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1 août 2015 6 01 /08 /août /2015 04:41

 

 

Se laisser renouveler par la transformation spirituelle de la pensée

 

Frères, je vous le dis, j’en témoigne dans le Seigneur : vous ne devez plus vous conduire comme les païens qui se laissent guider par le néant de leur pensée. Mais vous, ce n’est pas ainsi que l’on vous a appris à connaître le Christ, si du moins l’annonce et l’enseignement que vous avez reçus à son sujet s’accordent à la vérité qui est en Jésus. Il s’agit de vous défaire de votre conduite d’autrefois, c’est-à-dire de l’homme ancien corrompu par les convoitises qui l’entraînent dans l’erreur. Laissez-vous renouveler par la transformation spirituelle de votre pensée. Revêtez-vous de l’homme nouveau, créé, selon Dieu, dans la justice et la sainteté conformes à la vérité.

 

Lettre de Paul aux Éphésiens 4, 17.20-24

 

 

Laissez-vous renouveler par la transformation spirituelle de votre pensée. Il s’agit de vous défaire de votre conduite d’autrefois, c’est-à-dire de l’homme ancien corrompu par les convoitises qui l’entraînent dans l’erreur.

 

Cet appel est aussi le cri du cœur du pape François dans son encyclique Laudato Si pour la sauvegarde de notre maison commune. Il y fait le même constat que l’apôtre Paul à savoir que la création est assujettie à la vanité (Rm 8, 20) et gémit en travail d’enfantement (Rm 8, 22), aspirant à la révélation des fils de Dieu (Rm 8, 19) l’homme nouveau, créé, selon Dieu, dans la justice et la sainteté conformes à la vérité. Cette conversion du cœur n’est plus optionnelle mais une nécessité pour la survie de la planète.

 

Beaucoup de choses doivent être réorientées, mais avant tout l’humanité a besoin de changer. La conscience d’une origine commune, d’une appartenance mutuelle et d’un avenir partagé par tous, est nécessaire. Cette conscience fondamentale permettrait le développement de nouvelles convictions, attitudes et formes de vie. Ainsi un grand défi culturel, spirituel et éducatif, qui supposera de longs processus de régénération, est mis en évidence.  (Laudato Si 202).

 

S’il est vrai que « les déserts extérieurs se multiplient dans notre monde, parce que les déserts intérieurs sont devenus très grands », la crise écologique est un appel à une profonde conversion intérieure. Mais nous devons aussi reconnaître que certains chrétiens, engagés et qui prient, ont l’habitude de se moquer des préoccupations pour l’environnement, avec l’excuse du réalisme et du pragmatisme. D’autres sont passifs, ils ne se décident pas à changer leurs habitudes et ils deviennent incohérents. Ils ont donc besoin d’une conversion écologique, qui implique de laisser jaillir toutes les conséquences de leur rencontre avec Jésus-Christ sur les relations avec le monde qui les entoure. Vivre la vocation de protecteurs de l’œuvre de Dieu est une part essentielle d’une existence vertueuse ; cela n’est pas quelque chose d’optionnel ni un aspect secondaire dans l’expérience chrétienne. (Laudato Si 217).

 

Comme le note François la crise actuelle n’est pas seulement écologique mais spirituelle. Nous n’en sortirons point sans un changement radical de notre pensée et de nos comportements. Aussi, l’appel de l’Apôtre est-il brûlant d’actualité : Laissez-vous renouveler par la transformation spirituelle de votre pensée.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

                     

Je prends conscience de ma vocation de protecteur de l’œuvre de Dieu. Je cultive particulièrement les vertus de sobriété et d’humilité.

