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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 06:25

 

 

La mesure que vous utilisez

 

Jésus leur disait encore : « Faites attention à ce que vous entendez ! La mesure que vous utilisez sera utilisée aussi pour vous, et il vous sera donné encore plus. Car celui qui a, on lui donnera ; celui qui n’a pas, on lui enlèvera même ce qu’il a. »

 

Marc 4, 24-25

 

Quelqu’un m’interrogeait récemment à savoir pourquoi j’avais accepté collaborer avec une personne de laquelle je m’étais antérieurement dissociée en raison de ses pratiques moralement douteuses. Après lui avoir expliqué que j’avais contribué à la faire quitter l’environnement qui lui était défavorable et que, pour le moment et à ma connaissance, elle se conduisait correctement, mon interlocuteur a conclu la discussion en hochant la tête et en disant : « Croche un jour, croche toujours ! »

 

Quel rapport y a-t-il avec : « La mesure que vous utilisez sera utilisée aussi pour vous, et il vous sera donné encore plus » ? Tout est là ! À mon sujet également on pourrait dire : « Pécheur un jour, pécheur toujours ! ». Néanmoins, je sollicite et j’obtiens le pardon de Dieu même s’il sait que je vais immanquablement rechuter. Moi qui obtiens le pardon d’une si grande dette, qui suis-je pour refuser de collaborer avec celui qui a amendé sa conduite ? Jésus lui-même n’est-il pas allé manger chez Zachée ? Que l’on ne s’y trompe pas cependant, si cette personne retombait dans ses vieilles habitudes, je la laisserais se débrouiller de nouveau seule, non que je retiendrais contre elle ses fautes, mais pour ne pas cautionner par ma présence des agissements qui vont à l’encontre de ma conscience.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je pardonne. J’évite d’enfermer les autres dans des schémas comportementaux immuables. Je juge la conduite présente des autres mais jamais les personnes ! S’il est du devoir du croyant de dénoncer les comportements moralement répréhensibles, pardonner ceux qui les ont commis l’est tout autant, sinon plus !

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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 06:05

 

 

Les paraboles

 

En ce temps-là, Jésus se mit de nouveau à enseigner au bord de la mer de Galilée. Une foule très nombreuse se rassembla auprès de lui, si bien qu’il monta dans une barque où il s’assit. Il était sur la mer, et toute la foule était près de la mer, sur le rivage. Il leur enseignait beaucoup de choses en paraboles.

 

Et Jésus disait : « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! » Quand il resta seul, ceux qui étaient autour de lui avec les Douze l’interrogeaient sur les paraboles. Il leur disait : « C’est à vous qu’est donné le mystère du royaume de Dieu ; mais à ceux qui sont dehors, tout se présente sous forme de paraboles. Et ainsi, comme dit le prophète : Ils auront beau regarder de tous leurs yeux, ils ne verront pas ; ils auront beau écouter de toutes leurs oreilles, ils ne comprendront pas ; sinon ils se convertiraient et recevraient le pardon. »

 

Marc 4,1-2.9-12

 

Quand mes enfants étaient en bas âge, je leur racontais occasionnellement des histoires que j’inventais pour les amener à réfléchir sur des événements qui s’étaient déroulés précédemment dans la journée, sur les conséquences des gestes posés et sur le comportement que j’attendais d’eux. Et ils en redemandaient !

 

Dieu n’agit pas autrement à l’égard de ses enfants ! Dépassant notre entendement, Il se révèle Lui-même ainsi que sa Volonté par des analogies qui rendent compréhensibles pour ceux qui ont un cœur d’enfant ce que la raison peine à saisir. Jésus dit d’ailleurs au sujet de ces derniers : « c’est à leurs semblables qu’appartient le Royaume des cieux » (Lc 18, 16). Étrangement, ce langage simple n’est pas accessible à tous : « Ils auront beau regarder de tous leurs yeux, ils ne verront pas ; ils auront beau écouter de toutes leurs oreilles, ils ne comprendront pas ; sinon ils se convertiraient et recevraient le pardon ». L’intelligence et la « sagesse » qui constituent des atouts dans la vie mondaine se révèlent des handicaps quand l’Insaisissable se fait simplicité pour se faire connaître et aimer : « Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d'avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l'avoir révélé aux tout-petits » (Lc 10, 21).

