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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 06:12

En ces jours-là, le Seigneur dit à Samuel : « Prends une corne que tu rempliras d’huile, et pars ! Je t’envoie auprès de Jessé de Bethléem, car j’ai vu parmi ses fils mon roi. » Lorsqu’ils arrivèrent et que Samuel aperçut Éliab, il se dit : « Sûrement, c’est lui le messie, lui qui recevra l’onction du Seigneur ! » Mais le Seigneur dit à Samuel : « Ne considère pas son apparence ni sa haute taille, car je l’ai écarté. Dieu ne regarde pas comme les hommes : les hommes regardent l’apparence, mais le Seigneur regarde le cœur. » Jessé présenta ainsi à Samuel ses sept fils, et Samuel lui dit : « Le Seigneur n’a choisi aucun de ceux-là. » Alors Samuel dit à Jessé : « N’as-tu pas d’autres garçons ? » Jessé répondit : « Il reste encore le plus jeune, il est en train de garder le troupeau. » Alors Samuel dit à Jessé : « Envoie-le chercher : nous ne nous mettrons pas à table tant qu’il ne sera pas arrivé. » Jessé le fit donc venir : le garçon était roux, il avait de beaux yeux, il était beau. Le Seigneur dit alors : « Lève-toi, donne-lui l’onction : c’est lui ! » Samuel prit la corne pleine d’huile, et lui donna l’onction au milieu de ses frères. L’Esprit du Seigneur s’empara de David à partir de ce jour-là.

Premier livre de Samuel 16,1.6-7.10-13.

 

Si le Seigneur a regardé le cœur lorsqu’est venu le temps de choisir un successeur à Saül pour assumer la royauté terrestre de son peuple, à plus forte raison le cœur constitue-t-il l’unique critère quand vient le temps d’établir ceux qui auront le privilège de vivre en sa compagnie pour l’éternité. Comme le cœur spirituel a besoin d’entraînement pour développer et maintenir sa capacité, ainsi en va-t-il du cœur spirituel.

 

Comment pouvons-nous entraîner notre cœur à aimer ? Tel le corps physique a besoin de se nourrir adéquatement avant de faire de l’activité, l’être spirituel doit commencer par puiser à la source de l’Amour l’eau qui deviendra en lui source jaillissante pour la vie éternelle (Jn 4, 14), le moyen privilégié pour ce faire étant l’Eucharistie. Le corps physique se fortifie par l’exercice. Il en va pareillement pour le cœur. L’exercice le plus profitable bien que le plus pénible est le pardon du prochain. Il a une telle valeur que Jésus dit : « si tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande là, devant l'autel, va d'abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande » (Mt 5, 23-24). Ensuite, il nous faut écouter et mettre la Parole en pratique (Jc 1, 22), la foi sans les œuvres (de charité, du don gratuit de nous-mêmes) étant morte (Jc 2, 26), la capacité du cœur atrophiée. Qui se soumet à l’entraînement physique vient inévitablement à se blesser et a besoin du support de thérapeutes compétents pour le remettre sur pied. De même, le péché nous blesse-t-il. C’est pourquoi nous devons recourir au sacrement de Réconciliation pour restaurer la capacité de notre cœur à aimer. Enfin, le corps a besoin de sommeil pour refaire ses forces et se remettre à l’entraînement le lendemain. L’oraison est le moyen par lequel le spirituel trouve le repos de l’âme et refait ses forces pour s’entraîner à aimer comme Dieu l’attend de lui. L’apôtre Paul donne la motivation de toute la peine que nous nous donnons : « Tout athlète se prive de tout; mais eux, c'est pour obtenir une couronne périssable, nous une impérissable » ( 1 Co 9, 25).

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

J’entraîne mon cœur à aimer Dieu et le prochain et ne néglige aucun effort ou support pour l’aider à progresser dans cette voie

 

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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 00:10

En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie. L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. » Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? » L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu. Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile. Car rien n’est impossible à Dieu. » Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta.