 

La sobriété et l’humilité n’ont pas bénéficié d’un regard positif au cours du siècle dernier. Mais quand l’exercice d’une vertu s’affaiblit d’une manière généralisée dans la vie personnelle et sociale, cela finit par provoquer des déséquilibres multiples, y compris des déséquilibres environnementaux. C’est pourquoi, il ne suffit plus de parler seulement de l’intégrité des écosystèmes. Il faut oser parler de l’intégrité de la vie humaine, de la nécessité d’encourager et de conjuguer toutes les grandes valeurs. La disparition de l’humilité chez un être humain, enthousiasmé malheureusement par la possibilité de tout dominer sans aucune limite, ne peut que finir par porter préjudice à la société et à l’environnement. Il n’est pas facile de développer cette saine humilité ni une sobriété heureuse si nous nous rendons autonomes, si nous excluons Dieu de notre vie et que notre moi prend sa place, si nous croyons que c’est notre propre subjectivité qui détermine ce qui est bien ou ce qui est mauvais. (Laudato Si 224)

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30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 03:42

 

 

N’est-il pas le fils du charpentier ?

 

En ce temps-là, Jésus se rendit dans son lieu d’origine, et il enseignait les gens dans leur synagogue, de telle manière qu’ils étaient frappés d’étonnement et disaient : « D’où lui viennent cette sagesse et ces miracles ? N’est-il pas le fils du charpentier ? Sa mère ne s’appelle-t-elle pas Marie, et ses frères : Jacques, Joseph, Simon et Jude ? Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes chez nous ? Alors, d’où lui vient tout cela ? » Et ils étaient profondément choqués à son sujet. Jésus leur dit : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays et dans sa propre maison. » Et il ne fit pas beaucoup de miracles à cet endroit-là, à cause de leur manque de foi.

 

Matthieu 13, 54-58

 

 

Dieu, dans sa délicatesse et le respect de notre liberté, s’adresse à nous, se livre à nous sous d’humbles apparences : en entrant de façon tangible dans le monde comme fils de charpentier, en nous montrant sur la croix qu’Il est Amour et que l’amour véritable est le don sans limite de soi, en continuant en se donner à nous sous les apparences du pain eucharistique, en nous parlant par l’intermédiaire de frères et sœurs qui partagent notre condition humaine avec toutes ses faiblesses ou par des concours de circonstances providentiels où celui qui n’a pas la foi ne verra qu’un heureux hasard…

 

Si nous voulons voir Dieu, nous devons élargir notre vision, dépasser les apparences et nos préjugés. Face à une personne dans le besoin, le croyant voit Dieu qui lui quémande son amour. Le croyant s’émerveille des dons que Dieu, dans sa prodigalité, a gratifié ses frères et sœurs plutôt que de les jalouser et / ou chercher à en diminuer la valeur.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

                     

Je m’efforce de discerner l’action de Dieu à travers les personnes et les événements et je Lui rends grâce de ce qu’Il  se rende présent à nous sous s’humbles apparences afin de respecter notre liberté d’adhérer à Lui par amour. Je médite les paroles de l’apôtre Paul : « ce qu'il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour confondre les sages; ce qu'il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour confondre ce qui est fort; ce qui dans le monde est sans naissance et ce que l'on méprise, voilà ce que Dieu a choisi; ce qui n'est pas, pour réduire à rien ce qui est » (1 Co 1, 27-28). 

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29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 05:33

 

 

Tirer de son trésor du neuf et de l’ancien

 

Jésus ajouta : « C’est pourquoi tout scribe devenu disciple du royaume des Cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien. »

 

Matthieu 13, 52

 

 

Le scribe était un expert des textes sacrés. Quand il devenait disciple du Christ, il ne reniait pas la foi qui l’animait jusqu’alors mais enrichissait celle-ci d’une connaissance et d’un compréhension affinée de la nature de Dieu et de sa volonté : Dieu est Amour et il est Père ; Il veut notre amour et que nous nous aimions les uns les autres comme Il nous aime et parce que nous sommes tous ses enfants, nous sommes tous frères.

