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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 05:11

 

 

Venez, et discutons – dit le Seigneur.

 

Écoutez la parole du Seigneur, vous qui êtes pareils aux chefs de Sodome ! Prêtez l’oreille à l’enseignement de notre Dieu, vous, peuple de Gomorrhe ! Lavez-vous, purifiez-vous, ôtez de ma vue vos actions mauvaises, cessez de faire le mal. Apprenez à faire le bien : recherchez le droit, mettez au pas l’oppresseur, rendez justice à l’orphelin, défendez la cause de la veuve. Venez, et discutons – dit le Seigneur. Si vos péchés sont comme l’écarlate, ils deviendront aussi blancs que neige. S’ils sont rouges comme le vermillon, ils deviendront comme de la laine. Si vous consentez à m’obéir, les bonnes choses du pays, vous les mangerez ; mais si vous refusez, si vous vous obstinez, c’est l’épée qui vous mangera. – Oui, la bouche du Seigneur a parlé.

 

Livre d'Isaïe 1,10.16-20.

 

Cette rencontre, cette discussion, c’est à travers le prêtre, dans le sacrement de Réconciliation qu’elle a lieu. Le Seigneur y restaure notre capacité à aimer blessée par le péché pour peu que nous ayons regret de nos actions mauvaises et que nous ayons l’intention d’apprendre à faire le bien, à rechercher le droit. Si nous refusons de nous laisser réconcilier avec Dieu, de pardonner aux autres comme nous-mêmes souhaitons être pardonnés de Dieu, c’est l’épée qui nous mangera, notre capacité d’aimer en vérité s’atrophiera et le monde deviendra une jungle où les plus forts imposent leur loi. Quand le Seigneur dit : « c’est l’épée qui vous mangera », Il ne nous menace pas, Il ne fait que nous mettre en garde contre les conséquences prévisibles d’une éventuelle décision  d’ignorer son plan d’amour sur nous et sur l’humanité.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

À l’occasion de ce carême, est que je prendrai le temps de me réconcilier avec les autres et de me laisser réconcilier avec Dieu ? C’est mon bonheur en cette vie et pour l’éternité qui en dépend !                                                                                                      

 

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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 05:34

 

 

À toi Seigneur la justice, à nous la honte

 

Je fis au Seigneur mon Dieu cette prière et cette confession : « Ah ! toi Seigneur, le Dieu grand et redoutable, qui garde alliance et fidélité à ceux qui l’aiment et qui observent ses commandements, nous avons péché, nous avons commis l’iniquité, nous avons fait le mal, nous avons été rebelles, nous nous sommes détournés de tes commandements et de tes ordonnances. Nous n’avons pas écouté tes serviteurs les prophètes, qui ont parlé en ton nom à nos rois, à nos princes, à nos pères, à tout le peuple du pays. À toi, Seigneur, la justice ; à nous la honte au visage, comme on le voit aujourd’hui pour les gens de Juda, pour les habitants de Jérusalem et de tout Israël, pour ceux qui sont près et pour ceux qui sont loin, dans tous les pays où tu les as chassés, à cause des infidélités qu’ils ont commises envers toi. Seigneur, à nous la honte au visage, à nos rois, à nos princes, à nos pères, parce que nous avons péché contre toi. Au Seigneur notre Dieu, la miséricorde et le pardon, car nous nous sommes révoltés contre lui, nous n’avons pas écouté la voix du Seigneur, notre Dieu, car nous n’avons pas suivi les lois qu’il nous proposait par ses serviteurs les prophètes.

 

Livre de Daniel 9, 4-10.

