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25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 02:38

 

 

Prendre l’humilité comme tenue de service

 

Frères, les uns envers les autres, prenez l’humilité comme tenue de service. En effet, Dieu s’oppose aux orgueilleux, aux humbles il accorde sa grâce. Abaissez-vous donc sous la main puissante de Dieu, pour qu’il vous élève en temps voulu. Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, puisqu’il prend soin de vous. Soyez sobres, veillez : votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rôde, cherchant qui dévorer. Résistez-lui avec la force de la foi, car vous savez que tous vos frères, de par le monde, sont en butte aux mêmes souffrances. Après que vous aurez souffert un peu de temps, le Dieu de toute grâce, lui qui, dans le Christ Jésus, vous a appelés à sa gloire éternelle, vous rétablira lui-même, vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables. À lui la souveraineté pour les siècles. Amen.

 

Première lettre de Pierre Apôtre 5, 5-11.

 

 

L’humilité est la clef de voûte de l’édifice spirituel. Elle est un des traits principaux du Christ, « Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur » (Mt 11, 29), « Lui, de condition divine, ne retint pas jalousement le rang qui l'égalait à Dieu. Mais il s'anéantit lui-même, prenant condition d'esclave… » (Ph 2, 6-7) et de Marie, sa mère et notre mère dans la foi : « Mon âme exalte le Seigneur… parce qu'il a porté son regard sur son humble servante » (Lc 1, 46.48).

 

Rien d’étonnant à cela ! Dieu est Amour et l’humilité du cœur constitue le terreau fertile où peut s’enraciner l’amour véritable qui est don de soi. L’humble reconnaît avoir besoin des autres et de Dieu d’où la recommandation de Pierre qui est conséquente : « Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, puisqu’Il prend soin de vous », elle-même découlant de l’enseignement de Jésus : « Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai » (Mt 11, 28). « Veillez ». Cette autre recommandation, qui découle également de l’humilité, nous vient de la bouche de celui qui a appris à la dure qu’il ne faut pas présumer de soi-même, ayant renié le Christ en dépit que ce dernier l’avait préalablement averti de sa chute prochaine.

 

Enfin, faut-il noter, pour terminer, que l’humilité véritable ne consiste pas à nier les dons de Dieu dont nous sommes dépositaires, mais à mettre ces derniers au service du bien commun et, comme Marie dans le Magnificat, reconnaître qu’ils ne sont pas le fruit de notre industrie mais des cadeaux de Dieu et, conséquemment, Lui en rendre grâces.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je me mets à l’école du Christ doux et humble de cœur. Pour m’aider à y parvenir je dis souvent la prière : Ô Jésus doux et humble de cœur, rendez mon cœur semblable au vôtre, mieux encore, je le chante (http://gauterdo.com/ref/oo/o.jesus.doux.et.humble.html).

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24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 06:05

 

 

Conversion de Paul

 

