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30 août 2016 2 30 /08 /août /2016 01:57

 

 

Seul importe celui qui donne la croissance : Dieu

 

Frères, quand je me suis adressé à vous, je n’ai pas pu vous parler comme à des spirituels, mais comme à des êtres seulement charnels, comme à des petits enfants dans le Christ. C’est du lait que je vous ai donné, et non de la nourriture solide ; vous n’auriez pas pu en manger, et encore maintenant vous ne le pouvez pas, car vous êtes encore des êtres charnels. Puisqu’il y a entre vous des jalousies et des rivalités, n’êtes-vous pas toujours des êtres charnels, et n’avez-vous pas une conduite tout humaine ? Quand l’un de vous dit : « Moi, j’appartiens à Paul », et un autre : « Moi, j’appartiens à Apollos », n’est-ce pas une façon d’agir tout humaine ? Mais qui donc est Apollos ? qui est Paul ? Des serviteurs par qui vous êtes devenus croyants, et qui ont agi selon les dons du Seigneur à chacun d’eux. Moi, j’ai planté, Apollos a arrosé ; mais c’est Dieu qui donnait la croissance. Donc celui qui plante n’est pas important, ni celui qui arrose ; seul importe celui qui donne la croissance : Dieu. Celui qui plante et celui qui arrose ne font qu’un, mais chacun recevra son propre salaire suivant la peine qu’il se sera donnée. Nous sommes des collaborateurs de Dieu, et vous êtes un champ que Dieu cultive, une maison que Dieu construit.

 

Première lettre de Paul Apôtre aux Corinthiens 3, 1-9

 

 

Nous sommes des collaborateurs de Dieu, ses serviteurs, des outils entre ses mains. Le marteau et le ciseau à bois n’ont pas à s’enorgueillir de l’œuvre du sculpteur car c’est de l’ingéniosité de ce dernier qu’est issue l’œuvre. Il en va de même pour nous qui travaillons au champ que Dieu cultive.

 

Celui qui plante n’est pas important, ni celui qui arrose ; seul importe celui qui donne la croissance : Dieu. Nous avons des rôles différents mais complémentaires dans l’œuvre du salut. Nous n’avons pas à nier les dons qui sont nôtres, ce qui reviendrait à nier l’action de Dieu en nous. Du même souffle, nous devons en rendre toute la gloire à Celui qui nous les a confiés pour le bien du plus grand nombre.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je reconnais l’action de Dieu en ses serviteurs et en moi-même, je m’en réjouis et je Lui en rends toute la gloire. Je prends garde de ne pas attirer l’attention sur moi-même au détriment de Dieu ni, inversement, de m’attacher aux messagers du Seigneur plutôt qu’à Celui dont ils se font les porte-parole.

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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 04:46

 

 

Qui a connu la pensée du Seigneur et qui pourra l’instruire ?

 

Et c’est à nous que Dieu, par l’Esprit, en a fait la révélation. Car l’Esprit scrute le fond de toutes choses, même les profondeurs de Dieu. Qui donc, parmi les hommes, sait ce qu’il y a dans l’homme, sinon l’esprit de l’homme qui est en lui ? De même, personne ne connaît ce qu’il y a en Dieu, sinon l’Esprit de Dieu. Or nous, ce n’est pas l’esprit du monde que nous avons reçu, mais l’Esprit qui vient de Dieu, et ainsi nous avons conscience des dons que Dieu nous a accordés. Nous disons cela avec un langage que nous n’apprenons pas de la sagesse humaine, mais que nous apprenons de l’Esprit ; nous comparons entre elles les réalités spirituelles. L’homme, par ses seules capacités, n’accueille pas ce qui vient de l’Esprit de Dieu ; pour lui ce n’est que folie, et il ne peut pas comprendre, car c’est par l’Esprit qu’on examine toute chose. Celui qui est animé par l’Esprit soumet tout à examen, mais lui, personne ne peut l’y soumettre. Car il est écrit : Qui a connu la pensée du Seigneur et qui pourra l’instruire ? Eh bien nous, nous avons la pensée du Christ !

