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23 juillet 2016 6 23 /07 /juillet /2016 06:03

 

 

Vas-tu vraiment faire périr le juste avec le coupable ?

 

En ces jours-là, les trois visiteurs d’Abraham allaient partir pour Sodome. Alors le Seigneur dit : « Comme elle est grande, la clameur au sujet de Sodome et de Gomorrhe ! Et leur faute, comme elle est lourde ! Je veux descendre pour voir si leur conduite correspond à la clameur venue jusqu’à moi. Si c’est faux, je le reconnaîtrai. » Les hommes se dirigèrent vers Sodome, tandis qu’Abraham demeurait devant le Seigneur. Abraham s’approcha et dit : « Vas-tu vraiment faire périr le juste avec le coupable ? Peut-être y a-t-il cinquante justes dans la ville. Vas-tu vraiment les faire périr ? Ne pardonneras-tu pas à toute la ville à cause des cinquante justes qui s’y trouvent ? Loin de toi de faire une chose pareille ! Faire mourir le juste avec le coupable, traiter le juste de la même manière que le coupable, loin de toi d’agir ainsi ! Celui qui juge toute la terre n’agirait-il pas selon le droit ? » Le Seigneur déclara : « Si je trouve cinquante justes dans Sodome, à cause d’eux je pardonnerai à toute la ville. » Abraham répondit : « J’ose encore parler à mon Seigneur, moi qui suis poussière et cendre. Peut-être, sur les cinquante justes, en manquera-t-il cinq : pour ces cinq-là, vas-tu détruire toute la ville ? » Il déclara : « Non, je ne la détruirai pas, si j’en trouve quarante-cinq. » Abraham insista : « Peut-être s’en trouvera-t-il seulement quarante ? » Le Seigneur déclara : « Pour quarante, je ne le ferai pas. » Abraham dit : « Que mon Seigneur ne se mette pas en colère, si j’ose parler encore. Peut-être s’en trouvera-t-il seulement trente ? » Il déclara : « Si j’en trouve trente, je ne le ferai pas. » Abraham dit alors : « J’ose encore parler à mon Seigneur. Peut-être s’en trouvera-t-il seulement vingt ? » Il déclara : « Pour vingt, je ne détruirai pas. » Il dit : « Que mon Seigneur ne se mette pas en colère : je ne parlerai plus qu’une fois. Peut-être s’en trouvera-t-il seulement dix ? » Et le Seigneur déclara : « Pour dix, je ne détruirai pas. »

                                                      
Livre de la Genèse 18,20-32.

 

 

L’ami de Dieu ne condamne pas ceux qui, dans l’usage légitime bien qu’inapproprié de leur liberté, rejettent le Seigneur et ses préceptes. Au contraire ! Il intercède en leur faveur comme Abraham et Moïse après lui (Exode 32, 10-14). À plus forte raison, le Fils a multiplié les gestes et paroles de miséricorde : « Je ne te condamne pas. Va, désormais ne pèche plus » (Jn 8, 11), et ce jusqu’à la toute fin : « Père, pardonne-leur: ils ne savent ce qu'ils font » (Lc 23, 33). Plus encore, Jésus réprimanda les disciples Jacques et Jean qui avaient proposé de faire descendre un feu du ciel pour consumer un village de Samaritains qui avaient refusé de le recevoir ainsi que ses proches (Lc 9, 52-55).

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

À la suite d’Abraham, Moïse et de Jésus (qu’ils préfiguraient), je ne condamne pas mais j’intercède en faveur de ceux qui se sont détournés du Père, manifestant du coup son amour infini pour nous, sa miséricorde, cette même miséricorde que je réclame pour moi.

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 04:09

 

 

Par la Loi, je suis mort à la Loi afin de vivre pour Dieu

 

Frères, par la Loi, je suis mort à la Loi afin de vivre pour Dieu ; avec le Christ, je suis crucifié. Je vis, mais ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi. Ce que je vis aujourd’hui dans la chair, je le vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et s’est livré lui-même pour moi.

