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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 06:01

À qui pourriez-vous me comparer, qui pourrait être mon égal ? – dit le Dieu Saint. Levez les yeux et regardez : qui a créé tout cela ? Celui qui déploie toute l’armée des étoiles, et les appelle chacune par son nom. Si grande est sa force, et telle est sa puissance que pas une seule ne manque. Jacob, pourquoi dis-tu, Israël, pourquoi affirmes-tu : « Mon chemin est caché au Seigneur, mon droit échappe à mon Dieu » ? Tu ne le sais donc pas, tu ne l’as pas entendu ? Le Seigneur est le Dieu éternel, il crée jusqu’aux extrémités de la terre, il ne se fatigue pas, ne se lasse pas. Son intelligence est insondable. Il rend des forces à l’homme fatigué, il augmente la vigueur de celui qui est faible. Les garçons se fatiguent, se lassent, et les jeunes gens ne cessent de trébucher, mais ceux qui mettent leur espérance dans le Seigneur trouvent des forces nouvelles ; ils déploient comme des ailes d’aigles, ils courent sans se lasser, ils marchent sans se fatiguer.

Isaïe 40, 25-31

 

Dans l’épreuve, il nous arrive d’être tentés de penser être abandonnés de Dieu ou, pire, de nous questionner sur son existence même. Comment un Dieu qui est Amour, Tout-Puissant de surcroît, peut-il laisser ses serviteurs, Job étant le plus illustre, devenir la proie d’un mal qui les frappe indistinctement, sans qu’il n’y ait de faute de leur part ?  C’est là considérer l’histoire, son histoire, avec des yeux trop humains. L’intelligence de Dieu est insondable. « Ce qui est faible dans le monde, Dieu l'a choisi pour confondre ce qui est fort; ce qui dans le monde est vil et méprisé, ce qui n'est pas, Dieu l'a choisi pour réduire à rien ce qui est, afin qu'aucune créature ne puisse s'enorgueillir devant Dieu » (1 Co 1, 27-29). Dieu se tait mais souffre en silence avec les faibles et les exclus, quémandant à travers eux l’amour d’un monde qui L’ignore dans sa suffisance. Ce n’est pas parce qu’il n’évite pas l’épreuve à ses serviteurs qu’Il ne les soutient pas pour autant : Il rend des forces à l’homme fatigué, il augmente la vigueur de celui qui est faible. L’apôtre Paul reconnaît ce discret soutien : « Nous sommes pressés de toute part, mais non pas écrasés; ne sachant qu'espérer, mais non désespérés; persécutés, mais non abandonnés; terrassés, mais non annihilés. Nous portons partout et toujours en notre corps les souffrances de mort de Jésus, pour que la vie de Jésus soit, elle aussi, manifestée dans notre corps. (2 Co 4, 8-10). Ceux qui mettent leur espérance dans le Seigneur trouvent des forces nouvelles qui leur permettent de traverser des difficultés où ceux qui n’ont pas ou peu de foi risquent de sombrer dans la désespérance.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je mets et je garde ma confiance en Dieu en toutes choses, particulièrement dans les épreuves que j’endure avec patience, offrant mes souffrances en union avec celles de Jésus crucifié pour le salut des autres, particulièrement ceux qui sont affligés du même mal que celui qui me frappe. Ainsi, je permets à Dieu de tirer d’un mal un bien plus grand encore à la confusion de ses adversaires.

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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 05:15

Consolez, consolez mon peuple, – dit votre Dieu – parlez au cœur de Jérusalem. Proclamez que son service est accompli, que son crime est expié, qu’elle a reçu de la main du Seigneur le double pour toutes ses fautes. Une voix proclame : « Dans le désert, préparez le chemin du Seigneur ; tracez droit, dans les terres arides, une route pour notre Dieu. Que tout ravin soit comblé, toute montagne et toute colline abaissées ! que les escarpements se changent en plaine, et les sommets, en large vallée ! Alors se révélera la gloire du Seigneur, et tout être de chair verra que la bouche du Seigneur a parlé. »

Isaïe 40, 1-5

 

On situe la rédaction de ce texte aux alentours du moment où le peuple élu s’apprête à revenir de son exil à Babylone. Dieu, en Père infiniment bon, sait que son peuple n’a pas besoin de remontrances en raison de son infidélité passée qui lui a mérité l’humiliation de la déportation. « D'un cœur brisé, broyé, Dieu, tu n'as point de mépris » (Ps 51, 19), car un tel cœur, dans son dénuement, est apte à produire l’amour que Dieu attend de lui ou plutôt, serait-il plus exact de dire, est plus disponible à accueillir l’amour de Dieu dont il se reconnaît dépendant et à redistribuer cet amour autour de lui.