 

Les saintes Écritures forment un tout : Ancien et Nouveau Testament. Ils se lisent l’un à la lumière de l’autre. Ignorer l’un, c’est se priver d’une richesse mise à notre disposition par Dieu. Jésus lui-même l’a dit : « N'allez pas croire que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes: je ne suis pas venu abolir, mais accomplir » (Mt 5, 17).

 

Si la Révélation que Dieu fait de Lui-même s’arrête au Nouveau Testament, notre compréhension de celle-ci n’a cessé de progresser au fil des siècles. Nous-mêmes avons à « interpréter les signes des temps » (Mt 16, 3) pour affiner notre connaissance de Dieu et de sa Volonté, de ce qu’Il attend de nous dans le temps présent. Jean-Paul II exprimait cela ainsi dans son encyclique Centesimus Annus (3) :

 

Le trésor est le grand courant de la Tradition de l'Église qui contient les « choses anciennes », reçues et transmises depuis toujours, et qui permet de lire les « choses nouvelles » au milieu desquelles se déroule la vie de l'Église et du monde.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

                     

Je tire de mon trésor du neuf et de l’ancien en lisant les deux Testaments l’un à la lumière de l’autre, en puisant aux richesses de la Tradition de l’Église et en cherchant à actualiser le tout dans la réalité quotidienne d’aujourd’hui.

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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 02:15

 

 

Charte du croyant

 

Mes bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, puisque l’amour vient de Dieu. Celui qui aime est né de Dieu et connaît Dieu. Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour. Voici comment l’amour de Dieu s’est manifesté parmi nous : Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde pour que nous vivions par lui. Voici en quoi consiste l’amour : ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés, et il a envoyé son Fils en sacrifice de pardon pour nos péchés. Bien-aimés, puisque Dieu nous a tellement aimés, nous devons, nous aussi, nous aimer les uns les autres. Dieu, personne ne l’a jamais vu. Mais si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et, en nous, son amour atteint la perfection. Voici comment nous reconnaissons que nous demeurons en lui et lui en nous : il nous a donné part à son Esprit. Quant à nous, nous avons vu et nous attestons que le Père a envoyé son Fils comme Sauveur du monde. Celui qui proclame que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu. Et nous, nous avons reconnu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru. Dieu est amour : qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui.

 

Première lettre de Jean 4, 7-16

 

 

Dans ce bref passage, l’apôtre Jean définit ce en quoi nous croyons, un Dieu qui est Amour, les implications de cette foi : aimons-nous les uns les autres… celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu…si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et, en nous, son amour atteint la perfection… qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui, ce qu’est l’amour : un don gratuit de soi, le premier à avoir donné étant Dieu : Voici en quoi consiste l’amour : ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés, et il a envoyé son Fils en sacrifice de pardon pour nos péchés, si grand soit-il, notre amour n’est qu’une faible réponse à l’Amour dont nous avons été préalablement aimés, et enfin Jean révèle ce qui rend les croyants davantage aptes à aimer que les autres : Dieu nous a donné part à son Esprit. Ne négligeons pas l’aide mise à notre disposition, l’Esprit d’Amour, l’Esprit de Dieu, qui non seulement nous suggère l’amour que Dieu attend de nous mais encore nous donne les moyens, la force, de l’accomplir et, au surplus, féconde notre action imparfaite pour lui faire porter tout le fruit qui en était attendu. Sans cet Esprit notre amour se refroidira que ce soit par découragement, vu la faiblesse des résultats obtenus, ou parce que l’amour de soi viendra à prendre le dessus.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

                     

J’aime en réponse de l’amour que Dieu a pour moi, au don gratuit de Lui-même qu’Il a fait pour moi en sacrifiant son Fils pour le pardon de mes péchés, mes manquements à l’amour de Dieu et de mon prochain. Pour ce faire, pour le faire adéquatement, je recours à l’aide de l’Esprit d’Amour qu’Il a généreusement mis à ma disposition. 