Luc 1, 26-38

 

La disponibilité caractérise les serviteurs insignes du Seigneur : Il arriva que Dieu éprouva Abraham et lui dit: "Abraham! Abraham!" Il répondit: "Me voici!" (Gn 22, 1); Dieu l'appela du milieu du buisson: " Moïse! Moïse! " Il dit: " Me voici! " (Ex 3, 4); Alors j'entendis la voix du Seigneur qui disait: "Qui enverrai-je? Qui ira pour nous?" Et je dis: "Me voici, envoie-moi." (Isaïe 6, 8); Yahvé appela: "Samuel, Samuel!" Il répondit: "Me voici!" (1 S 3, 4). On retrouve cette même disponibilité chez les Serviteur par excellence, le Christ, dans la bouche duquel le psalmiste mes les paroles : « Tu ne voulais sacrifice ni oblation, tu m'as ouvert l'oreille, tu n'exigeais holocauste ni victime, alors j'ai dit: Voici, je viens » (Ps 40, 7-8). Pareillement pour les apôtres : il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et André son frère… Et il leur dit: "Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d'hommes." Eux, aussitôt, laissant les filets, le suivirent. (Mt 4, 18-20); Et avançant plus loin, il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère… et il les appela. Eux, aussitôt, laissant la barque et leur père, le suivirent. (Mt 4, 21, 22); Jésus vit, en passant, un homme assis au bureau de la douane, appelé Matthieu, et il lui dit: "Suis-moi!" Et, se levant, il le suivit. (Mt 9, 9).

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je demeure attentif à l’appel du Seigneur et si celui-ci vient à se manifester, j’y réponds sans délai à la suite de la Vierge Marie, ma mère dans la foi : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. »

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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 02:45

Ainsi parle le Seigneur : Reviens, Israël, au Seigneur ton Dieu ; car tu t’es effondré par suite de tes fautes. Revenez au Seigneur en lui présentant ces paroles : « Enlève toutes les fautes, et accepte ce qui est bon. Au lieu de taureaux, nous t’offrons en sacrifice les paroles de nos lèvres. Puisque les Assyriens ne peuvent pas nous sauver, nous ne monterons plus sur des chevaux, et nous ne dirons plus à l’ouvrage de nos mains : “Tu es notre Dieu”, car de toi seul l’orphelin reçoit de la tendresse. » Voici la réponse du Seigneur : Je les guérirai de leur infidélité, je les aimerai d’un amour gratuit, car ma colère s’est détournée d’Israël. Je serai pour Israël comme la rosée, il fleurira comme le lis, il étendra ses racines comme les arbres du Liban. Ses jeunes pousses vont grandir, sa parure sera comme celle de l’olivier, son parfum, comme celui de la forêt du Liban. Ils reviendront s’asseoir à son ombre, ils feront revivre le froment, ils fleuriront comme la vigne, ils seront renommés comme le vin du Liban. Éphraïm ! Peux-tu me confondre avec les idoles ? C’est moi qui te réponds et qui te regarde. Je suis comme le cyprès toujours vert, c’est moi qui te donne ton fruit. Qui donc est assez sage pour comprendre ces choses, assez pénétrant pour les saisir ? Oui, les chemins du Seigneur sont droits : les justes y avancent, mais les pécheurs y trébuchent.

Livre d’Osée 14, 2-10

 

Les contemporains d’Osée faisaient de sculptures des dieux. Nous faisons des avancées techniques nos dieux : tout ce que la science permet, tout ce qu’elle rend possible, nous l’accomplissons sans nous questionner outre mesure sur les incidences des gestes que nous posons, sur leur éthique, leur conformité au plan de Dieu sur la création. Pire, enivrés par nos indéniables succès technologiques, nous en venons à ignorer le Dieu qui échappe à nos sens, auquel on peut seulement accéder par la foi. La déshumanisation, le refroidissement de l’amour, constitue une conséquence de cet oubli car de Dieu seul l’orphelin reçoit de la tendresse. Il n’est pas étonnant alors que dans les sociétés hautement technicisées les taux de suicide et la désespérance qui leur est latente aillent croissant. Pourtant, tout n’est pas perdu pour autant. Le Seigneur nous interpelle inlassablement tel qu’il l’a fait pour Israël : Reviens au Seigneur ton Dieu ; car tu t’es effondré par suite de tes fautes… Je les guérirai de leur infidélité, je les aimerai d’un amour gratuit, car ma colère s’est détournée d’Israël.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

J’identifie les idoles qui me détournent du Dieu vivant et je m’en éloigne pour m’attacher à l’Amour, à Celui seul en mesure de m’aimer totalement gratuitement, dont le pardon n’attend que j’entrouvre la porte de mon cœur pour se manifester.

