu est présent, nous ne faisons que Lui rendre partiellement l’amour dont Il nous a aimés. Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. Ce fruit attendu de nous, c’est l’amour.                                                                       

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

Je ne pose pas de limites à l’amour que je compte rendre à Dieu à travers le service du prochain comme Jésus, le premier, m’a aimé en donnant sa vie pour moi et en continuant de le faire en me communiquant son Esprit Saint, l’amour agissant au sein de la Trinité.

 

Repost 0
Published by navyroc - dans Parole du jour
commenter cet article
17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 04:55

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. »

Jean 15, 9-11

 

L’amour que Dieu recherche de nous n’est pas que sentimentalité ou paroles, il se valide dans les faits par une conduite conforme aux commandements qu’Il nous a donnés. L’amour est éthique ou n’est pas. Mieux encore, Jésus est revenu relever la barre en disant qu’il nous fallait en faire encore plus que la Loi, les préceptes qui la forment ne constituant que les exigences minimales de l’amour. La mesure de l’amour, c’est d’aimer sans mesure (Augustin d’Hippone). Quand nous commençons à compter ce que nous investissons dans une relation et ce que nous en retirons, nous nous retrouvons impliqués dans une relation intéressée, commerciale, qui a bien peu à voir avec l’amour. Le seul conseil que je donne aux jeunes qui veulent s’engager dans le mariage est de s’abstenir de commencer à mesurer ce que l’un et l’autre contribue dans la relation sous peine de voir cette dernière se dégrader. Cela ne signifie pas pour autant qu’il ne doive pas y avoir un partage équitable des tâches, sans lequel il n’y a pas non plus d’amour, mais d’éviter d’entrer dans les détails, le diable étant dans les détails comme l’exprime si bien l’expression qui nous vient de Nietzsche.                                                                       

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

Je marche dans les pas de Jésus, demeurant dans son amour en m’efforçant de garder ses commandements comme Lui-même a gardé les commandements de son Père et est demeuré dans son amour. Si je mets ma joie dans la joie des autres ainsi que m’y incite l’Amour, ma joie sera parfaite, rien ne viendra la troubler car rien ne peut m’empêcher de contribuer au bonheur des autres et qu’il n’y a pas de limite autre que la réceptivité du bénéficiaire à ce que nous pouvons donner. Je ne me soucie pas de ce qu’il m’en coûte pour me conformer à la volonté d’amour du Père et pour accomplir les bonnes actions qu’Il m’inspire par son Esprit Saint, confiant et conscient qu’Il m’a donné et me donnera toujours plus que je ne pourrai le Lui rendre, son amour étant infini, le mien étant limité par ma condition de créature.

 

Repost 0
Published by navyroc - dans Parole du jour
commenter cet article
14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 03:33

 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Celui qui reçoit mes commandements et les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; moi aussi, je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. » Jude – non pas Judas l’Iscariote – lui demanda : « Seigneur, que se passe-t-il ? Est-ce à nous que tu vas te manifester, et non pas au monde ? » Jésus lui répondit : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé. Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ; mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. »

 

Jean 14, 21-26

 

 

Garder la Parole de Dieu, qu’est-ce que cela signifie ? À lire le psaume 119, on comprend que garder la Parole et la mettre en pratique sont une même chose :

 

Heureux ceux dont la conduite est intègre et qui suivent la Loi du Seigneur.

Heureux ceux qui se conforment à ses exigences, de tout cœur ils le cherchent.

Ils n'ont pas commis de crime, ils ont suivi ses chemins.

C'est toi qui as promulgué tes préceptes pour qu'on les garde avec soin.

Que ma conduite s'affermisse pour garder tes décrets;

alors je ne serai pas déçu en contemplant tous tes commandements.

Je te célébrerai d'un cœur droit en étudiant tes justes décisions.

Tes décrets, je les garde, ne m'abandonne pas complètement!

Comment un jeune homme aura-t-il une conduite pure ? C'est en prenant garde selon ta parole.

De tout mon cœur je t'ai cherché, ne me laisse pas errer loin de tes commandements.

