31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 03:20

 

 

Prismes de l’Amour et de la Sagesse de Dieu

 

Jésus vint à Nazareth, où il avait grandi. Comme il en avait l'habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. On lui présenta le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit : L'Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m'a consacré par l'onction. Il m'a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux prisonniers qu'ils sont libres, et aux aveugles qu'ils verront la lumière, apporter aux opprimés la libération, annoncer une année de bienfaits accordée par le Seigneur. Jésus referma le livre, le rendit au servant et s'assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire : « Cette parole de l'Écriture, que vous venez d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit. »

 

Luc 4,16-21.

 

Frères, quand je suis venu chez vous, je ne suis pas venu vous annoncer le mystère de Dieu avec le prestige du langage humain ou de la sagesse. Parmi vous, je n'ai rien voulu connaître d'autre que Jésus Christ, ce Messie crucifié. Et c'est dans la faiblesse, craintif et tout tremblant, que je suis arrivé chez vous. Mon langage, ma proclamation de l'Évangile, n'avaient rien à voir avec le langage d'une sagesse qui veut convaincre ; mais c'est l'Esprit et sa puissance qui se manifestaient, pour que votre foi ne repose pas sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu.

 

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 2,1-5.

 

De quel amour j'aime ta loi : tout le jour je la médite !

Je surpasse en habileté mes ennemis, car je fais miennes pour toujours tes volontés.

Je surpasse en sagesse tous mes maîtres, car je médite tes exigences.

Je surpasse en intelligence les anciens, car je garde tes préceptes.

Des chemins du mal, je détourne mes pas, afin d'observer ta parole.

De tes décisions, je ne veux pas m'écarter, car c'est toi qui m'enseignes.

 

Psaume 119(118),97.98.99.100.101.102.

 

 

Je viens de terminer la lecture d’un livre intitulé « Monsieur le Curé » écrit par l’abbé Claude Sauvageau qui présente avec humour la vie de cette noble vocation. Celui-ci y dit entre autres choses avoir été influencé par une parole d’une retraite presbytérale à laquelle il avait assisté au début de son ministère et qui s’énonçait comme suit : « le prêtre est le filtre de la tendresse de Dieu ». Si je comprends bien l’intention de cette parole, je trouve néanmoins l’image du filtre quelque peu malheureuse en ce que le filtre retient certaines choses. Je crois que le prisme conviendrait mieux en ce qu’il laisse passer la lumière à travers lui sans en conserver la moindre parcelle. Qui plus est, le prisme ne se contente pas de cela mais, en plus, permet de rendre visible la lumière en la décomposant en diverses couleurs. Je crois que c’est exactement la vocation du prêtre, de toute vie consacrée et même de tout laïc : laisser passer l’amour de Dieu à travers soi, rendant visible le Dieu invisible en laissant ce Dernier manifester divers traits de son infinie Bonté et Sagesse à travers lui. C’est exactement ce qu’a fait Jésus, porté par l’Esprit, pour le Père : « L'Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m'a consacré par l'onction. Il m'a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux prisonniers qu'ils sont libres, et aux aveugles qu'ils verront la lumière, apporter aux opprimés la libération, annoncer une année de bienfaits accordée par le Seigneur ». Il répondra  même à Philippe qui a dit « Seigneur, montre-nous le Père et cela nous suffit » : « "Voilà si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe? Qui m'a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire: Montre-nous le Père !" ? Ne crois-tu pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même: mais le Père demeurant en moi fait ses œuvres. Croyez-m'en! je suis dans le Père et le Père est en moi. Croyez du moins à cause des œuvres mêmes. En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera, lui aussi, les œuvres que je fais; et il en fera même de plus grandes, parce que je vais vers le Père. Et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils.» (Jn 14, 8-13). Montrer le Père, manifester par les œuvres sa bonté, par la parole sa Sagesse, telle est la vocation de tout chrétien, de toute personne souhaitant marcher dans les pas du Christ et, au degré le plus insigne, de toute vie consacrée, particulièrement des prêtres.