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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 06:34

 

 

Rien n’est insignifiant aux yeux de Dieu

 

En ce temps-là, Jésus proposa aux foules une autre parabole : « Le royaume des Cieux est comparable à une graine de moutarde qu’un homme a prise et qu’il a semée dans son champ. C’est la plus petite de toutes les semences, mais, quand elle a poussé, elle dépasse les autres plantes potagères et devient un arbre, si bien que les oiseaux du ciel viennent et font leurs nids dans ses branches. » Il leur dit une autre parabole : « Le royaume des Cieux est comparable au levain qu’une femme a pris et qu’elle a enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que toute la pâte ait levé. » Tout cela, Jésus le dit aux foules en paraboles, et il ne leur disait rien sans parabole, accomplissant ainsi la parole du prophète : J’ouvrirai la bouche pour des paraboles, je publierai ce qui fut caché depuis la fondation du monde.

 

Matthieu 13, 31-35

 

 

Tout a de l’importance aux yeux de Dieu. Mieux encore, Il se sert de ce qui est faible, sans valeur, pour l’édification de son Royaume. La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire. C'est là l'œuvre du Seigneur, une merveille sous nos yeux !  (Mt 21, 42). Tout geste posé avec amour contribue à l’avancement du Royaume de Dieu ne serait-ce que donner un verre d’eau à celui qui a soif. Mieux encore, si nous sommes dénués de tout, demander la charité à celui qui a, l’interpeller au nom de Dieu à partager, et ainsi lui offrir la possibilité de progresser vers le salut éternel.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

                     

Je multiplie les petits gestes d’amour au quotidien, ne serait-ce que mettre un frein à ma langue et ne pas répliquer lorsqu’on me provoque ou on me blesse en paroles. Je protège ce qui est faible et petit, personnes ou espèces vivantes vulnérables. J’entre ainsi dans le projet d’amour du Père céleste, je deviens la graine de moutarde, le levain enfoui dans la farine du monde qui contribue à l’élever vers son Créateur.

 

La création est de l’ordre de l’amour. L’amour de Dieu est la raison fondamentale de toute la création : « Tu aimes en effet tout ce qui existe, tu n’as de dégout pour rien de ce que tu as fait ; car si tu avais haï quelque chose, tu ne l’aurais pas formé » (Sg 11, 24). Par conséquent, chaque créature est l’objet de la tendresse du Père, qui lui donne une place dans le monde. Même la vie éphémère de l’être le plus insignifiant est l’objet de son amour, et, en ces peu de secondes de son existence, il l’entoure de son affection. (Laudato Si 77).

 

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25 juillet 2015 6 25 /07 /juillet /2015 05:22

 

Multiplications des grâces

 

En ce temps-là, Jésus passa de l’autre côté de la mer de Galilée, le lac de Tibériade.

Une grande foule le suivait, parce qu’elle avait vu les signes qu’il accomplissait sur les malades. Jésus gravit la montagne, et là, il était assis avec ses disciples. Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche. Jésus leva les yeux et vit qu’une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ? » Il disait cela pour le mettre à l’épreuve, car il savait bien, lui, ce qu’il allait faire. Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun reçoive un peu de pain. » Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit : « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! » Jésus dit : « Faites asseoir les gens. » Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes. Alors Jésus prit les pains et, après avoir rendu grâce, il les distribua aux convives ; il leur donna aussi du poisson, autant qu’ils en voulaient. Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Rassemblez les morceaux en surplus, pour que rien ne se perde. » Ils les rassemblèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux des cinq pains d’orge, restés en surplus pour ceux qui prenaient cette nourriture. À la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C’est vraiment lui le Prophète annoncé, celui qui vient dans le monde. » Mais Jésus savait qu’ils allaient venir l’enlever pour faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira dans la montagne, lui seul.