                                                      
Lettre de Paul Apôtre aux Galates 2,19-20

 

 

Pour les chrétiens il y a deux Lois : une Ancienne et une Nouvelle. Toutes deux visent à l’amour, l’amour de Dieu et du prochain. L’ancienne est extérieure, gravée dans la pierre ou consignée dans les textes sacrés de l’Ancien Testament, et prescrit un code de conduite, donne les exigences minimales de l’amour de Dieu et du prochain. La Nouvelle surpasse l’Ancienne car intérieure, gravée dans nos cœurs par l’Esprit Saint, l’Esprit de Jésus, Esprit qui nous incite au don généreux, sans limite, de notre personne par amour. Avec le Christ, je suis crucifié. L’amour selon l’Esprit est crucifiant car il requiert le renoncement constant à soi-même en faveur des autres et de Dieu. Je vis, mais ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi. L’Esprit Saint nous configure à Jésus, Fils du Père, qui a revêtu la chair pour nous indiquer la volonté d’amour du Père et nous servir de modèle par sa vie sur la manière de nous y conformer.

 

Ce que je vis aujourd’hui dans la chair, je le vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et s’est livré lui-même pour moi. Ce qui nous rend capables de dépasser nos limites, les tendances égoïstes de la chair, c’est la conscience d’être été aimés les premiers par Dieu, en dépit de nos faiblesses et infidélités : la preuve que Dieu nous aime, c'est que le Christ, alors que nous étions encore pécheurs, est mort pour nous (Rm 5, 8). Quoi que nous fassions, nous n’ajoutons pas à Dieu, nous ne faisons que lui rendre, et encore de manière partielle, ce que Lui-même nous a donné dans son infinie générosité ; nous rendons amour pour Amour.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

J’écoute la voix de l’Esprit de Jésus qui m’invite à aimer comme Dieu m’aime : sans limite. Je considère certes les prescriptions de la Loi Ancienne qui énonce les exigences minimales de l’amour attendu de moi mais surtout je garde mon cœur ouvert aux événements qui m’interpellent à manifester l’Amour à un monde qui souffre cruellement du manque d’amour. 

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21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 05:46

 

 

La nuit, j’ai cherché ce que mon âme désire

 

Paroles de la bien-aimée. Sur mon lit, la nuit, j’ai cherché ce que mon âme désire ; je l’ai cherché ; je ne l’ai pas trouvé. Oui, je me lèverai, je tournerai dans la ville, par les rues et les places : je chercherai ce que mon âme désire ; je l’ai cherché ; je ne l’ai pas trouvé. Ils m’ont trouvée, les gardes, eux qui tournent dans la ville : « Ce que mon âme désire, l’auriez-vous vu ? » À peine les avais-je dépassés, j’ai trouvé ce que mon âme désire : je l’ai saisi et ne le lâcherai pas.

                                                      
Cantique des cantiques 3,1-4

 

 

Le désir de l’âme, c’est Dieu. La nuit, j’ai cherché. Cette recherche de Dieu se fait dans l’obscurité de la foi. Je l’ai cherché ; je ne l’ai pas trouvé Ce désir ne peut être pleinement satisfait en cette vie car comme Dieu l’a dit à Moïse : « tu ne peux pas voir ma face, car l'homme ne peut me voir et vivre » (Ex 33, 20). Pourquoi en est-il ainsi ? Dieu veut notre amour. Le verrions-nous que nous n’aurions d’autre choix de nous incliner devant sa majesté et nous ne pourrions plus parler d’amour mais de soumission.