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 01:00

Ainsi parle le Seigneur : Voici l’ordre que j’ai donné à vos pères : « Écoutez ma voix : je serai votre Dieu, et vous, vous serez mon peuple ; vous suivrez tous les chemins que je vous prescris, afin que vous soyez heureux. » Mais ils n’ont pas écouté, ils n’ont pas prêté l’oreille, ils ont suivi les mauvais penchants de leur cœur endurci ; ils ont tourné leur dos et non leur visage. Depuis le jour où vos pères sont sortis du pays d’Égypte jusqu'à ce jour, j’ai envoyé vers vous, inlassablement, tous mes serviteurs les prophètes. Mais ils ne m’ont pas écouté, ils n’ont pas prêté l’oreille, ils ont raidi leur nuque, ils ont été pires que leurs pères. Tu leur diras toutes ces paroles, et ils ne t’écouteront pas. Tu les appelleras, et ils ne te répondront pas. Alors, tu leur diras : « Voilà bien la nation qui n’a pas écouté la voix du Seigneur son Dieu, et n’a pas accepté de leçon ! La vérité s’est perdue, elle a disparu de leur bouche. »

Livre de Jérémie 7, 23-28.

 

On a fait grand état récemment des « fake news » et surtout de l’écho que celles-ci trouvent chez une large part de la population. Cette confusion du vrai et du faux, du bien et du mal, ne date pas d’hier. Nous trouvons cette mise en garde dans le prophète Isaïe : « Malheur à ceux qui appellent le mal bien et le bien mal, qui font des ténèbres la lumière et de la lumière les ténèbres, qui font de l'amer le doux et du doux l'amer » (Is 5, 20) et la prophétie qui suit dans les écrits de l’apôtre Paul : « un temps viendra où les hommes ne supporteront plus la saine doctrine, mais au contraire, au gré de leurs passions et l'oreille les démangeant, ils se donneront des maîtres en quantité et détourneront l'oreille de la vérité pour se tourner vers les fables » (2 Tm 4, 3-4).

 

La vérité s’est perdue, elle a disparu de leur bouche. La perte du sens de la vérité, du désir de sa recherche, découle du refus de reconnaître une Autorité Suprême, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob (Ex 3, 6) ainsi que son Fils Jésus-Christ «le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jn 14, 6) par lequel nous parvenons au Père ; le refus de Dieu ou, à tous le moins, de se conformer à ses enseignements contenus dans les textes sacrés.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je fais de la recherche de la Vérité une priorité dans mon existence. Cette vérité, lorsque je viens à la découvrir, je ne la garde pas pour moi mais je la partage : « Vous êtes la lumière du monde… l'on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais bien sur le lampadaire, où elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. Ainsi votre lumière doit-elle briller devant les hommes » (Mt 5, 14-16), une vérité qui se trouve dans la Loi ou les Prophètes et que Jésus est venu accomplir (Mt 5, 17).

 

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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 01:20

Moïse disait au peuple : « Maintenant, Israël, écoute les décrets et les ordonnances que je vous enseigne pour que vous les mettiez en pratique. Ainsi vous vivrez, vous entrerez, pour en prendre possession, dans le pays que vous donne le Seigneur, le Dieu de vos pères. Voyez, je vous enseigne les décrets et les ordonnances que le Seigneur mon Dieu m’a donnés pour vous, afin que vous les mettiez en pratique dans le pays où vous allez entrer pour en prendre possession. Vous les garderez, vous les mettrez en pratique ; ils seront votre sagesse et votre intelligence aux yeux de tous les peuples. Quand ceux-ci entendront parler de tous ces décrets, ils s’écrieront : “Il n’y a pas un peuple sage et intelligent comme cette grande nation !”Quelle est en effet la grande nation dont les dieux soient aussi proches que le Seigneur notre Dieu est proche de nous chaque fois que nous l’invoquons ? Et quelle est la grande nation dont les décrets et les ordonnances soient aussi justes que toute cette Loi que je vous donne aujourd’hui ? Mais prends garde à toi : garde-toi de jamais oublier ce que tes yeux ont vu ; ne le laisse pas sortir de ton cœur un seul jour. Enseigne-le à tes fils, et aux fils de tes fils. »

Livre du Deutéronome 4,1.5-9.

