25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 05:25

 

 

Unité dans la diversité

 

Frères, chacun d'entre nous a reçu le don de la grâce comme le Christ nous l'a partagée. Et les dons qu'il a faits aux hommes, ce sont d'abord les Apôtres, puis les prophètes et les missionnaires de l'Évangile, et aussi les pasteurs et ceux qui enseignent. De cette manière, le peuple saint est organisé pour que les tâches du ministère soient accomplies, et que se construise le corps du Christ. Au terme, nous parviendrons tous ensemble à l'unité dans la foi et la vraie connaissance du Fils de Dieu, à l'état de l'Homme parfait, à la plénitude de la stature du Christ. Alors, nous ne serons plus comme des enfants, nous laissant secouer et mener à la dérive par tous les courants d'idées, au gré des hommes, eux qui emploient leur astuce à nous entraîner dans l'erreur. Au contraire, en vivant dans la vérité de l'amour, nous grandirons dans le Christ pour nous élever en tout jusqu'à lui, car il est la Tête. Et par lui, dans l'harmonie et la cohésion, tout le corps poursuit sa croissance, grâce aux connexions internes qui le maintiennent, selon l'activité qui est à la mesure de chaque membre. Ainsi le corps se construit dans l'amour.

 

Lettre de Paul aux Éphésiens 4,7.11-16

 

 

L’amour, c’est faire l’unité dans la diversité. Nous n’aimons pas quand nous cherchons à rendre les autres semblables à nous-mêmes ; nous nous aimons nous-mêmes. Ainsi en est-il quand nous les envions plutôt que de nous réjouir des dons que Dieu les a gratifiés pour le bien commun ; notre amour-propre voit comme un manque ce qui est pourtant une richesse mise à notre disposition par l’entremise d’intermédiaires. Nous sommes comme les parcelles d’un miroir éclaté, chacune reflétant une infime partie de la perfection du Dieu à qui nous devons « la vie, le mouvement et l'être » (Ac 17, 28). Le rôle de l’Église consiste à rassembler ces innombrables fragments pour manifester en sa totalité la perfection et la sagesse de Dieu et surtout la caractéristique principale de sa nature qui est Amour. Le rôle de l’Église est de construire le corps (spirituel du Christ) dans l’amour. Aussi est-ce un scandale de voir le corps du Christ « démembré » en plusieurs parties qui se réclament toutes pourtant de Lui et en laquelle Il a donné en partage des traits différents de sa grâce. Nous ferons de grands progrès dans l’unité quand nous aborderons la question en cherchant à bénéficier des dons particuliers dont Dieu a gratifié les autres églises plutôt que sous l’angle stérile de chercher à découvrir qui a raison. Aimer n’est pas fusionner mais nous enrichir de nos différences mutuelles.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Ici, mon activité est double. D’une part, je cherche à découvrir de quels dons Dieu m’a particulièrement gratifié et comment je puis les mettre davantage au service du bien commun. D’autre part, je rends grâce à Dieu des dons qu’il a fait aux autres et dont il me fait bénéficier par leur intermédiaire. Par-dessus tout, je n’oublie pas que la finalité est de construire le corps dans l’amour.

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24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 03:04

 

Juger le temps où nous sommes

 

Jésus disait à la foule : " Quand vous voyez un nuage monter au couchant, vous dites aussitôt qu'il va pleuvoir, et c'est ce qui arrive. Et quand vous voyez souffler le vent du sud, vous dites qu'il fera très chaud, et cela arrive. Esprits faux ! L'aspect de la terre et du ciel, vous savez le juger ; mais le temps où nous sommes, pourquoi ne savez-vous pas le juger ? Et pourquoi aussi ne jugez-vous pas par vous-mêmes ce qui est juste ? Ainsi, quand tu vas avec ton adversaire devant le magistrat, pendant que tu es en chemin efforce-toi de te libérer envers lui, pour éviter qu'il ne te traîne devant le juge, que le juge ne te livre au percepteur des amendes, et que celui-ci ne te jette en prison. Je te le dis : tu n'en sortiras pas avant d'avoir payé jusqu'au dernier centime. »

 

Luc 12, 54-59

 

 

Juger : Soumettre au jugement de la raison, de la conscience, pour se faire une opinion (Dictionnaire le Petit Robert).