 

Oui, je me lèverai, je tournerai dans la ville, par les rues et les places : je chercherai ce que mon âme désire ; je l’ai cherché ; je ne l’ai pas trouvé. La recherche de l’âme est d’autant plus infructueuse qu’elle tente de trouver satisfaction dans le matériel. « Ce que mon âme désire, l’auriez-vous vu ? » Les autres, ceux qui vivent une vie d’intimité avec Dieu, peuvent nous donner des indices sur la route à emprunter pour cheminer vers Lui, mais l’itinéraire à suivre est unique à chacun car nous sommes tous différents les uns des autres et le Seigneur, dans son amour, respecte notre différence. Aussi, ne devons-nous pas chercher à plagier les autres mais chercher notre propre voie, la volonté de Dieu pour nous, là où nous sommes, avec notre identité propre. À peine les avais-je dépassés, j’ai trouvé ce que mon âme désire : je l’ai saisi et ne le lâcherai pas. Obtenons-nous quelque succès dans notre quête, que nous devons prendre garde de ne pas revenir en arrière en nous abstenant de pécher, le péché nous éloignant du Dieu saint.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je cherche Dieu sans relâche. Je le cherche en aimant les autres comme Jésus nous l’a enseigné : « Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera et nous viendrons vers lui et nous nous ferons une demeure chez lui » (Jn 14, 23). 

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20 juillet 2016 3 20 /07 /juillet /2016 05:30

 

 

Pourquoi leur parles-tu en paraboles ?

 

En ce temps-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? » Il leur répondit : « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume des Cieux, mais ce n’est pas donné à ceux-là. À celui qui a, on donnera, et il sera dans l’abondance ; à celui qui n’a pas, on enlèvera même ce qu’il a. Si je leur parle en paraboles, c’est parce qu’ils regardent sans regarder, et qu’ils écoutent sans écouter ni comprendre. Ainsi s’accomplit pour eux la prophétie d’Isaïe : “Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas. Le cœur de ce peuple s’est alourdi : ils sont devenus durs d’oreille, ils se sont bouché les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n’entendent, que leur cœur ne comprenne, qu’ils ne se convertissent, – et moi, je les guérirai.” Mais vous, heureux vos yeux puisqu’ils voient, et vos oreilles puisqu’elles entendent ! Amen, je vous le dis : beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. »

                                                      
Matthieu 13, 10-17

 

 

À la base, il y a certes la délicatesse de l’Amour : « Il ne brisera pas le roseau froissé, il n'éteindra pas la mèche qui fume encore » (Mt 12, 20).  Si Jésus parlait ouvertement et reprochait directement à ses auditeurs leur mauvaise conduite, ces derniers risqueraient de se refermer comme des huîtres en présence d’un danger. L’analogie avait d’ailleurs été déjà inspirée, avec succès, au prophète Natân pour faire réaliser au roi David son inconduite (2 S 12, 1-14).

 

Il y a aussi dans les paraboles un grand respect de la liberté des auditeurs, respect et liberté étant des conditions essentielles de l’amour. Les paraboles ne sont pas contraignantes, chacun ayant l’opportunité de les interpréter selon sa perspective et même de n’y point prêter attention et de les considérer comme des histoires sans intérêt si les valeurs qu’elles véhiculent s’opposent trop violemment aux siennes. Ainsi s’accomplit pour la prophétie d’Isaïe : “Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas. Inversement, à ceux qui se laissent interpeller par le message profond d’historiettes apparemment simples, Jésus dit : « Mais vous, heureux vos yeux puisqu’ils voient, et vos oreilles puisqu’elles entendent ! ».

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je demande au Seigneur des yeux pour voir, des oreilles pour entendre, ce Dieu qui, dans son amour infini respecte hautement ma liberté de L’accueillir ou non et se présente à moi à travers les autres, les signes et les événements. Je demande l’assistance de son Esprit pour y voir clair et m’aider à discerner sa Présence et sa volonté d’amour.