Consolez, consolez mon peuple. C’est exactement ce à quoi s’emploie le pape François, lui qui a proclamé l’année de miséricorde qui vient de s’achever, année qu’il nous appelle à prolonger dans sa lettre apostolique Misericordia et misera. Alors que les portes saintes se sont refermées, c’est à nous d’ouvrir les portes de nos cœurs pour que Dieu y déverse son amour et que ceux qui ont besoin de miséricorde puissent venir y puiser, à nous de devenir les points tangibles d’accès à la miséricorde divine. Pour ce faire nous devons parler au cœur de Jérusalem, nous adresser au cœur de l’humanité blessée, manifester l’Amour à ces femmes et à ces hommes auquel il fait cruellement défaut car ils le méconnaissent.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je prends le relais des portes de miséricorde pour, qu’à travers moi, le Père céleste manifeste son amour au monde, au monde qui m’est proche, à mon prochain.

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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 05:04

Le désert et la terre de la soif, qu’ils se réjouissent ! Le pays aride, qu’il exulte et fleurisse comme la rose, qu’il se couvre de fleurs des champs, qu’il exulte et crie de joie ! La gloire du Liban lui est donnée, la splendeur du Carmel et du Sarone. On verra la gloire du Seigneur, la splendeur de notre Dieu. Fortifiez les mains défaillantes, affermissez les genoux qui fléchissent, dites aux gens qui s’affolent : « Soyez forts, ne craignez pas. Voici votre Dieu : c’est la vengeance qui vient, la revanche de Dieu. Il vient lui-même et va vous sauver. » Alors se dessilleront les yeux des aveugles, et s’ouvriront les oreilles des sourds. Alors le boiteux bondira comme un cerf, et la bouche du muet criera de joie ; car l’eau jaillira dans le désert, des torrents dans le pays aride. La terre brûlante se changera en lac, la région de la soif, en eaux jaillissantes. Dans le séjour où gîtent les chacals, l’herbe deviendra des roseaux et des joncs. Là, il y aura une chaussée, une voie qu’on appellera « la Voie sacrée ». L’homme impur n’y passera pas – il suit sa propre voie – et les insensés ne viendront pas s’y égarer. Là, il n’y aura pas de lion, aucune bête féroce ne surgira, il ne s’en trouvera pas ; mais les rachetés y marcheront. Ceux qu’a libérés le Seigneur reviennent, ils entrent dans Sion avec des cris de fête, couronnés de l’éternelle joie. Allégresse et joie les rejoindront, douleur et plainte s’enfuient.

Isaïe 35, 1-10

 

Dieu est Amour. Il est miséricorde. Il pardonne ! Il vainc le mal par l’Amour, rend le bien pour le mal, suscite un bien plus grand encore que le mal qui l’a précédé. De là l’exclamation de Thomas d’Aquin sur les suites du péché des origines, de l’homme qui s’est détourné de son Créateur : « Ô heureuse faute qui nous a valu un tel et si grand Rédempteur ! »  (Somme théol., 3, 1, 3, ad 3). Ainsi que l’avait prophétisé Isaïe, Dieu est venu lui-même à notre rencontre tel le père du fils prodigue (Lc 15, 11-24). Le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous (Jn 1, 14). Mais Il ne s’est pas contenté de cela ! Il s’est fait péché pour nous (2 Co 5, 21), Il a pris sur Lui nos fautes (Is 53, 4-6) et les a clouées avec Lui sur le bois de la croix, symbole de son amour infini : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jn 15, 13). Cet Amour est d’autant plus grand que nous nous en étions faits, par nos péchés, ses ennemis. Il est venu lui-même nous sauver.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je médite sur les mystères de l’Incarnation et de la Rédemption, l’un étant indissociable de l’autre. Je considère quel grand Amour est à leur origine, le même Amour qui s’offre à moi dans les sacrements de l’Eucharistie et de la Réconciliation, Dieu inlassablement continuant à se rendre présent au monde à travers le pain consacré et proposant son salut à travers le prêtre par lequel il opère le pardon des péchés. Conscient d’être aimé d’un si grand Amour, je m’efforce à mon tour de rendre le bien pour le mal ainsi que m’y incite Jésus : « Aimez vos ennemis, et priez pour vos persécuteurs » (Mt 5, 44).