 

La religion judéo-chrétienne comporte un important aspect éthique : « la foi sans les œuvres est stérile » (Jc 2, 20).  Confesser Dieu des lèvres ne suffit point, la foi en un Dieu qui est Amour impliquant l’amour du prochain pour qui s’efforce de Lui être agréable : « celui qui n'aime pas son frère, qu'il voit, ne saurait aimer le Dieu qu'il ne voit pas » (1 Jn 4, 20). Cet amour qui est requis du croyant ne souffre pas de délai : « lorsque tu vas présenter ton offrande sur l'autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande là, devant l'autel, va d'abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande » (Mt 5, 23-24).

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

J’écoute la Parole de Dieu et je m’efforce de la garder et de la mettre en pratique sans délai. J’aime, je pardonne, maintenant.

 

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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 06:14

En ces jours-là, Azarias, debout, priait ainsi ; au milieu du feu, ouvrant la bouche, il dit : À cause de ton nom, ne nous livre pas pour toujours et ne romps pas ton alliance. Ne nous retire pas ta miséricorde, à cause d’Abraham, ton ami, d’Isaac, ton serviteur, et d’Israël que tu as consacré. Tu as dit que tu rendrais leur descendance aussi nombreuse que les astres du ciel, que le sable au rivage des mers. Or nous voici, ô Maître, le moins nombreux de tous les peuples, humiliés aujourd’hui sur toute la terre, à cause de nos péchés. Il n’est plus, en ce temps, ni prince ni chef ni prophète, plus d’holocauste ni de sacrifice, plus d’oblation ni d’offrande d’encens, plus de lieu où t’offrir nos prémices pour obtenir ta miséricorde. Mais, avec nos cœurs brisés, nos esprits humiliés, reçois-nous, comme un holocauste de béliers, de taureaux, d’agneaux gras par milliers. Que notre sacrifice, en ce jour, trouve grâce devant toi, car il n’est pas de honte pour qui espère en toi. Et maintenant, de tout cœur, nous te suivons, nous te craignons et nous cherchons ta face. Ne nous laisse pas dans la honte, agis envers nous selon ton indulgence et l’abondance de ta miséricorde. Délivre-nous en renouvelant tes merveilles, glorifie ton nom, Seigneur.

Livre de Daniel 3, 25.34-43

 

Les péchés, les manquements à l’amour, ne demeurent pas sans conséquences tant individuellement que collectivement, le péché ayant une dimension à la fois personnelle et communautaire (dans ce que Jean-Paul II dans son encyclique Centesimus annus a qualifié de « structures de péché », les structures sociales et les lois qui favorisent les comportements égoïstes au détriment de la charité et du partage).

 

Le principal effet du péché est de nous éloigner de Dieu, non pas que Lui, toujours prêt à faire miséricorde, nous abandonne, mais plutôt que nous nous détournons de Lui car nous imaginons dans notre orgueil pouvoir vivre sans Lui, passer outre à ses préceptes d’amour sans qu’il n’y ait de conséquences négatives. Or une société sans Amour court à sa ruine, ne serait-ce que par la recherche des intérêts individuels qui fragilise la solidarité nécessaire à sa cohésion. Encore, plus est-ce le cas quand il s’agit du peuple de Dieu, choisi par Lui, supporté par Lui, peuple issu d’un homme, Abraham, pour devenir une nation. Fort heureusement il existe une porte de par laquelle revenir dans la communion avec Dieu : reconnaître humblement nos torts. C’est là l’expérience du fils prodigue de la parabole, celle également du peuple Juif au temps d’Azarias.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je fréquente régulièrement le sacrement de Réconciliation afin de rétablir la communion avec Dieu blessée par le péché. Je milite contre les « structure de péché », les règles ou structures de la société qui facilitent ou encouragent la transgression des préceptes divins.

 

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 03:19

Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ. Or, voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret. Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit.

