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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 04:21

 

 

Je ne puis que demander grâce à mon juge

 

Job prit la parole et dit : « En vérité, je sais bien qu’il en est ainsi : Comment l’homme pourrait-il avoir raison contre Dieu ? Si l’on s’avise de discuter avec lui, on ne trouvera pas à lui répondre une fois sur mille. Il est plein de sagesse et d’une force invincible, on ne lui tient pas tête impunément. C’est lui qui déplace les montagnes à leur insu, qui les renverse dans sa colère ; il secoue la terre sur sa base, et fait vaciller ses colonnes. Il donne un ordre, et le soleil ne se lève pas, et sur les étoiles il appose un sceau. À lui seul il déploie les cieux, il marche sur la crête des vagues. Il fabrique la Grande Ourse, Orion, les Pléiades et les constellations du Sud. Il est l’auteur de grandes œuvres, insondables, d’innombrables merveilles. S’il passe à côté de moi, je ne le vois pas ; s’il me frôle, je ne m’en aperçois pas. S’il s’empare d’une proie, qui donc lui fera lâcher prise, qui donc osera lui demander : “Que fais-tu là ?” Et moi, je prétendrais lui répliquer ! je chercherais des arguments contre lui ! Même si j’ai raison, à quoi bon me défendre ? Je ne puis que demander grâce à mon juge. Même s’il répond quand je fais appel, je ne suis pas sûr qu’il écoute ma voix !

 

Livre de Job 9,1-12.14-16.

 

 

Dieu est Amour (1 Jn 4, 8), nous nous  le rappellerons jamais assez. Le moyen irrésistible de faire frémir ses entrailles (Os 11, 8) est d’en appeler humblement à son infinie miséricorde à la suite de Job. Il déversera sur nous un déluge de grâces pour que nous en faisions bénéficier le plus grand nombre et que, tous ensemble, nous cheminions vers Lui et son Royaume, un Royaume qui nous ouvrira ses portes pour peu que nous reconnaissions sa gratuité (que nous ne pouvons pas nous justifier nous-mêmes par nos actions mais uniquement par sa miséricorde manifestée par le sacrifice de son Fils sur la croix) et que nous L’ayons laissé aimer nos frères et sœurs à travers nous au cours de notre périple.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Comme Job, je m’incline devant un Dieu qui me dépasse infiniment. Si j’ose ouvrir la bouche, c’est pour faire appel à sa Miséricorde qu’Il ne saurait me refuser d’autant plus que je cherche à me montrer moi-même miséricordieux envers les autres : « Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde » (Mt 5, 7)

 

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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 02:49

 

 

Le Seigneur a donné, le Seigneur a repris

 