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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 05:18

 

 

Voici que le semeur sortit pour semer

 

Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison, et il était assis au bord de la mer. Auprès de lui se rassemblèrent des foules si grandes qu’il monta dans une barque où il s’assit ; toute la foule se tenait sur le rivage. Il leur dit beaucoup de choses en paraboles : « Voici que le semeur sortit pour semer. Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger. D’autres sont tombés sur le sol pierreux, où ils n’avaient pas beaucoup de terre ; ils ont levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde. Le soleil s’étant levé, ils ont brûlé et, faute de racines, ils ont séché. D’autres sont tombés dans les ronces ; les ronces ont poussé et les ont étouffés. D’autres sont tombés dans la bonne terre, et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »

                                                      
Matthieu 13, 1-9

 

 

Ce semeur c’est Jésus. Il est sorti d’auprès du Père et a revêtu la chair pour répandre dans nos cœurs l’Amour. Il sème à tout vent, largement. Certains pourraient dénoncer le gaspillage de répandre de la semence même aux endroits hostiles à la culture, mais pour Dieu tout est possible (Mt 19, 26). Aussi, le Seigneur répand-il son amour dans tous les cœurs qui ont l’opportunité de l’accueillir ou non, sans égards à leurs prédispositions. Il est certes plus difficile pour les cœurs endurcis d’accueillir l’Amour de Dieu et viennent-ils à le faire que le risque est grand que faute de racines, d’une connaissance suffisante de Dieu et de sa volonté ou encore d’une habitude à redistribuer les dons divins en conformité avec l’intention du Donateur, cet amour se dessèche. Mais le Seigneur n’en donne pas moins chance égale à tous. Il espère toujours un revirement, une conversion. Quand j’étais enfant, un voisin nous avait donné  de petites pousses de lierre décoratif que nous avions planté près du solage de notre maison. Avant que celles-ci n’aient eu le temps de prospérer, mes parents ont fait recouvrir l’entrée et les pousses de lierre d’une couche d’asphalte. Je ne pensais jamais revoir ces lierres. Pourtant, deux ans plus tard, ils ont fini par percer l’asphalte et ont éventuellement égayé tout le côté de la maison de leur feuillage. Si la végétation peut vaincre les conditions les plus adverses, à plus forte raison l’amour de Dieu répandu dans nos cœurs par le Saint Esprit (Rm 5, 5), l’Esprit de Jésus qui a pris la relève du semeur après qu’il soit retourné vers le Père.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je m’efforce d’accueillir et de redistribuer que l’amour que Dieu répand dans mon cœur par son Esprit Saint. À son exemple, je sème largement, m’efforçant d’aimer tous et chacun, avec la confiance que l’Esprit fera fructifier mes efforts et croître l’Amour dans les cœurs même les moins bien disposés à l’accueillir.

 

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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 03:48

 

 

Celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux…

 

En ce temps-là, comme Jésus parlait encore aux foules, voici que sa mère et ses frères se tenaient au-dehors, cherchant à lui parler. Quelqu’un lui dit : « Ta mère et tes frères sont là, dehors, qui cherchent à te parler. » Jésus lui répondit : « Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? » Puis, étendant la main vers ses disciples, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Car celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »

                                                      
Matthieu 12, 46-50

 

 

Celui qui fait la volonté du Père céleste est apparenté à Jésus. Rien d’étonnant à cela ! Jésus, notre modèle, ne s’est-il pas défini comme : « je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé » (Jn 6, 38) ? Cette divine volonté, nous le savons, c’est l’amour de Dieu et du prochain. Quant à la manière d’aimer, elle est consignée dans les textes sacrés, la Parole de Dieu : « Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera et nous viendrons vers lui et nous nous ferons une demeure chez lui » (Jn 14, 23). Une manière infaillible de renoncer à sa volonté propre en faveur de celle du Père céleste est de tout accueillir comme venant de Lui : événements favorables comme circonstances adverses, santé et maladie, personnes bienveillantes comme hostiles… considérer tout ce qui nous arrive comme un moyen de transformer les choses les plus banales de la vie courante en opportunité de salut pour les autres et nous-mêmes. Nos capacités diminuent-elles en raison de la maladie et / ou de l’âge ? Le temps est alors venu pour nous d’accepter et d’entrer dans l’offrande de la souffrance de se voir diminués pour le salut des autres à l’exemple de l’apôtre Paul : « je trouve ma joie dans les souffrances que j'endure pour vous, et je complète en ma chair ce qui manque aux épreuves du Christ pour son Corps, qui est l'Église » (Col 1, 24).