En ces jours-là, Saul était toujours animé d’une rage meurtrière contre les disciples du Seigneur. Il alla trouver le grand prêtre et lui demanda des lettres pour les synagogues de Damas, afin que, s’il trouvait des hommes et des femmes qui suivaient le Chemin du Seigneur, il les amène enchaînés à Jérusalem. Comme il était en route et approchait de Damas, soudain une lumière venant du ciel l’enveloppa de sa clarté. Il fut précipité à terre ; il entendit une voix qui lui disait : « Saul, Saul, pourquoi me persécuter ? » Il demanda : « Qui es-tu, Seigneur ? » La voix répondit : « Je suis Jésus, celui que tu persécutes. Relève-toi et entre dans la ville : on te dira ce que tu dois faire. » Ses compagnons de route s’étaient arrêtés, muets de stupeur : ils entendaient la voix, mais ils ne voyaient personne. Saul se releva de terre et, bien qu’il eût les yeux ouverts, il ne voyait rien. Ils le prirent par la main pour le faire entrer à Damas. Pendant trois jours, il fut privé de la vue et il resta sans manger ni boire. Or, il y avait à Damas un disciple nommé Ananie. Dans une vision, le Seigneur lui dit : « Ananie ! » Il répondit : « Me voici, Seigneur. » Le Seigneur reprit : « Lève-toi, va dans la rue appelée rue Droite, chez Jude : tu demanderas un homme de Tarse nommé Saul. Il est en prière, et il a eu cette vision : un homme, du nom d’Ananie, entrait et lui imposait les mains pour lui rendre la vue. » Ananie répondit : « Seigneur, j’ai beaucoup entendu parler de cet homme, et de tout le mal qu’il a fait subir à tes fidèles à Jérusalem. Il est ici, après avoir reçu de la part des grands prêtres le pouvoir d’enchaîner tous ceux qui invoquent ton nom. » Mais le Seigneur lui dit : « Va ! Car cet homme est l’instrument que j’ai choisi pour faire parvenir mon nom auprès des nations, des rois et des fils d’Israël. Et moi, je lui montrerai tout ce qu’il lui faudra souffrir pour mon nom. » Ananie partit donc et entra dans la maison. Il imposa les mains à Saul, en disant : « Saul, mon frère, celui qui m’a envoyé, c’est le Seigneur, c’est Jésus qui t’est apparu sur le chemin par lequel tu venais. Ainsi, tu vas retrouver la vue, et tu seras rempli d’Esprit Saint. » Aussitôt tombèrent de ses yeux comme des écailles, et il retrouva la vue. Il se leva, puis il fut baptisé. Alors il prit de la nourriture et les forces lui revinrent. Il passa quelques jours à Damas avec les disciples et, sans plus attendre, il proclamait Jésus dans les synagogues, affirmant que celui-ci est le Fils de Dieu.

 

Actes des Apôtres 9,1-20.

 

 

 Tout juste auparavant, le livre des Actes des Apôtres nous décrit la conversion de l’eunuque de la reine Candace réalisée avec le concours de Philippe. Nous y voyons comment l’Esprit Saint conduit imperceptiblement l’un et l’autre en vue du résultat qu’Il espère. Ici encore, en dépit qu’Il se soit manifesté de façon extraordinaire à Saul, Dieu requiert l’intervention d’un autre homme, Ananie, pour « achever le travail » de conversion de celui-ci. Là encore, le Seigneur manifeste son intention à Ananie de façon exceptionnelle, par voie de songe, compte tenu du scepticisme humain face à l’improbabilité d’un tel retournement. « Pour les hommes c'est impossible, mais pour Dieu tout est possible » (Mt 19, 26).

 

Comment la conversion de Saul a-t-elle été rendue possible ? Comme Dieu a eu recours à un homme pour parachever son œuvre, nous pouvons logiquement penser qu’il a également requis le concours humain  pour la « préparation » de cette conversion. Je dirais même qu’il s’agit ici de l’illustration éclatante des effets de la recommandation faite par Jésus : « Aimez vos ennemis, et priez pour vos persécuteurs » (Mt 5, 44). N’a-t-on pas entendu Étienne, peu de temps auparavant, juste avant de rendre l’âme, reprendre les paroles de Jésus sur la croix : « Seigneur, ne leur impute pas ce péché » (Ac 7, 60) et intercéder pour ceux qui le lapidaient, groupe auquel appartenait Saul bien qu’il semble qu’il n’ait pas lui-même lancé de pierres. « Saul, lui, approuvait ce meurtre » (Ac 8, 1). La prière d’Étienne et possiblement celle d’autres chrétiens de la première heure a été entendue et a en quelque sorte pavé la voie au miracle de la conversion de Paul.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je prie pour la conversion de ceux qui sont loin de Dieu, notamment ceux qui, erronément, tout comme Saul, pensent tuer en son nom alors qu’ils Le persécutent par personnes interposées. Les résultats peuvent se faire attendre mais je ne dois pas me décourager. Je me rappellerai toujours de cet événement de ma jeunesse d’une mère, amie de mes parents, qui déplorait que ses prières n’avaient aucun effet sur son fils qui se tenait loin de Dieu. Après la mort tragique de ce dernier dans un accident automobile, nous avons appris du prêtre de la paroisse que ce fils prodigue était passé le voir pour se confesser quelques heures avant que ne survienne l’irréparable. Nous ne pouvions qu’espérer que le Christ qui a promis la vie éternelle au larron qui était crucifié à ses côtés ait fait de même pour ce fils…