 

Plus encore qu’au temps de Jésus, comme il est difficile de nos jours de se faire une opinion libre du temps où nous sommes ! Publicité, propagande, sondages, lobbies, mass média… tout est mis en œuvre pour influencer notre opinion, pour nous manipuler…

 

Juger les signes des temps, pour le spirituel, consiste à prendre le regard de Dieu pour juger les événements. Les catastrophes, loin de nous anéantir, deviennent alors des appels à manifester de la solidarité envers les frères et les sœurs touchés, les scandales nous montrent combien bas nous pouvons éventuellement tomber si nous ne combattons pas le mal en nous dès qu’il commence à poindre… Certains événements, sous le regard de la foi, deviennent même de véritables paraboles qui nous enseignent sur Dieu et sa volonté.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je m’exerce à prendre le regard de Dieu pour évaluer les événements. Je demande à Dieu, dans la prière, d’éclairer mon regard pour voir à sa manière, pour tirer d’un mal objectif un bien plus grand encore, pour travailler à ordonner toutes choses à son plan d’amour sur nous.

 

Je m’exerce aussi à me mettre dans la peau de ceux qui me sont hostiles, qui ont une opinion contraire à la mienne. Non seulement je risque d’en ressortir avec une opinion plus objective mais encore aurai-je plus d’empathie envers ceux-ci et pourrai-je davantage aimer mes ennemis comme Jésus m’y invite.

 

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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 04:04

 

 

Je suis venu apporter un feu sur la terre

 

Jésus disait à ses disciples : « Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu'il soit déjà allumé ! Je dois recevoir un baptême, et comme il m'en coûte d'attendre qu'il soit accompli ! Pensez-vous que je sois venu mettre la paix dans le monde ? Non, je vous le dis, mais plutôt la division. Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées : trois contre deux et deux contre trois ; ils se diviseront : le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère. »

Luc 12, 39-48

 

 

Ce feu est le feu de l’Amour, l’Esprit de Dieu, un feu qui embrase sans consumer (Gn 3, 2) tel qu’Il est apparu la première fois à Moïse,  un feu qui réchauffe le cœur ainsi qu’il l’a fait pour les disciples d’Emmaüs : « Notre cœur n'était-il pas tout brûlant au-dedans de nous, quand il nous parlait en chemin, quand il nous expliquait les Écritures? » (Lc 24, 32).

 

Pensez-vous que je sois venu mettre la paix dans le monde ? Non, je vous le dis, mais plutôt la division. Ces paroles sont à première vue surprenantes car l’unité est la fin poursuivie par l’Amour. Ce que Jésus veut indiquer par là est que chacun a un choix fondamental à faire entre appartenir au monde ou donner préséance à l’Amour dans sa vie, entre l’amour de soi et celui de Dieu et du prochain. Là, point de zone grise : on appartient à un camp ou à l’autre ! « Nul ne peut servir deux maîtres: ou il haïra l'un et aimera l'autre, ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l'Argent » (Mt 6, 24).  Ne pas choisir, c’est choisir le monde et risquer de se faire dire à la fin : « Je connais ta conduite: tu n'es ni froid ni chaud -- que n'es-tu l'un ou l'autre! -- Ainsi, puisque te voilà tiède, ni chaud ni froid, je vais te vomir de ma bouche » (Ap 3, 15-16).

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je me décide aujourd’hui, ici et maintenant, définitivement pour l’Amour. Je laisse l’Esprit de Dieu embraser mon cœur. Pour ce faire, je fais le ménage, je me vide de moi-même pour laisser toute la place à l’Amour. Ce que je reçois, je m’empresse de le partager de sorte que je devienne disponible pour recevoir davantage encore et que s’accomplisse la parole de Jésus : à tout homme qui a (qui aime), l'on donnera (davantage d’amour, Dieu se communiquant à lui) et il aura du surplus; mais à celui qui n'a pas (qui aime peu), on enlèvera ce qu'il a (le peu d’amour qu’il a et son cœur deviendra dur comme pierre)(Mt 25, 29).