 

Jean 6, 1-15

 

 

Les miracles que Jésus a réalisés dans l’ordre matériel avaient pour but d’illustrer les transformations non moins merveilleuses qu’Il opérait au plan spirituel. Ainsi, dit-il aux gens qu’il a guéris, la femme hémorroïsse (Lc 8, 48), le lépreux reconnaissant (Lc 17, 19), et à l’aveugle de Jéricho (Lc 18,42) : « ta foi t’a sauvé ». Quand nous poursuivons la lecture du chapitre 6 de l’évangéliste Jean nous constatons que la multiplication des pains est le symbole tangible du miracle eucharistique accompli à chaque messe où le Christ se rend présent tout entier, chair et sang, dans les espèces consacrées.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

                     

Quand j’intercède auprès du Seigneur en faveur d’une personne que je connais qui est confrontée à un problème ou est exposée à une souffrance particulière, j’élargis mes horizons et j’intercède en même temps pour toutes les personnes dans le monde entier qui sont exposées au même mal, car le Christ qui a multiplié les pains saura bien multiplier la valeur de la demande que je Lui adresse et l’appliquer toute entière à chaque personne concernée. De même, je prends du temps avant d’entrer en prières, pour recommander le plus grand nombre possible de personnes à la miséricorde de Dieu, confiant qu’Il saura appliquer à chacune d’entre elles la valeur entière des prières et des louanges que je m’apprête à Lui adresser.

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24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 06:30

 

 

Ensemble, en marche vers la vie éternelle

 

Frères, nous, les Apôtres, nous ressemblons à des gens qui portent un trésor dans des poteries sans valeur ; ainsi, on voit bien que la puissance extraordinaire que nous avons ne vient pas de nous mais de Dieu. En toute circonstance, nous sommes dans la détresse, mais sans être angoissés ; nous sommes déconcertés, mais non désemparés ; nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés ; terrassés, mais non pas anéantis. Toujours nous portons, dans notre corps, la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus, elle aussi, soit manifestée dans notre corps. En effet, nous, les vivants, nous sommes continuellement livrés à la mort à cause de Jésus, afin que la vie de Jésus, elle aussi, soit manifestée dans notre condition charnelle vouée à la mort. Ainsi la mort fait son œuvre en nous, et la vie en vous. L’Écriture dit : J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé. Et nous aussi, qui avons le même esprit de foi, nous croyons, et c’est pourquoi nous parlons. Car, nous le savons, celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus nous ressuscitera, nous aussi, avec Jésus, et il nous placera près de lui avec vous. Et tout cela, c’est pour vous, afin que la grâce, plus largement répandue dans un plus grand nombre, fasse abonder l’action de grâce pour la gloire de Dieu.

 

Deuxième lettre de Paul aux Corinthiens 4,7-15.

 

 

La mort fait son œuvre en nous, et la vie en vous. Dieu nous placera près de lui avec vous. L’accès à la vie éternelle est un travail d’équipe. Nous n’y accéderons pas seuls. Quand viendra l’heure de vérité nous aurons à répondre de ceux qui nous ont côtoyés, si nous nous sommes autant préoccupés de leur salut que du nôtre. La mort fait son œuvre en nous, et la vie en vous. Un moyen privilégié d’œuvrer au salut des autres consiste à offrir nos souffrances pour eux, pour leur salut. Nous croyons, et c’est pourquoi nous parlons. Un autre moyen de contribuer au salut des autres est de témoigner de notre foi. Quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. Mais comment l'invoquer sans d'abord croire en lui? Et comment croire sans d'abord l'entendre? Et comment entendre sans prédicateur? (Rm 10, 13-14). Lorsque nous avons la foi nous devons nous rappeler que notre Père qui est aux cieux veut qu'aucun de ces petits ne se perde (Mt 18, 14) et que nous aurons à rendre compte non seulement de la charité que nous aurons ou non manifestée à leur égard en leur donnant à manger et à boire, en les accueillant et en les visitant (Mt 25, 35-36) mais encore du souci que nous aurons montré afin qu’ils accèdent au bien le plus précieux de tous, à savoir la vie éternelle.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