 

La justice du Seigneur n’a rien à voir avec la justice humaine. Alors que la seconde cherche à rendre à chacun ce qu’il « mérite », le salaire de ses actes, la justice du Seigneur est miséricorde et pardon, elle rend juste celui qui ne peut y parvenir par ses propres forces pour peu qu’il reconnaisse son incapacité à aimer parfaitement comme il y est appelé. À nous donc la honte au visage… parce que nous avons péché. Au Seigneur notre Dieu, la miséricorde et le pardon. Et c’est fort heureux ainsi car nous ne pourrions espérer autrement pouvoir vivre en compagnie de Dieu au terme de notre course.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je m’efforce d’aimer de mon mieux. Pour le reste, je recours à la divine Miséricorde qui ne fait jamais défaut à qui reconnaît humblement son incapacité à atteindre la perfection de l’amour. Je profite du temps de grâce du carême pour ce faire car l’Esprit du Seigneur s’y fait davantage insistant, pour ainsi dire, pour nous convaincre et nous aider à entreprendre l’inévitable démarche de pardon requise pour se rapprocher de Dieu. Comme Daniel je m’humilie et j’espère que le Seigneur me  rende juste en vertu de son infinie miséricorde. Jamais, cependant, ne me considérerai-je perdu, une telle pensée ne pouvant venir que de l’Ennemi qui tente de nous dissuader d’entreprendre une telle démarche car elle ruinerait tous ses efforts passés qui ont réussi à nous éloigner de l’Amour. Se croire perdu, se laisser aller au désespoir, croire que le non-amour peut l’emporter sur l’Amour, que l’Amour ne peut avoir le dernier mot, voilà bien une facette du péché contre l’Esprit (Mc 3, 29) dont Jésus dit qu’il ne sera pas remis, l’Amour ne pouvant intervenir sans notre consentement, sans que je ne Lui en fasse explicitement la demande. Cependant tous les espoirs sont permis pour qui attend tout de Lui… 

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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 07:00

 

 

Me voici !

 

En ces jours-là, Dieu mit Abraham à l’épreuve. Il lui dit : « Abraham ! » Celui-ci répondit : « Me voici ! » Dieu dit : « Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac, va au pays de Moriah, et là tu l’offriras en holocauste sur la montagne que je t’indiquerai. » Ils arrivèrent à l’endroit que Dieu avait indiqué. Abraham y bâtit l’autel et disposa le bois ; puis il lia son fils Isaac et le mit sur l’autel, par-dessus le bois. Abraham étendit la main et saisit le couteau pour immoler son fils. Mais l’ange du Seigneur l’appela du haut du ciel et dit : « Abraham ! Abraham ! » Il répondit : « Me voici ! » L’ange lui dit : « Ne porte pas la main sur le garçon ! Ne lui fais aucun mal ! Je sais maintenant que tu crains Dieu : tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique. » Abraham leva les yeux et vit un bélier retenu par les cornes dans un buisson. Il alla prendre le bélier et l’offrit en holocauste à la place de son fils. Du ciel, l’ange du Seigneur appela une seconde fois Abraham. Il déclara : « Je le jure par moi-même, oracle du Seigneur : parce que tu as fait cela, parce que tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique, je te comblerai de bénédictions, je rendrai ta descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel et que le sable au bord de la mer, et ta descendance occupera les places fortes de ses ennemis. Puisque tu as écouté ma voix, toutes les nations de la terre s’adresseront l’une à l’autre la bénédiction par le nom de ta descendance. »

 

Livre de la Genèse 22,1-2.9-13.15-18.

 

Dieu appelle. Abraham répond : « Me voici ! ». La foi d’Abraham est telle qu’il est prêt à tout faire si Dieu le lui demande même ce qui semble le plus insensé. Le Seigneur lui demande d’abandonner le projet qu’Il lui avait demandé d’entreprendre par la voix de son ange, Abraham répond encore « Me voici ! ».  Parce qu’Abraham ne refuse rien à Dieu, pas même son fils unique, Dieu bénit Abraham et en fait le dépositaire de la Promesse : ta descendance sera multitude, les nations se béniront par le nom de ta descendance. Ce nom c’est le Christ et cette descendance c’est non seulement ceux qui ont un lien de sang avec Abraham mais la multitude des croyants dans le Dieu Unique, si bien qu’il est appelé le père des croyants.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Qu’en est-il de moi ? Suis-je disponible à l’appel du Seigneur ? Quand les vents deviennent contraires, est-ce que je maugrée ou, pire, Le maudit, ou est-ce que je recherche sa Volonté en toutes choses? Si mon environnement est hostile, est-ce que je compatis avec les personnes qui en souffrent comme moi, est-ce que je cherche à aider mes compagnons d’infortune ? Si la vie me prive de ma santé ou d’une part de mes biens, est-ce que j’offre ma perte, mes souffrances pour le bien du plus grand nombre ? Mieux encore, est-ce que j’imite Job et loue Dieu : « Yahvé avait donné, Yahvé a repris: que le nom de Yahvé soit béni! » (Jb 1, 21) ?