 

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 02:10

 

 

À qui l'on a beaucoup donné, on demandera beaucoup

 

Jésus disait à ses disciples : « Vous le savez bien : si le maître de maison connaissait l'heure où le voleur doit venir, il ne laisserait pas percer le mur de sa maison. Vous aussi, tenez-vous prêts : c'est à l'heure où vous n'y penserez pas que le Fils de l'homme viendra. » Pierre dit alors : « Seigneur, cette parabole s'adresse-t-elle à nous, ou à tout le monde ? » Le Seigneur répond : « Quel est donc l'intendant fidèle et sensé à qui le maître confiera la charge de ses domestiques pour leur donner, en temps voulu, leur part de blé ? Heureux serviteur, que son maître, en arrivant, trouvera à son travail. Vraiment, je vous le déclare : il lui confiera la charge de tous ses biens. Mais si le même serviteur se dit : 'Mon maître tarde à venir', et s'il se met à frapper serviteurs et servantes, à manger, à boire et à s'enivrer, son maître viendra le jour où il ne l'attend pas et à l'heure qu'il n'a pas prévue ; il se séparera de lui et le mettra parmi les infidèles. Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n'a pourtant rien préparé, ni accompli cette volonté, recevra un grand nombre de coups. Mais celui qui ne la connaissait pas, et qui a mérité des coups pour sa conduite, n'en recevra qu'un petit nombre. À qui l'on a beaucoup donné, on demandera beaucoup ; à qui l'on a beaucoup confié, on réclamera davantage.

 

Luc 12, 39-48

 

 

N’y a-t-il pas d’investisseur qui ne demande  un rendement proportionnel à la somme investie et au risque encouru ? Ainsi en va-t-il de Dieu qui s’attend à voir fructifier tant les biens matériels que spirituels mis à notre disposition à la mesure de la générosité dont Il a fait preuve à notre égard. Et quel est le fruit espéré ? L’amour, le don de notre personne et de nos ressources pour le bien commun. Le défi particulier des riches est que Dieu attend davantage de leur part alors que la tentation de thésauriser pour eux-mêmes (Lc 12, 21) est davantage forte chez eux que chez ceux qui ont peu à leur disposition, ce qui fait dire à Jésus : « il est plus facile à un chameau de passer par un trou d'aiguille qu'à un riche d'entrer dans le Royaume de Dieu! » (Lc 18, 25).

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je me livre à l’exercice de rendre compte à Dieu de l’usage que j’ai fait du patrimoine qu’il a mis à mis disposition en départageant ce que j’ai mis au service du bien commun et ce que j’ai utilisé au bénéfice exclusif de moi-même et de mes proches. Partant de là, je regarde comment je puis davantage contribuer au bien de l’ensemble et m’efforce d’y investir non seulement mon argent mais ma personne toute entière, notamment mon temps, cette denrée si précieuse en raison de sa rareté et en même temps si essentielle car, plus que des ressources, l’amour requiert une présence, cette présence qui fait si cruellement défaut au monde moderne…

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 22:24

 

 

La tenue de service

 

Jésus disait à ses disciples : " Restez en tenue de service, et gardez vos lampes allumées. Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu'il arrivera et frappera à la porte. Heureux les serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis : il prendra la tenue de service, les fera passer à table et les servira chacun à son tour. S'il revient vers minuit ou plus tard encore et qu'il les trouve ainsi, heureux sont-ils !