 

Première lettre de Paul Apôtre aux Corinthiens 2,10-16

 

 

Personne ne connaît ce qu’il y a en Dieu, sinon l’Esprit de Dieu. Dieu dépasse l’entendement. Personne, Il se laisse connaître à travers une rencontre. Et même là, ceux qui ont eu le privilège d’une rencontre particulière comme l’apôtre Paul parlent de l’impossibilité à exprimer par des mots la connaissance reçue : « il entendit des paroles ineffables, qu'il n'est pas permis à un homme de redire » (2 Co 12, 4). À Pierre qui vient de confesser « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant », Jésus répond : «Heureux es-tu, Simon fils de Jonas, car ce n'est pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux » (Mt 16, 16-17). C’est par l’entremise de l’Esprit que le Père nous parle : « le Paraclet, l'Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout et vous rappellera tout ce que je vous ai dit » (Jn 14, 26). Dieu, par son Esprit, nous parle, se révèle à nous, à travers les textes sacrés, à travers des témoins et son Fils, mais la lettre, les mots, peinent à traduire ce qui a été exprimé de sorte que sans l’aide de Celui qui est à leur origine, le sens en nous échappe : « À vous il a été donné de connaître les mystères du Royaume de Dieu; mais pour les autres, c'est en paraboles, afin qu'ils voient sans voir et entendent sans comprendre » (Lc 8, 10).

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je demande par la prière au Seigneur de se révéler à moi par l’entremise de son Esprit sans lequel les réalités spirituelles me demeureraient inaccessibles.

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28 août 2016 7 28 /08 /août /2016 07:05

 

 

Je suis avec toi pour te délivrer

 

Le Seigneur adressa la parole à Jérémie et lui dit : Toi, mets ta ceinture autour des reins et lève-toi, tu diras contre mon peuple tout ce que je t’ordonnerai. Ne tremble pas devant eux, sinon c’est moi qui te ferai trembler devant eux. Moi, je fais de toi aujourd’hui une ville fortifiée, une colonne de fer, un rempart de bronze, pour faire face à tout le pays, aux rois de Juda et à ses princes, à ses prêtres et à tout le peuple du pays. Ils te combattront, mais ils ne pourront rien contre toi, car je suis avec toi pour te délivrer – oracle du Seigneur. »

 

Livre de Jérémie 1,17-19

 

 

Dieu, qui est Amour, ne veut de mal à personne, pas même ceux qui Lui sont hostiles et refusent son amour : « Je ne veux pas la mort du méchant mais plutôt le voir renoncer à sa conduite et vivre » (Ez 18, 23). Jésus va même jusqu’à dire : « C'est ainsi, je vous le dis, qu'il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent que pour 99 justes, qui n'ont pas besoin de repentir » (Lc 15, 7). À plus forte raison, celui qui accueille et répand l’Amour, s’en fait le serviteur, peut-il compter sur le secours du Seigneur dans l’épreuve, dans l’inévitable confrontation avec ceux qui refusent l’Amour : « Le serviteur n'est pas plus grand que son maître ; s'ils m'ont persécuté, ils vous persécuteront vous aussi » (Jn 15, 20). Ils te combattront, mais ils ne pourront rien contre toi, car je suis avec toi pour te délivrer – oracle du Seigneur. Nous avons l’exemple en Jésus que nous pouvons compter sur la protection du Père de miséricorde : « Ils cherchaient alors à le saisir, mais personne ne porta la main sur lui, parce que son heure n'était pas encore venue » (Jn 7, 30) ; « Et, se levant, ils le poussèrent hors de la ville et le menèrent jusqu'à un escarpement de la colline sur laquelle leur ville était bâtie, pour l'en précipiter. Mais lui, passant au milieu d'eux, allait son chemin » (Lc 4, 29-30).

