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23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 04:56

 

 

Et lui, Seigneur, que lui arrivera-t-il ?

 

En ce temps-là, Jésus venait de dire à Pierre : « Suis-moi. » S’étant retourné, Pierre aperçoit, marchant à leur suite, le disciple que Jésus aimait. C’est lui qui, pendant le repas, s’était penché sur la poitrine de Jésus pour lui dire : « Seigneur, quel est celui qui va te livrer ? »Pierre, voyant donc ce disciple, dit à Jésus : « Et lui, Seigneur, que lui arrivera-t-il ? » Jésus lui répond : « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? Toi, suis-moi. » Le bruit courut donc parmi les frères que ce disciple ne mourrait pas. Or, Jésus n’avait pas dit à Pierre qu’il ne mourrait pas, mais : « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? » C’est ce disciple qui témoigne de ces choses et qui les a écrites, et nous savons que son témoignage est vrai. Il y a encore beaucoup d’autres choses que Jésus a faites ; et s’il fallait écrire chacune d’elles, je pense que le monde entier ne suffirait pas pour contenir les livres que l’on écrirait.

 

Jean 21, 20-25

 

 

Notre relation à Dieu est une histoire d’amour. Chaque histoire d’amour est unique car unique est la situation de chacun et sa personnalité. L’amour respecte la différence, l’altérité. Le modèle se trouve en Dieu qui est Amour, UN et trine, unité de nature, unité de Volonté, mais en même temps diversité de Personnes, et de rôles, intimement liées par l’amour. Non seulement l’amour respecte-t-il la différence mais également la liberté. Deux personnes seraient-elles identiques, elles ne seraient pas nécessairement prêtes à passer par les mêmes chemins. L’Amour respecte cela aussi.

 

Que t’importe ? Toi suis-moi. Ce que Dieu attend des autres et ce qu’ils sont prêts à Lui consentir en retour ne doit pas nous préoccuper autrement que de les aider à discerner, s’ils font appel à notre aide, les attentes de Dieu à leur égard et de les supporter dans la voie qu’ils auront librement choisie de rendre amour pour amour. Vouloir « forcer » les autres dans le même chemin que nous c’est leur nier une liberté que nous réclamons bien souvent pour nous-mêmes, une liberté dont Dieu nous laisse jouir. Pire encore est-ce si nous voulons les engager dans une voie de laquelle nous nous dérobons nous-mêmes : « Ils lient de pesants fardeaux et les imposent aux épaules des gens, mais eux-mêmes se refusent à les remuer du doigt » (Mt 23, 4). Quand John Fitzgerald Kennedy disait : « ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays », il parlait d’amour, d’amour de la Patrie. Tel doit être notre amour de Dieu.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je m’efforce de discerner la Volonté de Dieu sur moi et d’y répondre généreusement en fonction de mes aptitudes et de mes intérêts en n’oubliant pas que ce qu’Il attend principalement de moi c’est l’amour et que, quoi que je fasse, l’important est que je le fasse par amour de Lui et du prochain. 

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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 02:34

 

 

Responsable des autres par amour de Dieu

 

Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord de la mer de Tibériade. Quand ils eurent mangé, Jésus dit à Simon-Pierre : « Simon, fils de Jean, m’aimes- tu vraiment, plus que ceux-ci ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes agneaux. » Il lui dit une deuxième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le pasteur de mes brebis. » Il lui dit, pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? » Pierre fut peiné parce que, la troisième fois, Jésus lui demandait : « M’aimes-tu ? » Il lui répond : « Seigneur, toi, tu sais tout : tu sais bien que je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes brebis. Amen, amen, je te le dis : quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture toi-même pour aller là où tu voulais ; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et c’est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t’emmener là où tu ne voudrais pas aller. » Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort Pierre rendrait gloire à Dieu. Sur ces mots, il lui dit : « Suis-moi. »

 

Jean 21, 15-19

 

 

Que signifie le triple questionnement de Jésus à Pierre à savoir s’il l’aime et l’énigmatique commentaire de Jésus qu’en conséquence de cet amour, il se doit d’être le berger / pasteur de SES agneaux / brebis ?