Matthieu 1, 16.18-21.24

Frères, ce n’est pas en vertu de la Loi que la promesse de recevoir le monde en héritage a été faite à Abraham et à sa descendance, mais en vertu de la justice obtenue par la foi. Voilà pourquoi on devient héritier par la foi : c’est une grâce, et la promesse demeure ferme pour tous les descendants d’Abraham, non pour ceux qui se rattachent à la Loi seulement, mais pour ceux qui se rattachent aussi à la foi d’Abraham, lui qui est notre père à tous. C’est bien ce qui est écrit : ‘J’ai fait de toi le père d’un grand nombre de nations.’ Il est notre père devant Dieu en qui il a cru, Dieu qui donne la vie aux morts et qui appelle à l’existence ce qui n’existe pas. Espérant contre toute espérance, il a cru ; ainsi est-il devenu le père d’un grand nombre de nations, selon cette parole : ‘Telle sera la descendance que tu auras !’ Et voilà pourquoi il lui fut accordé d’être juste.

Lettre de Paul aux Romains 4, 13.16-18.22

 

Joseph, époux de Marie, père de Jésus, était un homme juste. Qu’entend-on par là ? L’apôtre Paul nous dit à propos d’Abraham qu’il a espéré contre toute espérance, qu’il a cru et que c’est pourquoi il lui fut accordé d’être juste. La justice vient donc de Dieu, se trouve en Lui, Lui auquel il nous est donné de communier, de participer à sa perfection, par l’entremise de la foi. Joseph était donc un fils d’Abraham non seulement par la chair mais aussi par la foi.

 

Que signifie justice quand nous appliquons ce terme à Dieu, cette justice à laquelle il a été donné à Abraham et à Joseph de prendre part ? Est juste en Dieu ce qui est conforme à sa nature qui est Amour. La justice de Dieu se manifeste donc dans sa Miséricorde. C’est pourquoi Matthieu, immédiatement après avoir dit que Joseph était un homme juste, décrit comment s’est manifestée la miséricorde en lui : ne voulant pas la dénoncer publiquement, il décida de renvoyer Marie en secret. La coutume des Juifs de l’époque, lorsque leur honneur avait été mis à mal par l’infidélité de leur promise, était la dénonciation publique, ce qui valait à cette dernière d’être lapidée. Cette conduite ne peut être inspirée de Dieu qui est Amour et Miséricorde. Aussi, Joseph, constatant qu’il ne peut s’unir à Marie compte tenu de son état, ne lui veut aucun mal pour autant et décide-t-il de la renvoyer en secret. Ainsi Joseph était-il un homme juste, juste parce ce qu’il croyait en l’Amour, Amour dont l’Esprit l’inclinait à être miséricordieux comme Dieu est miséricordieux.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je mets mon espérance et ma foi en Dieu comme Abraham et Joseph. Puis, j’ajuste ma conduite à cette foi en me montrant miséricordieux comme le Dieu dans lequel je crois et ainsi que m’y incite sot Esprit Saint. Ainsi pourrai-je espérer devenir un homme juste, éligible à me tenir en compagnie de l’Amour pour l’éternité ainsi que nous l’a promis Jésus : « Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde » (Mt 5, 7).

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 03:34

Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons notre Rocher, notre salut !

Allons jusqu'à lui en rendant grâce, par nos hymnes de fête acclamons-le !

Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous, adorons le Seigneur qui nous a faits.

Oui, il est notre Dieu ; nous sommes le peuple qu'il conduit.

Aujourd'hui écouterez-vous sa parole ?

« Ne fermez pas votre cœur comme au désert, où vos pères m'ont tenté et provoqué, et pourtant ils avaient vu mon exploit. »

Psaume 95, 1-2.6-9

Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus, à cause de la parole de la femme qui rendait ce témoignage : « Il m’a dit tout ce que j’ai fait. » Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui, ils l’invitèrent à demeurer chez eux. Il y demeura deux jours. Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire à cause de sa parole à lui, et ils disaient à la femme : « Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit que nous croyons : nous-mêmes, nous l’avons entendu, et nous savons que c’est vraiment lui le Sauveur du monde. »

Jean 4, 39-42

 

Dieu nous parle de multiples manières : par sa Parole consignée dans les textes sacrés de la Bible, par l’intermédiaire de ceux qui ont cru en Lui et qui en témoignent en paroles et en actes dont la Samaritaine du chapitre 4 de l’évangile de Jean, par les événements…

 

Il nous faut cependant nous questionner : « Sommes-nous disposés à l’écouter ? » Comment parvenir non seulement à l’ouverture d’esprit mais surtout à l’ouverture du cœur essentielle pour entendre Dieu qui s’adresse à nous ? En se tenant régulièrement en sa Présence par l’oraison et la prière. En lisant et en méditant quotidiennement des passages bibliques, de préférence ceux que l’Église, sacrement du salut, propose dans sa liturgie du jour, auxquels sont rattachés des grâces spéciales ne serait-ce qu’en raison de la communion des saints qui essaient d’en vivre.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je pratique la lectio divina seul ou en groupe.

