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25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 01:45

Évolution de l’Église et du monde de Vatican I à Vatican II

 

Le premier concile du Vatican a été suspendu par Pie IX « jusqu’à des temps plus propices »[1], le 20 novembre 1870, suite à l’entrée des troupes de Victor Emmanuel II dans Rome un mois plus tôt le 20 octobre 1870. Limité à une courte session de huit mois, le concile n’avait eu le temps que d’approuver deux constitutions dogmatiques : Dei Filius (sur l’acte de foi) et Pastor Aeternus (sur l’infaillibilité du pape), laissant en plan 12 autres schemata complets qui avaient été distribués aux pères conciliaires dont trois avaient fait l’objet de discussions : : il s'agit des projets relatifs aux «devoirs des évêques», à la vacance des sièges épiscopaux et au projet d'un «petit catéchisme universel».[2] Vatican I appelait nécessairement à une suite, d’autant plus que la déclaration de l’infaillibilité papale a clairement initié un déséquilibre dans l’exercice du pouvoir au sein de l’Église en faveur de Rome.

 

Gabelle laisse entendre que telle n’était pas l’intention des pères de Vatican I : « Certes, il importe de rappeler que le premier projet de constitution sur l'Église consacrait tout son chapitre IX à l'infaillibilité de celle-ci et que, au chapitre XI, il n'était question que de la primauté du pape. Lorsqu'il fut décidé de traiter en priorité ce chapitre XI et de le remanier pour y introduire l'infaillibilité pontificale, ce fut à condition de préparer parallèlement un second schéma De Ecclesia, dont on a vu qu'il devait consacrer 2 chapitres entiers à la juridiction des évêques unis au pape »,[3] ce qui ne fut pas le cas compte tenu de l’ajournement du concile. Il devenait incontournable pour un concile subséquent de s’adresse à la collégialité et à l’exercice du pouvoir dans l’Église, une question délicate, étant déjà une des causes du schisme d’orient en 1054.

 

Entre les deux conciles du Vatican, l’attention de l’Église et des papes a été en partie monopolisée par la lutte contre le modernisme. « Le terme de « modernisme » apparaît pour la première fois officiellement dans l'encyclique Pascendi de saint Pie X pour ramener à un mouvement éponyme tout un ensemble d'erreurs dans tous les domaines de la doctrine catholique (Saintes Écritures, théologie, philosophie, culte). Les racines et les raisons de ce mouvement résident dans la tentative d'instaurer un “dialogue” entre l'Église et le processus de sécularisation qui a fait suite à la Révolution française. »[4] Ce combat, le refus qui lui est inhérent de considérer l’impact des avancée scientifiques sur la compréhension du dogme divin et les condamnations que l’on ne s’est pas privé d’émettre à l’encontre de ceux mêmes chez qui on ne pouvait qu’émettre un soupçon de modernisme, s’il s’est révélé un facteur d’unification de l’Église derrière le pape, a eu de nombreuses conséquences négatives dont le désintérêt graduel du monde eu égard aux propos de l’Église. Un tel type de « guerre », faut-il le souligner, n’est pas propre au catholicisme, il fait partie de la culture de l’époque, la Russie stalinienne envoyant dans les goulags ceux soupçonnés de dissidence, les États-Unis du début des années 1950 faisant la chasse aux communistes « supposés » à la suite du sénateur McCarthy.

 

Il y a eu surtout entre les deux conciles beaucoup de souffrances, celles des deux guerres mondiales mais également celles liées à l’expansion du communisme, une idéologie qui n’hésitait pas à utiliser la répression pour soumettre les peuples sous son emprise. Ce monde s’apprêtait, à l’ouverture du concile, à vivre la crise des missiles de Cuba, du 16 au 28 octobre 1962, au cours de laquelle il réalisait sa vulnérabilité et la peur qui lui est inhérente. Le monde de l’époque se cherchait des raisons d’espérer et, l’Église, pour peu qu’elle fasse un pas en sa direction, était en mesure de lui en procurer. C’était là une des intentions de Jean XXIII en convoquant un concile œcuménique.

 

[1] J. GADILLE dans  Le deuxième concile du Vatican (1959-1965), Collection de l’école française de Rome, Palais Farnèse,  1989, p. 33.