 

La clé se trouve dans la conclusion de cet entretien : « Suis-moi. ». Qui aime le Christ marche dans ses pas. Jésus se décrit lui-même comme le bon Pasteur le bon pasteur; le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis (Jn 10, 11). Le bon pasteur pense au bien des brebis sous sa garde avant de penser à lui-même. De même, devons-nous agir à l’égard des autres par amour de Dieu. Quand Jésus parle des autres, de ceux qui ont accueilli les paroles que le Père lui a données et qui ont cru que le Père l’a envoyé (Jn 17, 8), il dit d’eux en s’adressant à son Père : C'est pour eux que je prie; je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que tu m'as donnés, car ils sont à toi (Jn 17, 9). De même, nous devons traiter nos enfants selon la chair ou dans l’ordre spirituel, les personnes confiées à notre autorité, non comme notre propriété, comme devant servir nos intérêts propres, mais comme les enfants de Dieu qui nous sont confiés afin de les faire progresser vers leur plein potentiel, essentiellement mais non exclusivement que leur capacité d’amour s’accroisse (ce qui ne saurait se réaliser sans le développement intégral de toute la personne),  et qu’ainsi la volonté de Dieu sur eux se réalise.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Parce que j’aime Dieu, je marche dans les pas de Jésus et je me fais pasteur de ceux qu’Il met sur ma route, je les aide en leur donnant même préséance sur mes intérêts personnels car comme Jésus je ne suis pas là pour être servi mais pour servir (Mt 20, 28).

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 05:51

 

 

Que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux

 

En ce temps-là, les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi : « Père saint, je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi. Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes UN : moi en eux, et toi en moi. Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un, afin que le monde sache que tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, ils soient eux aussi avec moi, et qu’ils contemplent ma gloire, celle que tu m’as donnée parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde. Père juste, le monde ne t’a pas connu, mais moi je t’ai connu, et ceux-ci ont reconnu que tu m’as envoyé. Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître, pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que moi aussi, je sois en eux. »

 

Jean 17, 20-26

 

 

La vie spirituelle est une histoire d’amour, un amour qui se reçoit, certes, mais surtout un amour qui se transmet, du Père au Fils et, le Fils assumant la chair, du Fils à nous. Cet amour, la capacité à aimer, au don généreux et universel (sans discrimination de personne) de soi au-delà de ses intérêts personnels est la ressemblance de Dieu que nous portons en nous. Qu’ils soient un comme nous sommes UN : moi en eux, et toi en moi. Plus nous aimons, plus nous sentons la présence de Dieu en nous ; plus nous sentons la présence de Dieu en nous et nous sentons aimés de Lui, plus nous aimons et sommes capables d’aimer.

 

Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes UN : moi en eux, et toi en moi. Dans son commentaire des lectures du jour, le site www.levangileauquotidien.org rapporte l’explication de Syméon le Nouveau Théologien :

 

Quelle merveille, cette condescendance inexprimable de l'amour que Dieu nous porte, lui l'ami des hommes ! (Sg 1,6) Ce qu'il est par nature à l'égard de son Père, il nous accorde de l'être à son égard par l'adoption et par la grâce… La gloire donnée au Fils par le Père, le Fils nous la donne à son tour par grâce divine. Encore mieux : de même qu'il est dans le Père et le Père en lui, de même le Fils de Dieu sera en nous et nous dans le Fils, si nous le voulons, par la grâce. Une fois devenu semblable à nous par la chair, il nous a rendus participants de sa divinité et il nous incorpore tous à lui. D'ailleurs la divinité à laquelle nous participons par cette communion n'est pas divisible en parties séparées ; il s'ensuit nécessairement que nous aussi, une fois que nous avons participé à elle en vérité, nous sommes inséparables de l'Esprit unique, formant un seul corps avec le Christ.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

J’aime. J’aime chaque jour davantage et mieux. Je ne laisse pas sans effet la grâce reçue.

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 04:15

 

 

La sainteté pour tous

 

En ce temps-là, les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi : « Père saint, garde mes disciples unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné, pour qu’ils soient un, comme nous-mêmes. Quand j’étais avec eux, je les gardais unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné. J’ai veillé sur eux, et aucun ne s’est perdu, sauf celui qui s’en va à sa perte de sorte que l’Écriture soit accomplie. Et maintenant que je viens à toi, je parle ainsi, dans le monde, pour qu’ils aient en eux ma joie, et qu’ils en soient comblés. Moi, je leur ai donné ta parole, et le monde les a pris en haine parce qu’ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi je n’appartiens pas au monde. Je ne prie pas pour que tu les retires du monde, mais pour que tu les gardes du Mauvais. Ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi, je n’appartiens pas au monde. Sanctifie-les dans la vérité : ta parole est vérité. De même que tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde. Et pour eux je me sanctifie moi-même, afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité.

