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22 mai 2016 7 22 /05 /mai /2016 04:08

 

 

Fête de la Sainte Trinité

 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter. Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité tout entière. En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même : mais ce qu’il aura entendu, il le dira ; et ce qui va venir, il vous le fera connaître. Lui me glorifiera, car il recevra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. Tout ce que possède le Père est à moi ; voilà pourquoi je vous ai dit : L’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. »

Jean 16, 12-15

 

Le catéchisme de l’Église catholique résume ainsi le mystère de la Trinité :

 

261 Le mystère de la Très Sainte Trinité est le mystère central de la foi et de la vie chrétienne. Dieu seul peut nous en donner la connaissance en Se révélant comme Père, Fils et Saint-Esprit.

262 L’Incarnation du Fils de Dieu révèle que Dieu est le Père éternel, et que le Fils est consubstantiel au Père, c’est-à-dire qu’il est en lui et avec lui le même Dieu unique.

263 La mission du Saint-Esprit, envoyé par le Père au nom du Fils (cf. Jn 14, 26) et par le Fils " d’auprès du Père " (Jn 15, 26) révèle qu’il est avec eux le même Dieu unique. " Avec le Père et le Fils il reçoit même adoration et même gloire ".

264 " Le Saint-Esprit procède du Père en tant que source première et, par le don éternel de celui-ci au Fils, du Père et du Fils en communion " (S. Augustin, Trin. 15, 26, 47).

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

Je demande à Dieu de me donner une connaissance toujours plus grande de Lui-même afin que je puisse L’aimer davantage car nous aimons dans la mesure où nous connaissons. Je médite sur le mystère de ce Dieu qui est Amour et qui, de ce fait, a besoin d’être deux personnes, Père et Fils, afin d’aimer et d’être aimé parfaitement comme le requiert sa nature divine, le fruit de cet amour, tout amour authentique étant fécond, étant leur commun Esprit. Je demande à cet Esprit de me faire connaître le Père et le Fils car c’est là sa fonction particulière.

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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 04:13

 

 

Qui ramène un pécheur du chemin où il s’égarait…

 

Bien-aimés, l’un de vous se porte mal ? Qu’il prie. Un autre va bien ? Qu’il chante le Seigneur. L’un de vous est malade ? Qu’il appelle les Anciens en fonction dans l’Église : ils prieront sur lui après lui avoir fait une onction d’huile au nom du Seigneur. Cette prière inspirée par la foi sauvera le malade : le Seigneur le relèvera et, s’il a commis des péchés, il recevra le pardon. Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres afin d’être guéris. La supplication du juste agit avec beaucoup de force. Le prophète Élie n’était qu’un homme pareil à nous ; pourtant, lorsqu’il a prié avec insistance pour qu’il ne pleuve pas, il n’est pas tombé de pluie sur la terre pendant trois ans et demi ; puis il a prié de nouveau, et le ciel a donné la pluie, et la terre a fait germer son fruit. Mes frères, si l’un de vous s’égare loin de la vérité et qu’un autre l’y ramène, alors, sachez-le : celui qui ramène un pécheur du chemin où il s’égarait sauvera son âme de la mort et couvrira une multitude de péchés.

 

Lettre de Jacques 5, 13-20

 

 

Aider celui qui s’est éloigné de Dieu à revenir de son égarement et à mener une existence conforme à la divine volonté est la preuve d’un grand amour. En effet, Jacques dit que celui qui agit de la sorte couvrira une multitude de péchés. Or Pierre, dans son épître, dit : « la charité couvre une multitude de péchés » (1 P 4, 8). La correction fraternelle est donc une œuvre de charité, mieux encore, un geste d’amour particulièrement agréable au Père qui souhaite qu’aucun de ses enfants ne se perde : « il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent que pour 99 justes, qui n'ont pas besoin de repentir » (Lc 15, 7). Est-ce facile ? Assurément pas ! Surtout si nous pensons que nous vivons à une époque qui cherche à reléguer la spiritualité au domaine du privé. Le monde nous dit : « crois ce que tu veux, mais ne nous importune pas, ne cherche pas à nous donner mauvaise conscience ».  L’autre élément de difficulté, outre le fait que le pécheur se complaît dans sa faute et découle de celui-ci, est qu’il faut agir et parler avec doigté, condamner la faute sans juger celui qui la commet, imiter la délicatesse du Seigneur, sous peine de voir l’autre se refermer comme une huître si nous le brusquons. C’est pourquoi nous devons implorer l’Esprit d’Amour de préparer le pécheur à notre intervention et de mettre de paroles d’une grande charité dans notre bouche avant d’entreprendre une telle démarche.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je me préoccupe du salut des autres, plus que du mien même, car nous n’accédons pas isolément à la vie éternelle mais en groupe, en famille, en Église !