[2] J. GADILLE, Op. cit., p. 34.

[3] J. GADILLE dans  Le deuxième concile du Vatican (1959-1965), Collection de l’école française de Rome, Palais Farnèse,  1989, p. 39-40.

[4] R. DE MATTEI, Vatican II, Une histoire à écrire, Muller Éditions, 2013, p. 25.

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25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 01:38

 

En ce temps-là, la mère et les frères de Jésus vinrent le trouver, mais ils ne pouvaient pas arriver jusqu’à lui à cause de la foule. On le lui fit savoir : « Ta mère et tes frères sont là dehors, qui veulent te voir. » Il leur répondit : « Ma mère et mes frères sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et la mettent en pratique. »

 

Luc 8, 19-21

 

 

Dans l’évangile de Luc, nous nous situons encore ici dans le prolongement de la parabole du semeur où la bonne terre représente ceux qui ne se limitent pas à entendre la Parole de Dieu mais intériorisent celle-ci pour ensuite la manifester en actes, redistribuant l’amour de Dieu dont ils ont été investis. Jésus en rajoute maintenant à leur sujet en disant qu’ils font partie de sa famille, « Ma mère et mes frères sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et la mettent en pratique », la famille des enfants de Dieu, ce qui illustre toute leur proximité avec sa Personne. « Ma mère », si Marie est devenue mère selon la chair du Verbe, c’est qu’elle s’est préalablement laissée habiter par la Parole de Dieu au plus profond de son être, devenant, par sa foi et sa docilité à l’Esprit, notre maman à tous par la même occasion. Prenons-la comme modèle, recourons à elle dans la prière afin qu’elle nous enseigne comme toute bonne mère comment intérioriser et mettre en pratique la Parole de Dieu.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

                                                                                                                                                         

Je m’efforce d’intérioriser et de mettre en pratique la Parole de Dieu afin de me rapprocher de Jésus, et de là, par Lui, avec Lui et en Lui (Doxologie de la prière eucharistique), du Père céleste. Je prends comme guide, comme mère, dans cette démarche, la Vierge Marie, en qui la Parole de Dieu s’est physiquement incarnée.

 

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24 septembre 2017 7 24 /09 /septembre /2017 04:14

 

En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Personne, après avoir allumé une lampe, ne la couvre d’un vase ou ne la met sous le lit ; on la met sur le lampadaire pour que ceux qui entrent voient la lumière. Car rien n’est caché qui ne doive paraître au grand jour ; rien n’est secret qui ne doive être connu et venir au grand jour. Faites attention à la manière dont vous écoutez. Car à celui qui a, on donnera ; et à celui qui n’a pas, même ce qu’il croit avoir sera enlevé. »

 

Luc 8, 16-18

 

 

Cette recommandation de Jésus survient, dans l’évangile de Luc,  immédiatement après la parabole du semeur. Elle en constitue la conclusion et l’application pratique. La manière d’écouter la Parole de Dieu c’est avec le cœur, la laisser pénétrer au plus profond de notre être pour qu’elle s’y enracine. Mieux encore, de là, elle doit grandir et déborder au-dehors en gestes d’amour qui manifestent sa présence au plus intime de nous-mêmes: Personne, après avoir allumé une lampe, ne la couvre d’un vase ou ne la met sous le lit ; on la met sur le lampadaire pour que ceux qui entrent voient la lumière. Car rien n’est caché qui ne doive paraître au grand jour ; rien n’est secret qui ne doive être connu et venir au grand jour. Telle est la bonne terre, celle qui non seulement entend la Parole mais l’intériorise, non pas uniquement celle qui la laisse prendre racine dans le cœur mais manifeste sa présence au-dehors par des gestes de charité, de miséricorde et de pardon.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

                                                                                                                                                      Je pratique la lectio divina, la lecture de la Parole avec le cœur accompagnée de la prière, de la méditation et de l’oraison, afin que celle-ci s’enracine au plus profond de mon être. Enrichi de la science de l’Amour, je laisse Dieu s’exprimer à travers moi car Il ne m’apprend pas l’art d’aimer pour mon plaisir personnel mais pour le bénéfice du plus grand nombre : car rien n’est caché qui ne doive paraître au grand jour ; rien n’est secret qui ne doive être connu et venir au grand jour. Mon modèle, c’est le Christ, le Verbe incarné. J’aspire à pouvoir dire un jour comme l’apôtre Paul : « ce n'est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi » (Ga 2, 20).