Le jour où les fils de Dieu se rendaient à l’audience du Seigneur, le Satan, l’Adversaire, lui aussi, vint parmi eux. Le Seigneur lui dit : « D’où viens-tu ? » L’Adversaire répondit : « De parcourir la terre et d’y rôder. » Le Seigneur reprit : « As-tu remarqué mon serviteur Job ? Il n’a pas son pareil sur la terre : c’est un homme intègre et droit, qui craint Dieu et s’écarte du mal. » L’Adversaire riposta : « Est-ce pour rien que Job craint Dieu ? N’as-tu pas élevé une clôture pour le protéger, lui, sa maison et tout ce qu’il possède ? Tu as béni son travail, et ses troupeaux se multiplient dans le pays. Mais étends seulement la main, et touche à tout ce qu’il possède : je parie qu’il te maudira en face ! » Le Seigneur dit à l’Adversaire : « Soit ! Tu as pouvoir sur tout ce qu’il possède, mais tu ne porteras pas la main sur lui. » Et l’Adversaire se retira. Le jour où les fils et les filles de Job étaient en train de festoyer et de boire du vin dans la maison de leur frère aîné, un messager arriva auprès de Job et lui dit : « Les bœufs étaient en train de labourer et les ânesses étaient au pâturage non loin de là. Les Bédouins se sont jetés sur eux et les ont enlevés, et ils ont passé les serviteurs au fil de l’épée. Moi seul, j’ai pu m’échapper pour te l’annoncer. » Il parlait encore quand un autre survint et lui dit : « Le feu du ciel est tombé, il a brûlé troupeaux et serviteurs, et les a dévorés. Moi seul, j’ai pu m’échapper pour te l’annoncer. » Il parlait encore quand un troisième survint et lui dit : « Trois bandes de Chaldéens se sont emparées des chameaux, ils les ont enlevés et ils ont passé les serviteurs au fil de l’épée. Moi seul, j’ai pu m’échapper pour te l’annoncer. » Il parlait encore quand un quatrième survint et lui dit : « Tes fils et tes filles étaient en train de festoyer et de boire du vin dans la maison de leur frère aîné, lorsqu’un ouragan s’est levé du fond du désert et s’est rué contre la maison. Ébranlée aux quatre coins, elle s’est écroulée sur les jeunes gens, et ils sont morts. Moi seul, j’ai pu m’échapper pour te l’annoncer. » Alors Job se leva, il déchira son manteau et se rasa la tête, il se jeta à terre et se prosterna. Puis il dit : « Nu je suis sorti du ventre de ma mère, nu j’y retournerai. Le Seigneur a donné, le Seigneur a repris : Que le nom du Seigneur soit béni ! » En tout cela, Job ne commit pas de péché. Il n’adressa à Dieu aucune parole déplacée.

 

Livre de Job 1, 6-22

 

 

Job est frappé par le mal ? Récrimine-t-il ? Jamais de la vie ! Au contraire, il continue de louer le Seigneur même au cœur de l’épreuve : Que le nom du Seigneur soit béni ! Qu’est ce qui rend sa foi capable d’une telle constance alors que sa bonne fortune le quitte et son Seigneur semble l’abandonner ? Job a conscience d’avoir tout reçu de Dieu. Plait-il au Seigneur de reprendre ce qu’Il lui a confié ou permet-il qu’une telle chose se produise que Job ne se sent pas dépouillé car il ne revendique pas le titre de propriétaire mais uniquement celui de fiduciaire du Seigneur. Nous en coûte-t-il de partager ou, pire, de ressentir la privation ? Méditons sur la Seigneurie de Dieu, sur ce que nous avons tout reçu de Lui pour le bénéfice du plus grand nombre, sur le droit qui est le sien de réclamer par les événements ou par personne interposée des nécessiteux ce qu’Il nous a confié.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

J’imite Job et je loue le Seigneur en tout temps, même au temps de l’épreuve ! Je reconnais la liberté de Dieu de disposer de ce qu’Il m’a confié, de ma personne même, à sa guise : Le Seigneur a donné, le Seigneur a repris : Que le nom du Seigneur soit béni ! Si je marche en cela dans les pas de Job j’éviterai de pécher, à tout le moins la faute de lèse-majesté, de m’approprier une parcelle de la propriété que le Souverain céleste m’a confiée en fidéicommis pour le bien du plus grand nombre.

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25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 05:21

 

 

Mène le bon combat, celui de la foi !

 

Toi, homme de Dieu, recherche la justice, la piété, la foi, la charité, la persévérance et la douceur. Mène le bon combat, celui de la foi, empare-toi de la vie éternelle ! C’est à elle que tu as été appelé, c’est pour elle que tu as prononcé ta belle profession de foi devant de nombreux témoins. Et maintenant, en présence de Dieu qui donne vie à tous les êtres, et en présence du Christ Jésus qui a témoigné devant Ponce Pilate par une belle affirmation, voici ce que je t’ordonne : garde le commandement du Seigneur, en demeurant sans tache, irréprochable jusqu’à la Manifestation de notre Seigneur Jésus Christ. Celui qui le fera paraître aux temps fixés, c’est Dieu, Souverain unique et bienheureux, Roi des rois et Seigneur des seigneurs ; lui seul possède l’immortalité, habite une lumière inaccessible ; aucun homme ne l’a jamais vu, et nul ne peut le voir. À lui, honneur et puissance éternelle. Amen.