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je renonce à ma volonté propre par amour de mon Père céleste. J’entre ainsi dans la famille des enfants du Père,  Jésus devient mon frère par adoption. 

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17 juillet 2016 7 17 /07 /juillet /2016 03:25

 

 

Maître, nous voudrions voir un signe venant de toi

 

En ce temps-là, quelques-uns des scribes et des pharisiens lui adressèrent la parole : « Maître, nous voudrions voir un signe venant de toi. » Il leur répondit : « Cette génération mauvaise et adultère réclame un signe, mais, en fait de signe, il ne lui sera donné que le signe du prophète Jonas. En effet, comme Jonas est resté dans le ventre du monstre marin trois jours et trois nuits, le Fils de l’homme restera de même au cœur de la terre trois jours et trois nuits. Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas. Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que cette génération, et elle la condamnera ; en effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. »

                                                      
Matthieu 12, 38-42

 

 

Nous nous retrouvons ici dans la situation inverse de celle où le roi Akhaz a refusé de demander un signe au Seigneur en dépit que ce dernier l’ait pourtant incité à le faire : « Akhaz répondit: " Je n'en demanderai pas et je ne mettrai pas le Seigneur à l'épreuve. " Il dit alors: Écoutez donc, maison de David! Est-ce trop peu pour vous de fatiguer les hommes, que vous fatiguiez aussi mon Dieu ? Aussi bien le Seigneur vous donnera-t-il lui-même un signe: Voici que la jeune femme est enceinte et enfante un fils et elle lui donnera le nom d'Emmanuel »  (Is 7, 12-14). En raison de sa foi, il se fait promettre le plus grand signe qui soit, l’Emmanuel, « Dieu avec-nous »  (Mt 1, 23), Dieu fait homme, Jésus, le Christ. Quant à ceux qui, dans leur incroyance, demandent un signe, le Seigneur promet ce que nous pourrions qualifier de « contre-signe » : la mort de la chair épousée par le Fils de l’homme, une mort dans laquelle un centurion, pourtant païen, reconnaîtra : « Vraiment cet homme était fils de Dieu! » (Mt 15, 39). Quant à l’autorité religieuse qui se refuse à croire en Jésus et demande un signe, elle persévérera dans son incroyance, même lorsque surviendra le signe de la résurrection, mettant tout en œuvre pour étouffer l’affaire : « ils donnèrent aux soldats une forte somme d'argent, avec cette consigne: "Vous direz ceci: Ses disciples sont venus de nuit et l'ont dérobé tandis que nous dormions. » (Mt 28, 12-13).

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je ne demande pas de signe au Seigneur car il y a de bonnes chances que mon incrédulité me pousse à trouver des excuses pour ne pas reconnaître le signe donné, ce qui ne ferait qu’accroître ma responsabilité. J’imite plutôt les apôtres et demande dans ma prière : « Seigneur, augmente notre foi » (Lc 17, 5) ou encore le père du fils à l’esprit muet : « Je crois ! Viens au secours de mon incroyance » (Mc 9, 24). 

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16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 05:21

 

 

Tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses

 

En ce temps-là, Jésus entra dans un village. Une femme nommée Marthe le reçut. Elle avait une sœur appelée Marie qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Quant à Marthe, elle était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ? Dis-lui donc de m’aider. » Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée.