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23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 05:54

 

 

Sous la mouvance de l’Esprit

 

L'ange du Seigneur adressa la parole à Philippe : « Mets-toi en marche vers le midi, prends la route qui descend de Jérusalem à Gaza ; elle est déserte. » Et Philippe se mit en marche. Or, un Éthiopien, un eunuque, haut fonctionnaire de Candace, reine d'Éthiopie, administrateur de tous ses trésors, était venu à Jérusalem pour adorer Dieu. Il en revenait, assis dans son char, et lisait le prophète Isaïe. L'Esprit du Seigneur dit à Philippe : « Avance, et rejoins ce char. » Philippe s'approcha en courant, et il entendit que l'homme lisait le prophète Isaïe ; alors il lui demanda : « Comprends-tu vraiment ce que tu lis ? » L'autre lui répondit : « Comment pourrais-je comprendre s'il n'y a personne pour me guider ? » Il invita donc Philippe à monter et à s'asseoir à côté de lui. Le passage de l'Écriture qu'il lisait était celui-ci : Comme une brebis, on l'a conduit à l'abattoir, comme un agneau muet devant le tondeur, il n'ouvre pas la bouche. À cause de son humiliation, sa condamnation a été levée. Sa destinée, qui la racontera ? Car sa vie a été retranchée de la terre. L'eunuque dit à Philippe : « Dis-moi, je te prie : de qui parle-t-il ? De lui-même, ou bien d'un autre ? » Alors Philippe prit la parole, et, à partir de ce passage de l'Écriture, il lui annonça la Bonne Nouvelle de Jésus. Comme ils poursuivaient leur route, ils arrivèrent à un point d'eau, et l'eunuque dit : « Voici de l'eau : qu'est-ce qui empêche que je reçoive le baptême ? » Il fit arrêter le char, ils descendirent dans l'eau tous les deux, et Philippe baptisa l'eunuque. Quand ils furent remontés de l'eau, l'Esprit du Seigneur emporta Philippe ; l'eunuque ne le voyait plus, mais il poursuivait sa route, tout joyeux.

 

Actes des Apôtres 8, 26-38.

 

 

 Ce texte nous montre l’Esprit Saint à l’œuvre, la docilité de Philippe à ses motions et comment il a disposé l’eunuque en recherche de Vérité à accueillir celle-ci en lui inspirant de lire un texte approprié pour ce qui allait suivre. L’Esprit Saint est l’unique moteur de l’évangélisation. Il prépare le cœur des hommes de bonne volonté tout comme le laboureur passe devant le semeur. Puis, Il met sur leur route des Témoins qui viendront semer dans cette « bonne terre » (Mc 4, 8), prête à accueillir la Bonne Nouvelle. C’est Lui, encore qui assurera la croissance par ses dons, de sorte que les nouveaux convertis portent du fruit à trente pour un, soixante pour un, cent pour un.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Si je suis en quête de sens à ma vie, en recherche de Vérité, je demande instamment à l’Esprit Saint de disposer mon cœur à accueillir Celle-ci et de mettre sur ma route des personnes qui m’aideront à y parvenir. Si j’ai eu le bonheur de connaître cette Vérité et que je souhaite mettre cette connaissance au service du bien commun afin de porter le fruit attendu de moi, je demande à ce même Esprit de guider mes pas et de m’inspirer les paroles appropriées pour toucher les cœurs qu’Il a Lui-même préparés préalablement. Chercheur ou témoin, je me laisse guider par l’Esprit à défaut de quoi mes efforts demeureront vains. Hors de moi vous ne pouvez rien faire (Jn 15, 5).