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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 04:48

En ce jour-là, un rameau sortira de la souche de Jessé, père de David, un rejeton jaillira de ses racines. Sur lui reposera l’esprit du Seigneur : esprit de sagesse et de discernement, esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et de crainte du Seigneur – qui lui inspirera la crainte du Seigneur. Il ne jugera pas sur l’apparence ; il ne se prononcera pas sur des rumeurs. Il jugera les petits avec justice ; avec droiture, il se prononcera en faveur des humbles du pays. Du bâton de sa parole, il frappera le pays ; du souffle de ses lèvres, il fera mourir le méchant. La justice est la ceinture de ses hanches ; la fidélité est la ceinture de ses reins.

Isaïe 11, 1-5

 

Lorsqu’Isaïe prophétise la venue du Messie, il discerne en Lui la présence en plénitude de l’Esprit du Seigneur et des dons qui y sont associés. Ne manque que le don de piété, absence qui se justifie par la nature de ce dernier, « disposition habituelle, par laquelle le Saint-Esprit nous porte à témoigner à Dieu une attention toute filiale, en le considérant comme le meilleur des pères » (Thomas d’Aquin, 2, 2, q. 121. a. 1). Étant Fils de Dieu par nature, Jésus n’a pas besoin de l’apport de l’Esprit pour reconnaître Dieu Père.

 

Dons de l’Esprit

Isaïe 11

Sagesse

Sagesse

Intelligence

Discernement

Conseil

Conseil

Force

Force

Science

Connaissance

Piété

 

Crainte de Dieu

Crainte du Seigneur

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Si l’Esprit du Seigneur reposait sur Jésus en plénitude, tout Fils qu’il était, à plus forte raison ai-je besoin de l’apport de cet Esprit et de ses dons, moi qui ne suis que fils que par adoption (Ga 4, 5-7), si je veux rendre présent mon Père à ce monde à travers moi et, au final, retourner vers Lui à qui je dois l’origine. Aussi, est-ce avec insistance que je m’adresse à mon Père céleste afin qu’il me comble de la présence de l’Esprit Saint et des sept dons essentiels à ma vie spirituelle qui sont associés à cette présence.

 

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 05:06

En ce temps-là, Jésus était en route ; deux aveugles le suivirent, en criant : « Prends pitié de nous, fils de David ! » Quand il fut entré dans la maison, les aveugles s’approchèrent de lui, et Jésus leur dit : « Croyez-vous que je peux faire cela ? » Ils lui répondirent : « Oui, Seigneur. » Alors il leur toucha les yeux, en disant : « Que tout se passe pour vous selon votre foi ! » Leurs yeux s’ouvrirent, et Jésus leur dit avec fermeté : « Attention ! que personne ne le sache ! » Mais, une fois sortis, ils parlèrent de lui dans toute la région.

Matthieu 9, 27-31

 

Foi et miracles sont intimement liés. D’abord, la foi est préalable au miracle : « Croyez-vous que je peux faire cela ? » Il en faut un minimum chez ceux qui le demandent pour eux-mêmes « Prends pitié de nous, fils de David ! » ou qui intercèdent pour d’autres : « dis seulement une parole et mon enfant sera guéri » (Mt 8,8).

 

« Que tout se passe pour vous selon votre foi ! » Le miracle récompense la foi mais pas au sens où nous l’entendons. Par leur foi, les croyants attirent sur eux l’amour de Dieu et les bienfaits qui y sont associés non pas pour en jouir égoïstement mais pour manifester de manière tangible le Dieu invisible en qui ils croient et son Royaume : « les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés et les sourds entendent, les morts ressuscitent, la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres » (Lc 7, 22). Conséquemment, la foi du plus grand nombre se révèle-t-elle être la finalité des bienfaits accordés par la miséricorde divine. Aussi, les deux aveugles, une fois sortis, s’empressent-ils de transgresser le commandement qui leur avait été pourtant fait, « Attention ! que personne ne le sache ! », et parlèrent de lui dans toute la région. Une impulsion irrépressible, dont on peut penser que l’Esprit Saint est à son origine, les incite à publiciser ce qui apparaissait relever du domaine du privé. Quant à l’interdit de Jésus, saint Grégoire, cité par Thomas d’Aquin dans la Somme théologique, en donne l’explication suivante : « Quand le Seigneur défend de publier ses prodiges, il donne l’exemple à ses disciples pour leur apprendre à cacher leurs vertus, bien qu’en dépit d’eux-mêmes elles viennent à être connues pour servir de leçon aux autres » (Moral. XIX, 18).