 

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23 septembre 2017 6 23 /09 /septembre /2017 00:53

 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : « En effet, le royaume des Cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit dès le matin afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d’accord avec eux sur le salaire de la journée : un denier, c’est-à-dire une pièce d’argent, et il les envoya à sa vigne. Sorti vers neuf heures, il en vit d’autres qui étaient là, sur la place, sans rien faire. Et à ceux-là, il dit : “Allez à ma vigne, vous aussi, et je vous donnerai ce qui est juste.” Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même. Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d’autres qui étaient là et leur dit : “Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ?” Ils lui répondirent : “Parce que personne ne nous a embauchés.” Il leur dit : “Allez à ma vigne, vous aussi.” Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : “Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.” Ceux qui avaient commencé à cinq heures s’avancèrent et reçurent chacun une pièce d’un denier. Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d’un denier. En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine : “Ceux-là, les derniers venus, n’ont fait qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons enduré le poids du jour et la chaleur !” Mais le maître répondit à l’un d’entre eux : “Mon ami, je ne suis pas injuste envers toi. N’as-tu pas été d’accord avec moi pour un denier ? Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner au dernier venu autant qu’à toi : n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mes biens ? Ou alors ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ?” C’est ainsi que les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. »

 

Matthieu 20, 1-16

 

 

Qu’est-ce qu’un juste salaire ? Que cela représente-t-il ? Aux yeux du monde, notamment les associations de travailleurs, c’est que chacun reçoive une rémunération proportionnelle aux efforts consentis. Aux yeux du maître du domaine de la parabole, image du Père céleste qui est Amour, c’est que chacun reçoive ce qui lui est nécessaire pour vivre sans égard au temps travaillé. N’y a-t-il pas là apparence d’injustice ? Si l’on y réfléchit bien, le plus grand mérite des ouvriers de la première heure ne repose-t-il pas uniquement sur le fait d’avoir été trouvés en premier par le maître du domaine ? À plus forte raison cela vaut-il pour le Royaume céleste dont l’accès nous est offert sans aucun mérite de notre part, la seule exigence étant d’être revêtu du vêtement de noces de l’amour. Considérerions-nous que nous méritons d’y accéder plus que d’autres que nous faisons outrage au Père céleste qui nous l’offre en cadeau, fruit du sacrifice de son Fils sur la croix, risquant de nous en disqualifier de ce fait et de nous faire dire aussi : Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner au dernier venu autant qu’à toi : n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mes biens ? Ou alors ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ?

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

                                                                                                                                                     

Je considère la faveur incommensurable que le Seigneur me fait en m’offrant gracieusement, par pur amour, l’opportunité de vivre en sa compagnie pour l’éternité. Parce que je suis infiniment aimé, j’aime à mon tour et je souhaite ne pas jouir seul d’un si grand privilège, me réjouissant que le plus grand nombre, sans mérite de sa part également, puisse profiter de cette générosité infinie.

 

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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 02:32

 

En ce temps-là, comme une grande foule se rassemblait, et que de chaque ville on venait vers Jésus, il dit dans une parabole : « Le semeur sortit pour semer la semence, et comme il semait, il en tomba au bord du chemin. Les passants la piétinèrent, et les oiseaux du ciel mangèrent tout. Il en tomba aussi dans les pierres, elle poussa et elle sécha parce qu’elle n’avait pas d’humidité. Il en tomba aussi au milieu des ronces, et les ronces, en poussant avec elle, l’étouffèrent. Il en tomba enfin dans la bonne terre, elle poussa et elle donna du fruit au centuple. » Disant cela, il éleva la voix : « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! » Ses disciples lui demandaient ce que signifiait cette parabole. Il leur déclara : « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume de Dieu, mais les autres n’ont que les paraboles. Ainsi, comme il est écrit : ‘Ils regardent sans regarder, ils entendent sans comprendre.’ Voici ce que signifie la parabole. La semence, c’est la parole de Dieu. Il y a ceux qui sont au bord du chemin : ceux-là ont entendu ; puis le diable survient et il enlève de leur cœur la Parole, pour les empêcher de croire et d’être sauvés. Il y a ceux qui sont dans les pierres : lorsqu’ils entendent, ils accueillent la Parole avec joie ; mais ils n’ont pas de racines, ils croient pour un moment et, au moment de l’épreuve, ils abandonnent. Ce qui est tombé dans les ronces, ce sont les gens qui ont entendu, mais qui sont étouffés, chemin faisant, par les soucis, la richesse et les plaisirs de la vie, et ne parviennent pas à maturité. Et ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont les gens qui ont entendu la Parole dans un cœur bon et généreux, qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance. »