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je compte sur le secours du Seigneur en toutes choses. De fait, je mets mon espérance en Lui seul, le Dieu fidèle (Ps 59, 11) qui jamais ne m’abandonnera. Dans l’épreuve, je récite le début du psaume 71 en guise de prière :

 

En toi, Seigneur, j'ai mon refuge : garde-moi d'être humilié pour toujours.

Dans ta justice, défends-moi, libère-moi, tends l'oreille vers moi, et sauve-moi.

Sois le rocher qui m'accueille, toujours accessible ; tu as résolu de me sauver : ma forteresse et mon roc, c'est toi !  (Ps 71, 1-3)

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27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 05:02

 

 

Accomplis toute chose dans l’humilité

 

Mon fils, accomplis toute chose dans l’humilité, et tu seras aimé plus qu’un bienfaiteur. Plus tu es grand, plus il faut t’abaisser : tu trouveras grâce devant le Seigneur. Grande est la puissance du Seigneur, et les humbles lui rendent gloire.La condition de l’orgueilleux est sans remède, car la racine du mal est en lui.Qui est sensé médite les maximes de la sagesse ; l’idéal du sage, c’est une oreille qui écoute.

 

Livre de l'Ecclésiastique 3,17-18.20.28-29.

 

 

L’humilité est intimement liée à l’amour alors que l’orgueil, dans l’illusion d’autosuffisance qui le sous-tend, s’y oppose. La condition de l’orgueilleux est sans remède, car la racine du mal est en lui, l’empêche de connaître et de pratiquer l’amour véritable.

 

Pour aimer et se laisser aimer il faut se faire petit. Plus tu es grand, plus il faut t’abaisser. En cela nous avons pour modèle le Christ, Lui, qui, de condition divine, ne retint pas jalousement le rang qui l'égalait à Dieu. Mais il s'anéantit lui-même, prenant condition d'esclave, et devenant semblable aux hommes (Ph 2, 6-7) afin de nous révéler l’Amour.

 

L’idéal du sage, c’est une oreille qui écoute. L’humilité, et l’amour qui lui est inhérent, se manifeste par la capacité d’écoute des autres et du Tout-Autre.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je recherche et je m’exerce à l’humilité. Je prends comme modèle Jésus et sa mère, la Vierge Marie, qui a trouvé grâce devant le Seigneur en raison de son humilité : « Mon âme exalte le Seigneur et mon esprit s'est rempli d'allégresse à cause de Dieu, mon Sauveur, parce qu'il a porté son regard sur son humble servante » (Lc 1, 46-48).

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26 août 2016 5 26 /08 /août /2016 05:00

 

 

Voilà ce que Dieu a choisi

 

Frères, vous qui avez été appelés par Dieu, regardez bien : parmi vous, il n’y a pas beaucoup de sages aux yeux des hommes, ni de gens puissants ou de haute naissance. Au contraire, ce qu’il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi, pour couvrir de confusion les sages ; ce qu’il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi, pour couvrir de confusion ce qui est fort ; ce qui est d’origine modeste, méprisé dans le monde, ce qui n’est pas, voilà ce que Dieu a choisi, pour réduire à rien ce qui est ; ainsi aucun être de chair ne pourra s’enorgueillir devant Dieu. C’est grâce à Dieu, en effet, que vous êtes dans le Christ Jésus, lui qui est devenu pour nous sagesse venant de Dieu, justice, sanctification, rédemption. Ainsi, comme il est écrit : Celui qui veut être fier, qu’il mette sa fierté dans le Seigneur.