                                                      
Luc 10, 38-42

 

 

Quant à Marthe, elle était accaparée par les multiples occupations du service. Nous pouvons nous reconnaître en Marthe : nous sommes « pris » par les occupations. Les activités, de moyens qu’elles devraient être, deviennent une fin en elle-même et nous perdons de vue l’essentiel. Une seule chose est nécessaire. Cette chose est l’amour de Dieu et du prochain. Certes, l’amour s’exprime dans l’activité. Nous pouvons paraphraser l’apôtre Jacques en remplaçant le mot foi par amour, la foi étant foi en l’Amour : « Montre-moi ton amour (ta foi) sans les œuvres; moi, c'est par les œuvres que je te montrerai mon amour (ma foi) » (Jc 2, 18). Mais l’activité ne constitue qu’un moyen de manifester notre amour, l’essentiel demeurant d’être présence à l’être chéri. Ceux qui prennent une pause, mettent de côté leurs préoccupations pour s’intéresser aux autres, partager leurs joies et leurs peines, les écouter, ceux-là aiment à coup sûr ! Telle est la meilleure part, celle choisie par Marie. Si le service nous pèse, il y a là un indice que nous avons peut-être détourné notre attention de l’essentiel et que notre amour n’est plus l’unique mobile de notre affairement.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je ne me soucie que d’une chose : l’amour, un amour qui est d’abord et avant tout présence à Dieu et aux autres. Un amour qui est silence, faire taire le moi, sortir de moi pour me mettre dans la peau de l’autre, pour le comprendre, pour compatir avec lui, pour l’excuser, pour le pardonner… 

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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 04:50

 

 

Voici mon serviteur que j’ai choisi

 

En ce temps-là, une fois sortis de la synagogue, les pharisiens se réunirent en conseil contre Jésus pour voir comment le faire périr. Jésus, l’ayant appris, se retira de là ; beaucoup de gens le suivirent, et il les guérit tous. Mais il leur défendit vivement de parler de lui. Ainsi devait s’accomplir la parole prononcée par le prophète Isaïe : “Voici mon serviteur que j’ai choisi, mon bien-aimé en qui je trouve mon bonheur. Je ferai reposer sur lui mon Esprit, aux nations il fera connaître le jugement. Il ne cherchera pas querelle, il ne criera pas, on n’entendra pas sa voix sur les places publiques. Il n’écrasera pas le roseau froissé, il n’éteindra pas la mèche qui faiblit, jusqu’à ce qu’il ait fait triompher le jugement. Les nations mettront en son nom leur espérance.”

                                                      
Matthieu 12, 14-21

 

 

Ce serviteur du Père c’est en tout premier lieu le Fils, le Christ, notre modèle à nous qui sommes enfants non par nature mais par adoption. Que fait Jésus ? Il ne fait rien pour braquer les projecteurs sur lui : il leur défendit vivement de parler de lui. Il est transparent du Père et de son amour pour nous. L’amour respectant la liberté des êtres aimés, il ne fait rien pour s’imposer : Il ne cherchera pas querelle, il ne criera pas, on n’entendra pas sa voix sur les places publiques. L’amour est patience, il est pardon : Il n’écrasera pas le roseau froissé, il n’éteindra pas la mèche qui faiblit, jusqu’à ce qu’il ait fait triompher le jugement. Ce jugement n’est pas  sentence extérieure mais constat de la mesure dans laquelle nous avons répondu à la mission de notre vocation à l’amour : « alors nous connaîtrons comme nous sommes connus » (1 Co 13, 12), c’est-à-dire aimés.