 

Luc 8, 4-15

 

 

Tout se joue au plus intime de nous-mêmes, au niveau du cœur. La parole de Dieu qui tombe au bord du chemin c’est celle qui tombe dans les oreilles de ceux dont le cœur s’est endurci et est devenu de pierre, le message d’amour qu’elle véhicule ne trouvant d’endroit où s’enraciner tellement la notion même d’amour leur est étrangère. Ces personnes entretiennent des relations de pouvoir avec leurs semblables et mettent leur confiance dans les outils qui peuvent leur en procurer : connaissance, argent, biens matériels… Ceux qui croient pour un moment et abandonnent au moment de l’épreuve, sont ceux dont le cœur est ouvert à l’amour tant qu’il ne leur en coûte rien ! Leur amour est un amour superficiel de sentimentalité. Lorsqu’ils se retrouvent temporairement en position où ils doivent donner plus qu’ils ne reçoivent, ils abandonnent. Le cas des suivants est plus tragique encore. Alors qu’ils étaient dans la bonne voie, potentiellement en  raison d’avoir eu l’opportunité d’êtres élevés dans une cellule familiale aimante, ils ont laissé leur cœur être envahi par ce qui n’est pas l’Amour, les soucis, la richesse et les plaisirs de la vie, et l’ont malencontreusement laissé se détourner ce qui devrait être son unique objectif : aimer. Enfin, il y a la bonne terre, les cœurs bons et généreux, non seulement les cœurs bons mais qui sont également généreux à savoir qu’ils donnent sans compter, sans mesurer. À ces deux qualificatifs Jésus ajoute la persévérance, car l’amour véritable a cette caractéristique de résister à l’épreuve du temps. Il continue à aimer même lorsqu’il ne reçoit pas un accueil favorable, il pardonne. Ceux qui ont un cœur bon, généreux et persévèrent à aimer en dépit de vents contraires, ceux-là portent du fruit, le fruit recherché par Dieu de l’amour.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

                                                                                                                                                     

Je demande au Seigneur de m’apprendre à aimer, à aimer en vérité, plus que moi-même. Je m’entraîne à aimer : je partage, j’écoute les autres, je compatis avec eux, je donne de mon temps et de l’argent et, surtout, je pardonne. Je prends conscience qu’Amour et non-amour ne peuvent cohabiter au sein d’un même cœur.

 

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21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 02:45

 

Bien-aimé, voilà ce que tu dois enseigner et recommander. Si quelqu’un donne un enseignement différent, et n’en vient pas aux paroles solides, celles de notre Seigneur Jésus Christ, et à l’enseignement qui est en accord avec la piété, un tel homme est aveuglé par l’orgueil, il ne sait rien, c’est un malade de la discussion et des querelles de mots. De tout cela, il ne sort que jalousie, rivalité, blasphèmes, soupçons malveillants, disputes interminables de gens à l’intelligence corrompue, qui sont coupés de la vérité et ne voient dans la religion qu’une source de profit. Certes, il y a un grand profit dans la religion si l’on se contente de ce que l’on a. De même que nous n’avons rien apporté dans ce monde, nous n’en pourrons rien emporter. Si nous avons de quoi manger et nous habiller, sachons nous en contenter. Ceux qui veulent s’enrichir tombent dans le piège de la tentation, dans une foule de convoitises absurdes et dangereuses, qui plongent les gens dans la ruine et la perdition. Car la racine de tous les maux, c’est l’amour de l’argent. Pour s’y être attachés, certains se sont égarés loin de la foi et se sont infligé à eux-mêmes des tourments sans nombre. Mais toi, homme de Dieu, fuis tout cela ; recherche la justice, la piété, la foi, la charité, la persévérance et la douceur. Mène le bon combat, celui de la foi, empare-toi de la vie éternelle ! C’est à elle que tu as été appelé, c’est pour elle que tu as prononcé ta belle profession de foi devant de nombreux témoins.