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Par ma foi, j’espère attirer sur moi l’amour de Dieu et les bienfaits qui y sont associés afin de les manifester pour susciter la foi chez le plus grand nombre et que, tous ensemble, nous cheminions vers le Royaume éternel.

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 02:51

Frère, si de ta bouche, tu affirmes que Jésus est Seigneur, si, dans ton cœur, tu crois que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, alors tu seras sauvé. Car c’est avec le cœur que l’on croit pour devenir juste, c’est avec la bouche que l’on affirme sa foi pour parvenir au salut. En effet, l’Écriture dit : ‘Quiconque met en lui sa foi ne connaîtra pas la honte’. Ainsi, entre les Juifs et les païens, il n’y a pas de différence : tous ont le même Seigneur, généreux envers tous ceux qui l’invoquent. En effet, ‘quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé’. Or, comment l’invoquer, si on n’a pas mis sa foi en lui ? Comment mettre sa foi en lui, si on ne l’a pas entendu ? Comment entendre si personne ne proclame ? Comment proclamer sans être envoyé ? Il est écrit : ‘Comme ils sont beaux, les pas des messagers qui annoncent les bonnes nouvelles!’ Et pourtant, tous n’ont pas obéi à la Bonne Nouvelle. Isaïe demande en effet : ‘Qui a cru, Seigneur, en nous entendant parler ?’ Or la foi naît de ce que l’on entend ; et ce que l’on entend, c’est la parole du Christ. Alors, je pose la question : n’aurait-on pas entendu ? Mais si, bien sûr ! Un psaume le dit : ‘Sur toute la terre se répand leur message, et leurs paroles, jusqu’aux limites du monde’.

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 10, 9-18

 

C’est avec le cœur que l’on croit pour devenir juste. Le cœur constitue le lieu intime de rencontre de l’homme avec son Dieu, l’endroit où ce dernier y déverse son amour en surabondance. Suit, doit suivre, la parole « car c'est du trop-plein du cœur que la bouche parle » (Mt 12, 34). Si Dieu comble sans mesure le cœur de son amour, ce n’est point pour que celui-ci ne s’en délecte mais pour que ce surcroît d’amour prenne le chemin du cœur à la bouche et, par la parole, passe de la bouche du croyant à l’oreille de l’incroyant et, enfin, de là au cœur de celui qui ne connaît point Dieu ou le connaît mal. « La foi naît de ce que l’on entend ». Ainsi, du cœur à la bouche, du bouche à oreille, de l’oreille au cœur, le Royaume de Dieu se répand sur toute la terre. Sur toute la terre se répand leur message, et leurs paroles, jusqu’aux limites du monde.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je n’hésite pas à confesser ma foi en Dieu car le salut des autres et le mien en dépendent. Si je confine à mon cœur l’amour que Dieu y déverse, j’imite le serviteur qui n’avait reçu qu’un seul talent dans la parabole des talents et qui avait enfoui ce dernier dans la terre. Ce serviteur peureux, voici ce que le maître avait à lui dire et à moi à travers lui si je succombe à la tentation de garder pour moi ce que le Seigneur me donne pour le bénéfice du plus grand nombre : « ce propre-à-rien de serviteur, jetez-le dehors, dans les ténèbres: là seront les pleurs et les grincements de dents » (Mt 25, 30).   

 

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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 05:13

Frères, vous le savez : c’est le moment, l’heure est déjà venue de sortir de votre sommeil. Car le salut est plus près de nous maintenant qu’à l’époque où nous sommes devenus croyants. La nuit est bientôt finie, le jour est tout proche. Rejetons les œuvres des ténèbres, revêtons-nous des armes de la lumière. Conduisons-nous honnêtement, comme on le fait en plein jour, sans orgies ni beuveries, sans luxure ni débauches, sans rivalité ni jalousie, mais revêtez-vous du Seigneur Jésus Christ.