 

Première lettre de Paul aux Corinthiens 1, 26-31

 

 

Dieu choisit ce qu’il y a de fou, ce qu’il y a de faible, de méprisé dans le monde pour s’adresser à nous. Ces personnes, ce sont d’abord les nécessiteux de toutes sortes par l’entremise desquels Dieu quémande notre amour. Puis il y a les saints, non pas ces êtres dont le monde propose une image sans défaut  et que l’on pourrait assimiler à des anges, mais des êtres faibles et pécheurs qui sont mus par un amour brûlant de Dieu et du prochain. Enfin, Dieu s’est adressé à nous par son Fils, fils de charpentier (Mt 13, 55)  aux yeux des hommes et dont l’anéantissement a été total sur la croix.

 

Pourquoi en est-il ainsi ? L’Amour ne s’impose pas, il se propose. Libre de l’accueillir est celui à qui il est offert. Celui qui aime ne se gonfle pas (1 Co 13,4), il peut d’autant aimer qu’il est conscient de ses faiblesses, de la chance qu’il a d’être aimé en dépit de celles-ci. Dieu s’exprimant à travers ce qu’il y a de faible et de méprisé, il n’y a pas de confusion possible entre l’outil, le serviteur, et Celui qui le tient dans sa main  (Jr 18, 6) à qui toute la gloire de l’œuvre doit être rendue.  

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je reconnais mes faiblesses et la chance que j’ai d’être aimé de Dieu malgré elles. Conscient de cette chance, à mon tour je m’efforce de laisser l’amour de Dieu s’exprimer à travers moi en faveur des autres en dépit de leurs propres faiblesses. Quand je vois Dieu s’exprimer à travers une personne dont je constate les défauts, plutôt que de nier que Dieu puisse se communiquer à nous à travers elle, j’y vois plutôt un signe de discernement que c’est bien Lui qui agit et je Lui en rends toute la gloire.

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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 03:30

 

 

Veillez car vous ne savez ni le jour ni l’heure

 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : Le royaume des Cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe pour sortir à la rencontre de l’époux. Cinq d’entre elles étaient insouciantes, et cinq étaient prévoyantes : les insouciantes avaient pris leur lampe sans emporter d’huile, tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leurs lampes, des flacons d’huile. Comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent. Au milieu de la nuit, il y eut un cri : “Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.” Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et se mirent à préparer leur lampe. Les insouciantes demandèrent aux prévoyantes : “Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.” Les prévoyantes leur répondirent : “Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous, allez plutôt chez les marchands vous en acheter.” Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée. Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour et dirent : “Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !” Il leur répondit : “Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.” Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure.

 

Matthieu 25, 1-13

 

 

Le fait que notre temps soit limité, nous force à faire des choix. Les choix que nous effectuons nous définissent : soit que nous vivons pour les autres et pour Dieu et contribuons par notre vie à la venue du Règne de l’Amour  soit nous vivons pour nous-mêmes et risquons de nous faire dire au terme : « Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas ». Mieux encore, étant donné l’aléatoire du moment de la fin de notre course, ces choix nous devons les effectuer maintenant, dans notre aujourd’hui,  car le temps perdu ne se rattrape plus !

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je me tiens toujours prêt en cherchant à profiter de chaque occasion qui se présente pour redistribuer l’amour dont Dieu m’a comblé et contribuer ainsi, bien qu’imparfaitement, à la venue de son Règne d’amour, prémices des noces éternelles auxquelles nous sommes conviés.

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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 04:04

 

 

Que dire du serviteur fidèle et sensé… ?

 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Veillez donc, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient. Comprenez-le bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison. Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. Que dire du serviteur fidèle et sensé à qui le maître a confié la charge des gens de sa maison, pour leur donner la nourriture en temps voulu ? Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi ! Amen, je vous le déclare : il l’établira sur tous ses biens. Mais si ce mauvais serviteur se dit en lui-même : “Mon maître tarde”, et s’il se met à frapper ses compagnons, s’il mange et boit avec les ivrognes, alors quand le maître viendra, le jour où son serviteur ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas, il l’écartera et lui fera partager le sort des hypocrites ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.»