 

Luc 12, 15-21

 

 

Restez en tenue de service !  Quelle est cette tenue de service dont parle Jésus ? N’est-ce pas l’amour car l’amour est don, donc service ? Heureux les serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller, dont le cœur est constamment en éveil, sensible aux besoins de leur prochain, toujours prêt à accueillir, prêt à donner, prêt à aimer. Le Maître prendra la tenue de service, les fera passer à table et les servira chacun son tour, les aimant de retour à la mesure de l’amour qu’ils auront manifesté aux autres qui sont, de fait, les intermédiaires par qui Il a sollicité leur amour : « dans la mesure où vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait » (Mt 25, 40). Cela n’est pas sans rappeler la béatitude : « Heureux les miséricordieux car ils obtiendront miséricorde » (Mt 5, 7)  miséricorde que le dictionnaire le petit Robert définit comme suit : (lat. misericordia de misericors « qui a le cœur [cor] sensible au malheur [miseira] ») 1⁰ Vieilli. Sensibilité au malheur d’autrui.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Est-ce que je revêts en tout temps la tenue de service de l’amour ? Mon cœur est-il constamment sensible aux besoins des autres ? Même aux moments les plus inopportuns ? Quelle est ma réaction face à la misère des autres ? Est-ce que j’y demeure insensible me disant que cela ne me concerne pas ? Je médite sur les conséquences parfois désastreuses de l’inaction face au mal en considérant que la peur panique d’aujourd’hui concernant l’Ébola est la conséquence directe d’années d’inaction de la communauté internationale qui ne se sentait pas concernée par un virus qui ne touchait qu’un nombre limité de personnes, pauvres de surcroît, dont on ne pouvait en conséquence espérer tirer aucun profit de découvertes médicales pouvant enrayer sa progression. 

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 01:01

 

 

Amasser pour soi-même

 

Jésus s'adressant à la foule : « Gardez-vous bien de toute âpreté au gain ; car la vie d'un homme, fût-il dans l'abondance, ne dépend pas de ses richesses. » Et il leur dit cette parabole : « Il y avait un homme riche, dont les terres avaient beaucoup rapporté. Il se demandait : 'Que vais-je faire ? Je ne sais pas où mettre ma récolte. ' Puis il se dit : 'Voici ce que je vais faire : je vais démolir mes greniers, j'en construirai de plus grands et j'y entasserai tout mon blé et tout ce que je possède. Alors je me dirai à moi-même : Te voilà avec des réserves en abondance pour de nombreuses années. Repose-toi, mange, bois, jouis de l'existence. ' Mais Dieu lui dit : 'Tu es fou : cette nuit même, on te redemande ta vie. Et ce que tu auras mis de côté, qui l'aura ? 'Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même, au lieu d'être riche en vue de Dieu. »

 

Luc 12, 15-21

 

 

La vie d'un homme, fût-il dans l'abondance, ne dépend pas de ses richesses. J’ai rencontré au cours de mon existence des gens riches et des gens pauvres, des personnes pauvres heureuses et des personnes riches malheureuses et, vice versa, des personnes pauvres malheureuses et des personnes riches heureuses, si bien que j’ai pu constater la véracité du proverbe : l’argent ne fait pas le bonheur… en ce monde comme en l’autre ! Certains rajoutent au proverbe : « mais cela aide ! » Pour ma part, j’en doute, ayant plutôt constaté le contraire ! Les personnes fortunées qui ne trouvent pas le bonheur espéré dans leur richesse pensent que c’est parce qu’elles ne possèdent pas assez encore et travaillent à amasser davantage, si bien qu’elles deviennent esclaves de ce qui devrait, à leurs yeux, être cause de bonheur. D’autre part, plus quelqu’un possède, plus il a peur de perdre une part de ce qu’il a accumulé de sorte que devient cause de soucis ce qui pourtant, à l’origine, semblait receler le pouvoir de les éliminer. Quant à l’au-delà… nous devrons rendre des comptes sur la manière dont nous avons administré les biens tant matériels que spirituels que Dieu nous a confiés en fidéicommis pour le bien commun. Plus ces biens sont importants, plus la responsabilité est grande ! Cependant, n’avoir pratiquement rien ne justifie pas de ne rien faire pour faire fructifier le peu qu’il a, à preuve le serviteur qui n’avait qu’un seul talent qu’il avait enfoui dans la terre qui se fait condamner par le maître : « ce propre-à-rien de serviteur, jetez-le dehors, dans les ténèbres: là seront les pleurs et les grincements de dents » (Mt 14, 25-30).