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22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 05:02

 

 

La volonté du Père

 

En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif. Mais je vous l’ai déjà dit : vous avez vu, et pourtant vous ne croyez pas. Tous ceux que me donne le Père viendront jusqu’à moi ; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors. Car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé. Or, telle est la volonté de Celui qui m’a envoyé : que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour. Telle est la volonté de mon Père : que celui qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. »

 

Jean 6, 35-40

 

 

Le Créateur veut notre bonheur maintenant mais surtout pour l’éternité  telle est la volonté de Celui qui m’a envoyé : que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés. Inversement, issus de l’Amour nous ne trouverons pas notre bonheur ailleurs qu’en Lui. Chercher notre bonheur dans les biens terrestres ou même spirituels plutôt qu’en Celui qui les a mis à notre disposition pour le profit du bien commun, se compare à tenter d’étancher sa soif avec de l’eau de mer : loin d’apaiser notre désir, cela l’excite encore davantage. S’il est préférable d’attendre le bonheur d’autres personnes en raison de la présence de Dieu en en elles, c’est là leur faire porter un fardeau qui outrepasse leur capacité et nous finirons inévitablement par être déçus en raison de leur faillibilité.

 

Incapables de nous élever vers Dieu, Celui-ci est descendu vers nous en la personne de Jésus pour nous élever vers Lui. Mieux encore, ce dernier, par sa mort sur la croix, a payé le prix du rachat de nos fautes, ce qui est hors de nos possibilités. Par contre, il est à la portée de tous de croire en l’infinie miséricorde de Dieu exprimée en la personne du Christ, le moyen voulu par le Père pour nous procurer le salut : Telle est la volonté de mon Père : que celui qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour.

                                

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je me questionne pour identifier de qui ou de quoi j’attends le bonheur et, si cette source est autre que divine, sur la précarité d’un tel bonheur eu égard à l’immuabilité du dessein divin : Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif. Enfin, en tant que croyant, je m’interroge sur ma contribution au bonheur des autres en tant que volonté du Père céleste.

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21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 06:14

 

 

Quel signe vas-tu accomplir ?

 

En ce temps-là, la foule dit à Jésus : « Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire ? Quelle œuvre vas-tu faire ? Au désert, nos pères ont mangé la manne ; comme dit l’Écriture : Il leur a donné à manger le pain venu du ciel. » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel. Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. »Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. » Jésus leur répondit : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif.

 

Jean 6, 30-35

 

Le monde, particulièrement en cette ère scientifique, est en recherche de signes, de preuves. Il est donc naturel que la foule demande un signe à Jésus pour supporter la déclaration qu’il venait juste de faire : « L'œuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé » (Jn 6, 29). Mais, du coup, ils se retrouvent dans une impasse car si Jésus donne un signe irréfutable, c’est la claire vision et il n’est plus alors question de foi. C’est comme la personne qui demande à l’être aimé : « prouve-moi ton amour ! ». Si l’autre consent, que vaudra un tel geste privé de la liberté et la gratuité que sont les caractéristiques de l’amour authentique ? Demander un signe à Dieu de sa présence, c’est manquer de foi et d’amour envers Lui. Jésus dit d’ailleurs : « Heureux ceux qui croient sans avoir vu » (Jn 20, 29). Le refus du roi Achaz de demander un signe à Yahvé nous a par ailleurs obtenu la promesse du plus grand signe qui soit, la naissance du Messie : « Voici, la jeune femme est enceinte, elle va enfanter un fils et elle lui donnera le nom d'Emmanuel » (Is 7, 14). Mais Jésus va tout de même donner un signe : l’Eucharistie, les saintes espèces en lesquelles il est à la fois présent et caché de façon à préserver notre foi tout en la nourrissant, Eucharistie dont la manne dans le désert était la préfiguration.

                                

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Comme Achaz, je me refuse à demander des signes à Dieu : « Je ne demanderai rien, je ne tenterai pas Yahvé » (Is 7, 12). Par contre, je demande à Dieu d’augmenter ma foi et mon amour en Lui, l’un n’allant pas sans l’autre. Je communie régulièrement au corps du Christ pour nourrir cette foi et cet amour.