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je demande à Dieu un cœur et un esprit d’enfant afin de Le mieux connaître et aimer. Quand je parle de Dieu, je m’efforce de le faire dans un langage et des notions simples, accessibles à tous, sans quoi je rame à contre-courant face à ce Dieu qui est allé jusqu’à se faire tout-petit, à adopter la vulnérabilité d’un bébé, pour se révéler à tous.

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 06:24

 

 

La famille de Dieu

 

En ce temps-là, comme Jésus était dans une maison, arrivent sa mère et ses frères. Restant au- dehors, ils le font appeler. Une foule était assise autour de lui ; et on lui dit : « Voici que ta mère et tes frères sont là dehors : ils te cherchent. » Mais il leur répond : « Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? » Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »

 

Marc 3, 31-35

 

« Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »

 

Qui s’efforce de se conformer à la Volonté divine se rapproche de Dieu et, du coup, se rapproche des autres, plus encore que les liens de la chair ne sauraient jamais le faire car cette Volonté c’est l’Amour, un amour qui ne fait aucune acception, pas même les ennemis ! Un amour qui est également pardon, un pardon illimité qui est la preuve de l’authenticité de l’amour qui nous anime, un pardon qui dépasse les capacités de la chair blessée qui, elle, crie vengeance. Un pardon qui est rendu possible par une grâce spéciale de Dieu et / ou la conscience de nos faiblesses et du besoin que nous avons-nous-mêmes d’être pardonnés par Dieu pour notre inconduite.

 

Si les hommes sont autant divisés, si progressent la haine et la guerre, ce n’est pas la faute de la religion comme le prétendent certains, mais parce nous mettons Dieu, l’Amour, hors de nos vies. Qu’en est-il du phénomène connu sous le nom d’intégrisme religieux, de ces fanatiques qui vont jusqu’à tuer au nom de Dieu ? D’abord, convient-il de mentionner que ces personnes n’appartiennent pas de par leurs paroles et leurs actes au Dieu dont elles se réclament car ce dernier est Amour. Elles ne servent pas non plus ce dernier quand elles tentent de convertir les autres de gré ou de force (surtout la deuxième option) car le plus grand cadeau de Dieu à l’homme est l’exercice de sa liberté, liberté que Dieu, malgré sa Toute-Puissance, s’est mis comme « limite » de respecter. Ce qui doit inquiéter n’est pas tant la religion mais le fait que certains instrumentalisent la religion pour attiser la haine et convainquent des gens qu’ils rendent un culte à Dieu alors qu’en réalité ils font exactement ce qui est à l’opposé de la volonté divine.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je mets Dieu dans ma vie afin qu’Il me communique la force d’aimer comme Lui m’aime, de pardonner comme Lui me pardonne, à savoir infiniment. Je contribuerai ainsi, plus que toute autre action que je pourrais entreprendre, à l’unification de la famille humaine.

 

 

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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 04:13

 

 

Un cadeau qui se transmet

 

J’ai souvenir de la foi sincère qui est en toi : c’était celle qui habitait d’abord Loïs, ta grand-mère, et celle d’Eunice, ta mère, et j’ai la conviction que c’est aussi la tienne. Voilà pourquoi, je te le rappelle, ravive le don gratuit de Dieu, ce don qui est en toi depuis que je t’ai imposé les mains. Car ce n’est pas un esprit de peur que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de pondération. N’aie donc pas honte de rendre témoignage à notre Seigneur, et n’aie pas honte de moi, qui suis son prisonnier ; mais, avec la force de Dieu, prends ta part des souffrances liées à l’annonce de l’Évangile.