 

Certains réussissent mieux que d’autres à laisser passer Dieu à travers eux étant soit davantage généreux de leur personne ou portés par l’Esprit d’Amour. On les appelle saints parce qu’ils manifestent quelque chose de la sainteté de Dieu ainsi que ce Celui-ci nous y a incités : « Soyez saints, car moi, Yahvé votre Dieu, je suis saint » (Lv 19, 2). Malheureusement, un grand nombre de personnes s’arrêtent à la personne qu’ils voient plutôt qu’à Celui qui agit en elle. Quand nous faisons de même nous sommes les idiots du proverbe : « Quand le sage désigne la lune, l'idiot regarde le doigt ». Les saints, même les plus illustres, la Vierge Marie et saint Joseph, Jésus de façon unique car il partage la nature divine, sont autant de doigts qui pointent vers le Père céleste. Là seulement devrait s’arrêter notre regard et nous devrions être reconnaissants envers ce Père d’avoir bien voulu se révéler à nous à travers des instruments aussi imparfaits, exception faite du Fils et de la Mère qu’Il s’est choisie pour ce celui-ci ainsi que pour son Église : « Jésus donc voyant sa mère et, se tenant près d'elle, le disciple qu'il aimait, dit à sa mère: "Femme, voici ton fils." Puis il dit au disciple: "Voici ta mère." Dès cette heure-là, le disciple l'accueillit comme sienne. » (Jn 19, 26-27). Quant aux dits instruments qui manifestent Dieu, ce ne sont pas eux qui attirent l’attention sur eux puisque à l’instar de l’apôtre Paul ils ne font pas de mystère quant à l’origine des dons étonnants dont ils ont été gratifiés : Mon langage, ma proclamation de l'Évangile, n'avaient rien à voir avec le langage d'une sagesse qui veut convaincre ; mais c'est l'Esprit et sa puissance qui se manifestaient, pour que votre foi ne repose pas sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu. Le défaut est en nous et en notre courte vue qui élèvent malencontreusement ces personnes sur un piédestal si bien que ce qui devrait être la vocation commune de tous et chacun d’être les prismes de l’Amour de Dieu paraît inaccessible, hors de portée. Réalisons notre vocation d’enfants de Dieu, manifestons quelque traits de notre hérédité, rendons visible le Dieu invisible et nous changerons la face du monde en rendant le Royaume présent dès cette vie !

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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 22:21

  

 

 

Se mettre au service de l’Amour

 

Seigneur, tu as voulu me séduire, et je me suis laissé séduire ; tu m'as fait subir ta puissance, et tu l'as emporté. À longueur de journée je suis en butte à la raillerie, tout le monde se moque de moi. Chaque fois que j'ai à dire la parole, je dois crier, je dois proclamer : « Violence et pillage ! » À longueur de journée, la parole du Seigneur attire sur moi l'injure et la moquerie. Je me disais : « Je ne penserai plus à lui, je ne parlerai plus en son nom. » Mais il y avait en moi comme un feu dévorant, au plus profond de mon être. Je m'épuisais à le maîtriser, sans y réussir.

 

Jérémie 20,7-9.

 

Alors Jésus dit à ses disciples : « Si quelqu'un veut marcher derrière moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix et qu'il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la gardera. Quel avantage en effet un homme aura-t-il à gagner le monde entier, s'il le paye de sa vie ? Et quelle somme pourra-t-il verser en échange de sa vie ? Car le Fils de l'homme va venir avec ses anges dans la gloire de son Père ; alors il rendra à chacun selon sa conduite.

 

Matthieu 16, 24-27

 

Je vous exhorte, mes frères, par la tendresse de Dieu, à lui offrir votre personne et votre vie en sacrifice saint, capable de plaire à Dieu : c'est là pour vous l'adoration véritable. Ne prenez pas pour modèle le monde présent, mais transformez-vous en renouvelant votre façon de penser pour savoir reconnaître quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bon, ce qui est capable de lui plaire, ce qui est parfait.

 

Lettre de Paul aux Romains 12,1-2.

 

 

Dieu agit en celui qui le désire comme un feu dévorant, au plus profond de son être. Plus il aime, plus il se sent aimé. Plus il se sent aimé, plus il sent le besoin irrépressible d’aimer et de (se) donner en retour comme l’exprime Jérémie : Je m'épuisais à le maîtriser, sans y réussir.

Jésus lui-même dira : « Je suis venu jeter un feu sur la terre, et comme je voudrais que déjà il fût allumé! » (Lc 12, 49). Ce feu est à n’en pas douter celui de l’Amour qui transforme en lui-même tout ce qu’il touche.