 

Jean 17, 11-19

 

 

Pour plusieurs la sainteté signifie accéder au club sélect  de ceux qui sont reconnus pour avoir mené une vie exemplaire, conforme aux Écritures. Cette image de la sainteté est fausse de deux manières. D’une part, elle laisse entendre qu’elle est le lot de quelques-uns alors que tous y sont appelés, « votre Père qui est aux cieux veut qu'aucun de ces petits ne se perde » (Mt 18, 14), la sainteté étant la condition pour vivre en compagnie de Dieu pour l’éternité. D’autre part, une telle perception fait de la sainteté un objectif à poursuivre pour soi-même, une forme de reconnaissance qui entrerait en contradiction avec les paroles de Jésus : « Gardez-vous de pratiquer votre justice devant les hommes, pour vous faire remarquer d'eux; sinon, vous n'aurez pas de récompense auprès de votre Père qui est dans les cieux » (Mt 6, 1).

 

Qu’est-ce donc que la sainteté ? La meilleure définition que je puisse en donner est : devenir transparents de l’amour de Dieu pour le bénéfice des autres, accueillir l’amour du Père pour le redistribuer autour de nous à la suite de Jésus : Et pour eux je me sanctifie moi-même, afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité. Thérèse de Lisieux avait bien compris que la sainteté n’est pas un objectif à poursuivre pour soi-même mais pour les autres, elle qui déclarait : « Je veux passer mon ciel à faire du bien sur la terre ».

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je cherche à devenir chaque jour davantage transparent de l’amour de Dieu, à aimer les autres comme Il m’aime, à le faire connaître comme Amour, la source de l’amour et du bonheur véritable. Pour m’aider à y parvenir, je lis fréquemment les Écritures : Sanctifie-les dans la vérité : ta parole est vérité. Je communie également au corps et au sang du Christ afin de faire un avec Lui : « Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui » (Jn 6, 56).

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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 06:23

 

 

Dans le monde, vous avez à souffrir

 

En ce temps-là, les disciples de Jésus lui dirent : « Voici que tu parles ouvertement et non plus en images. Maintenant nous savons que tu sais toutes choses, et tu n’as pas besoin qu’on t’interroge : voilà pourquoi nous croyons que tu es sorti de Dieu. » Jésus leur répondit : « Maintenant vous croyez ! Voici que l’heure vient – déjà elle est venue – où vous serez dispersés chacun de son côté, et vous me laisserez seul ; mais je ne suis pas seul, puisque le Père est avec moi. Je vous ai parlé ainsi, afin qu’en moi vous ayez la paix. Dans le monde, vous avez à souffrir, mais courage ! Moi, je suis vainqueur du monde. »

 

Jean 16, 29-33

 

 

Dans le monde, vous avez à souffrir. Physique ou morale, la souffrance fait partie intégrante de la condition humaine. Si la première est difficilement évitable, elle peut être soulagée par l’assistance quand il s’agit de besoins de base non satisfaits ou par la compassion quand il n’y a pas d’aide matérielle possible. Quant à la souffrance morale, elle tire son origine d’un trop grand attachement ou d’attentes démesurées à l’égard du monde ou de certaines personnes qui le composent et nous sont proches. Nous pouvons réduire cette dernière souffrance en mettant notre confiance dans l’Unique qui ne déçoit point ou encore en ayant une plus juste appréciation des choses du monde, en les considérant qu’elles nous sont confiées par Dieu pour le bien commun et non exclusivement pour notre bénéfice personnel.