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

J’examine mon rapport avec l’argent. Est-ce que je mets ma confiance en ma richesse ou en Dieu et mes amis ? De quelle manière est-ce que je m’acquitte de mon devoir de fiduciaire envers Dieu eu égard aux biens qu’il m’a confiés pour le bien commun ? Je relis et je médite la parabole des talents.

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19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 07:49

 

 

Autorité civile

 

Les pharisiens se concertèrent pour voir comment prendre en faute Jésus en le faisant parler. Ils lui envoient leurs disciples, accompagnés des partisans d'Hérode : « Maître, lui disent-ils, nous le savons : tu es toujours vrai et tu enseignes le vrai chemin de Dieu ; tu ne te laisses influencer par personne, car tu ne fais pas de différence entre les gens. Donne-nous ton avis : Est-il permis, oui ou non, de payer l'impôt à l'empereur ? » Mais Jésus, connaissant leur perversité, riposta : « Hypocrites ! pourquoi voulez-vous me mettre à l'épreuve ? Montrez-moi la monnaie de l'impôt. » Ils lui présentèrent une pièce d'argent. Il leur dit : « Cette effigie et cette légende, de qui sont-elles ? - De l'empereur César », répondirent-ils. Alors il leur dit : « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. »

 

Matthieu 22,15-21.

 

Parole du Seigneur au roi Cyrus, qu'il a consacré, qu'il a pris par la main, pour lui soumettre les nations et désarmer les rois, pour lui ouvrir les portes à deux battants, car aucune porte ne restera fermée : À cause de mon serviteur Jacob et d'Israël mon élu, je t'ai appelé par ton nom, je t'ai décerné un titre, alors que tu ne me connaissais pas. Je suis le Seigneur, il n'y en a pas d'autre : en dehors de moi, il n'y a pas de Dieu. Je t'ai rendu puissant, alors que tu ne me connaissais pas, pour que l'on sache, de l'orient à l'occident, qu'il n'y a rien en dehors de moi. Je suis le Seigneur, il n'y en a pas d'autre :

 

Isaïe 45, 1.4-6

 

Que chacun se soumette aux autorités en charge. Car il n'y a point d'autorité qui ne vienne de Dieu, et celles qui existent sont constituées par Dieu.  Si bien que celui qui résiste à l'autorité se rebelle contre l'ordre établi par Dieu.

 

Lettre de Paul aux Romains 13, 1-2

 

 

Les textes bibliques sont unanimes : l’autorité vient de Dieu pour être au service du bien commun (Lumen Fidei 55), notamment pour assurer la cohésion minimale essentielle à la vie en société. « Oui, mais… les gouvernants n’agissent-ils pas parfois contre les préceptes divins ? » objecterons-nous peut-être. C’est vrai, et ils en répondront devant Dieu. Mais il faut d’abord se rappeler que les dirigeants, particulièrement dans les sociétés démocratiques, cherchent à plaire et sont de ce fait le reflet des valeurs morales de ceux qu’ils gouvernent. Si nous voulons changer l’ordre des choses, ce n’es pas en se battant contre les symptômes d’un relâchement moral que sont des autorités et des lois iniques que nous y parviendrons mais en adoptant nous-mêmes un mode de vie irréprochable en manifestant l’amour de Dieu par notre conduite et en priant pour que l’Esprit du Seigneur repose sur un nombre grandissant de nos contemporains et que se répande ainsi la Bonne Nouvelle du Salut.  