 

Est-ce facile de se mettre au service de l’Amour ? Certes pas ! « Beaucoup sont appelés, mais peu sont élus » (Mt 22, 14), l’amour véritable demandant de renoncer à soi-même, de prendre la croix du détachement à la suite de Jésus pour le bénéfice du plus grand nombre. Qui se laisse submerger par les soucis de sa vie matérielle voit son amour se refroidir et met en danger sa vie spirituelle : celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la gardera.   

 

Faire de l’amour sa priorité demande d’aller à contre-courant, particulièrement dans les sociétés de consommation où l’on encourage les clients potentiels à penser d’abord à eux, à satisfaire leurs moindres désirs. Dans ce contexte, la recommandation de l’apôtre Paul est tout-à-fait d’actualité : « Ne prenez pas pour modèle le monde présent, mais transformez-vous en renouvelant votre façon de penser pour savoir reconnaître quelle est la volonté de Dieu ».

 

Je vous exhorte, mes frères, par la tendresse de Dieu, à lui offrir votre personne et votre vie en sacrifice saint, capable de plaire à Dieu. Offrir sa personne, se donner donc aimer, est la seule réponse appropriée à l’amour de Dieu pour nous.

 

Seigneur, tu as voulu me séduire, et je me suis laissé séduire. La séduction dont il s’agit ici n’est pas à prendre au sens péjoratif du terme à savoir envouter, berner, mais plutôt exprime la grande liberté que Dieu nous laisse de répondre à son appel. Qui aime vraiment laisse l’autre libre de répondre favorablement ou non à ses initiatives amoureuses. À plus forte raison quand il s’agit de Dieu et du respect sacré de la liberté de l’homme qu’Il a mis comme contrainte à sa propre liberté d’action.

 

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28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 03:23

 

 

Faire fructifier ses talents

 

Jésus parlait à ses disciples de sa venue ; il disait cette parabole : « Un homme, qui partait en voyage, appela ses serviteurs et leur confia ses biens. À l'un il donna une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul, à chacun selon ses capacités. Puis il partit. Aussitôt, celui qui avait reçu cinq talents s'occupa de les faire valoir et en gagna cinq autres. De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres. Mais celui qui n'en avait reçu qu'un creusa la terre et enfouit l'argent de son maître. Longtemps après, leur maître revient et il leur demande des comptes. Celui qui avait reçu les cinq talents s'avança en apportant cinq autres talents et dit : 'Seigneur, tu m'as confié cinq talents ; voilà, j'en ai gagné cinq autres. - Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t'en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître. ' Celui qui avait reçu deux talents s'avança ensuite et dit : 'Seigneur, tu m'as confié deux talents ; voilà, j'en ai gagné deux autres. - Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t'en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître. 'Celui qui avait reçu un seul talent s'avança ensuite et dit : 'Seigneur, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n'as pas semé, tu ramasses là où tu n'as pas répandu le grain. J'ai eu peur, et je suis allé enfouir ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t'appartient. ' Son maître lui répliqua : 'Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n'ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l'ai pas répandu. Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je l'aurais retrouvé avec les intérêts. Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix. Car celui qui a recevra encore, et il sera dans l'abondance. Mais celui qui n'a rien se fera enlever même ce qu'il a. Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dehors dans les ténèbres ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents ! '

 

Matthieu 25,14-30

 

 

Les talents, dont il est ici question, représentent le capital qui nous a été confié à titre de fiduciaires par Dieu et qui comprend l’ensemble de nos aptitudes ainsi que l’ensemble des biens tant matériels que spirituels mis à notre disposition. Comment les fait-on fructifier ? En les consacrant à l’usage prévu par le Disposant à savoir les mettre au service de l’amour, du bien commun. Qui agit de la sorte, loin de s’appauvrir, s’enrichit car Dieu lui confiera encore plus : celui qui a recevra encore, et il sera dans l'abondance. Quant à celui qui creusa la terre et enfouit l'argent de son maître, il représente ceux qui jouissent égoïstement de ce qui leur a été confié par Dieu, si peu cela soit-il, ne fut-ce qu’un talent ! Plus grande encore est la responsabilité de ceux qui se sont vus confier davantage et, du même coup, la tentation d’en jouir eux-mêmes, d’où la difficulté particulière des riches à accéder au Royaume. Le défaut d’aimer, de donner, se donner, généreusement et gratuitement comme l’a fait initialement le Créateur à notre égard, mène à la perdition : Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dehors dans les ténèbres ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents !