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 04:53

 

 

Jésus est venu dans le monde pour le sauver (Jn 12, 47)

 

Mes petits enfants, je vous écris cela pour que vous évitiez le péché. Mais si l’un de nous vient à pécher, nous avons un défenseur devant le Père : Jésus Christ, le Juste. C’est lui qui, par son sacrifice, obtient le pardon de nos péchés, non seulement les nôtres, mais encore ceux du monde entier. Voici comment nous savons que nous le connaissons : si nous gardons ses commandements. Celui qui dit : « Je le connais », et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur : la vérité n’est pas en lui. Mais en celui qui garde sa parole, l’amour de Dieu atteint vraiment la perfection.

 

Première lettre de Jean 2,1-5a

 

Puis il leur déclara : « Voici les paroles que je vous ai dites quand j’étais encore avec vous : Il faut que s’accomplisse tout ce qui a été écrit à mon sujet dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes. » Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures. Il leur dit : « Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour, et que la conversion serait proclamée en son nom, pour le pardon des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. À vous d’en être les témoins.

 

Luc 24, 44-48

 

La venue de Jésus dans l’autre monde n’avait qu’un seul but : le salut du plus grand nombre. Pour cela il nous a révélé en paroles et en actes que Dieu était Père, qu’Il était Amour. Mieux encore, il a payé de sa vie le prix du rachat de nos fautes sur la croix. Que nous reste-t-il à faire pour accéder à ce salut ? D’abord accueillir sa gratuité : ne pas le voir comme une récompense de nos œuvres mais comme un cadeau que nous ne pouvons pas nous payer.  Puis, chercher à conformer notre conduite à ce que Dieu attend de nous à savoir garder ses commandements afin que l’amour de Dieu atteigne en nous, vraiment la perfection. Enfin, coopérer par le témoignage des actes et de la parole à faire connaître au plus grand nombre Dieu et son plan d’amour et de salut pour l’humanité. À nous d’en être les témoins.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

J’accueille le salut qui m’est offert, fruit de l’infinie miséricorde de Dieu. Pour ce faire, je m’efforce d’aimer chaque jour davantage et mieux Dieu et mon prochain, les hommes et les femmes que je côtoie. Lorsque je chute, je recours au sacrement du Pardon afin de restaurer ma capacité à aimer blessée par le péché. Jamais je ne me considère perdu au sauvé, seulement en marche vers ma destination, Dieu dans son Amour complétant le peu que j’aurai fait, ne serait-ce qu’un pas, au final.

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18 avril 2015 6 18 /04 /avril /2015 06:47

 

 

N’ayez plus peur

 

Le soir venu, les disciples de Jésus descendirent jusqu’à la mer. Ils s’embarquèrent pour gagner Capharnaüm, sur l’autre rive. C’était déjà les ténèbres, et Jésus n’avait pas encore rejoint les disciples. Un grand vent soufflait, et la mer était agitée. Les disciples avaient ramé sur une distance de vingt-cinq ou trente stades (c’est-à-dire environ cinq mille mètres), lorsqu’ils virent Jésus qui marchait sur la mer et se rapprochait de la barque. Alors, ils furent saisis de peur. Mais il leur dit : « C’est moi. N’ayez plus peur. » Les disciples voulaient le prendre dans la barque ; aussitôt, la barque toucha terre là où ils se rendaient.

 

Jean 6, 16-21

 

Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ; il est fidèle en tout ce qu'il fait.

Il aime le bon droit et la justice ; la terre est remplie de son amour.

Dieu veille sur ceux qui le craignent, qui mettent leur espoir en son amour,

pour les délivrer de la mort, les garder en vie aux jours de famine.

 

Psaume 33, 4-5.18-19

 

Dans les événements marquant la passion du Christ, il y a la peur des disciples qui l’ont abandonné et même renié dans le cas de Pierre, leur chef. La peur est une conséquence du manque de foi. Le croyant met sa confiance dans le Seigneur, fidèle en tout ce qu’il fait, qui remplit la terre de son amour. Malgré les tempêtes, il sait que l’Amour aura toujours le dernier mot d’autant plus qu’avec la résurrection la mort a elle aussi été vaincue. S’il ne s’inquiète pas des choses terrestres, son Père des cieux sachant ce dont il a besoin (Lc 12, 30), le croyant ne se préoccupe pas davantage de son sort au-delà de la mort, mettant sa confiance dans la divine miséricorde et sachant que Dieu n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui (Jn 3, 17).