 

Lettre de Paul apôtre à Timothée 6, 2-12

 

 

La racine de tous les maux, c’est l’amour de l’argent. En quelques mots, l’apôtre Paul diagnostique l’origine des problèmes du monde contemporain, un monde qui a fait de l’économie et de l’enrichissement individuel son mantra. L’apôtre explique : ceux qui veulent s’enrichir tombent dans le piège de la tentation, dans une foule de convoitises absurdes et dangereuses, qui plongent les gens dans la ruine et la perdition. Le plus grand méfait de l’amour de l’argent est qu’il détourne de l’amour véritable : celui de Dieu et du prochain. Paul propose comme antidote la tempérance : Si nous avons de quoi manger et nous habiller, sachons nous en contenter, une tempérance dont notre environnement aurait grandement besoin ! C’est à l’Amour véritable que nous sommes appelés et il n’y a qu’en Lui que nous puissions trouver le bonheur, sa contrefaçon monétaire nous en détournant pour notre malheur et notre perte : pour s’y être attachés, certains se sont égarés loin de la foi et se sont infligé à eux-mêmes des tourments sans nombre.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

À contre-courant des valeurs véhiculées par le monde contemporain, je fais de l’Amour mon unique préoccupation. Je partage. Je mets un frein aux désirs qui me sont proposés.

 

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20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 04:31

 

Frères, moi qui suis en prison à cause du Seigneur, je vous exhorte à vous conduire d’une manière digne de votre vocation : ayez beaucoup d’humilité, de douceur et de patience, supportez-vous les uns les autres avec amour ; ayez soin de garder l’unité dans l’Esprit par le lien de la paix. Comme votre vocation vous a tous appelés à une seule espérance, de même il y a un seul Corps et un seul Esprit. Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, au-dessus de tous, par tous, et en tous. À chacun d’entre nous, la grâce a été donnée selon la mesure du don fait par le Christ. Et les ‘dons qu’il a faits’, ce sont les Apôtres, et aussi les prophètes, les évangélisateurs, les pasteurs et ceux qui enseignent. De cette manière, les fidèles sont organisés pour que les tâches du ministère soient accomplies et que se construise le corps du Christ, jusqu’à ce que nous parvenions tous ensemble à l’unité dans la foi et la pleine connaissance du Fils de Dieu, à l’état de l’Homme parfait, à la stature du Christ dans sa plénitude.  

 

Lettre de Paul apôtre aux Éphésiens 4,1-7.11-13

 

 

L’Esprit Saint, l’Esprit d’Amour, est agent efficace d’unité et de paix dans l’Église et dans le monde. Quand s’agite le spectre de la zizanie et de la guerre, n’hésitons pas à recourir à lui par la prière pour qu’Il dénoue les impasses dans lesquelles cherche à nous enfermer le péché. Mieux encore, devenons nous-mêmes des ferments de paix en nous laissant agir par Lui. La paix et l’amour dont elle découle, commencent au niveau individuel, familial. Si ce sont les dirigeants des nations qui déclenchent les guerres, celles-ci surviennent lorsqu’une part importante de la population sous leur autorité a endurci son cœur, sans quoi ils ne trouveraient pas le support nécessaire à cette manifestation suprême du péché collectif. L’antidote aux guerres ne réside pas, comme certains aimeraient nous le laisser croire, dans l’équilibre de la terreur, la possession d’armes qualifiées de dissuasives, mais dans la conversion des cœurs.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je demande quotidiennement à l’Esprit Saint de transformer mon cœur et de le rendre plus apte à aimer, à accueillir l’amour qu’il souhaite y déverser pour ensuite le répandre autour de moi. Je prie également l’Esprit pour qu’il fasse de même au niveau collectif et qu’ainsi nous évitions les guerres et leurs conséquences catastrophiques.