 

Mais courage ! Moi, je suis vainqueur du monde. Comment Jésus a-t-il vaincu le monde et son égoïsme ? Par l’amour, par le don total et gratuit de Lui-même, jusqu’au don de sa vie sur la croix. Comme autre modèle nous avons Marie, sa mère et notre mère dans la foi, laquelle a donné son consentement à l’Amour par son fiat : « Je suis la servante du Seigneur; qu'il m'advienne selon ta parole! » (Lc 1, 38), une coopération à l’œuvre de Dieu qui ne sera pas sans douleur : « et toi-même, une épée te transpercera l’âme ! » (Lc 2, 35). Qui donne son consentement à l’Esprit d’Amour et se laisse couvrir de son ombre comme Marie, offre une demeure à Dieu dans le monde, une terre fertile pour que l’Amour puisse s’y enraciner et se répandre afin que le mal n’ait plus le dernier mot. Est-ce facile ? Certes pas ! Mais la résurrection du Christ nous assure de la victoire finale de l’Amour sur le mal et la souffrance et nous donne le courage pour les combattre.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je donne mon consentement à l’œuvre de salut que Dieu attend de moi. Je me laisse couvrir de l’ombre de son Esprit car hors de Lui, je ne puis rien faire (Jn 15, 5). Par le don de moi-même, je contribue à l’avènement du Royaume de Dieu en contribuant à réduire la souffrance des autres.

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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 03:48

 

 

Pourquoi restez-vous là à regarder le ciel ?

 

Cher Théophile, dans mon premier livre, j’ai parlé de tout ce que Jésus a fait et enseigné, depuis le moment où il commença, jusqu’au jour où il fut enlevé au ciel, après avoir, par l’Esprit Saint, donné ses instructions aux Apôtres qu’il avait choisis. C’est à eux qu’il s’est présenté vivant après sa Passion ; il leur en a donné bien des preuves, puisque, pendant quarante jours, il leur est apparu et leur a parlé du royaume de Dieu. Au cours d’un repas qu’il prenait avec eux, il leur donna l’ordre de ne pas quitter Jérusalem, mais d’y attendre que s’accomplisse la promesse du Père. Il déclara : « Cette promesse, vous l’avez entendue de ma bouche : alors que Jean a baptisé avec l’eau, vous, c’est dans l’Esprit Saint que vous serez baptisés d’ici peu de jours. » Ainsi réunis, les Apôtres l’interrogeaient : « Seigneur, est-ce maintenant le temps où tu vas rétablir le royaume pour Israël ? » Jésus leur répondit : « Il ne vous appartient pas de connaître les temps et les moments que le Père a fixés de sa propre autorité. Mais vous allez recevoir une force quand le Saint-Esprit viendra sur vous ; vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. » Après ces paroles, tandis que les Apôtres le regardaient, il s’éleva, et une nuée vint le soustraire à leurs yeux. Et comme ils fixaient encore le ciel où Jésus s’en allait, voici que, devant eux, se tenaient deux hommes en vêtements blancs, qui leur dirent : « Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? Ce Jésus qui a été enlevé au ciel d’auprès de vous, viendra de la même manière que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel. »

 

Acte des Apôtres 1, 1-11

 

 

Les Apôtres, malgré le fait qu’ils aient côtoyé Jésus et l’aient entendu déclarer « Mon royaume n'est pas de ce monde » (Jn 18, 36) attendent toujours de ce dernier qu’il instaure un royaume temporel comme en fait foi leur questionnement : Seigneur, est-ce maintenant le temps où tu vas rétablir le royaume pour Israël ? Jésus repart vers le Père et ils continuent toujours d’attendre ! «Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? » Dieu ne s’impose pas car Il est Amour et une des principales caractéristiques de l’amour est de préserver la liberté de l’être aimé. Si nous voulons que survienne le Royaume de Dieu sur terre, la civilisation de l’amour comme l’appellent certains, nous devons y coopérer tous et chacun activement. Mais Jésus nous assure que nous ne sommes pas seuls, qu’il ne nous laisse pas livrés à nous-mêmes : « vous allez recevoir une force quand le Saint-Esprit viendra sur vous, vous serez alors mes témoins… jusqu’aux extrémités de la terre. »

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Est-ce que je coopère activement à ce que survienne sur terre le Royaume d’amour de Dieu ? Ai-je recours à l’assistance de l’Esprit Saint que Jésus m’a laissé en héritage pour m’aider dans ma quête ? Est-ce que je pardonne ? Est-ce que je prie pour mes ennemis ?

 

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 03:09

 

 

L’Esprit conduit à la vérité toute entière

 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter. Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité tout entière. En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même : mais ce qu’il aura entendu, il le dira ; et ce qui va venir, il vous le fera connaître. Lui me glorifiera, car il recevra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. Tout ce que possède le Père est à moi ; voilà pourquoi je vous ai dit : L’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître.