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 05:25

 

 

Dépassement dans l’amour

 

En ce temps-là,  Jésus disait à ses disciples : Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait.

 

Matthieu 5, 43-48

 

Dieu n’attend pas de performance extraordinaire de notre part autre que nous cherchions à aimer le plus parfaitement possible, c’est-à-dire comme Lui nous aime, notamment sans discrimination de personne, même les ennemis !  C’est à la perfection de l’amour que Jésus nous invite quand il dit : Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait.

 

En cela nous sommes tous égaux devant Dieu, car il est donné à tous d’aimer, cela ne requérant pas de disposition physique ou intellectuelle particulière, ou encore de nos moyens financiers : « En vérité, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis plus que tout le monde. Car tous ceux-là ont pris sur leur superflu pour faire leur offrande, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a donné tout ce qu'elle avait pour vivre » (Lc 21, 3-4). Mieux encore, ceux qui sont désavantagés en cette vie par des capacités physiques ou intellectuelles restreintes ou ne possèdent peu ou pas de biens matériels, ceux que le monde méprise, ceux-là semblent mieux disposés à aimer car ils ne sont pas attachés à leur personne, à leurs idées ou à leurs biens. Ceux aussi qui sont partis désavantagés au plan spirituel ayant vécu une vie contraire aux attentes de Dieu, s’ils en viennent à reconnaître leur méprise, éprouvant une grande gratitude envers ce Père qui pardonne leurs fautes passées, deviennent plus « disposés » à aimer cherchant à rendre amour pour amour. C’est ainsi que beaucoup de premiers seront derniers et les derniers seront premiers (Mc 10, 31).

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je ne cherche pas de dépassement autre que dans l’amour : aimer chaque jour davantage et mieux. Je ne me préoccupe pas d’autre chose que d’aimer, de rechercher le Royaume de Dieu, la perfection de l’amour, mon Père céleste connaissant mes besoins, Il y pourvoira  (Lc 12, 30-31).

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 06:15

 

 

Prendrais-je donc plaisir à la mort du méchant ?

 

Ainsi parle le Seigneur Dieu : Si le méchant se détourne de tous les péchés qu’il a commis, s’il observe tous mes décrets, s’il pratique le droit et la justice, c’est certain, il vivra, il ne mourra pas. On ne se souviendra d’aucun des crimes qu’il a commis, il vivra à cause de la justice qu’il a pratiquée. Prendrais-je donc plaisir à la mort du méchant – oracle du Seigneur Dieu –, et non pas plutôt à ce qu’il se détourne de sa conduite et qu’il vive ? Mais le juste, s’il se détourne de sa justice et fait le mal en imitant toutes les abominations du méchant, il le ferait et il vivrait ? Toute la justice qu’il avait pratiquée, on ne s’en souviendra plus : à cause de son infidélité et de son péché, il mourra ! Et pourtant vous dites : “La conduite du Seigneur n’est pas la bonne”. Écoutez donc, fils d’Israël : est-ce ma conduite qui n’est pas la bonne ? N’est-ce pas plutôt la vôtre ? Si le juste se détourne de sa justice, commet le mal, et meurt dans cet état, c’est à cause de son mal qu’il mourra. Si le méchant se détourne de sa méchanceté pour pratiquer le droit et la justice, il sauvera sa vie. Il a ouvert les yeux et s’est détourné de ses crimes. C’est certain, il vivra, il ne mourra pas.

 

Livre d'Ézéchiel 18,21-28

 

Dieu est un Père qui veut le bonheur de chacun de ses enfants. C’est Lui le père dans la parabole de l’enfant prodigue qui attend que son enfant qui s’est engagé dans des voies mauvaises revienne vers Lui, Lui qui pardonne et restaure dans sa dignité première d’enfant de Dieu. Dieu ne veut le mal de personne car Il est Amour. S’il permet que l’épreuve frappe, ce n’est pas par vengeance contre celui qui agit mal mais pour susciter une opportunité pour qu’il se remette en question.