 

Deuxième lettre de Paul à Timothée 1, 5-8

 

 

La foi est un cadeau, un don gratuit de Dieu, que chacun, comme tout cadeau, a la liberté d’accepter ou de refuser. Ce cadeau possède la particularité qu’il ne nous est pas donné uniquement pour notre bénéfice personnel mais pour le bien du plus grand nombre. Aussi, celui qui accueille ce don de Dieu a-t-il le devoir de le transmettre en se conformant à l’esprit du Donateur original à savoir respecter la liberté de chacun de l’accueillir ou non. Conséquemment, le prosélytisme, le zèle ardent pour recruter de nouveaux adeptes à ce Dieu dans lequel nous avons la chance de croire et à notre religion qui est notre manière d’exprimer cette foi, constitue-t-il un contre-témoignage que le croyant se doit d’éviter.

 

Comment alors la foi se transmet-elle ? Plus que par des paroles, la foi se transmet par le témoignage de notre vie notamment lorsque les vents sont contraires, lorsque surviennent les épreuves. En ces moments de vérité, non seulement le croyant authentique ne maudit-il pas la vie ni Celui qui l’a créée, mais encore ne se laisse-t-il pas abattre : « Nous sommes pressés de toute part, mais non pas écrasés; ne sachant qu'espérer, mais non désespérés; persécutés, mais non abandonnés; terrassés, mais non annihilés » (2 Co 4, 8-9).

 

Avec la force de Dieu, prends ta part des souffrances liées à l’annonce de l’Évangile. Foi et souffrances sont intrinsèquement liées. L’Amour qui est la finalité de notre foi requiert le don gratuit et total de nous-mêmes qui passe inévitablement par de douloureux détachements que Dieu, s’il ne nous les évite pas (pas plus qu’à son Fils mort en croix), nous donne la force de supporter avec patience et même joie. La joie inaltérable du croyant constitue le plus beau témoignage qui puisse être donné qu’il existe autre chose, Quelqu’un qui, au-delà du visible, donne une force qui ne s’explique pas autrement.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je demeure joyeux en toutes circonstances. Je me garde de chercher à convertir les autres, laissant à l’Esprit d’Amour le soin de toucher les cœurs, qui est son privilège exclusif.

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 04:56

Quand frappe (encore) la maladie

Seigneur, enseigne-moi tes voies, fais-moi connaître ta route.

Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi, car tu es le Dieu qui me sauve.

Rappelle-toi, Seigneur, ta tendresse, ton amour qui est de toujours.

Dans ton amour, ne m'oublie pas. en raison de ta bonté, Seigneur.

Il est droit, il est bon, le Seigneur, lui qui montre aux pécheurs le chemin.

Sa justice dirige les humbles, il enseigne aux humbles son chemin.

Psaume 25, 4-9

Frères, je dois vous le dire : le temps est limité. Dès lors, que ceux qui ont une femme soient comme s’ils n’avaient pas de femme, ceux qui pleurent, comme s’ils ne pleuraient pas, ceux qui ont de la joie, comme s’ils n’en avaient pas, ceux qui font des achats, comme s’ils ne possédaient rien, ceux qui profitent de ce monde, comme s’ils n’en profitaient pas vraiment. Car il passe, ce monde tel que nous le voyons.

Première lettre de Paul aux Corinthiens 7,29-31.

Au lendemain du Temps des Fêtes, une mauvaise surprise m’attendait : j’apprenais que j’étais diabétique. Pourtant, un peu plus d’un mois auparavant, en raison d’un autre problème important de santé, j’avais dû me rendre à l’hôpital et aucun des quatre médecins qui avaient vu mes prises de sang n’avait noté que mon taux de glycémie était environ trois fois ce qui est considéré normal. En conséquence, après avoir inconsciemment festoyé en famille à l’occasion de Noël et du Nouvel An, mon taux de glycémie s’est-il retrouvé au-delà même de ce que l’appareil pouvait mesurer !

Seigneur, enseigne-moi tes voies, fais-moi connaître ta route.

Comment réagir face à un corps qui nous lâche graduellement ? D’abord, faut-il noter que le vieillissement est un phénomène naturel voulu par Dieu. Croyants comme incrédules n’y échappent pas ! Par les limites qu’il impose, il nous invite à nous détacher graduellement du monde matériel ainsi que nous y incite l’apôtre Paul dans sa lettre aux Corinthiens.