 

Jean 16, 12-15.

 

 

Le surnaturel, échappant au voir et au toucher, dépasse notre entendement, Dieu et sa Sagesse outrepassant les limites de la raison : j’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter, « Mes pensées ne sont pas vos pensées, et mes chemins ne sont pas vos chemins, déclare le Seigneur » (Is 55, 8). Notre compréhension de Dieu et de sa Volonté n’est pas immédiate mais graduelle, selon ce que l’Esprit de vérité nous révèle dans le secret du cœur et, pourrions-nous ajouter, à mesure que le cœur se dilate pour s’ouvrir davantage à l’Amour. Marie, mère de Jésus et notre mère dans la foi, n’a pas compris sur-le-champ le sens des événements ou des paroles de son fils : Mais eux ne comprirent pas la parole qu'il venait de leur dire (Lc 2, 50). Que fait-elle ? Sa mère gardait fidèlement toutes ces choses en son cœur (Lc 2, 51). De même, nous devons cheminer dans la foi, ne pas rejeter d’emblée ce qui échappe à la raison, à notre capacité de compréhension du moment, mais en faire mémoire jusqu’à ce que l’Esprit nous en révèle le sens imperceptiblement dans le secret du cœur, lieu de rencontre entre Dieu et l’homme, ou encore par l’entremise d’événements subséquents ou de témoins que la Providence aura suscités dans sa Sagesse. Saint-Exupéry révélait une grande vérité de la vie spirituelle lorsqu’il disait : on ne voit bien qu’avec le cœur. Le cœur éclairé par l’Esprit pourrions-nous préciser.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

J’accepte de ne pas tout comprendre sur-le-champ. Comme Marie, je garde dans mon cœur ce qui dépasse les limites de ma compréhension du moment. Je prie instamment Dieu de me révéler par son Esprit le sens de ce qui m’échappe. J’attends avec patience l’heure de Dieu, le moment où Il lèvera partiellement le voile pour que j’entre davantage dans son intimité, ce qui surviendra inévitablement selon la promesse de Jésus : « Demandez, vous obtiendrez; cherchez, vous trouverez; frappez, la porte vous sera ouverte. Celui qui demande reçoit ; celui qui cherche trouve ; et pour celui qui frappe, la porte s'ouvrira » (Mt 7, 7-8). 

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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 05:35

 

 

L’Esprit convainc le monde

 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Je m’en vais maintenant auprès de Celui qui m’a envoyé, et aucun de vous ne me demande : “Où vas-tu ?” Mais, parce que je vous dis cela, la tristesse remplit votre cœur. Pourtant, je vous dis la vérité : il vaut mieux pour vous que je m’en aille, car, si je ne m’en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous ; mais si je pars, je vous l’enverrai. Quand il viendra, il convaincra le monde en matière de péché, de justice et de jugement. En matière de péché, puisqu’on ne croit pas en moi. En matière de justice, puisque je m’en vais auprès du Père, et que vous ne me verrez plus. En matière de jugement, puisque déjà le prince de ce monde est jugé.

 

Jean 16, 5-11

 

 

Le Défenseur convaincra le monde en matière de péché, de justice et de jugement. Quelles paroles énigmatiques ! L’explication l’est tout autant : En matière de péché, puisqu’on ne croit pas en moi. En matière de justice, puisque je m’en vais auprès du Père, et que vous ne me verrez plus. En matière de jugement, puisque déjà le prince de ce monde est jugé. Qu’en est-il ? En matière de péché. La première étape de la vie spirituelle est de reconnaître notre nature pécheresse, notre incapacité à aimer Dieu et le prochain comme il est attendu de nous. Tout l’enseignement de Jésus tourne autour de cela. À ceux qui ont cru en Lui, en sa parole, et se sont reconnus pécheurs, Il a pardonné et il continue de le faire au fil des siècles. En matière de justice. La justice de Dieu c’est que Lui nous rends justes, aptes à paraître et nous tenir en sa présence pour l’éternité, que le Christ a payé le prix du rachat de nos fautes et que nous ne pouvons pas nous sauver nous-mêmes, qu’il nous faut accepter la gratuité du salut pour espérer pouvoir y accéder. En matière de jugement. Le jugement de Dieu existe bel et bien. Comme le dit Jean de la Croix : Au soir de notre vie, nous serons jugés sur l’amour. Déjà le prince de ce monde est jugé car l’Amour a remporté la victoire sur la croix, Jésus allant au bout de l’amour en donnant sa vie pour nous : Nul n'a plus grand amour que celui-ci: donner sa vie pour ses amis (Jn 15, 13).