                     

Tu aimeras ton prochain comme toi-même (Mc 12, 31). Je me préoccupe tout autant, sinon plus, du salut des autres que du mien propre. Je marche dans les pas de Thérèse de Lisieux : « Si j'avais été riche, je n'aurais pu voir un pauvre ayant faim sans lui donner à manger. Je fais ainsi dans ma vie spirituelle : à mesure que je gagne quelque chose, je sais que des âmes sont sur le point de tomber en enfer, alors je leur donne mes trésors et je n'ai pas encore trouvé un moment pour me dire : « Maintenant, je vais travailler pour moi. » (Conseils et souvenirs). 

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23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 05:13

 

 

C’est le Christ qui vit en moi

 

Frères, par la Loi, je suis mort à la Loi afin de vivre pour Dieu ; avec le Christ, je suis crucifié. Je vis, mais ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi. Ce que je vis aujourd’hui dans la chair, je le vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et s’est livré lui-même pour moi.

 

Lettre de Paul aux Galates 2, 19-20

 

 

Je vis, mais ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi. Paul vit mais il ne vit plus pour lui-même mais pour Dieu et pour les autres. Avec le Christ, je suis crucifié, par le don total de lui-même, par amour, don qui ira dans son cas jusqu’au martyre. Paul marche dans les pas du Christ qui a dit : « Nul n'a plus grand amour que celui-ci: donner sa vie pour ses amis » (Jn 15, 13). Qu’est-ce qui rend Paul capable d’une telle abnégation ? La claire conscience que le Fils de Dieu m’a aimé (le premier (1 Jn 4, 19)) et s’est livré lui-même pour moi. Paul rend amour pour amour et, encore, quoi que nous donnions ce sera toujours à court de ce que nous avons préalablement reçu. Le chemin qui l’a mené là n’a guère été facile pour Paul, lui qui était attaché à la Loi comme à la prunelle de ses yeux a dû mourir à la Loi afin de vivre pour Dieu. La Loi n’était pas Dieu mais une indication, un chemin, qui menait à Dieu. Absolutiser la Loi au détriment de l’Amour qui l’a inspirée, conduit à rater la cible qui est l’Amour, qui est Dieu. Pire, l’observance de la Loi nous amène à penser que nous sommes arrivés, que nous somme justes, que nous « méritons » la vie éternelle alors que celle-ci est un don gratuit de Dieu obtenu par la mort du Christ en croix et que nous devons accepter comme tel soit un cadeau reçu sans aucun mérite de notre part mais auquel nous pouvons nous rendre « éligibles » en aimant comme Lui nous aime, c’est-à-dire sans mesure comme le rappelle l’épisode évangélique du jeune homme riche : « Une seule chose te manque : va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor au ciel ; puis viens et suis-moi. » Mais lui, à ces mots, devint sombre et s'en alla tout triste, car il avait de grands biens » (Mc 10,21-22)

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

                     

Je prends conscience de l’amour infini dont Dieu m’aime. Fortifié par cette pensée, je renonce à ce qui m’est cher par amour de Lui et du prochain dans lequel Il est tout aussi présent qu’en moi. J’offre ma personne au Christ afin qu’Il puisse manifester de façon tangible à travers moi l’amour du Père céleste. Je cherche à marcher dans les pas du Christ. Je l’interroge constamment dans ma prière : « Que ferais-tu, Jésus, si tu étais à ma place ? ». Au besoin, je cherche la réponse dans les saintes Écritures.

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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 02:01

 

 

Chercher et voir Dieu

 

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. » Marie Madeleine se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Et en pleurant, elle se pencha vers le tombeau. Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds, à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus. Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé. » Ayant dit cela, elle se retourna ; elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus. Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le jardinier, elle lui répond : « Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as déposé, et moi, j’irai le prendre. » Jésus lui dit alors : « Marie ! » S’étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est-à-dire : Maître. Jésus reprend : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur ! », et elle raconta ce qu’il lui avait dit.