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Quel est mon rapport avec les autorités ? Comment est-ce que je m’acquitte de ma responsabilité à leur égard ? Dans quelle mesure me soumets-je aux lois en vigueur ? Est-ce que je triche quand vient le temps de payer mes impôts faisant ainsi porter aux autres à un fardeau fiscal plus grand encore ? Quand j’ai l’opportunité m’est offerte de voter, est-ce que je me soucie d’établir mon choix sur la personne qui défendra le mieux l’intérêt commun ou est-ce que je laisse mon intérêt personnel prédominer ? Le respect des préceptes divins, meilleure garantie du bien commun, fait-il partie de mes critères d’évaluation lorsque vient le temps de mettre une personne à un poste d’autorité ?

 

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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 05:17

 

 

Intégrité

 

Comme la foule s'était rassemblée par dizaines de milliers, au point qu'on s'écrasait, Jésus se mit à dire, en s'adressant d'abord à ses disciples : « Méfiez-vous bien à cause du levain des pharisiens, c'est-à-dire de leur hypocrisie. Tout ce qui est voilé sera dévoilé, tout ce qui est caché sera connu. Aussi tout ce que vous aurez dit dans l'ombre sera entendu au grand jour, ce que vous aurez dit à l'oreille dans le fond de la maison sera proclamé sur les toits

 

Luc 12, 1-3

 

 

Je vais vous confier un secret, pas le mien, celui de l’homme le plus intègre qu’il m’a été donné de côtoyer, le propriétaire d’une entreprise pour laquelle j’ai travaillé : en tout temps  il parlait et agissait en ayant à l’esprit que tôt ou tard ses paroles et ses actes allaient être connus de tous. Aussi ne disait-il jamais rien d’inconvenant et traitait-il tous équitablement agissant différemment selon la condition personnelle de chacun mais de la même manière envers tous ceux qui partageaient le même état. Je n’ai jamais vu cet homme forcé de mentir. Quelqu’un venait-il à apprendre qu’un autre avait bénéficié d’un traitement plus avantageux que celui que cet homme lui avait accordé, que ce dernier n’avait aucune difficulté à se justifier et offrait à son interlocuteur des conditions semblables pour peu que ce dernier lui démontre être dans la même situation que le prétendu privilégié ou fasse en sorte de se retrouver dans ladite situation. Cet homme, un croyant estimé de tous, incarnait parfaitement les paroles de Jésus : Tout ce qui est voilé sera dévoilé, tout ce qui est caché sera connu. Aussi tout ce que vous aurez dit dans l'ombre sera entendu au grand jour, ce que vous aurez dit à l'oreille dans le fond de la maison sera proclamé sur les toits.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je parle et j’agis en toute chose en ayant à l’esprit que cela est connu non seulement de Dieu mais viendra à être éventuellement à être connu de tous. C’est là non seulement un précieux conseil pour me garder le plus « apte » possible à aspirer partager la vie de Dieu pour l’éternité mais encore pour agir de façon éthique dans ce monde qui souffre cruellement du manque d’intégrité, particulièrement de la part de ceux qui occupent des postes de dirigeants et dont la préoccupation première devrait être le bien commun.

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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 02:41

 

 

Destinés à devenir des enfants de Dieu

 

Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ. Dans les cieux, il nous a comblés de sa bénédiction spirituelle en Jésus Christ. En lui, il nous a choisis avant la création du monde, pour que nous soyons, dans l'amour, saints et irréprochables sous son regard. Il nous a d'avance destinés à devenir pour lui des fils par Jésus Christ : voilà ce qu'il a voulu dans sa bienveillance, à la louange de sa gloire, de cette grâce dont il nous a comblés en son Fils bien-aimé, qui nous obtient par son sang la rédemption, le pardon de nos fautes. Elle est inépuisable, la grâce par laquelle Dieu nous a remplis de sagesse et d'intelligence, en nous dévoilant le mystère de sa volonté, de ce qu'il prévoyait dans le Christ pour le moment où les temps seraient accomplis ; dans sa bienveillance, il projetait de saisir l'univers entier, ce qui est au ciel et ce qui est sur la terre, en réunissant tout sous un seul chef, le Christ.