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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 02:01

 

 

Nous proclamons heureux ceux qui tiennent bon

 

Frères, ne gémissez pas les uns contre les autres, ainsi vous ne serez pas jugés. Voyez : le Juge est à notre porte. Frères, prenez pour modèles d’endurance et de patience les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur. Voyez : nous proclamons heureux ceux qui tiennent bon. Vous avez entendu dire comment Job a tenu bon, et vous avez vu ce qu’à la fin le Seigneur a fait pour lui, car le Seigneur est tendre et miséricordieux. Et avant tout, mes frères, ne faites pas de serment : ne jurez ni par le ciel ni par la terre, ni d’aucune autre manière ; que votre « oui » soit un « oui », que votre « non » soit un « non » ; ainsi vous ne tomberez pas sous le jugement.

 

Lettre de Jacques 5, 9-12

 

 

La persévérance montre la profondeur de notre amour. Il est relativement facile d’être gentils, joyeux, affables, généreux… quand tout va bien pour nous. Autre chose est-ce de continuer à l’être quand nous devons affronter des vents contraires ! L’ami de Dieu, celui qui se reconnaît aimé de Lui et cherche à aimer comme il est aimé, s’efforce de ne pas laisser affecter son humeur par les difficultés qui l’assaillent par délicatesse envers ceux qui l’entourent. Mieux encore, il continue de louer le Seigneur ! C’est là le sacrifice de louange (Ps 116, 17) agréable à Dieu et qui monte vers Lui comme la fumée de l’encens.

 

Frères, prenez pour modèles d’endurance et de patience les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur. Ceux qui nous ont précédés dans la foi non seulement nous servent de modèles de persévérance dans les épreuves, mais encore nous pouvons nous adresser à eux qui font dorénavant partie de l’Église glorieuse pour qu’ils intercèdent pour nous de l’Église en marche afin que Dieu par son Esprit nous donne part aux mêmes dons qui se sont manifestés à travers ces serviteurs exemplaires. Parmi ces modèles, Jacques cite Job qui a tenu bon alors qu’il était dépouillé de tout, même de sa santé, qui a refusé de se plaindre de son sort et de Dieu et qui a été rétabli dans sa situation première (et mieux encore !) par le Seigneur tendre et miséricordieux, rétablissement qui est aussi le symbole de la vie d’amour à laquelle nous aspirons lorsque prendra fin notre exil sur cette terre et que nous retournerons vers notre Créateur et Père.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Peu importe les circonstances, je m’efforce de demeurer dans la joie, par amour de ceux qui m’entourent, et dans la louange par amour de ce Dieu de qui j’ai tant reçu et auquel je ne pourrai jamais rendre qu’une infime partie de tout le bien dont Il m’a comblé. Je reprends la prière de Job : « Yahvé avait donné, Yahvé a repris: que le nom de Yahvé soit béni! » (Jb 1, 21) « Si nous accueillons le bonheur comme un don de Dieu, comment ne pas accepter de même le malheur! » En toute cette infortune, Job ne pécha point en paroles (Jb 2, 10).