 

Si Dieu ne se réjouit pas de la mort du méchant, de même nous ne devrions pas la souhaiter si nous marchons dans la voie du bien. Rien n’assure que nous ne tomberons pas éventuellement à notre tour dans de mauvaises voies et que nous n’aurons pas alors besoin d’un temps de grâce pour réaliser nos erreurs et revenir vers Dieu afin de pouvoir aspirer à la vie éternelle.

 

Notre sort pour l’éternité n’est pas fixé tant que nous n’aurons pas rendu notre dernier souffle. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est Dieu qui le dit ! Oserions-nous douter de sa parole ? Prions pour que le méchant se détourne de sa conduite mauvaise et vive et, inversement, si nous sommes aujourd’hui dans la voie du bien, pour que nous évitions d’emprunter des voies contraires à celles du Seigneur

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je me garde d’envier le sort des méchants qui semblent pouvoir commettre le mal impunément. Je prie pour eux afin qu’ils se détournent de leur conduite mauvaise. Je supplie Dieu de me donner la force de résister aux tentations.

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 03:33

 

 

Convertissez-vous et croyez à l’Évangile

 

Jésus venait d’être baptisé. Aussitôt l’Esprit pousse Jésus au désert et, dans le désert, il resta quarante jours, tenté par Satan. Il vivait parmi les bêtes sauvages, et les anges le servaient. Après l’arrestation de Jean, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu ; il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. »

 

Marc 1, 12-15

 

Convertissez-vous ! Ce qu’il peut être difficile de changer de conduite ! La volonté ne suffit pas : puisque je ne fais pas le bien que je veux et commets le mal que je ne veux pas (Rm 7, 19). C’est pourquoi Jésus rajoute : croyez à l’Évangile ! C’est la foi seule qui va nous permettre d’y parvenir. Seule la foi qui déplace les montagnes (Mt 17, 20) va rendre possible le changement radical qui nous fera passer d’êtres essentiellement préoccupés de leur bien-être et de leur satisfaction personnels, d’esclaves de la chair, à êtres de lumière qui laissent passer la Lumière, l’Amour, à travers eux donnant espérance à un monde auquel elle fait cruellement défaut. C’est Dieu seul qui nous fera passer d’êtres introvertis à messagers de l’Amour qui aiment en vérité, se préoccupant d’abord de Dieu et des autres : Dieu est là qui opère en nous à la fois le vouloir et le faire (Ph 2, 13).

 

Comment cela se fait-il concrètement ? La bonne nouvelle est que nous n’avons rien d’autre à faire que d’ouvrir la porte de notre cœur à Dieu et de nous laisser transformer par Lui. Que l’on ne s’y trompe pas, cependant, l’opération qui nous permet de nous détacher graduellement de nous-mêmes pour donner préséance aux autres et à Dieu ne se fera pas sans les douleurs de l’enfantement à cette vie nouvelle d’amour à laquelle nous aspirons. Ainsi, si nous sommes trop attachés aux biens matériels, Dieu permettra que nous en soyons dépouillés par un revers de fortune au autrement, si nous sommes impatients, Il placera devant nous cet automobiliste qui roule aux limites inférieures de vitesse alors que nous sommes déjà en retard à un rendez-vous important et ainsi de suite…

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je demande toujours et encore, sans relâche, le don de cette foi qui seule peut me permettre de devenir l’être d’amour que je suis appelé à devenir par Dieu. Je me « laisse agir » par Dieu, je ne me rebelle pas, je ne maugrée pas, lorsque confronté à des situations désagréables voire adverses, rendant même louange à Dieu de susciter des événements qui me dépouillent de ce à quoi je suis trop attaché et qui m’empêche d’aimer davantage et mieux, me retenant de progresser dans le chemin qui mène vers Lui. 