Dans mon cœur je conserve tes ordres afin de ne pas pécher contre toi.

Béni sois-tu, Seigneur! enseigne-moi tes décrets.

Mes lèvres ont récité toutes les décisions de ta bouche.

À suivre tes exigences, j'ai trouvé la joie comme au comble de la fortune.

Tes préceptes, je les méditerai et je contemplerai tes voies.

Je me délecte de tes décrets, je n'oublie pas ta parole.

Agis en faveur de ton serviteur: je vivrai et je garderai ta parole.

Dessille mes yeux, et je verrai les merveilles de ta Loi. (Ps 119, 1-18).

 

Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole. Mettre en pratique la Parole de Dieu est une preuve de notre amour envers Lui et même un geste d’amour tout court car la volonté de Dieu, son commandement, c’est l’amour de Dieu et du prochain : « tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force… Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n'y a pas de commandement plus grand que ceux-là. » (Mc 12, 30-31). À l’origine, l’Amour, au final notre amour.

 

La Parole de Dieu, sa volonté, n’est pas toujours facile à discerner ou à se souvenir (nous l’oublions quand nous nous laissons séduire par l’intérêt personnel, mondain). C’est pourquoi le psalmiste implore : « Dessille mes yeux, et je verrai les merveilles de ta Loi ». Jésus répond à cette prière à nous promettant l’assistance de son Esprit : « l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. »

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je sollicite l’assistance de l’Esprit Saint afin qu’Il grave la Loi du Seigneur au fond de mon cœur, c’est-à-dire que je n’agisse pas mû par une obéissance servile aux préceptes divins mais par désir d’être agréable à « celui que mon cœur aime » (Ct 3, 1). Mû par l’Amour, tout deviendra plus facile tel que promis par Jésus : « Chargez-vous de mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez soulagement pour vos âmes. Oui, mon joug est aisé et mon fardeau léger » (Mt 11, 29-30).

 

Repost 0
Published by navyroc - dans Parole du jour
commenter cet article
14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 03:30

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève ; tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage. Mais vous, déjà vous voici purifiés grâce à la parole que je vous ai dite. Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi. Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est, comme le sarment, jeté dehors, et il se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous. Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples. »

Jean 15, 1-8

 

Comment pouvons-nous demeurer en Jésus ? De la même manière que Lui dans le Père, par une communication constante (par la prière et l’oraison) et par une communion de volonté, en faisant nôtre sa volonté d’amour. Et encore ? Par les sacrements, qui ont pour fonction de nous communiquer la vie divine, qui agissent comme la sève qui transmet la vie aux sarments et leur permet de porter du fruit.

Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit. De quel fruit s’agit-il ? De l’amour, bien évidemment ! Ce que notre Père vigneron attend de nous. Non pas un amour qui se limite à un échange de bons sentiments, « Que si vous aimez ceux qui vous aiment, quel gré vous en saura-t-on? Car même les pécheurs aiment ceux qui les aiment » (Lc 6, 32), mais un amour qui perdure envers et contre tout, jusqu’à l’amour des ennemis (Lc 6, 35), un amour qui ne peut se perpétuer que si nous puisons à la source de l’Amour l’eau qui devient en nous source d’eau jaillissant en vie éternelle (Jn 4, 14).                                       

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

Je m’efforce de demeurer en Jésus en faisant mienne sa volonté comme Lui a fait sienne la volonté du Père. Je me réserve un temps quotidien de prière et d’oraison afin de m’unir au Christ Jésus et que ce soit Lui qui agisse en moi, conférant à mes actions une portée qui dépasse ce que mes moyens limités peuvent espérer. Je ne néglige pas les sacrements de la vie chrétienne, moyens voulus par Jésus pour nous communiquer sa vie. Si j’ai reçu les sacrements du mariage ou de l’ordre, je n’hésite pas à recourir aux grâces de ceux-ci afin de persévérer dans l’amour dans les moments où il est plus difficile de s’y maintenir.

 

Repost 0
Published by navyroc - dans Parole du jour
commenter cet article