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19 mai 2016 4 19 /05 /mai /2016 05:54

 

 

Être en mesure de faire le bien et ne pas le faire, c’est pécher

 

Bien-aimés, vous autres, maintenant, vous dites : « Aujourd’hui ou demain nous irons dans telle ou telle ville, nous y passerons l’année, nous ferons du commerce et nous gagnerons de l’argent », alors que vous ne savez même pas ce que sera votre vie demain ! Vous n’êtes qu’un peu de brume, qui paraît un instant puis disparaît. Vous devriez dire au contraire : « Si le Seigneur le veut bien, nous serons en vie et nous ferons ceci ou cela. » Et voilà que vous mettez votre fierté dans vos vantardises. Toute fierté de ce genre est mauvaise ! Être en mesure de faire le bien et ne pas le faire, c’est un péché.

 

Lettre de Jacques 4, 13-17

 

 

Il n’y a pas de limite au bien que nous pouvons faire. Cela n’est pas compliqué non plus ! Nous n’avons qu’à nous laisser interpeller par les événements, à ouvrir les yeux et tendre l’oreille aux suggestions de l’Esprit d’Amour. Parfois, il suffit de peu de choses : sourire à celui qui est triste, écouter celui qui souffre de solitude… À plus long terme, dans le bien à faire, se classe la responsabilité de chacun de développer et d’exploiter ses capacités à leur maximum et aider et encourager les autres à faire de même.

 

Jacques se situe en continuité avec l’enseignement de Jésus lorsqu’il affirme qu’omettre de faire le bien à notre portée est un péché, un manquement à l’amour : « Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et ses anges. Car j'ai eu faim et vous ne m'avez pas donné à manger, j'ai eu soif et vous ne m'avez pas donné à boire, j'étais un étranger et vous ne m'avez pas accueilli, nu et vous ne m'avez pas vêtu, malade et prisonnier et vous ne m'avez pas visité » (Mt 25, 41-43). La responsabilité des riches, riches en biens mais aussi en talents, est plus importante que les autres à cet égard car les moyens et les opportunités de faire du bien sont plus grandes pour eux que pour les plus démunis, d’où les mises en garde de Jésus à leur endroit.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je demande à l’Esprit Saint d’ouvrir mes yeux au bien que le Père attend de moi dans le moment présent et d’ouvrir mon cœur afin que je réponde généreusement à l’appel à aimer qui m’est adressé à travers les événements.

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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 01:24

 

 

D’où viennent les guerres ?

 

Bien-aimés, d’où viennent les guerres, d’où viennent les conflits entre vous ? N’est-ce pas justement de tous ces désirs qui mènent leur combat en vous-mêmes ? Vous êtes pleins de convoitises et vous n’obtenez rien, alors vous tuez ; vous êtes jaloux et vous n’arrivez pas à vos fins, alors vous entrez en conflit et vous faites la guerre. Vous n’obtenez rien parce que vous ne demandez pas ; vous demandez, mais vous ne recevez rien ; en effet, vos demandes sont mauvaises, puisque c’est pour tout dépenser en plaisirs. Adultères que vous êtes ! Ne savez-vous pas que l’amour pour le monde rend ennemi de Dieu ? Donc celui qui veut être ami du monde se pose en ennemi de Dieu. Ou bien pensez-vous que l’Écriture parle pour rien quand elle dit : ‘Dieu veille jalousement sur l’Esprit qu’il a fait habiter en nous ?’ Dieu ne nous donne-t-il pas une grâce plus grande encore ? C’est ce que dit l’Écriture : ‘Dieu s’oppose aux orgueilleux, aux humbles il accorde sa grâce.’ Soumettez-vous donc à Dieu, et résistez au diable : il s’enfuira loin de vous. Approchez-vous de Dieu, et lui s’approchera de vous. Pécheurs, enlevez la souillure de vos mains ; esprits doubles, purifiez vos cœurs. Reconnaissez votre misère, prenez le deuil et pleurez ; que votre rire se change en deuil et votre joie en accablement. Abaissez-vous devant le Seigneur, et il vous élèvera.