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 01:13

 

 

Si tu donnes, tu seras comme une source

 

Si tu fais disparaître de chez toi le joug, le geste accusateur, la parole malfaisante,

si tu donnes à celui qui a faim ce que toi, tu désires, et si tu combles les désirs du malheureux, ta lumière se lèvera dans les ténèbres et ton obscurité sera lumière de midi. Le Seigneur sera toujours ton guide. En plein désert, il comblera tes désirs et te rendra vigueur. Tu seras comme un jardin bien irrigué, comme une source où les eaux ne manquent jamais. Tu rebâtiras les ruines anciennes, tu restaureras les fondations séculaires. On t’appellera : « Celui qui répare les brèches », « Celui qui remet en service les chemins ». Si tu t’abstiens de voyager le jour du sabbat, de traiter tes affaires pendant mon jour saint, si tu nommes « délices » le sabbat et déclares « glorieux » le jour saint du Seigneur, si tu le glorifies, en évitant démarches, affaires et pourparlers, alors tu trouveras tes délices dans le Seigneur ; je te ferai chevaucher sur les hauteurs du pays, je te donnerai pour vivre l’héritage de Jacob ton père. Oui, la bouche du Seigneur a parlé.

 

Isaïe 58, 9-14

 

Dieu nous comble de bienfaits, tant matériels que spirituels, pour que nous les redistribuions, pour que nous les mettions au service du plus grand nombre, du bien commun. Agir autrement c’est manquer à notre devoir de fidéicommis envers Celui qui nous a tout confié. Mieux encore, plus nous donnons, plus nous recevons, si bien que nous devenons comme une source où les eaux ne manquent jamais ! Se réalisera alors la parole de Jésus : « à tout homme qui a, l'on donnera et il aura du surplus; mais à celui qui n'a pas, on enlèvera ce qu'il a » (Mt 25, 29). Celui qui thésaurise pour lui-même (Lc 12, 21) perdra éventuellement tout, pour l’éternité si ce n’est déjà en cette vie. La veuve de Sarepta (1 R 17), quant à elle, n’a pas manqué de nourriture au temps de la famine car elle a accepté de partager le peu qui lui restait pour vivre avec le prophète Élie. Parce qu’elle s’était départi du peu qu’elle avait en faveur d’autrui,  la jarre de farine ne s'épuisa pas et la cruche d'huile ne se vida pas (1 R 17, 16), le Seigneur l’a comblée infiniment plus que le peu qu’elle avait cédé.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je fais de la recherche du bien commun mon principal souci. Je partage tant mes biens matériels que spirituels. J’examine ma conduite pour voir dans quelle mesure je m’acquitte de mes responsabilités de fiduciaire des dons de Dieu.

 

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 05:00

 

 

La fin du jeûne est de rapprocher de Dieu

 

En ce temps-là, les disciples de Jean le Baptiste s’approchent de Jésus en disant : « Pourquoi, alors que nous et les pharisiens, nous jeûnons, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? » Jésus leur répondit : « Les invités de la noce pourraient-ils donc être en deuil pendant le temps où l’Époux est avec eux ? Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors ils jeûneront.

 

Matthieu 9, 14-15

 

Le jeûne qui me plaît, n’est-ce pas ceci : faire tomber les chaînes injustes, délier les attaches du joug, rendre la liberté aux opprimés, briser tous les jougs ? N’est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim, accueillir chez toi les pauvres sans abri, couvrir celui que tu verras sans vêtement, ne pas te dérober à ton semblable ? Alors ta lumière jaillira comme l’aurore, et tes forces reviendront vite. Devant toi marchera ta justice, et la gloire du Seigneur fermera la marche. Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra ; si tu cries, il dira : « Me voici. »

 

Isaïe 58, 6-9

 

Le jeûne spirituel n’a d’autre but que de nous rapprocher de Dieu, la faim physique remémorant à l’esprit la présence de Celui dont notre âme est en quête. Les disciples n’ont pas à jeûner parce qu’ils sont continuellement en présence de Dieu.

 

Comment savoir si notre jeûne est efficace ? Aux fruits qu’il porte ! Si notre jeûne nous amène à aimer davantage et mieux Dieu et notre prochain, l’un n’allant pas sans l’autre, alors nous pouvons être assurés qu’il est agréable à Dieu, alors si nous appelons, le Seigneur répondra ; si nous crions, il dira : « Me voici ». Futile est, au plan spirituel, le jeûne qui ne nous conduirait pas à produire les fruits de l’Amour.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Quand je ressens la faim, je pense à Dieu, j’élève mon âme vers Lui. Me tenant davantage présent en esprit à l’Amour, je cherche à produire les fruits qu’Il attend de moi, notamment soulager la misère humaine de ceux qui croiseront ma route.