 

Première lettre de Paul à Timothée 6, 1-16

 

 

En quoi la foi représente-t-elle un combat ? Une première difficulté consiste certes à reconnaître l’existence de Dieu, mieux, un Dieu qui est Amour donc bon. Le problème, à ce niveau, pour plusieurs, réside dans l’existence du mal, de ce que Dieu laisse croître dans son champ qui est ce monde à la fois l’ivraie et le bon grain. Disons simplement qu’étant Amour, Dieu désire notre amour, un amour qui ne saurait exister sans l’existence de liberté, ce qui implique la possibilité de faire des choix et qu’il n’y a de choix possible sans la présence d’un objet et ce qui lui fait opposition. Quand le mal nous frappe personnellement, aveuglément, sans responsabilité de notre part comme Job, cela éprouve notre foi, défait aussi de fausses images que nous nous étions faites de Lui. Mais là n’est pas le plus grand combat ! Autre chose est-ce d’incarner notre foi, de traduire en gestes concrets cette foi en un Dieu qui est Amour, d’activer en nous l’image que nous portons de ce Dieu et de L’aimer ainsi que le prochain en lequel Il est également présent. L’apôtre Jacques ira même jusqu’à dire que si la foi n’a pas les œuvres, elle est tout à fait morte (Jc 2, 17). Là se situe le principal combat entre deux amours qu’a identifiés Augustin d’Hippone : Amour de Dieu (et du prochain) jusqu’au mépris de soi et l’amour de soi jusqu’au mépris de Dieu (et du prochain).

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je ne me contente pas de confesser des lèvres l’existence d’un Dieu qui est Amour mais me sachant aimé de Lui, comblé de son Amour, je m’efforce d’être le plus transparent possible de cet Amour  et de manifester concrètement cette Présence à ceux qui croisent ma route. Je mène ainsi le bon combat, celui de la foi, je rends amour pour Amour, en luttant contre les tendances égoïstes de la chair qui m’inclinent à garder pour moi ce qui m’a été confié pour le bénéfice du plus grand nombre.

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23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 03:59

 

 

Tout le monde était dans l’admiration devant tout ce qu’il faisait

 

En ce temps-là, comme tout le monde était dans l’admiration devant tout ce qu’il faisait, Jésus dit à ses disciples : « Ouvrez bien vos oreilles à ce que je vous dis maintenant : le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes. » Mais les disciples ne comprenaient pas cette parole, elle leur était voilée, si bien qu’ils n’en percevaient pas le sens, et ils avaient peur de l’interroger sur cette parole.

 

Luc 9, 43-45

 

 

Même si Jésus réalise de belles et grandes choses, dit des paroles admirables de sagesse, il a conscience du caractère éphémère de la gloire qui vient des hommes ainsi que de sa mission qui est de révéler le Père et son amour incommensurable pour nous, un amour qui ira pour le Père jusqu’à sacrifier le Fils, son unique, et pour le Fils de se soumettre à la volonté du Père jusqu’à la mort et à la mort sur une croix ! (Rm 2, 8). Tout ce qu’il accomplit et suscite l’admiration, Jésus sait que ce sont là des signes et que le plus grand de ces signes, celui qui sera le plus digne d’admiration, sera qu’il se laisse mettre à mort par amour de son Père et pour nous. Tel n’est cependant pas le langage du monde ! À preuve : les disciples ne comprenaient pas cette parole, elle leur était voilée, si bien qu’ils n’en percevaient pas le sens, et ils avaient peur de l’interroger sur cette parole. Jésus a beau avoir affirmé que « sa royauté n’est pas de ce monde » (Jn 18, 36), les disciples n’en gardaient pas moins toujours espoir d’une domination en ce monde, même au-delà de la mort de celui en qui ils avaient mis leur foi alors que ressuscité ils l’interrogent : « Seigneur, est-ce maintenant le temps où tu vas restaurer la royauté en Israël? » (Ac 1, 6).