 

Lettre de Jacques 4, 1-10

 

 

Si les guerres viennent des désirs et des convoitises individuels, la paix véritable et durable se gagne personne par personne, par la lutte de chacun contre l’orgueil et les désirs mondains immodérés. Pour nous assister dans ce combat, Dieu fait habiter son Esprit en nous, le Dieu qui s’oppose aux orgueilleux et accorde sa grâce aux humbles. Dieu nous a également donné le sacrement de Réconciliation pour nous aider à nous relever lorsque nous avons chuté, pour purifier nos cœurs. Ce sacrement requiert de l’humilité de la part du pécheur : Reconnaissez votre misère, prenez le deuil et pleurez… Abaissez-vous devant le Seigneur, et il vous élèvera. Mieux encore, par l’aveu de nos fautes à un frère dans le Seigneur, il permet à l’humilité de prendre racine dans le cœur orgueilleux.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Pour qu’advienne un monde meilleur, je travaille à la conversion d’une personne que je connais bien : moi-même. Je reconnais humblement mes faiblesses, je fréquente le sacrement de Réconciliation afin que le Dieu de miséricorde restaure ma capacité d’aimer blessée par le péché et j’implore l’assistance de l’Esprit Saint notamment pour qu’Il m’accorde le don de tempérance. Si nous devenons un nombre suffisant à suivre une telle démarche, notre monde commencera à changer et nous commencerons à goûter la paix véritable.

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15 mai 2016 7 15 /05 /mai /2016 05:06

 

Montrer par notre vie que la douceur de la Sagesse nous inspire

 

Bien-aimés, quelqu’un, parmi vous, a-t-il la sagesse et le savoir ? Qu’il montre par sa vie exemplaire que la douceur de la sagesse inspire ses actes. Mais si vous avez dans le cœur la jalousie amère et l’esprit de rivalité, ne vous en vantez pas, ne mentez pas, n’allez pas contre la vérité. Cette prétendue sagesse ne vient pas d’en haut ; au contraire, elle est terrestre, purement humaine, démoniaque. Car la jalousie et les rivalités mènent au désordre et à toutes sortes d’actions malfaisantes. Au contraire, la sagesse qui vient d’en haut est d’abord pure, puis pacifique, bienveillante, conciliante, pleine de miséricorde et féconde en bons fruits, sans parti pris, sans hypocrisie. C’est dans la paix qu’est semée la justice, qui donne son fruit aux artisans de la paix.

 

Lettre de Jacques 3, 13-18

 

 

L’un des fruits de la vie dans l’Esprit est la douceur. Rien d’étonnant à cela puisque cet Esprit est Amour ! C’est exactement comme cela qu’Isaïe se représentait Jésus, notre modèle, en qui L’esprit de Dieu reposait en plénitude : « Voici mon serviteur que je soutiens, mon élu en qui mon âme se complaît. J'ai mis sur lui mon esprit, il présentera aux nations le droit. Il ne crie pas, il n'élève pas le ton, il ne fait pas entendre sa voix dans la rue; il ne brise pas le roseau froissé, il n'éteint pas la mèche qui faiblit » (Is 42, 1-3). Ainsi nous le présente le Précurseur, Jean-Baptiste : « Voici l'agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde »  (Jn 1, 29). Il n’y a rien de plus doux qu’un agneau !

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je m’efforce de maîtriser mes instincts charnels et je demande l’assistance de l’Esprit de Sagesse et d’Amour pour y parvenir afin de manifester dans ma vie l’Amour de Dieu par une douceur similaire à celle de Jésus.

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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 04:03

 

 

Vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils

 

Frères, ceux qui sont sous l’emprise de la chair ne peuvent pas plaire à Dieu. Or, vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair, mais sous celle de l’Esprit, puisque l’Esprit de Dieu habite en vous. Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas. Mais si le Christ est en vous, le corps, il est vrai, reste marqué par la mort à cause du péché, mais l’Esprit vous fait vivre, puisque vous êtes devenus des justes. Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. Ainsi donc, frères, nous avons une dette, mais elle n’est pas envers la chair pour devoir vivre selon la chair. Car si vous vivez selon la chair, vous allez mourir ; mais si, par l’Esprit, vous tuez les agissements de l’homme pécheur, vous vivrez. En effet, tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu. Vous n’avez pas reçu un esprit qui fait de vous des esclaves et vous ramène à la peur ; mais vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ; et c’est en lui que nous crions « Abba ! », c’est-à-dire : Père ! C’est donc l’Esprit Saint lui-même qui atteste à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Puisque nous sommes ses enfants, nous sommes aussi ses héritiers : héritiers de Dieu, héritiers avec le Christ, si du moins nous souffrons avec lui pour être avec lui dans la gloire.