 

Lettre de Paul aux Éphésiens 1, 3-10

 

 

Dieu, qui est Amour, souhaite faire de nous ses enfants adoptifs, des personnes qui le reconnaissent comme Père, accueillant et partageant l’Amour, reproduisant ainsi, ne serait-ce que de façon imparfaite, l’image du seul Bon (Lc 18, 19).

 

Pour rendre apte à L’accueillir cette chair qui se rebellait contre Lui en cherchant à satisfaire ses passions au détriment de l’Amour, Dieu a pris condition d’esclave (Ph 2, 7) en revêtant cette chair dans la personne de Jésus Christ démontrant ainsi la possibilité pour l’Amour de dépasser les limites charnelles, serait-ce au mépris de sa propre vie, l’ultime limite, celle de la mort, ayant été franchie par la Résurrection. Cette mort et cette résurrection ne constituent pas une victoire isolée sur la chair mais, pour qui en accueille la grâce, elle obtient le pardon de nos fautes, restaurant notre capacité à aimer blessée par le péché.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je reconnais mes difficultés à aimer, les limites de ma chair, mon incapacité chronique à correspondre au plan d’Amour de Dieu sur moi et sur l’humanité. Je ne m’arrête pas là, ce qui serait un exercice stérile, mais je me tourne vers Dieu dans le sacrement de Réconciliation pour puiser dans les grâces obtenues par le sang versé par son Fils sur la croix, la force et le courage d’aimer tel qu’il est attendu de moi, de manifester que je suis un réel enfant de Dieu, un enfant de l’Amour.

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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 01:45

 

 

Chair vs Esprit

 

Frères, en vous laissant conduire par l'Esprit, vous n'êtes plus sujets de la Loi. On sait bien à quelles actions mène la chair : débauche, impureté, obscénité, idolâtrie, sorcellerie, haines, querelles, jalousie, colère, envie, divisions, sectarisme, rivalités, beuveries, gloutonnerie et autres choses du même genre. Je vous préviens, comme je l'ai déjà fait : ceux qui agissent de cette manière ne recevront pas en héritage le royaume de Dieu. Mais voici ce que produit l'Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, humilité et maîtrise de soi. Face à tout cela, il n'y a plus de loi qui tienne. Ceux qui sont au Christ Jésus ont crucifié en eux la chair, avec ses passions et ses tendances égoïstes. Puisque l'Esprit nous fait vivre, laissons-nous conduire par l'Esprit.

 

Galates 5, 18-27

 

 

Il y a en chacun de nous deux esprits qui se combattent : celui de la chair et celui de Dieu.

 

L’esprit de la chair priorise nos  « besoins » physiques ou psychologiques, réels ou apparents. Cet esprit nous pousse à désirer ce que nous n’avons pas et qui, de ce seul fait, semble manquer à notre bonheur. C’est l’esprit de possession. Il nous incite à penser que notre bonheur se mesure à ce que nous accumulons.

 

L’Esprit d’Amour, quant à lui, donne priorité aux autres et à Dieu. Cet Esprit nous pousse à désirer le bonheur des autres et à trouver notre propre bonheur en le leur. C’est l’esprit de dépossession. Qui est animé par lui se considère le fiduciaire des biens à sa disposition et cherche à en faire le meilleur usage compte tenu de la volonté de Celui qui les lui a confiés à savoir le bien commun, la destination universelle des biens (Gaudium et Spes 69).

 

Ces deux « esprits » sont mutuellement exclusifs. « Nul serviteur ne peut servir deux maîtres: ou il haïra l'un et aimera l'autre, ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l'Argent » (Lc 16, 13). À nous de faire le(s) bons(s) choix !

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Qu’est ce qui me rend heureux ? Que manque-t-il à mon bonheur ? Je m’efforce de répondre honnêtement à ces deux questions afin de trouver dans mes réponses des indices pour découvrir quel esprit me guide. Si l’esprit de la chair occupe une place plus ou moins grande, je prie le Seigneur qu’il m’accorde l’esprit de dépossession, de ne plus trouver le plaisir dans l’usage des biens matériels et spirituels mais plutôt dans leur partage.

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