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je réalise que ce que je fais de bon et de bien me vient de Dieu pour être manifestation de son amour envers le genre humain, et qu’aussi admirables soient les signes que le Seigneur accomplit à travers moi, cela ne m’entrouvrira  même pas les portes du salut : « Beaucoup me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n'est-ce pas en ton nom que nous avons prophétisé? En ton nom que nous avons chassé les démons? En ton nom que nous avons fait bien des miracles? Alors je leur dirai en face: Jamais je ne vous ai connus; écartez-vous de moi, vous qui commettez l'iniquité » (Mt 7, 22-23). Je mets mon espérance de salut uniquement en l’amour miséricordieux de Dieu, un amour dont le signe le plus éclatant est celui de la croix par laquelle Jésus a payé de sa vie le seul prix capable de nous donner accès au Royaume éternel, un Amour que j’accueille et que je redistribue en m’efforçant d’en être le plus transparent possible.

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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 03:34

 

Tout est vanité !

 

Vanité des vanités disait Qohèleth. Vanité des vanités, tout est vanité ! Quel profit l’homme retire-t-il de toute la peine qu’il se donne sous le soleil ? Une génération s’en va, une génération s’en vient, et la terre subsiste toujours. Le soleil se lève, le soleil se couche ; il se hâte de retourner à sa place, et de nouveau il se lèvera. Le vent part vers le sud, il tourne vers le nord ; il tourne et il tourne, et recommence à tournoyer. Tous les fleuves vont à la mer, et la mer n’est pas remplie ; dans le sens où vont les fleuves, les fleuves continuent de couler. Tout discours est fatigant, on ne peut jamais tout dire. L’œil n’a jamais fini de voir, ni l’oreille d’entendre. Ce qui a existé, c’est cela qui existera ; ce qui s’est fait, c’est cela qui se fera ; rien de nouveau sous le soleil. Y a-t-il une seule chose dont on dise : « Voilà enfin du nouveau ! » – Non, cela existait déjà dans les siècles passés. Mais, il ne reste pas de souvenir d’autrefois ; de même, les événements futurs ne laisseront pas de souvenir après eux.

 

Livre de l'Ecclésiaste 1,2-11.

 

 

La vanité constitue notre principale difficulté, notre ennemi numéro un, dans le cheminement qui vise à nous conduire vers notre fin d’être transparents de l’amour de Dieu, un amour qui est don total et gratuit de soi. L’humble reconnaît ne rien devoir à sa propre industrie, ses efforts, mais avoir tout reçu de Dieu et, en conséquence, il ne lui en coûte guère de donner, de tout donner, jusqu’à sa personne même, car il ne se reconnaît pas propriétaire mais fiduciaire des biens matériels, intellectuels et spirituels confiés à lui par Dieu pour le bénéfice du plus grand nombre. Plus il nous a été confié, plus il est tentant de nous octroyer une part quelconque de mérite, d’attribuer à nos efforts et à notre ingéniosité l’accumulation des biens à notre disposition et, conséquemment, il nous en coûte de les partager avec ceux auxquels ils manquent, les nécessiteux. De là s’explique la difficulté particulière des riches à accéder au Royaume des cieux que Jésus note tout au long de son enseignement rapporté par les évangélistes.

 

 Vanité des vanités, tout est vanité ! spécialement la consommation que Thorstein Veblen (1857-1929) qualifiait d’ostentatoire, une consommation que nous reconnaissons aujourd’hui  menacer jusqu’à la survie de la planète. Elles sont brûlantes d’actualité les paroles de l’apôtre Paul, comme toute la Parole de Dieu par ailleurs, qui disent : « la création en attente aspire à la révélation des fils de Dieu: si elle fut assujettie à la vanité, -- non qu'elle l'eût voulu, mais à cause de celui qui l'y a soumise, -- c'est avec l'espérance d'être elle aussi libérée de la servitude de la corruption pour entrer dans la liberté de la gloire des enfants de Dieu. Nous le savons en effet, toute la création jusqu'à ce jour gémit en travail d'enfantement » (Rm 8, 19-22).