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

J’écoute l’Esprit qui, par la voix de ma conscience, m’indique mes fautes, mes manquements à l’amour. Je l’écoute encore quand, face à la misère d’autrui, Il m’interpelle au don gratuit de moi-même. Je reconnais en toute justice la gratuité du salut, la nécessité de la médiation du Christ pour y accéder et que, pour ma part, je dois accomplir les œuvres de l’amour, non parce qu’elles ont de la valeur en elles-mêmes mais parce qu’elles développent ma capacité à aimer sur laquelle je serai jugé au final. Je crois à la victoire de l’Amour sur le non-amour même si, trop souvent, ce dernier semble avoir le dessus dans ma vie quotidienne.

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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 02:50

 

 

Nous ne sommes pas seuls

 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Quand viendra le Défenseur, que je vous enverrai d’auprès du Père, lui, l’Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra témoignage en ma faveur. Et vous aussi, vous allez rendre témoignage, car vous êtes avec moi depuis le commencement.

 

Jean 15, 26-27

 

 

Dieu ne nous laisse pas orphelins (Jn 14, 18), livrés à nous-mêmes, dans notre quête du salut, d’un monde meilleur ici, dès à présent, de façon imparfaite, prémices de la vie d’amour dont nous espérons jouir pour l’éternité. Il nous envoie le Défenseur, l’Esprit de vérité, pour nous soutenir dans notre quête du bonheur, de l’Amour. Tout comme Jésus, cet Esprit, ne viens pas pour juger le monde, mais pour sauver le monde (Jn 12, 47). Qu’il est rassurant de savoir que nous pouvons bénéficier d’un tel encadrement ! « Ne cherchez pas avec inquiétude comment vous défendre ou que dire (ou faire), car le Saint Esprit vous enseignera à cette heure même ce qu'il faut dire (ou faire) » (Lc 12, 11-12). Tout ce que nous avons à faire, c’est de nous mettre à son écoute. Pour nous y disposer nous avons la prière, l’oraison, la lecture de la Parole de Dieu et l’Eucharistie.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je ne laisse pas sans effet la grâce reçue de Dieu (2 Co 6, 1). Je fais appel à l’Esprit Saint pour qu’Il m’indique la route à suivre, qu’Il me révèle ce que le Père attend de moi pour la réalisation de son plan d’amour sur l’humanité et, qu’enfin, il me donne les moyens d’accomplir cette Volonté. 

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10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 06:03

 

 

L’amour vient de Dieu

 

Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, puisque l’amour vient de Dieu. Celui qui aime est né de Dieu et connaît Dieu. Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour. Voici comment l’amour de Dieu s’est manifesté parmi nous : Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde pour que nous vivions par lui. Voici en quoi consiste l’amour : ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés, et il a envoyé son Fils en sacrifice de pardon pour nos péchés.   

 

Première lettre de Jean 4,7-10.

 

 

Dieu est amour. La ressemblance de laquelle nous avons hérité de Lui est la capacité à aimer, à donner, à se donner gratuitement pour le bénéfice des autres, fut-ce à notre détriment. Donner voilà un bien grand mot ! Rendre serait probablement plus approprié car si nous aimons et donnons c’est parce que Lui nous a préalablement aimés et comblés de ses bienfaits. Voici en quoi consiste l’amour : ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés, et il a envoyé son Fils en sacrifice de pardon pour nos péchés.   

 

Certains se réclament de Dieu et sèment la zizanie et la même guerre. Quel non sens ! Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour. De telles personnes instrumentalisent la religion pour servir des intérêts qui ne sont définitivement pas ceux de Dieu.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je me reçois de Dieu. Je me reconnais son enfant. Je prends conscience d’avoir tout reçu de Lui et que, quoi que je puisse donner, ce la ne représentera qu’une parcelle de l’amour dont Lui m’a préalablement aimé.

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