Rappelle-toi, Seigneur, ta tendresse, ton amour qui est de toujours.

Est-ce que je me sens abandonné, oublié par Dieu ? Bien au contraire ! Il est pour le moins étonnant que, du jour au lendemain, je ne ressente plus le besoin de toutes ces choses qui faisaient partie de mon alimentation et qui me sont maintenant interdites. Je n’y trouve d’autre explication qu’une grâce particulière du Seigneur pour laquelle je me sens non moins redevable que s’il m’avait miraculeusement remis dans mon état antérieur.

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1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 07:14

 

 

Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde

 

Le lendemain, voyant Jésus venir vers lui, Jean déclara : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ; c’est de lui que j’ai dit : L’homme qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. Et moi, je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l’eau, c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. » Alors Jean rendit ce témoignage : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui. Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : “Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l’Esprit Saint.” Moi, j’ai vu, et je rends témoignage : c’est lui le Fils de Dieu. »

 

Jean 1, 29-34

 

La douceur et la docilité caractérisent l’agneau. Jésus dira plus tard de lui-même : « Apprenez de moi car je suis doux et humble de cœur » (Mt 11, 29), « Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m'a envoyé et de mener son œuvre à bonne fin » (Jn 4, 34).

 

Qui enlève le péché du monde. Cette qualité réfère directement au bouc expiatoire dont il est question dans le Lévitique (16, 5-22) que l’on envoyait dans le désert après l’avoir chargé du péché du peuple. Ce que le bouc faisait symboliquement, Jésus l’a fait une fois pour toutes en s’offrant lui-même (He 7, 27). C’est là, outre la révélation du Père, la fin de sa mission.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je demande à l’Esprit d’Amour de m’apprendre la douceur et la docilité à la Volonté du Père. Je dis plusieurs fois par jour cette oraison jaculatoire : « Ô mon bon Jésus, doux et humble de cœur, rendez mon cœur semblable au vôtre »

 

Je rencontre régulièrement Jésus dans le sacrement de réconciliation afin de lui remettre mes péchés et qu’Il restaure ainsi ma capacité à aimer que ces derniers avaient handicapée, capacité que je vivifierai en accomplissant les œuvres de l’amour. 

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31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 02:09

 

 

Qui es-tu ?

 

Voici le témoignage de Jean, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui es-tu ? » Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement : « Je ne suis pas le Christ. » Ils lui demandèrent : « Alors qu’en est-il ? Es-tu le prophète Élie ? » Il répondit : « Je ne le suis pas. – Es-tu le Prophète annoncé ? » Il répondit : « Non. » Alors ils lui dirent : « Qui es-tu ? Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? » Il répondit : « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Redressez le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe. » Or, ils avaient été envoyés de la part des pharisiens. Ils lui posèrent encore cette question : « Pourquoi donc baptises-tu, si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ? » Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l’eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ; c’est lui qui vient derrière moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale. » Cela s’est passé à Béthanie, de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où Jean baptisait.

 

Jean 1, 19-28

 

Ce dialogue entre le Baptiste et les prêtres et lévites n’est pas sans rappeler celui qui est rapporté avoir eu lieu entre Catherine de Sienne et le Seigneur : « sais-tu, ma fille, qui tu es ? et qui Je suis ? Tu es celle qui n’est pas. JE SUIS celui qui est » Rien de neuf sous le soleil, pouvons-nous dire car « JE SUIS » est depuis Moïse le nom de Dieu : « "Je suis celui qui est." Et il dit: "Voici ce que tu diras aux Israélites: JE SUIS m'a envoyé vers vous." » (Ex 3, 14). Dire que nous ne sommes pas, que nous sommes une quantité négligeable face à l’Infini, que nous sommes des serviteurs quelconques (Lc 17, 10), la voix d’un Autre qui crie dans le désert, c’est en soi faire acte d’humilité et rendre témoignage à la Vérité.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je médite sur cette question qui s’adresse à moi aussi : Qui est-tu ? Si je crois être autre chose qu’un instrument dans la main de Dieu, il me reste du chemin à faire dans la voie de l’humilité et de la Vérité. L’instrument n’a aucun mérite autre que celui d’avoir contribué, avec d’autres outils, par sa présence dans la main de l’artisan, à l’œuvre qui a été produite.  