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je reconnais avoir tout reçu et être reçu de Dieu. En conséquence, je résiste au monde qui m’incite à consommer pour partager et ainsi mener les biens tant matériels que spirituels mis à ma disposition à la fin souhaitée par Celui qui me les a généreusement confiés.

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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 03:02

 

 

Les liens de la charité surpassent ceux de la chair et du sang

 

En ce temps-là, la mère et les frères de Jésus vinrent le trouver, mais ils ne pouvaient pas arriver jusqu’à lui à cause de la foule. On le lui fit savoir : « Ta mère et tes frères sont là dehors, qui veulent te voir. » Il leur répondit : « Ma mère et mes frères sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et la mettent en pratique. »

 

Luc 8, 19-21

 

 

Nous sommes prédestinés à devenir enfants adoptifs de Dieu en raison la libéralité de notre Seigneur Jésus Christ, qui pour nous s'est fait pauvre, de riche qu'il était, afin de nous enrichir par sa pauvreté (2 Co 8, 9), du Verbe qui a assumé la chair afin de rendre celle-ci capable de Dieu. Ce Dieu étant Amour, c’est par le lien de la charité que nous manifestons notre filiation divine, en écoutant la parole de Dieu et en la mettant en pratique, cette Parole n’ayant d’autre finalité que de susciter l’amour de Dieu et du prochain en nos cœurs.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je me laisse instruire à l’art d’aimer par l’écoute de la parole de Dieu, une connaissance que je m’efforce de traduire dans mon quotidien en la mettant en pratique, sans quoi ma foi demeura stérile (Jc 2, 20), vaine. Je manifeste ma filiation divine en accueillant l’amour que Dieu souhaite répandre en mon cœur par son Esprit Saint  qui m’est donné (Rm 5, 5) et en laissant transparaître cet amour à travers moi, mes actions, à l’image de la vitre qui laisse passer à travers elle les rayons du soleil. 

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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 03:16

 

 

Personne, après avoir allumé une lampe, ne la met sous le lit

 

En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Personne, après avoir allumé une lampe, ne la couvre d’un vase ou ne la met sous le lit ; on la met sur le lampadaire pour que ceux qui entrent voient la lumière. Car rien n’est caché qui ne doive paraître au grand jour ; rien n’est secret qui ne doive être connu et venir au grand jour. Faites attention à la manière dont vous écoutez. Car à celui qui a, on donnera ; et à celui qui n’a pas, même ce qu’il croit avoir sera enlevé. »  

 

Luc 8, 16-18

 

 

La lampe spirituelle c’est l’âme. Le Verbe est la lumière véritable qui éclaire tout homme (Jn 1, 9). L’âme est « allumée » par la foi. Puis, telle une vitre à l’égard des rayons du soleil, sa mission n’est pas d’enfermer la lumière, mais d’être transparente de celle-ci pour le bénéfice du plus grand nombre à la suite du Baptiste : « Il y eut un homme envoyé de Dieu. Son nom était Jean. Il vint pour témoigner, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous crussent par lui. Celui-là n'était pas la lumière, mais il avait à rendre témoignage à la lumière » (Jn 1, 6-8). Plus nous sommes transparents de Dieu, plus Il nous investit de sa Lumière et de son Amour par son Esprit Saint, plus nous devenons les canaux de son infinie Miséricorde pour le monde. Car à celui qui a, on donnera ; et à celui qui n’a pas, même ce qu’il croit avoir sera enlevé. Quant à celui qui s’imagine que sa foi relève du strict domaine du privé pour son unique bénéfice, il s’illusionne et s’expose à perdre le peu qu’il croit posséder car la foi se garde vive et s’accroît par le témoignage, notamment le témoignage de vie, nos actions imprégnées de l’Amour.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je témoigne de ma foi en paroles et en actes avec l’espérance que Dieu déverse encore davantage de l’huile de son Amour dans la lampe de mon âme pour le bénéfice du plus grand nombre.