 

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19 septembre 2017 2 19 /09 /septembre /2017 01:55

 

En ce temps-là, Jésus disait à la foule : « À qui donc vais-je comparer les gens de cette génération ? À qui ressemblent-ils ? Ils ressemblent à des gamins assis sur la place, qui s’interpellent en disant : “Nous vous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé. Nous avons chanté des lamentations, et vous n’avez pas pleuré.” Jean le Baptiste est venu, en effet ; il ne mange pas de pain, il ne boit pas de vin, et vous dites : “C’est un possédé !” Le Fils de l’homme est venu ; il mange et il boit, et vous dites : “Voilà un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs.” Mais, par tous ses enfants, la sagesse de Dieu a été reconnue juste. »  

 

Luc 7, 31-35.

 

 

Inlassablement et de moult façons Dieu nous appelle à tourner notre cœur vers Lui, vers l’Amour : « Voici, je me tiens à la porte et je frappe; si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui pour souper, moi près de lui et lui près de moi » (Ap 3, 20). Si nous demeurons sourds à ses appels incessants, le problème ne vient pas de Lui mais de nous, de ce que le péché a endurci nos cœurs les rendant graduellement imperméables à l’Amour et à ses sollicitations. La foi et l’amour qui lui est conséquent ne reposant pas sur des certitudes, il est facile de justifier notre refus d’adhérer au Seigneur, d’accueillir son plan d’amour sur nous : Jean le Baptiste est venu, en effet ; il ne mange pas de pain, il ne boit pas de vin, et vous dites : “C’est un possédé !” Le Fils de l’homme est venu ; il mange et il boit, et vous dites : “Voilà un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs.” À l’inverse, tout parle de Dieu à ceux qui adhèrent par amour à Lui et se font ses enfants : par tous ses enfants, la sagesse de Dieu a été reconnue juste.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je demande à l’Esprit Saint d’ouvrir mon cœur aux manifestations de l’amour de Dieu dans ma vie et dans le monde.

 

 

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18 septembre 2017 1 18 /09 /septembre /2017 05:42

 

Bien-aimé, j’encourage, avant tout, à faire des demandes, des prières, des intercessions et des actions de grâce pour tous les hommes, pour les chefs d’État et tous ceux qui exercent l’autorité, afin que nous puissions mener notre vie dans la tranquillité et le calme, en toute piété et dignité. Cette prière est bonne et agréable à Dieu notre Sauveur, car il veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la pleine connaissance de la vérité. En effet, il n’y a qu’un seul Dieu ; il n’y a aussi qu’un seul médiateur entre Dieu et les hommes : un homme, le Christ Jésus, qui s’est donné lui-même en rançon pour tous. Aux temps fixés, il a rendu ce témoignage, pour lequel j’ai reçu la charge de messager et d’apôtre – je dis vrai, je ne mens pas – moi qui enseigne aux nations la foi et la vérité. Je voudrais donc qu’en tout lieu les hommes prient en élevant les mains, saintement, sans colère ni dispute.

 

Première lettre de Paul à Timothée 2,1-8.

 

 

Combien y a-t-il de personnes, de nos jours, qui prient, intercèdent et rendent grâce pour tous les hommes, pour les chefs d’État et tous ceux qui exercent l’autorité ? Trop peu malheureusement ! Réfléchissons y bien. Le Dieu qui a promis à Abraham qu’il épargnerait une ville entière pour seulement dix justes, resterait-il impassible, si par milliers, voire millions, nous intercédions en faveur des hommes politiques et ceux qui exercent l’autorité afin qu’ils le fassent dans l’intérêt du bien commun et le respect des préceptes divins, l’un n’allant pas sans l’autre ? La dégradation de l’environnement, entre autres choses, constitue une conséquence du péché, notamment celui d’orgueil qui pousse à la consommation ostentatoire et celui d’égoïsme qui empêche de considérer les conséquences de nos actes sur les autres. L’apôtre Paul le dit avec justesse dans sa lettre aux Romains : « la création en attente aspire à la révélation des fils de Dieu: si elle fut assujettie à la vanité, -- non qu'elle l'eût voulu, mais à cause de celui qui l'y a soumise, -- c'est avec l'espérance d'être elle aussi libérée de la servitude de la corruption pour entrer dans la liberté de la gloire des enfants de Dieu » (Rm 8, 19-21). La révélation des fils de Dieu se réalise par la prière d’intercession, mieux encore par la prière communautaire d’intercession, Jésus ayant promis « Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d'eux » (Mt 18, 20)