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 02:20

 

 

Veillez !

 

Jésus parlait à ses disciples de sa venue : " Veillez donc, car vous ne connaissez pas le jour où votre Seigneur viendra. Vous le savez bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n'aurait pas laissé percer le mur de sa maison. Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c'est à l'heure où vous n'y penserez pas que le Fils de l'homme viendra. Quel est donc le serviteur fidèle et sensé à qui le maître de maison a confié la charge de son personnel pour lui donner la nourriture en temps voulu ? Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera à son travail ! Amen, je vous le déclare : il lui confiera la charge de tous ses biens. Mais si ce mauvais serviteur se dit : 'Mon maître s'attarde', et s'il se met à frapper ses compagnons, s'il mange et boit avec les ivrognes, son maître viendra le jour où il ne l'attend pas et à l'heure qu'il n'a pas prévue : il se séparera de lui et le mettra parmi les hypocrites ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents.  

 

Matthieu 24,42-51

 

 

Veiller ! Qu’est-ce que cela signifie pour le croyant ? Ce n’est certes pas raccourcir la durée de sommeil de ses nuits ! Mais alors ? L’Amour étant la finalité de la vie spirituelle, veiller signifie demeurer attentifs aux désirs de Dieu sur nous  et aux besoins de nos frères et sœurs dans lesquels Il est présent et à travers qui Il quémande notre amour.  

 

Jésus parle d’un serviteur fidèle et sensé à qui le maître de maison a confié la charge de son personnel. Le personnel qui nous est confié par Dieu, c’est chacune des personnes qui croise notre route. Nous sommes responsables les uns des autres. Pour lui donner la nourriture en temps voulu. Cette nourriture peut certes être prise au sens littéral quand on pense aux millions de personnes qui souffrent encore de la faim de nos jours et même en meurent. Mais, plus que cela, il s’agit de communiquer l’amour dont les personnes ont tant besoin, davantage encore en temps d’opulence car les nécessités matérielles de base étant satisfaites nous avons moins tendance à nous soucier les uns des autres. En temps voulu. Pas quand cela nous tente mais au moment où les autres ont besoin de notre amour, bien souvent, justement, au moment où nous en avons le moins envie. Le modèle du serviteur fidèle c’est le bon Samaritain de la parabole (Lc 10, 25-37) qui se laisse interpeller par la misère de cet étranger qu’il voit dans le besoin, fait une halte imprévue dans son voyage et prends soin de lui.

 

Quant au mauvais serviteur il représente les personnes pour qui, profiter de l’existence, jouir de la vie, constitue la principale préoccupation. Ici encore, Jésus nous a donné un modèle (à ne pas imiter) : le riche de la parabole le riche et Lazare (Lc 16, 19-31). Cet homme riche portait des vêtements de luxe et faisait chaque jour des festins somptueux alors qu’un pauvre, nommé Lazare, était couché devant le portail, couvert de plaies interpellant, ne serait-ce que par sa seule présence, à la charité, une charité qui n’est jamais survenue. L’un comme l’autre, le mauvais serviteur et le riche aboutissent là il y aura des pleurs et des grincements de dents. Que l’on ne s’y trompe pas notre défaut d’aimer ne demeurera pas sans conséquence pour l’éternité.

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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 05:57

 

 

Le travail, une bénédiction

 

Heureux qui craint le Seigneur et marche selon ses voies !

Tu te nourriras du travail de tes mains : Heureux es-tu ! À toi, le bonheur !

Voilà comment sera béni l'homme qui craint le Seigneur.

Tu verras le bonheur de Jérusalem tous les jours de ta vie.