 

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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 00:57

Jésus les appela et dit : « Vous le savez : les chefs des nations les commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne devra pas en être ainsi : celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur ; et celui qui veut être parmi vous le premier sera votre esclave. Ainsi, le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. »

Matthieu 20, 25-28

 

Vous le savez : les chefs des nations les commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne devra pas en être ainsi. Dans le monde, les plus forts font la loi, entretiennent des relations de pouvoir avec les autres. Cela est en nette opposition avec la volonté du Père céleste, explicitée par Jésus, qui souhaite nous voir établir des relations d’amour entre nous. Jésus propose une véritable révolution de la gouvernance en la définissant comme un service à rendre à la communauté : celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur ; et celui qui veut être parmi vous le premier sera votre esclave.

 

Une autre déclaration de Jésus nous aide à comprendre la vision de Jésus sur l’exercice de l’autorité, fut-elle morale : « Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître; mais je vous appelle amis, parce que tout ce que j'ai entendu de mon Père, je vous l'ai fait connaître » (Jn 15, 15). Celui qui a la connaissance ne la conserve pas jalousement pour lui mais la partage généreusement de sorte que la relation d’autorité en devienne une d’amitié.

 

La nouveauté apportée par le concile Vatican II se situe exactement là : implanter la gouvernance selon la vision que nous en avait transmise Jésus. Dans les initiatives entreprises en ce sens, on notera les efforts entrepris par l’Église pour expliquer sa doctrine, notamment par la publication du Catéchisme de l’Église catholique en 1992 qui succédait au catéchisme de Pie X qui, lui, faisait davantage appel à la mémorisation qu’à la compréhension de la doctrine. Cinquante ans après la clôture du concile, on remarque les efforts du pape François pour exercer l’autorité comme un service selon l’esprit de Jésus, entre autres choses par la sobriété de sa vie et l’inclusion de nombreuses références aux comptes-rendus des assemblées d’évêques dans ses documents officiels.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Quand je me retrouve en position d’autorité, je me mets au service des personnes sous ma charge afin de les aider à développer leur plein potentiel, puissent-ils parvenir à me surpasser même. Je m’efforce de marcher dans les pas de Jésus : le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude.

 

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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 04:04

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et l’on vous donnera : c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous. »

Luc 6, 36-38

 

«Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ». Il ne s’agit pas ici que d’un concept purement spirituel. Nous avons une tendance naturelle, inconsciente, à condamner dans les autres les mauvais penchants que nous portons en nous et qui nous déplaisent comme si le fait d’identifier nos faiblesses chez les autres diminuait notre responsabilité personnelle. Aussi quand nous jugeons les autres, d’autant plus si ce jugement prête des intentions à autrui, est-ce nous-mêmes et nos propre mauvais penchants que nous  jugeons. Cela a fait dire à Jésus : « Qu'as-tu à regarder la paille qui est dans l'œil de ton frère? Et la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas! » (Mt 7, 3).  Pire encore, quand nous jugeons les autres, nous manquons au commandement de la miséricorde, « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux ». Nous nous identifions alors au serviteur qui implorait la miséricorde du maître auquel il devait une grosse somme et qui, l’ayant obtenue, s’est montré intraitable envers un compagnon qui lui devait pourtant infiniment moins que la dette qui lui avait été remise (Mt 18, 23-35). Telle est notre situation : notre dette envers Dieu est infiniment plus grande que celle que les autres ne pourront jamais contracter envers nous. Nous devons compter sur la miséricorde de Dieu pour remettre la dette de nos péchés et ainsi aspirer à vivre en sa compagnie pour l’éternité. La reconnaissance la plus élémentaire consiste à faire bénéficier les autres de cette miséricorde que nous réclamons pour nous-mêmes, sans compter que la refuser nous expose à nous rendre inadmissibles à recourir à celle de Dieu.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je m’abstiens de juger.

 

 

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