 

Jean 20,1-2.11-18

 

 

Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Chercher Dieu dans la nuit, c’est notre lot à tous : nuit de l’ignorance alors que nous ne Le connaissons point, nuit des sens ou de l’esprit où, après qu’Il se soit révélé à nous et nous ait fait jouir de grâces sensibles, il semble nous avoir quittés. Que fait Marie Madeleine ? Elle persévère dans sa recherche de la présence du Seigneur, elle retourne au tombeau bien qu’elle sache que le Seigneur ne s’y trouve plus. De même, nous devons persévérer dans la prière, l’oraison et la fréquentation des sacrements même si nous n’en ressentons plus d’effets sensibles. Et alors se réalise pour elle la parole de Jésus : « Car quiconque demande reçoit; qui cherche trouve; et à qui frappe on ouvrira » (Lc 11, 10). Comme à Marie Madeleine, le Seigneur se présentera alors à nous mais d’une façon différente de celle que nous l’attendions ou que nous l’avions jusqu’alors connu, elle le prit pour le jardinier. Si nous ne changeons point la perception que nous avions jusqu’alors du Seigneur, il y a de grandes chances que nous ne réalisions pas qu’Il demeure près de nous. À qui est offerte une plus grande connaissance de Dieu incombe une responsabilité, celle de la partager : « Va trouver mes frères pour leur dire » et Marie d’annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur ! », et elle raconta ce qu’il lui avait dit.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

                     

Je cherche Dieu sans relâche et, lorsque je le trouve, je partage la connaissance nouvelle que j’ai acquise de Lui avec les autres pour que nous progressions tous ensemble vers Lui.

 

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21 juillet 2015 2 21 /07 /juillet /2015 05:40

 

Filiation divine

 

En ce temps-là, comme Jésus parlait encore aux foules, voici que sa mère et ses frères se tenaient au-dehors, cherchant à lui parler. Quelqu’un lui dit : « Ta mère et tes frères sont là, dehors, qui cherchent à te parler. » Jésus lui répondit : « Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? » Puis, étendant la main vers ses disciples, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Car celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »

 

Matthieu 12, 46-50

 

 

Celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. Nous sommes tous enfants de Dieu auquel nous nous adressons comme « Notre Père » ayant tous été créés à son image (Gn 1, 27), cette image étant l’Amour, la capacité du don généreux et gratuit de notre personne. Nous « activons » cette image, nous rendons Dieu présent au monde, quand nous faisons sa volonté qui n’est pas autre chose que l’amour, un amour qui se manifeste notamment dans le soin que nous portons à sa Création pour le bien du plus grand nombre. Cette filiation que nous pouvons qualifier « de par adoption » (Rm 8, 15; Ép 1, 5) ne se compare cependant pas à celle du Christ qui partage la même nature que le Père :

 

Aucun être créé ne peut jamais figurer sur le même plan que le Verbe incarné, notre Rédempteur. Mais, de même que les ministres sacrés et le peuple fidèle participent de façon variée au sacerdoce du Christ et que la bonté unique de Dieu est réellement répandue dans tout ce qu'il a créé de bien des manières, de même également la médiation unique du Rédempteur n'exclut pas mais suscite plutôt chez les créatures une coopération variée, qui provient de la source unique. (Lumen Gentium 62).

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

                     

J’active le lien de parenté qui m’unit à Dieu, qui fait du Christ un frère, en faisant la volonté de notre Père des cieux, en L’aimant, directement ou par l’intermédiaire du prochain qu’Il met providentiellement sur ma route, et en cultivant le jardin de sa Création pour le bénéfice du plus grand nombre, notamment les générations à venir.

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