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 13,11-14

 

Revêtez-vous du Seigneur Jésus Christ. Qu’est-ce que cela veut dire ? La finalité de la vie chrétienne est l’imitation du Christ : « Soyez mes imitateurs comme je le suis moi-même du Christ » (1 Co 11, 1), le Christ lui-même étant manifestation visible du Dieu invisible, le Père éternel. Comment peut-on arriver à dire comme l’apôtre Paul « ce n'est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi » (Ga 2, 20) ?  Nous pouvons certes nous demander comment Jésus agirait s’il était à notre place, mais comme ce serait là de notre interprétation personnelle, il y aurait risque de se faire un Dieu accommodant, à notre mesure. La seule véritable réponse ne peut venir que de Dieu  lui-même, transmise par son Esprit Saint, usuellement par la voix de la conscience, dans un dialogue initié dans la prière : « Que ferais-tu Jésus si tu étais à ma place ? »

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Avant de prendre une décision importante ou même des décisions moins importantes mais où le cours préférable d’action n’est pas évident, je prends l’habitude d’interroger Jésus dans la prière : « Que ferais-tu Jésus si tu étais à ma place ? », et, bien évidemment, je mets à exécution le cours d’action qu’il me proposera par l’entremise de ma conscience. Par mon désir d’imitation du Christ Jésus et la docilité aux motions de son Esprit j’espère un jour pouvoir parvenir à dire comme l’apôtre Paul : « ce n'est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi » (Ga 2, 20)

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 00:59

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « On portera la main sur vous et l’on vous persécutera ; on vous livrera aux synagogues et aux prisons, on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs, à cause de mon nom. Cela vous amènera à rendre témoignage. Mettez-vous donc dans l’esprit que vous n’avez pas à vous préoccuper de votre défense. C’e st moi qui vous donnerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront ni résister ni s’opposer. Vous serez livrés même par vos parents, vos frères, votre famille et vos amis, et ils feront mettre à mort certains d’entre vous. Vous serez détestés de tous, à cause de mon nom. Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu. C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie. »

Luc 21, 12-19

 

La vie, la vraie, celle qui n’aura pas de fin nous y accéderons par l’amour, l’amour de Dieu qui nous justifiera par sa miséricorde, miséricorde que nous aurons nous-mêmes manifestée à nos frères par notre amour du prochain. Or, il n’y a de véritable amour que celui qui dure dans le temps à l’image de la fidélité indéfectible de Dieu à son Alliance et envers son peuple. L’apôtre Paul commence par ailleurs la description des caractéristiques de l’amour par « L'amour prend patience » (1 Co 13, 4) et termine par « Il excuse tout, il croit tout, il espère tout, il endure tout » (1 Co 12, 7).  C’est donc par notre persévérance que nous démontrons que nous aimons d’un amour véritable et que, conséquemment, nous pouvons espérer garder notre vie.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

J’aime. J’aime envers et contre tous, malgré que l’on ne me rende pas amour pour amour, que je rame à contre-courant en m’efforçant d’aimer Dieu et les autres, en renonçant à moi-même dans un monde qui encourage à s’aimer prioritairement soi-même au détriment de Dieu et de sa volonté d’amour. Je mets mon espérance en Jésus seul et en sa parole : «Celui qui aura tenu bon jusqu'à la fin, celui-là sera sauvé » (Mt 10,22).

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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 02:40

En ce temps-là, quelques sadducéens – ceux qui soutiennent qu’il n’y a pas de résurrection – s’approchèrent de Jésus et l’interrogèrent : « Maître, Moïse nous a prescrit : ‘Si un homme a un frère qui meurt en laissant une épouse mais pas d’enfant, il doit épouser la veuve pour susciter une descendance à son frère.’ Or, il y avait sept frères : le premier se maria et mourut sans enfant ; de même le deuxième, puis le troisième épousèrent la veuve, et ainsi tous les sept : ils moururent sans laisser d’enfants. Finalement la femme mourut aussi. Eh bien, à la résurrection, cette femme-là, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse, puisque les sept l’ont eue pour épouse ? » Jésus leur répondit : « Les enfants de ce monde prennent femme et mari. Mais ceux qui ont été jugés dignes d’avoir part au monde à venir et à la résurrection d’entre les morts ne prennent ni femme ni mari, car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges, ils sont enfants de Dieu et enfants de la résurrection. Que les morts ressuscitent, Moïse lui-même le fait comprendre dans le récit du buisson ardent, quand il appelle le Seigneur ‘le Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob.’ Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Tous, en effet, vivent pour lui. » Alors certains scribes prirent la parole pour dire : « Maître, tu as bien parlé. » Et ils n’osaient plus l’interroger sur quoi que ce soit.