 

Nous ne devons pas céder à la soif de vengeance et à la haine suite à la multiplication des attentats lâches qui s’attaquent à d’innocentes victimes, mais reconnaître là l’œuvre d’ennemis d’un Dieu qui est Amour en dépit de ce que leurs auteurs prétendent Le servir. Non seulement est-ce un mensonge car ils répandent la haine plutôt que l’amour attendu d’eux, mais encore cherchent-ils à imposer leur vision des choses par la force alors qu’il n’y a pas d’amour possible sans liberté. Les nations mettront en son nom leur espérance. Viens Seigneur Jésus nous délivrer de la spirale du mal dans laquelle nous semblons engagés : avec l’apôtre Paul nous nous adressons à toi avec confiance que « là où le péché s'est multiplié, la grâce a surabondé » (Rm 5, 20).

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

À la suite de Jésus, je m’efforce d’être transparent du Père céleste et de son amour pour nous. Je ne recherche pas la visibilité ni à imposer mon point de vue aux autres. Je respecte la liberté des autres comme le Père respecte la mienne, à savoir infiniment. 

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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 05:47

 

 

Dans toutes nos œuvres, toi-même agis pour nous, Seigneur

 

Il est droit, le chemin du juste ; toi qui es droit, tu aplanis le sentier du juste. Oui, sur le chemin de tes jugements, Seigneur, nous t’espérons. Dire ton nom, faire mémoire de toi, c’est le désir de l’âme. Mon âme, la nuit, te désire, et mon esprit, au fond de moi, te guette dès l’aurore. Quand s’exercent tes jugements sur la terre, les habitants du monde apprennent la justice. Seigneur, tu nous assures la paix : dans toutes nos œuvres, toi-même agis pour nous.  Seigneur, dans la détresse on a recours à toi ; quand tu envoies un châtiment, on s’efforce de le conjurer. Nous étions devant toi, Seigneur, comme la femme enceinte sur le point d’enfanter, qui se tord et crie dans les douleurs. Nous avons conçu, nous avons été dans les douleurs, mais nous n’avons enfanté que du vent : nous n’apportons pas le salut à la terre, nul habitant du monde ne vient à la vie. Tes morts revivront, leurs cadavres se lèveront. Ils se réveilleront, crieront de joie, ceux qui demeurent dans la poussière, car ta rosée, Seigneur, est rosée de lumière, et le pays des ombres redonnera la vie.

                                                      
Livre d'Isaïe 26,7-9.12.16-19

 

 

Dieu fait tout concourir au bien de ceux qui L’aiment (Rm 8, 28). Ainsi pouvons-nous demeurer en paix, ne pas nous tracasser outre mesure à savoir si nous avons pris les bonnes décisions ou posés les bons gestes, le Seigneur fera éventuellement tout tourner à son avantage et au nôtre. Point de regrets chez celui qui mets toute sa confiance en Dieu, si ce n’est ceux passagers des fautes jusqu’à ce qu’elles aient été lavées par la Réconciliation avec le Seigneur. Cela fait partie des moments de détresse où nous avons recours à Lui. Quand tu envoies un châtiment (dans la culture contemporaine, nous employons plutôt les termes situations adverses, vents contraires, car Jésus nous a fait découvrir que Dieu est Amour et n’est pas homme pour faire porter aux autres la douleur de voir ses attentes déçues), on s’efforce de le conjurer. C’est un devoir de combattre le mal, tout mal, celui qui nous afflige et celui des autres. Ce combat, dans une douleur que la Bible compare à celle de  la femme enceinte sur le point d’enfanter (aussi Rm 8, 22),  n’a pas de valeur en termes de résultats, nous n’avons enfanté que du vent : nous n’apportons pas le salut à la terre, mais en ce que le processus  nous transforme en des personnes meilleures qui aiment davantage Dieu et le prochain.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je mets ma confiance dans le Seigneur en toutes choses. En Lui je trouve la paix. Je ne cultive pas les regrets pas plus que je ne m’inquiète du lendemain, assuré qu’il fera concourir mes efforts pour mon bien et celui de ceux qui m’entourent, notamment ceux que je consens pour combattre le mal auquel je suis confronté dans mon quotidien.

 

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