 

Je médite aussi sur le corollaire de n’être rien : toutes les œuvres auxquelles j’ai contribuées compteront pour rien au jour du jugement. Est-ce à dire que les œuvres sont inutiles ? Nullement ! Seulement que leur valeur intrinsèque est nulle, tout le mérite en revenant à Dieu seul qui les a inspirées et fécondées. Les œuvres n’en sont pas moins essentielles car elles contribuent à augmenter ma « capacité » à aimer et à me laisser aimer sur laquelle je serai jugée. La foi sans les œuvres est morte (Jc 2, 17)  car elle ne produit pas le fruit attendu de moi qui est l’amour. Seuls importent l’accueil fait à l’Amour offert et  les efforts consentis pour en faire jouir le plus grand nombre.

 

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30 décembre 2014 2 30 /12 /décembre /2014 08:12

 

 

Marie retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur

 

En ce temps-là, les bergers se hâtèrent d’aller à Bethléem, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient de ce que leur racontaient les bergers. Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été annoncé. Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l’enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l’ange lui avait donné avant sa conception.

 

Jean 1, 1.9-15

 

Il y a dans la relation entre Dieu et le croyant une intimité de plus en plus grande qui s’établit alors que s’approfondit la connaissance qu’a ce dernier de Dieu et de son mode d’agir. Il y a plusieurs raisons à cela dont la plus importante me semble être la discrétion qui accompagne toute relation amoureuse, les personnes profondément amoureuses n’allant pas étaler leurs états d’âme sur la place publique sous peine de rencontrer incompréhension et moqueries de ceux qui n’ont pas le privilège de vivre quelque chose de semblable. L’autre raison est qu’il y a toujours un certain mystère qui entoure les actions de Dieu et que ce n’est que l’écoulement du temps, notamment les conséquences observables, qui valide qu’il s’agissait bel et bien d’une intervention divine et qui révèle aussi la Volonté, des intentions, à son origine.

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Dans cette discrétion, dans cette intimité, comme en beaucoup d’autres choses spirituelles par ailleurs, nous avons comme modèle Marie, mère de Jésus, qui retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je garde pour moi et un conseiller spirituel avisé, qui m’aide à y voir plus clair, les interventions de Dieu dans ma vie, suffisamment longtemps pour que l’épreuve du temps vienne dissiper tout mystère entourant de tels événements et assure la pérennité de leurs effets.

 

Je prends Marie comme modèle et enseignante de la relation d’intimité à établir avec Dieu. Comme elle, je retiens les événements qui dépassent ma compréhension du moment et je les médite dans mon cœur jusqu’à ce que le temps libère tout le sens dont ils sont porteurs un sens qui outrepasse bien souvent tout ce que je pourrais imaginer « car vos pensées ne sont pas mes pensées, et mes voies ne sont pas vos voies, oracle de Yahvé. Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant sont élevées mes voies au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées » (Is 55, 8-9)

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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 14:46

 

 

La grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ

 

Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu…  Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. Il était dans le monde, et le monde était venu par lui à l’existence, mais le monde ne l’a pas reconnu. Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu. Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son nom. Ils ne sont pas nés du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu. Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité. Jean le Baptiste lui rend témoignage en proclamant : « C’est de lui que j’ai dit : Celui qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. » Tous nous avons eu part à sa plénitude, nous avons reçu grâce après grâce ; car la Loi fut donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ. Dieu, personne ne l’a jamais vu ; le Fils unique, lui qui est Dieu, lui qui est dans le sein du Père, c’est lui qui l’a fait connaître.