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Si l’inquiétude me ronge, je demande au Seigneur d’augmenter en moi le don de la foi et de renouveler mon regard pour que je puisse discerner son action, comment Il fait tout concourir à son plan de salut pour l’humanité notamment au bien de ceux qui aiment Dieu (Rm 8, 28).

 

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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 05:08

Renouveler notre regard

En ce temps-là, Jésus passa de l’autre côté de la mer de Galilée, le lac de Tibériade. Une grande foule le suivait, parce qu’elle avait vu les signes qu’il accomplissait sur les malades. Jésus gravit la montagne, et là, il était assis avec ses disciples. Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche. Jésus leva les yeux et vit qu’une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ? » Il disait cela pour le mettre à l’épreuve, car il savait bien, lui, ce qu’il allait faire. Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun reçoive un peu de pain. » Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit : « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! » Jésus dit : « Faites asseoir les gens. » Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes. Alors Jésus prit les pains et, après avoir rendu grâce, il les distribua aux convives ; il leur donna aussi du poisson, autant qu’ils en voulaient. Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Rassemblez les morceaux en surplus, pour que rien ne se perde. » Ils les rassemblèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux des cinq pains d’orge, restés en surplus pour ceux qui prenaient cette nourriture. À la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C’est vraiment lui le Prophète annoncé, celui qui vient dans le monde. » Mais Jésus savait qu’ils allaient venir l’enlever pour faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira dans la montagne, lui seul.

Jean 6, 1-15

Il y a des événements qui ne révèlent toute leur portée que longtemps après qu’ils se soient produits, à la lumière de faits additionnels ou de l’évolution de nos connaissances. Ainsi, la multiplication des pains a pris une toute autre portée à la lumière des événements de Pâques, de la dernière cène à la résurrection de Jésus. Ce qui ne semblait qu’un fait merveilleux destiné à soulager la faim de cinq mille hommes devient à la lumière des événements subséquents le signe physique de ce qui se passe dans l’Eucharistie : Jésus voyant notre faim spirituelle, se donne à nous dans l’Eucharistie. Lui qui se décrit comme « le pain de vie » (Jn 6, 35) se multiplie pour ainsi dire dans l’Eucharistie pour se donner à chacun de nous. Jésus qui se retire dans la montagne pour éviter qu’ils fassent de lui leur roi renvoie directement à sa réponse à Pilate : « Ma royauté n’est pas de ce monde » (Jn 18, 36). Jésus ne cherche pas à gagner de concours de popularité, à exercer un pouvoir, mais à régner dans nos cœurs par l’amour.

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

Je relis mon histoire personnelle pour y discerner la Providence divine là où je ne voyais que « le hasard fait bien les choses », comme les apôtres ont relu la leur, éclairés par l’Esprit Saint, après le retour de Jésus vers le Père. Je communie au corps du Christ dans l’Eucharistie afin de me procurer le soutien pour tendre à aimer comme Dieu m’aime.

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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 05:05

Recevoir le témoignage du Fils

En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Celui qui vient d’en haut est au-dessus de tous. Celui qui est de la terre est terrestre, et il parle de façon terrestre. Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous, il témoigne de ce qu’il a vu et entendu, et personne ne reçoit son témoignage. Mais celui qui reçoit son témoignage certifie par là que Dieu est vrai. En effet, celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, car Dieu lui donne l’Esprit sans mesure. Le Père aime le Fils et il a tout remis dans sa main. Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui refuse de croire le Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. »