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17 septembre 2016 6 17 /09 /septembre /2016 02:35

 

 

Intercéder pour tous ceux qui exercent l’autorité

 

Bien-aimé, j’encourage, avant tout, à faire des demandes, des prières, des intercessions et des actions de grâce pour tous les hommes, pour les chefs d’État et tous ceux qui exercent l’autorité, afin que nous puissions mener notre vie dans la tranquillité et le calme, en toute piété et dignité. Cette prière est bonne et agréable à Dieu notre Sauveur, car il veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la pleine connaissance de la vérité. En effet, il n’y a qu’un seul Dieu ; il n’y a aussi qu’un seul médiateur entre Dieu et les hommes : un homme, le Christ Jésus, qui s’est donné lui-même en rançon pour tous. Aux temps fixés, il a rendu ce témoignage, pour lequel j’ai reçu la charge de messager et d’apôtre – je dis vrai, je ne mens pas – moi qui enseigne aux nations la foi et la vérité. Je voudrais donc qu’en tout lieu les hommes prient en élevant les mains, saintement, sans colère ni dispute.  

 

Première lettre de Paul Apôtre à Timothée 2, 1-8

 

 

L’apôtre Paul encourage Timothée, et nous à travers lui, à faire des demandes, des prières, des intercessions et des actions de grâce pour tous les hommes et plus spécifiquement pour les chefs d’État et tous ceux qui exercent l’autorité. Il affirme qu’une telle prière est bonne et agréable à Dieu notre Sauveur car il veut que tous les hommes soient sauvés. Prier pour les autres, pour leur salut éternel qui est le plus grand bien auquel ils puissent aspirer, constitue un geste gratuit inspiré par l’amour et, de ce fait, agréable à Dieu. La prière en faveur de ceux qui exercent l’autorité est particulièrement importante en raison, d’une part, de l’impact des actions et des décisions de ceux-ci sur leur milieu et, d’autre part, de la tentation inhérente à l’exercice du pouvoir d’utiliser ce dernier à des fins personnelles et / ou contraires au bien commun. Nous nous plaignons régulièrement du manque évident d’éthique des dirigeants, particulièrement des politiciens, mais prenons-nous le temps d’intercéder auprès de Dieu pour que, par son Esprit Saint, il éclaire leur conscience et les incline à agir selon sa Volonté qui est le bien commun ? Cette invitation de Paul à prier pour ceux qui gouvernent se situe en continuité de la prière de Salomon : « Donne à ton serviteur un cœur plein de jugement pour gouverner ton peuple, pour discerner entre le bien et le mal, car qui pourrait gouverner ton peuple, qui est si grand? » Il plut au regard du Seigneur que Salomon ait fait cette demande… (1 R 3, 9-10). Compte tenu de la sagesse avec laquelle Salomon a dirigé et de l’enrichissement collectif du peuple sous son règne, nous pouvons mettre les plus grands espoirs dans des prières individuelles et collectives d’intercession en faveur  des dirigeants.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

J’intercède quotidiennement en faveur de ceux qui se sont vus confier l’autorité afin qu’ils exercent celle-ci en faveur du bien commun et en conformité avec la volonté de Dieu, l’un n’allant pas sans l’autre.

 

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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 03:41

 

 

Nous proclamons que le Christ est ressuscité d’entre les morts

 

Frères, nous proclamons que le Christ est ressuscité d’entre les morts ; alors, comment certains d’entre vous peuvent-ils affirmer qu’il n’y a pas de résurrection des morts ? S’il n’y a pas de résurrection des morts, le Christ non plus n’est pas ressuscité. Et si le Christ n’est pas ressuscité, notre proclamation est sans contenu, votre foi aussi est sans contenu ; et nous faisons figure de faux témoins de Dieu, pour avoir affirmé, en témoignant au sujet de Dieu, qu’il a ressuscité le Christ, alors qu’il ne l’a pas ressuscité si vraiment les morts ne ressuscitent pas. Car si les morts ne ressuscitent pas, le Christ non plus n’est pas ressuscité. Et si le Christ n’est pas ressuscité, votre foi est sans valeur, vous êtes encore sous l’emprise de vos péchés ; et donc, ceux qui se sont endormis dans le Christ sont perdus. Si nous avons mis notre espoir dans le Christ pour cette vie seulement, nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes. Mais non ! le Christ est ressuscité d’entre les morts, lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis.