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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 04:23

 

 

Temps du choix

 

Moïse disait au peuple : Vois ! Je mets aujourd’hui devant toi ou bien la vie et le bonheur, ou bien la mort et le malheur. Ce que je te commande aujourd’hui, c’est d’aimer le Seigneur ton Dieu, de marcher dans ses chemins, de garder ses commandements, ses décrets et ses ordonnances. Alors, tu vivras et te multiplieras ; le Seigneur ton Dieu te bénira dans le pays dont tu vas prendre possession…  Choisis donc la vie, pour que vous viviez, toi et ta descendance, en aimant le Seigneur ton Dieu, en écoutant sa voix, en vous attachant à lui ; c’est là que se trouve ta vie, une longue vie sur la terre que le Seigneur a juré de donner à tes pères, Abraham, Isaac et Jacob.

 

Livre du Deutéronome 30, 15-16.19-20

 

« Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi la sauvera. Quel avantage un homme aura-t-il à gagner le monde entier, s’il se perd ou se ruine lui-même ? »

 

Luc 9, 23-25

 

Notre séjour terrestre est le temps mis à notre disposition pour nous décider pour l’Amour, l’amour des autres et de Dieu. Cela n’est pas un choix facile car il implique le renoncement à soi-même, à ses désirs, à ses préférences … pour donner préséance à Dieu et aux autres. C’est un choix mortifiant, mais l’inévitable prix à payer pour que le grain tombé en terre porte le fruit de l’amour.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je choisis d’aimer, d’aimer en vérité, de mourir à moi-même pour le bénéfice des autres. Je choisis de marcher dans les pas de Jésus qui a été jusqu’à sacrifier sa vie, au sens propre du terme, pour payer le prix du rachat de mes fautes et me donner ainsi l’opportunité de partager l’existence de Dieu pour l’éternité ce qui est hors de la portée de mes seuls efforts, si louables soient-ils. Je médite sur l’immense privilège qui m’est accordé d’accéder au Royaume éternel et combien petit est le prix des souffrances terrestres eu égard à la valeur inestimable du trésor qui m’est gracieusement offert. 

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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 05:03

 

 

Un Père miséricordieux

 

Maintenant – oracle du Seigneur – revenez à moi de tout votre cœur, dans le jeûne, les larmes et le deuil ! Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements, et revenez au Seigneur votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour, renonçant au châtiment.

 

Livre de Joël 2, 12-13

 

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,

selon ta grande miséricorde, efface mon péché.

Lave moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi.

Contre toi, et toi seul, j'ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l'ai fait.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,

renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.

Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d'être sauvé ; que l'esprit généreux me soutienne.

Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.

 

Psaume 51(50),3-6.12-14.17

 

En ce temps- là, Jésus disait à ses disciples : « Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux.

 

Matthieu 6, 1

 

Qui n’a pas découvert Dieu comme un Père, un Père miséricordieux de surcroît, n’en est qu’aux premiers balbutiements de sa vie spirituelle.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je profite de ce carême pour découvrir davantage Dieu comme un Père. Peut-être ma conception de la paternité est-elle difformée en raison des faiblesses de mon père selon la chair. Je demande alors à Dieu de me faire découvrir ce qu’est la paternité véritable, tout l’amour d’un père pour ses enfants. J’approfondis mon intimité avec Dieu car s’il est Père je suis enfant. La relation d’un enfant à son père relève de la vie privée. Sans cacher ma relation à mon Père et ce que je fais pour Lui être agréable (la vie du croyant étant le témoignage le plus probant de l’existence de Dieu), j’évite de me donner en spectacle ce qui serait contraire à l’intimité requise de la relation d’un enfant à son Père. J’identifie enfin ce qui fait obstacle à ma relation à mon Père, mon péché, et Lui demande de tout cœur : Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché…

 

2015-02-17

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