 

Psaume 128, 1-2.4-5

 

Frères, au nom du Seigneur Jésus Christ, nous vous ordonnons d'éviter tous ceux d'entre vous qui vivent dans l'oisiveté et ne suivent pas la tradition que vous avez reçue de nous. Vous savez bien, vous, ce qu'il faut faire pour nous imiter. Nous n'avons pas vécu parmi vous dans l'oisiveté ; et le pain que nous avons mangé, nous n'avons demandé à personne de nous en faire cadeau. Au contraire, dans la fatigue et la peine, nuit et jour, nous avons travaillé pour n'être à la charge d'aucun d'entre vous. Bien sûr, nous en aurions le droit ; mais nous avons voulu être pour vous un modèle à imiter. Et quand nous étions chez vous, nous vous donnions cette consigne : si quelqu'un ne veut pas travailler, qu'il ne mange pas non plus.

 

Deuxième lettre de Paul aux Thessaloniciens 3,6-10

 

Le travail est souvent perçu comme un fardeau, une malédiction, dont il faut s’affranchir le plus rapidement possible, à tout le moins dans les sociétés les plus riches. Chez les croyants cette perception tire peut-être son origine du livre de la Genèse alors que nos premiers parents chassés de l’Éden se font dire par Dieu : le sol sera maudit à cause de toi. C'est dans la peine que tu t'en nourriras tous les jours de ta vie, il fera germer pour toi l'épine et le chardon et tu mangeras l'herbe des champs. À la sueur de ton visage tu mangeras du pain jusqu'à ce que tu retournes au sol (Gn 3, 17-19). Le travail est définitivement une conséquence du péché des origines mais, plutôt qu’un châtiment, il faut y voir un outil de rédemption mis à notre disposition par Dieu pour « regagner » le paradis perdu. Le travail permet de contribuer au bien commun et unit les hommes entre eux par la poursuite d’un but partagé, ne serait-ce que celui d’assurer leur subsistance. Certains voient aussi dans le travail un moyen de contribuer à porter la création vers sa perfection, une création que Dieu aurait laissée en travail en cours, laissant à l’homme, dont il a fait son fiduciaire, le privilège de contribuer à son œuvre. Aussi, plus qu’un devoir, devons-nous considérer le travail comme une bénédiction. S’il existe un devoir, c’est celui d’assurer à tous et chacun l’accès à cet instrument de salut voulu par Dieu. Certes, il est bien d’avoir des programmes sociaux pour aider les sans-emplois mais il est encore mieux de leur procurer un travail qui leur permette de réaliser leurs potentialités. Félix Leclerc disait fort judicieusement : « La meilleure façon de tuer un homme, c'est de le payer à ne rien faire ». Inversement, doit-on rappeler à la suite de l’apôtre Paul, que chacun a le devoir de s’efforcer de trouver du travail et que de chercher à vivre aux crochets des autres sans contribuer de quelque manière au bien commun n’est pas dans l’esprit évangélique.

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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 04:32

  

 

 

Arrivée du jour du Seigneur

 

Frères, nous voulons vous demander une chose, au sujet de la venue de notre Seigneur Jésus Christ et de notre rassemblement auprès de lui : si l'on nous attribue une révélation, une parole ou une lettre prétendant que le jour du Seigneur est arrivé, n'allez pas aussitôt perdre la tête, ne vous laissez pas effrayer. Ne laissez personne vous égarer d'aucune manière. C'est à cela que Dieu vous a appelés par notre proclamation de l'Évangile, pour que vous entriez en possession de la gloire de notre Seigneur Jésus Christ. Ainsi donc, frères, tenez bon, et gardez ferme les traditions que nous vous avons enseignées, soit de vive voix, soit par lettre. Laissez-vous réconforter par notre Seigneur Jésus Christ lui-même et par Dieu notre Père, lui qui nous a aimés et qui, dans sa grâce, nous a pour toujours donné réconfort et joyeuse espérance ; qu'ils affermissent votre cœur dans tout ce que vous pouvez faire et dire de bien.  

 

Première lettre de Paul aux Thessaloniciens 1, 1-5.11-12

 

 

Si l'on nous attribue une révélation, une parole ou une lettre prétendant que le jour du Seigneur est arrivé, n'allez pas aussitôt perdre la tête, ne vous laissez pas effrayer. L’apôtre Paul reprend ici l’enseignement de Jésus lui-même : « Quant à la date de ce jour, et à l'heure, personne ne les connaît, ni les anges des cieux, ni le Fils, personne que le Père, seul » (Mt 24, 36). Aujourd’hui encore, si quelqu’un prétend connaître quand surviendra ce jour, assurément, il n’est pas dans la Vérité.  Ne laissez personne vous égarer d'aucune manière.