 

Jean 1, 1.9-15


La vérité est venue par Jésus Christ car il nous a fait connaître Dieu comme étant Amour, non pas un amour impersonnel mais un Père. La vérité est venue par Jésus non seulement en paroles mais en actes, son agir nous dévoilant tout l’amour qui est attendu de nous, un amour qui pardonne soixante-dix fois sept fois (Mt 18, 22) un amour qui prend sa source dans le Père et qui ne fait pas de discrimination, les ennemis compris (Lc 6, 27), un amour qui va jusqu’au don de sa vie pour ses amis (Jn 15, 13).

 

La grâce est venue par Jésus Christ car en assumant notre chair il nous a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu. Par sa mort sur la croix il a payé le prix de notre rédemption et nous a ouvert les portes du Royaume éternel. Par sa mort encore, il a inauguré une ère nouvelle où le Paraclet, l’Esprit saint a été envoyé dans le monde par le Père au nom du Fils pour nous enseigner et nous rappeler ce que Jésus a dit (Jn 14, 26), un temps de grâce pour apprendre à aimer comme Dieu nous aime.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je médite le chapitre un de l’évangile de Jean qui résume toute l’histoire du salut. Je médite sur le mystère de la Trinité, un Dieu en trois personnes aux rôles distincts : Un Père Créateur qui est Amour ; un Fils qui est Parole du Père, qui nous a révélé en plénitude qui est Dieu, qui a fait de nous des enfants adoptifs et nous a enseignés par sa venue dans le monde comment nous comporter en enfants de Dieu ; un Esprit d’Amour qui nous enseigne l’art de l’amour, don total et désintéressé de soi, art qui même maîtrisé de façon imparfaite nous permet d’espérer avoir part à la vie de Dieu pour l’éternité en vertu de l’infinie miséricorde du Père et du sacrifice du Fils qui viendront pallier à nos incapacités.

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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 03:21

 

 

N’aimez pas le monde

 

Je vous l’écris, petits enfants : Vos péchés vous sont remis à cause du nom de Jésus.  N’aimez pas le monde, ni ce qui est dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est pas en lui. Tout ce qu’il y a dans le monde – la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, l’arrogance de la richesse –, tout cela ne vient pas du Père, mais du monde. Or, le monde passe, et sa convoitise avec lui. Mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure pour toujours.

 

Première lettre de Jean 2, 12.15-17


Vos péchés vous sont remis à cause du nom de Jésus. Lui a payé une fois pour toutes (He 7, 27) le prix de notre billet d’entrée dans le Royaume céleste par sa mort sur la croix. Par conséquent, Il n'y a aucun salut ailleurs qu'en lui; car aucun autre nom sous le ciel n'est offert aux hommes, qui soit nécessaire à notre salut (Ac 4,12). Pour bénéficier de cette offre qui ne se refuse pas, notre coopération est néanmoins requise : il faut se reconnaître pécheur, demander le pardon de nos fautes, s’efforcer de ne plus recommencer et, surtout, accepter la gratuité du salut offert, admettre notre impuissance chronique à pouvoir se procurer le salut par nous-mêmes, par ce que nous faisons ou avons fait.  

 

N’aimez pas le monde, ni ce qui est dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est pas en lui. Il y a un choix fondamental à effectuer : Dieu ou l’Argent (Lc 16, 13). Non seulement l’Argent qui est une création de l’homme, mais encore tout ce qui vient du monde  – la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, l’arrogance de la richesse – et dont il est vain de chercher à satisfaire le besoin apparent. Une seule chose compte : faire la volonté de Dieu afin de demeurer pour toujours, volonté qui n’est autre que de L’aimer davantage chaque jour, ainsi que notre prochain qui est l’intermédiaire par lequel il quémande notre amour.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je fréquente régulièrement le sacrement de Réconciliation qui est l’acte par excellence par lequel je me reconnais faible et pécheur, incapable de parvenir au salut éternel par mes propres forces, et par lequel j’accueille « officiellement » la gratuité du salut offert. Je ne m’attache pas aux choses du monde que je m’efforce de mettre au service du bien commun, notamment la richesse et le pouvoir.

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