 

Lettre de Paul aux Romains 8, 8-17

 

Tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu. L’Esprit Saint nous rend « capables » de Dieu, aptes à accueillir son Amour et à le redistribuer autour de nous. Celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. Si l’Esprit a fait passer physiquement le Christ de la mort à la vie, à plus forte raison peut-il faire de même pour nous au plan spirituel et nous faire passer de la domination de la chair, qui nous incite à la satisfaction des sens et à l’égoïsme, à la liberté des enfants de Dieu capables du dépassement de soi dans l’Amour.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je demande avec insistance dans la prière à mon Père céleste qu’Il me donne son Esprit afin de me rendre capable du dépassement de moi que requiert l’amour, amour qui rend présent son Royaume sur terre, prémices de l’Amour qui nous attend en plénitude pour l’éternité.

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12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 05:12

 

M’aimes-tu ? Sois le pasteur de mes brebis

 

Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord de la mer de Tibériade. Quand ils eurent mangé, Jésus dit à Simon-Pierre : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment, plus que ceux-ci ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes agneaux. »Il lui dit une deuxième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le pasteur de mes brebis. » Il lui dit, pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? » Pierre fut peiné parce que, la troisième fois, Jésus lui demandait : « M’aimes-tu ? » Il lui répond : «Seigneur, toi, tu sais tout : tu sais bien que je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes brebis. Amen, amen, je te le dis : quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture toi-même pour aller là où tu voulais ; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et c’est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t’emmener là où tu ne voudrais pas aller. » Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort Pierre rendrait gloire à Dieu. Sur ces mots, il lui dit : « Suis-moi. »

 

Jean 17, 20-26

 

 

Sois le berger / pasteur de mes agneaux / brebis trouve sa clé de lecture dans cette autre déclaration de Jésus : « Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis » (Jn 10, 11). Jésus dit donc à Pierre, et à nous à travers lui, que la manière de lui prouver notre amour est de donner notre vie pour les autres. Cet idéal est d’autant plus élevé que Pierre s’est avéré incapable d’honorer la promesse faite à Jésus, « Je donnerai ma vie pour toi » (Jn 13, 37), lors de son triple reniement et que nous-mêmes nous renions Jésus par notre péché. Jésus ne nous demande jamais quelque chose que nous ne pouvons pas accomplir. Il assure Pierre qu’il parviendra à donner sa vie pour les autres : « c’est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t’emmener là où tu ne voudrais pas aller ». Comment nous qui n’arrivons pas à donner notre vie pour le Dieu parfait en succombant au péché pouvons-nous espérer parvenir à la perfection de l’amour en donnant notre vie pour les autres qui, eux, sont imparfaits, dans lesquels Dieu n’est qu’en image ? Le Seigneur ne nous laisse pas seuls, Il ne nous livre pas à nous-mêmes : « Je ne vous laisserai pas orphelins. Je prierai le Père et il vous donnera un autre Paraclet, pour qu'il soit avec vous à jamais » (Jn 14, 18.16). C’est l’Esprit Saint qui nous rend capables d’aimer comme Dieu l’attend de nous à savoir sans mesure.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

« M’aimes-tu ? » Je montre mon amour pour Jésus en aimant les autres comme Lui m’y invite : « Pais mes brebis », en donnant ma vie pour eux. Pour y arriver, je demande avec insistance dans la prière l’assistance de l’Esprit Saint promis par Jésus avant qu’Il ne retourne vers son Père et notre Père.