 

Première lettre de Paul Apôtre aux Corinthiens 15,12-20

 

 

La Résurrection constitue l’événement charnière de la foi chrétienne. Elle authentifie que le Fils de l’homme est aussi Fils de Dieu, elle est victoire sur la mort physique et spirituelle introduite dans le mode par le péché, elle est cause de notre espérance en une vie après la vie, en notre résurrection éventuelle : le Christ est ressuscité d’entre les morts, lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis.

 

Et si le Christ n’est pas ressuscité, votre foi est sans valeur, vous êtes encore sous l’emprise de vos péchés. Dieu est le Vivant. La mort n’a pas d’emprise sur Lui. C’est la participation à cette vie que nous communique la Résurrection  et que se réalise la divinisation du corps humain assumé par Jésus à l’Incarnation pour rendre ce corps capable de Dieu. Associés au Christ qui a payé le prix du rachat de nos fautes sur la croix, nous pouvons espérer entrer à sa suite dans le Royaume après les événements de la Résurrection et de l’Ascension.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je médite sur le mystère de la Résurrection du Christ, comment celle-ci authentifie l’œuvre du Verbe incarné en la personne de Jésus et anticipe le salut qui est offert à chacun de nous.

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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 04:10

 

 

Devenu pour tous par ses souffrances cause du salut éternel

 

Le Christ, pendant les jours de sa vie dans la chair, offrit, avec un grand cri et dans les larmes, des prières et des supplications à Dieu qui pouvait le sauver de la mort, et il fut exaucé en raison de son grand respect. Bien qu’il soit le Fils, il apprit par ses souffrances l’obéissance et, conduit à sa perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel,

 

Lettre aux Hébreux 5,7-9

 

Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.

 

Jean 19, 25-27

 

 

Bien qu’il soit le Fils, il apprit par ses souffrances l’obéissance. La souffrance acceptée (pas celle que l’on choisit mais celle qui frappe aveuglément, injustement même pourrions-nous dire) par amour de Dieu et du prochain, lorsqu’offerte au Père en communion avec celle du Fils crucifié, l’unique Rédempteur, devient cause de salut éternel pour les autres. Ce rôle salvifique de la souffrance, par ailleurs scandaleuse aux yeux des incroyants, l’apôtre Paul en avait pleinement conscience : « j'endure tout pour les élus, afin qu'eux aussi obtiennent le salut qui est dans le Christ Jésus avec la gloire éternelle » (2 Tm 2, 10); « je trouve ma joie dans les souffrances que j'endure pour vous, et je complète en ma chair ce qui manque aux épreuves du Christ pour son Corps, qui est l'Église » (Col 1, 24).  Ce sont les douleurs de l’enfantement (Ap 12, 2), un enfantement non pas physique mais spirituel. La première à marcher dans les pas du Fils, le Serviteur souffrant (Is 53), fut sa mère, la mère des douleurs ainsi que l’avait prédit Syméon : « et toi-même, une épée te transpercera l'âme! -- afin que se révèlent les pensées intimes de bien des cœurs » (Lc 2, 35). Cette mère selon la chair est devenue mère spirituelle de tous les croyants de tous les temps dans la douleur indicible de voir son fils mis à mort sur la croix ainsi que le confirment les paroles de Jésus : « Femme, voici ton fils », « Voici ta mère ».

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je prends Marie chez moi, comme m’y invite Jésus. Je la considère ma mère dans la foi, le modèle qui doit inspirer ma vie. J’accueille la souffrance qui frappe aveuglément par amour de Dieu et du prochain, mieux, j’en fait un instrument de salut en l’offrant en communion avec celle du Christ crucifié pour que le plus grand nombre accède à la vie éternelle.

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