Luc 20, 27-40

 

Les sadducéens – ceux qui soutiennent qu’il n’y a pas de résurrection – ont tout faux. Non seulement errent-ils dans leur conclusion, que les morts ressuscitent, Moïse lui-même le fait comprendre dans le récit du buisson ardent, mais encore dans l’argumentation qu’ils présentent à Jésus pour démontrer l’absurdité de la notion de résurrection, suggérant que, dans une telle éventualité, la veuve aux sept maris ne pourrait être l’épouse des sept à la fois. De même que foi et espérance s’évanouiront pour laisser toute la place à la charité lorsque nous entrerons dans l’éternité et verrons le Dieu qui est Amour face à face (1 Co 13, 12), de même les réalités terrestres chargées de nous conduire vers notre fin, si nobles soient-elles, tel le mariage : nous serons semblables aux anges, enfants de Dieu et enfants de la résurrection.

 

En quoi le mariage, à l’instar de la foi et de l’espérance, nous aide-t-il à cheminer vers la fin souhaitée par notre Père céleste de vivre en sa Présence pour l’éternité ? Le mariage chrétien, par le sacrement et le désir des époux, se révèle un lieu privilégié pour accueillir Dieu et son amour, « Que deux ou trois, en effet, soient réunis en mon nom, je suis là au milieu d'eux » (Mt 18, 20), amour que les époux manifestent par leur fidélité en dépit des difficultés ainsi que par le fruit qu’ils portent en dehors d’eux-mêmes, le plus éminent mais pas exclusivement étant les enfants qui en sont issus. Il ne saurait, en effet,  y avoir d’amour véritable sans fruit, sans don gratuit de soi, ce don devant se situer en dehors de la sphère des deux conjoints qui ne forment désormais plus qu’une seule chair (Mc 10, 8). C’est la capacité à aimer et à pardonner que les conjoints auront développée à travers leur union qui leur permet d’espérer d’avoir part au monde à venir et à la résurrection d’entre les morts.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je considère ma situation de vie, notamment le mariage et la vie consacrée, comme moyen d’accueillir et de manifester l’amour de Dieu, moyen de développer ma capacité à aimer et, en raison de cette dernière et de la miséricorde divine, d’aspirer à la vie éternelle, la fin voulue par le Seigneur pour chacun d’entre nous.

 

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 04:07

En ce temps-là, lorsque Jésus fut près de Jérusalem, voyant la ville, il pleura sur elle, en disant : « Ah ! si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour ce qui donne la paix ! Mais maintenant cela est resté caché à tes yeux. Oui, viendront pour toi des jours où tes ennemis construiront des ouvrages de siège contre toi, t’encercleront et te presseront de tous côtés ; ils t’anéantiront, toi et tes enfants qui sont chez toi, et ils ne laisseront pas chez toi pierre sur pierre, parce que tu n’as pas reconnu le moment où Dieu te visitait. »

Luc 19, 41-44

 

La paix sur la terre, objet du profond désir de l'humanité de tous les temps, ne peut se fonder ni s'affermir que dans le respect absolu de l'ordre établi par Dieu (Pacem in terris, 1). La Loi de Dieu inscrite dans le cœur de l’homme et à laquelle rend témoignage sa conscience (Rm 2, 15), la Sagesse devant gouverner les relations entre les hommes afin de réaliser l’harmonie voulue par le Créateur dans son œuvre, c’est la Loi de l’Amour, amour de Dieu et du prochain, l’un n’étant pas possible sans l’autre. « celui qui n'aime pas son frère, qu'il voit, ne saurait aimer le Dieu qu'il ne voit pas » (1 Jn 4, 20). Pareillement, comment pourrions-nous aimer en vérité le prochain par le don gratuit de nous-mêmes si nous n’en puisons la force à la source de l’amour, dans le Dieu qui est Amour et qui nous a aimés le premier (1 Jn 4, 19) ?

 

Quant au moment où Dieu nous visitait, il ne se limite pas à l’existence terrestre de Jésus. Dieu continue de nous visiter chaque jour, quémande notre amour par l’entremise des personnes dans le besoin, besoin matériel, psychologique, sentimental, spirituel… Saurons-nous Le reconnaître et Lui manifester l’amour qu’Il espère de nous et ainsi mener la création à la perfection à laquelle elle est appelée ?

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je tisse des liens de solidarité avec mes contemporains, seul gage d’une existence pacifique à long terme parce que conforme à la Loi d’Amour inscrite dans le cœur de l’homme par le Créateur et seule capable de porter son œuvre vers sa perfection.

 

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