 

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11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 05:04

 

 

Je leur ai fait connaître ton nom, et je leur ferai connaître

 

En ce temps-là, les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi : « Père saint, je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi. Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes UN : moi en eux, et toi en moi. Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un, afin que le monde sache que tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, ils soient eux aussi avec moi, et qu’ils contemplent ma gloire, celle que tu m’as donnée parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde. Père juste, le monde ne t’a pas connu, mais moi je t’ai connu, et ceux-ci ont reconnu que tu m’as envoyé. Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître, pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que moi aussi, je sois en eux. »

 

Jean 17, 20-26

 

 

En Jésus se complète le processus de la Révélation que Dieu fait de Lui-même amorcée dans l’Ancien Testament, notamment dans l’épisode du buisson ardent où Dieu se présente comme immanent : « Je suis celui qui est » (Ex 3, 14). Celui qui est venu accomplir la Loi et les Prophètes (Mt 5, 17) complète la révélation du Nom : « Je suis » … « Père ». « Père » nous révèle la nature de Dieu qui est Amour. D’ailleurs, Jésus après avoir dit « Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître » rajoute « pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que moi aussi, je sois en eux ». L’amour, la capacité d’aimer, constitue l’image et la ressemblance (Gn 1, 26-27) de Dieu à laquelle nous avons été créés. Quand nous aimons, nous rendons Dieu présent au monde, nous manifestons son Nom au monde.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je demande à Dieu de se révéler à moi comme Père. Si ma conception de la paternité a été altérée négativement par les faiblesses de mon père selon la chair, je Le prie de venir guérir ces blessures afin qu’elles n’entravent pas ma marche vers Lui, vers une connaissance et un amour toujours plus grands de Lui.

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10 mai 2016 2 10 /05 /mai /2016 05:47

 

 

Pour qu’ils aient en eux ma joie

 

En ce temps-là, les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi : « Père saint, garde mes disciples unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné, pour qu’ils soient un, comme nous-mêmes. Quand j’étais avec eux, je les gardais unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné. J’ai veillé sur eux, et aucun ne s’est perdu, sauf celui qui s’en va à sa perte de sorte que l’Écriture soit accomplie. Et maintenant que je viens à toi, je parle ainsi, dans le monde, pour qu’ils aient en eux ma joie, et qu’ils en soient comblés. Moi, je leur ai donné ta parole, et le monde les a pris en haine parce qu’ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi je n’appartiens pas au monde. Je ne prie pas pour que tu les retires du monde, mais pour que tu les gardes du Mauvais. Ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi, je n’appartiens pas au monde. Sanctifie-les dans la vérité : ta parole est vérité. De même que tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde. Et pour eux je me sanctifie moi-même, afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité. »

 

Jean 17, 11-19

 

 

On ne le dira jamais assez : Dieu veut notre bonheur maintenant et pour l’éternité. D’où vient alors que tant de gens sont malheureux ? Le sentiment d’insatisfaction que nous ressentons se compare à l’ivraie de la parabole, c’est l’œuvre de l’Ennemi (Mt 13, 24-28). Comment procède-t-il ? Il détourne les dons de Dieu des fins voulues par ce dernier. Il nous incite à thésauriser pour nous-mêmes (Lc 12, 21) plutôt que de partager les biens confiés pour le bien du plus grand nombre. Il crée la confusion dans notre esprit entre la fin et les moyens si bien que nous faisons une fin de ce qui ne devrait être que des moyens. Il pervertit notre perception des choses tel le travail voulu par Dieu comme moyen de réalisation de l’homme qu’Il nous fait ressentir comme un fardeau et une punition. Quand nous mettons notre joie dans des biens qui ne sont que passagers, il n’est pas étonnant que leur privation ou même la crainte de leur perte porte ombrage au bonheur pourtant voulu par Dieu. Par contre, il n’y a pas de limite au bonheur de celui qui aime, qui donne et se donne généreusement au service des autres, avec, en prime, l’espérance du bonheur inaltérable de vivre en compagnie de Dieu pour l’éternité.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je mets les biens matériels et spirituels à ma disposition au service des autres conformément à la volonté de Celui qui me les a confiés. Je cherche et je trouve ma joie uniquement dans l’Amour, Amour accueilli pour être redistribué. Par là je réalise ma vocation et goûte au bonheur qui n’a pas de fin. 

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