 

Certains diront qu’il n’y a rien de mal à effrayer les gens pour la bonne cause, pour les amener à changer de conduite. Peut-être ! Mais quand ces convertis sous la « contrainte » réaliseront qu’ils ont été abusés, le risque est grand qu’ils perdent totalement la foi, cette foi qui, avec l’espérance et la charité, conduit à la vie éternelle.

 

Nous devons souhaiter voir reportée indéfiniment la date de ce jour car ce sera alors un grand drame : la fin de l’expansion du Royaume des cieux. Je ne crois pas que Dieu lui-même désire la venue de ce jour : comment l’Amour pourrait-Il vouloir cesser de se donner ? Aussi, faisons tout en notre possible pour que cela n’arrive pas. Vivons chaque jour comme s’il allait être le dernier. Redistribuons l'amour de Dieu a répandu dans nos cœurs par le Saint Esprit qui nous a été donné (Rm 5, 5). Dieu aurait-il fixé ce jour pour demain, peut-être se ravisera-t-il comme il l’a fait pour les Ninivites qui ont vu leur ville épargnée par le Dieu de pitié et de tendresse, lent à la colère, riche en grâce et se repentant du mal (Jon 4, 2) parce qu’ils avaient amendé leur conduite. 

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24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 06:39

  

 

 

Que Dieu vous donne d'accomplir tout le bien que vous désirez

 

Que la grâce et la paix soient avec vous de la part de Dieu le Père et du Seigneur Jésus Christ. Frères, à tout instant nous devons rendre grâce à Dieu à cause de vous, et c'est bien juste, étant donné les grands progrès de votre foi, et la croissance de l'amour que chacun d'entre vous a pour tous les autres. C'est pourquoi vous êtes notre orgueil au milieu des Églises de Dieu, à cause de votre persévérance et de votre foi dans toutes les persécutions et les détresses que vous supportez. Elles sont un signe du juste jugement de Dieu ; ainsi vous deviendrez dignes de son Royaume pour lequel vous souffrez. Que notre Dieu vous trouve dignes de l'appel qu'il vous a adressé ; par sa puissance, qu'il vous donne d'accomplir tout le bien que vous désirez, et qu'il rende active votre foi. Ainsi, notre Seigneur Jésus aura sa gloire en vous, et vous en lui ; voilà ce que nous réserve la grâce de notre Dieu et du Seigneur Jésus Christ.

 

Première lettre de Paul aux Thessaloniciens 1, 1-5.11-12

 

 

L’apôtre Paul a une conscience aigue de son incapacité, comme la nôtre d’ailleurs, de « gagner son ciel » contrairement à ce que laisse entendre l’expression populaire. La raison : notre incapacité chronique à faire le bien : ce qui est à ma portée, c'est d'avoir envie de faire le bien, mais non pas de l'accomplir. Je ne réalise pas le bien que je voudrais, mais je fais le mal que je ne voudrais pas (Rm 7, 18-19). Nous trouvons ici son corollaire : le bien existe, s’il ne peut être issu de la faiblesse de notre nature, il ne peut venir que du seul Bon (Mc 10, 18). Aussi est-ce en de dernier qu’il faut chercher et demander la force d’accomplir le bien dont Il a mis le désir dans notre cœur : Que notre Dieu vous trouve dignes de l'appel qu'il vous a adressé ; par sa puissance, qu'il vous donne d'accomplir tout le bien que vous désirez, et qu'il rende active votre foi. Déjà les patriarches avaient la conviction que tout bien vient de Dieu : « En toute circonstance, bénis le Seigneur Dieu, demande-lui de diriger tes voies, et de faire aboutir tes sentiers et tes projets. Car la sagesse n'est pas le propre de toute nation, c'est le Seigneur qui leur donne de vouloir le bien » (Tb 4, 19).