 

Matthieu 24, 42-51

 

 

L’image utilisée par Jésus du serviteur à qui le maître a confié la charge des gens de sa maison pour leur donner la nourriture en temps voulu n’est pas fortuite. C’est notre réalité quotidienne. Nos talents et nos dons, nos biens matériels et spirituels, nous sont confiés par notre Père céleste pour que nous les mettions au service du plus grand nombre et que, tous ensemble, nous cheminions dans l’amour et le don de nous-mêmes qui lui est inhérent vers le salut éternel. Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi ! Amen, je vous le déclare : il l’établira sur tous ses biens. Celui qui agit de la sorte s’expose à recevoir davantage, plus il donne, plus il reçoit ainsi que l’illustre le récit de la veuve de Sarepta pour qui la jarre de farine ne s'épuisa pas et la cruche d'huile ne se vida pas (1 R 17, 16). Mieux encore, quand un tel serviteur entre dans la béatitude éternelle il intercède en faveur de ceux qui cheminent encore au sein de l’Église militante. Bien différent est le sort de ceux qui thésaurisent pour eux-mêmes (Lc 12, 21) et qui manquent de charité envers les autres : ils partageront le sort des hypocrites ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je ne perds jamais de vue que ce qui m’a été confié l’a été pour le bien commun, pour qu’en partageant je manifeste l’amour de Dieu à mes contemporains afin que conjointement et solidairement nous marchions vers le Royaume. 

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23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 05:56

 

 

Viens et vois

 

Philippe trouve Nathanaël et lui dit : « Celui dont il est écrit dans la loi de Moïse et chez les Prophètes, nous l’avons trouvé : c’est Jésus fils de Joseph, de Nazareth. » Nathanaël répliqua : « De Nazareth peut-il sortir quelque chose de bon ? » Philippe répond : « Viens, et vois. » Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare à son sujet : « Voici vraiment un Israélite : il n’y a pas de ruse en lui. » Nathanaël lui demande : « D’où me connais-tu ? » Jésus lui répond : « Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. » Nathanaël lui dit : « Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi d’Israël ! » Jésus reprend : « Je te dis que je t’ai vu sous le figuier, et c’est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. » Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »

 

Jean 1, 45-51

 

 

Dieu n’est pas une image ni une idéologie, Il est une personne, le Dieu vivant (Ps 42, 3), que l’on peut connaître parce qu’on dit de Lui ou que Lui-même a révélé de Lui dans les textes sacrés, mais mieux encore à travers une rencontre. C’est pourquoi Philippe dit à Nathanaël : « Viens, et vois ». Cependant cette rencontre s’effectue généralement de façon inattendue. Aussi nous faut-il surmonter nos préjugés comme a dû le faire Nathanaël : « De Nazareth peut-il sortir quelque chose de bon ? ». Dieu se manifeste usuellement à nous sous le couvert de la foi, à travers les personnes qui croisent notre route ou les événements. Un jour, j’ai fait un pèlerinage au sein d’un groupe. J’y ai vu Dieu en action par l’entremise de deux dames et d’une jeune autochtone autiste qui faisaient partie du même groupe que moi. Sous l’influence des deux bonnes samaritaines qui l’ont prise sous leur aile, la jeune fille isolée a commencé à s’ouvrir aux autres. Ces personnes et cet événement m’a fait réaliser comme Jacob : « En vérité, Yahvé est en ce lieu et je ne le savais pas! » (Gn 28, 16).

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je demeure ouvert à la Transcendance. Je ne me limite pas à l’image que je me suis façonnée de Dieu et qui est forcément erronée car Il dépasse l’entendement et fait toutes choses nouvelles (Ap 21, 5). Je demeure attentif à la Présence et, là où l’incroyant ne voit que l’effet du hasard, je discerne la Providence en action.