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je prie quotidiennement en faveur de ceux qui exercent l’autorité, notamment les hommes politiques, pour qu’ils exercent le pouvoir qui leur a été confié non pour leur intérêt propre mais pour le bien commun, créant ainsi un environnement propice non seulement au maintien de la qualité de vie mais aussi à l’épanouissement spirituel des personnes sous leur charge.

 

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16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 03:37

 

Rancune et colère, voilà des choses abominables où le pécheur est passé maître. Celui qui se venge éprouvera la vengeance du Seigneur ; celui-ci tiendra un compte rigoureux de ses péchés. Pardonne à ton prochain le tort qu’il t’a fait ; alors, à ta prière, tes péchés seront remis. Si un homme nourrit de la colère contre un autre homme, comment peut-il demander à Dieu la guérison ? S’il n’a pas de pitié pour un homme, son semblable, comment peut-il supplier pour ses péchés à lui ? Lui qui est un pauvre mortel, il garde rancune ; qui donc lui pardonnera ses péchés ? Pense à ton sort final et renonce à toute haine, pense à ton déclin et à ta mort, et demeure fidèle aux commandements. Pense aux commandements et ne garde pas de rancune envers le prochain, pense à l’Alliance du Très-Haut et sois indulgent pour qui ne sait pas.

 

Livre de l'Ecclésiastique 27,30; 28,1-7.

 

En ce temps-là, Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? »  Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois. Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent). Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.” Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette. Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : “Rembourse ta dette !” Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai.” Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait. Ses compagnons, voyant cela, furent profondément attristés et allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé. Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : “Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié. Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?” Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait. C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. »

 

Matthieu 18, 21-35

 

 

Quand Jésus parle du devoir de réciprocité dans l’amour, que ce soit dans le « pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés » (Lc 11, 4) du Notre Père ou dans la parabole ci-haut qui l’illustre, il se situe en ligne directe avec la révélation que Dieu avait faite de Lui-même et de sa Volonté dans l’Ancien Testament. Comme il l’a dit lui-même : « N'allez pas croire que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes: je ne suis pas venu abolir, mais accomplir » (Mt 5, 17).

 

Il y a quand même une nouveauté dans l’enseignement de Jésus. Selon la perception de l’auteur du livre de l’Ecclésiastique, le pardon accordé au prochain nous dispose à recevoir le pardon de Dieu : « Pardonne à ton prochain le tort qu’il t’a fait ; alors, à ta prière, tes péchés seront remis. » Jésus nous a appris que c’est son Père qui prend l’initiative : Il pardonne le premier, Il nous a aimés le premier. Jésus a par ailleurs donné sa vie pour nous sur la croix afin de nous obtenir par avance ce pardon. Le devoir de réciprocité dans l’amour vient donc de ce que le Père céleste, le premier nous a aimés et pardonnés. Quand nous aimons et pardonnons, quand nous cheminons dans la voie de la perfection de l’amour à laquelle nous sommes appelés, « Vous donc, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait. » (Mt 5, 48), nous ne faisons que rendre, et encore de façon imparfaite, amour pour Amour.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Lorsqu’il m’apparaît difficile de pardonner parce que j’ai été profondément blessé ou en raison de la répétitivité des fautes commises à mon égard, je me remémore que Dieu, le premier, m’a pardonné mieux et plus que je ne saurai jamais le faire. Si, malgré tout, j’éprouve toujours de la difficulté à pardonner à mon frère ou à ma sœur, je demande au Seigneur, dans le sacrement de Réconciliation, de venir pardonner en moi ce qu’il m’apparaît difficile pour ne pas dire impossible à pardonner à mon prochain.

 

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Published by navyroc - dans Parole du jour
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