 

Qu'il rende active votre foi. L’apôtre Jacques dit judicieusement : « la foi sans les œuvres est stérile (morte) (Jc 2, 20). Que sert-il en effet d’avoir la foi si elle ne traduit pas concrètement dans le quotidien le Bien en qui elle dit croire ? « Nous estimons en effet que l'homme est justifié par la foi, indépendamment des œuvres de la loi » (Rm 3, 28). Tout bien vient de l’Amour. Croire en Lui nous rend capables de réaliser le bien dont il a mis le désir en nous par la voix de notre conscience par laquelle l’Esprit s’exprime en tout homme. Ce qui différencie le croyant est le privilège de pouvoir puiser à la Source du bien la capacité de l’accomplir et, ainsi fortifié, d’accomplir des œuvres même plus grandes que Jésus ainsi que lui-même l’affirme : «celui qui croit en moi fera, lui aussi, les œuvres que je fais; et il en fera même de plus grandes, parce que je vais vers le Père. »  (Jn 14, 12). Si la foi rend capable d’accomplir les œuvres, c’est donc la foi qui justifie et non les œuvres qui en découlent comme une conséquence. 

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23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 03:09

 

 

Pour vous, qui suis-je ?

 

Jésus était venu dans la région de Césarée-de-Philippe, et il demandait à ses disciples : « Le Fils de l'homme, qui est-il, d'après ce que disent les hommes ? » Ils répondirent : « Pour les uns, il est Jean Baptiste ; pour d'autres, Élie ; pour d'autres encore, Jérémie ou l'un des prophètes. » Jésus leur dit : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Prenant la parole, Simon-Pierre déclara : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ! » Prenant la parole à son tour, Jésus lui déclara : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n'est pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l'emportera pas sur elle. Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. » Alors, il ordonna aux disciples de ne dire à personne qu'il était le Messie.

 

Matthieu 22, 34-40

 

 

« Le Fils de l'homme, qui est-il, d'après ce que disent les hommes ? » Nous nous faisons une image de Dieu à partir de ce que nous connaissons. Dieu vient-il parmi les hommes que ceux-pensent qu’il est une réincarnation d’un des prophètes dont le rôle ne consistait pourtant qu’à préparer sa venue. Trop souvent, nous nous faisons nous aussi une image réductrice de Dieu en lui imputant un agir et des pensées d’homme : un Dieu jaloux (Dt 4, 24), colérique (Dt 31, 7), un juge impitoyable… ou, à l’inverse, un Dieu naïf, bonasse, qu’il est possible d’ignorer voire même de mépriser, directement ou par l’entremise de ses émissaires les petits, sans qu’il n’y ait la moindre conséquence à nos actes.

 

Jésus nous invite les apôtres, et nous à travers eux, à dépasser les stéréotypes, les images toutes faites que nous nous faisons de Dieu, « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? », à nous laisser enseigner par son Esprit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n'est pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux ». Si nous nous mettons à l’écoute de son Esprit, Dieu fera de nous ses représentants : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l'emportera pas sur elle. Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux ».

 

La principale faute des scribes et des pharisiens contemporains de Jésus était consistait à mettre Dieu et les hommes à leur service, être à l’écoute de leurs propre désirs désordonnés plutôt qu’à celle de la volonté de Dieu exprimée par son Esprit d’amour : « ils disent et ne font pas. Ils lient de pesants fardeaux et en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt. Ils agissent toujours pour être remarqués des hommes… » (Mt 23, 1-12). 

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 04:04

 

 

Quel est le grand commandement ?

 

Les pharisiens, apprenant que Jésus avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent, et l'un d'entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l'épreuve : « Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? » Jésus lui répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Tout ce qu'il y a dans l'Écriture - dans la Loi et les Prophètes - dépend de ces deux commandements. »

 

Matthieu 22, 34-40

 

 

Voici venir des jours -- oracle de Yahvé -- où je conclurai avec la maison d'Israël une alliance nouvelle. Je mettrai ma Loi au fond de leur être et je l'écrirai sur leur cœur. Alors je serai leur Dieu et eux seront mon peuple (Jr 31, 31.33).