Jean 3, 31-36

Recevoir le témoignage du Fils, qu’est-ce à dire ? Au-delà de formules et de préceptes, Dieu s’est présenté à nous comme une Personne, de fait, trois Personnes formant un seul Dieu qui est Amour. D’abord un Père, puis un Fils qui est venu dans le monde par sa vie et ses paroles révéler le Père. Enfin, l’Esprit Saint, Amour agissant, fruit de leur commun amour. Recevoir le témoignage du Fils, c’est reconnaître l’existence d’un Dieu qui est Amour et, comme le Fils nous l’a montré par sa vie terrestre, chercher à incarner cet Amour dans notre existence comme Lui-même l’a fait, guidé par l’Esprit, vie rapportée par les Évangiles. Rendre présent l’Amour, dans et par notre vie est essentiel car vaine est une connaissance qui n’est purement théorique ainsi que l’exprime Montaigne :

Qu’il (le précepteur) ne lui (l’élève) demande pas seulement compte des mots de sa leçon, mais du sens et de la substance, et qu’il juge du profit qu’il aura fait, non par le témoignage de sa mémoire mais de sa vie. (…) Qu’il lui fasse tout passer par l’étamine (le crible) et ne lui loge rien en sa tête par simple autorité et à crédit.

M. de Montaigne, Essais, Livre I, ch. 26 Pléiade, Gallimard, 1962, pp. 149-150 rapporté par Jean-Marie Ploux, Le christianisme a-t-il fait son temps ?

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

Je m’efforce de rendre présent l’Amour dans le monde par le témoignage de mon existence, m’inspirant du témoignage rendu par le Fils dans sa vie terrestre, cherchant à l’imiter sous la motion de l’Esprit qui L’a Lui-même accompagné.

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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 03:43

 

 

Naître d’en-haut

 

En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Il vous faut naître d’en haut. Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. » Nicodème reprit : « Comment cela peut-il se faire ? » Jésus lui répondit : « Tu es un maître qui enseigne Israël et tu ne connais pas ces choses-là ? Amen, amen, je te le dis : nous parlons de ce que nous savons, nous témoignons de ce que nous avons vu, et vous ne recevez pas notre témoignage. Si vous ne croyez pas lorsque je vous parle des choses de la terre, comment croirez-vous quand je vous parlerai des choses du ciel ? Car nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme. De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle.

 

Jean 3, 7-15

 

Naître d’en haut, comment cela peut-il se faire ? La remarque de Nicodème est pertinente en ce que Dieu, dans sa transcendance, dépasse infiniment tout ce que nous pouvons en percevoir par ses œuvres, œuvres qui, en dépit de leurs limites, portent en elles la marque de leur Créateur et permettent de Le découvrir ainsi que l’exprime l’apôtre Paul : « Ce qu'il a d'invisible depuis la création du monde se laisse voir à l'intelligence à travers ses œuvres, son éternelle puissance et sa divinité, en sorte qu'ils sont inexcusables (ceux qui ne reconnaissent pas Dieu) (Rm 1, 20). Mais les œuvres n’étant pas le Créateur, cette connaissance demeurerait partielle de sorte que le Verbe de Dieu a fait irruption dans l’histoire dans la personne de Jésus pour se révéler complètement à nous, car nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme, payant au surplus le prix du rachat de nos fautes sur la croix pour nous ouvrir la possibilité de partager l’existence de Dieu pour l’éternité :  De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. Toute l’existence de Jésus, de l’Incarnation à la mort sur la croix et sa résurrection n’a d’autre fin que de nous sauver. Pour assurer la continuité, pour actualiser ce salut obtenu par Jésus, le Paraclet, l'Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout et vous rappellera tout ce que je vous ai dit (Jn 14, 26). L’Esprit Saint est celui qui ouvre le cœur et l’esprit aux réalités surnaturelles et nous fait naître d’en haut. Il souffle où il veut. Son action ne se limite pas aux croyants, notre Père qui est aux cieux ne voulant qu'aucun de ces petits ne se perde (Mt 18, 14). À tous ceux qui ouvrent leur cœur est offerte la possibilité de connaître Dieu.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je prie l’Esprit Saint d’ouvrir mon cœur et mon esprit aux réalités surnaturelles et de me gratifier de ses dons pour m’aider à redistribuer l’Amour dont je suis le bénéficiaire.

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