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22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 02:53

 

Le plus important dans la Loi : justice, miséricorde et fidélité

 

En ce temps-là, Jésus disait : Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous payez la dîme sur la menthe, le fenouil et le cumin, mais vous avez négligé ce qui est le plus important dans la Loi : la justice, la miséricorde et la fidélité. Voilà ce qu’il fallait pratiquer sans négliger le reste. Guides aveugles ! Vous filtrez le moucheron, et vous avalez le chameau ! Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous purifiez l’extérieur de la coupe et de l’assiette, mais l’intérieur est rempli de cupidité et d’intempérance ! Pharisien aveugle, purifie d’abord l’intérieur de la coupe, afin que l’extérieur aussi devienne pur.

 

Matthieu 23, 23-26

 

 

Le plus important dans la Loi, c’est l’amour, un amour qui s’exprime par la justice, la miséricorde et la fidélité. Justice : la justice dont il est ici question n’est pas celle des hommes qui vise à rendre à chacun en fonction de ses efforts ou de son mérite mais plutôt celle qui vise à administrer les biens matériels comme spirituels pour le bien du plus grand nombre selon l’intention du Créateur qui est Amour. Miséricorde : pardonner aux autres leurs faiblesses, se montrer indulgents envers eux comme nous espérons que le Seigneur le fera à notre égard. Vue ainsi, la miséricorde est justice, réciprocité de l’amour. Fidélité : parce qu’il est miséricordieux et qu’il pardonne, l’amour véritable est fidélité à l’image de celui de Dieu qui garde sa fidélité à son peuple tout au long de l’Ancien Testament en dépit de ce que ce dernier se détourne de Lui à multiples reprises.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je vise à agir en toutes choses avec amour  selon les critères de justice, de miséricorde et de fidélité.

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21 août 2016 7 21 /08 /août /2016 06:58

 

 

Vous fermez à clé le Royaume devant les hommes

 

Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous fermez à clé le royaume des Cieux devant les hommes ; vous-mêmes, en effet, n’y entrez pas, et vous ne laissez pas entrer ceux qui veulent entrer ! […] Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous parcourez la mer et la terre pour faire un seul converti, et quand c’est arrivé, vous faites de lui un homme voué à la géhenne, deux fois pire que vous ! Malheureux êtes-vous, guides aveugles, vous qui dites : “Si l’on fait un serment par le Sanctuaire, il est nul ; mais si l’on fait un serment par l’or du Sanctuaire, on doit s’en acquitter.” Insensés et aveugles ! Qu’est-ce qui est le plus important : l’or ? ou bien le Sanctuaire qui consacre cet or ? Vous dites encore : “Si l’on fait un serment par l’autel, il est nul ; mais si l’on fait un serment par l’offrande posée sur l’autel, on doit s’en acquitter.” Aveugles ! Qu’est-ce qui est le plus important : l’offrande ? ou bien l’autel qui consacre cette offrande ? Celui donc qui fait un serment par l’autel fait un serment par l’autel et par tout ce qui est posé dessus ; celui qui fait un serment par le Sanctuaire fait un serment par le Sanctuaire et par Celui qui l’habite ; et celui qui fait un serment par le ciel fait un serment par le trône de Dieu et par Celui qui siège sur ce trône.

 

Matthieu 23, 13-22

 

 

Comment ferme-t-on le Royaume des Cieux aux autres ? En leur imposant des exigences qui ne sont que des préceptes humains, par une interprétation littérale des Écritures qui nous donne l’illusion de nous dégager de notre obligation morale d’amour de Dieu et du prochain et, enfin, par le mauvais exemple que nous, croyants, pouvons donner par une vie non conforme à notre foi en un Dieu qui est Amour.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je me montre indulgent envers les autres sur la manière sans faire de compromis pour autant sur le fond, l’amour que Dieu requiert de notre part, exigence énoncée de multiples manière dans les Écritures et résumée ainsi par Jésus : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit: voilà le plus grand et le premier commandement. Le second lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. À ces deux commandements se rattache toute la Loi, ainsi que les Prophètes » (Mt 22, 37-40)

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