 

Jésus révèle l’esprit de la Loi : Aimer. La Loi ancienne, le décalogue, était une série de prescriptions sur la manière d’aimer Dieu (3) et le prochain (7). Cette Loi était extérieure à l’homme qui l’a reçue comme un joug, une entrave à sa liberté, certains s’y soumettant servilement en faisant de celle-ci une fin plutôt qu’un moyen, respectant la lettre plutôt que son esprit, limitant leur amour aux règles de base de la Loi. Et voilà qu’arrive Jésus qui n’est pas venu abolir la Loi et les Prophètes mais accomplir (Mt 5, 17), les porter à une plus grande perfection. Il nous enseigne qu’il ne faut pas se restreindre à se conformer aux exigences minimales de l’amour contenues dans la Loi : « Vous avez entendu qu’il a été dit… Eh bien! moi je vous dis… » (Mt 5, 21-22, 27-28, 31-32, 34-35, 38-39, 43-44), qu’il n’y a pas de limite à l’amour : « " Seigneur, quand mon frère commettra une faute à mon égard, combien de fois lui pardonnerai-je ? Jusqu'à sept fois ? " Jésus lui dit: " Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à soixante-dix fois sept fois" » (Mt 18, 21-22) et « Nul n'a plus grand amour que celui-ci: donner sa vie pour ses amis » (Jn 15, 13). Non seulement nous l’a-t-il enseigné mais l’a-t-il également vécu sacrifiant son existence pour le rachat de nos fautes et en pardonnant à ses bourreaux : « Père, pardonne-leur: ils ne savent ce qu'ils font » (Lc 23, 33).

 

La prescription de Jésus est simple : Aimer. Je gagne mon existence à conseiller les entreprises sur la manière de gérer leurs affaires. Je sais que je détiens une solution gagnante lorsqu’elle séduit par sa simplicité, lorsque le client me dit : « C’est si simple que je me demande comment j’ai fait pour ne pas y penser moi-même ! ». Jésus est la simplicité même, il résume la but de l’existence entière en un seul mot : Aimer. Augustin d’Hippone reprendra le même thème dans sa célèbre phrase : « Aime et fais ce que tu veux ». 

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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 02:28

 

 

Se reposer sur la richesse de l’élection et de la Tradition

 

Jésus se remit à parler en paraboles : « Le Royaume des cieux est comparable à un roi qui célébrait les noces de son fils. Il envoya ses serviteurs pour appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne voulaient pas venir. Il envoya encore d'autres serviteurs dire aux invités : 'Voilà : mon repas est prêt, mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ; tout est prêt : venez au repas de noce. 'Mais ils n'en tinrent aucun compte et s'en allèrent, l'un à son champ, l'autre à son commerce ; les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent. Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et brûla leur ville. Alors il dit à ses serviteurs : 'Le repas de noce est prêt, mais les invités n'en étaient pas dignes. Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous rencontrerez, invitez-les au repas de noce. ' Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu'ils rencontrèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de  noce fut remplie de convives. Le roi entra pour voir les convives. Il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce, et lui dit : 'Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ? ' L'autre garda le silence. Alors le roi dit aux serviteurs : 'Jetez-le, pieds et poings liés, dehors dans les ténèbres ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents. ' Certes, la multitude des hommes est appelée, mais les élus sont peu nombreux. »

 

Matthieu 22, 1-14

 

 

La multitude des hommes est appelée, mais les élus sont peu nombreux. Certains reçoivent même un appel particulier en raison de leur appartenance à une Tradition religieuse ou même sont choisis spécifiquement par Dieu pour s’acquitter d’une mission particulière. Pourtant, beaucoup se récusent. Pourquoi en est-il ainsi ? Les préoccupations mondaines les accaparent : ils s'en allèrent, l'un à son champ, l'autre à son commerce. N’ayant rien eu à faire pour se « mériter » une telle invitation, ils en méprisent la valeur. Pire, certains serviteurs du Dieu vivant viennent-ils qu’à leur rappeler leur vocation qu’ils s’en empoignent, les maltraitent et les tuent (psychologiquement si ce n’est physiquement, en ruinant leur crédibilité).

 

Suite à l’indifférence des élus, Dieu étend-il son invitation à tous les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce » (Gaudium et Spes 5) : « Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous rencontrerez, invitez-les au repas de noce ». Ainsi donc, personne n’est exclu à priori du salut éternel mais pour se qualifier faut-il encore porter le vêtement de noce. Quel est donc ce vêtement aux pouvoirs surnaturels ? C’est la charité. Pour partager la table du Dieu qui est Amour, faut-il avoir entraîné notre cœur à aimer pendant le temps de grâce de notre existence terrestre. Pour qui se sera refusé à l’amour, qu’il fasse partie des invités de la première ou de la seconde vague, le sort final sera identique : « Jetez-le, pieds et poings liés, dehors dans les ténèbres ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents ».

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