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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 04:21

 

 

Réduit au silence

 

Alors Zacharie dit à l’ange : « Comment vais-je savoir que cela arrivera ? Moi, en effet, je suis un vieillard et ma femme est avancée en âge. » L’ange lui répondit : « Je suis Gabriel et je me tiens en présence de Dieu. J’ai été envoyé pour te parler et pour t’annoncer cette bonne nouvelle. Mais voici que tu seras réduit au silence et, jusqu’au jour où cela se réalisera, tu ne pourras plus parler, parce que tu n’as pas cru à mes paroles ; celles-ci s’accompliront en leur temps. »

 

Luc 1, 18-20

 

Pourquoi Zacharie est-il réduit au silence ? Est-ce une punition pour ne pas avoir cru aux paroles de l’ange ? Non pas une punition comme nous pourrions le croire mais une leçon destinée à l’édifier, à le mieux disposer pour espérer avoir part à la vie éternelle. Derrière l’incrédulité de Zacharie, comme toute incrédulité d’ailleurs, se tapit l’orgueil. Zacharie ne croit pas parce qu’il pense que lui et sa femme ont une part importante dans la réalisation du plan de Dieu et que leur état physique compromet la réalisation de celui-ci. La réduction au silence de Zacharie constitue le signe visible que sa coopération au plan de Dieu, comme la nôtre, est passive en ce sens que tout ce qui nous est demandé est de se « laisser agir » par Lui. Quand Jean-Baptiste naîtra et qu’il grandira ainsi que sa renommée, Zacharie évitera d’en tirer une gloire personnelle quelconque qui mettrait en péril son salut en raison de ce silence qui lui aura fait réaliser être pour bien peu de chose dans cette extraordinaire action de Dieu.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Lorsque je suis réduit au silence, parce que la maladie frappe, que mes capacités physiques diminuent, qu’on me pousse à la retraite, qu’on me dépose d’un rôle important…, je fais acte d’humilité et reconnaît n’être qu’un serviteur quelconque (Lc 17, 10) dans la réalisation du plan d’amour de Dieu pour l’humanité. Je rends grâce au Seigneur de tout ce qu’il a pu accomplir à travers moi alors que ma condition le permettait. Je prie pour qu’Il trouve d’autres personnes qui se laisseront « agir » par Lui et fassent même mieux que moi dans le rôle qui m’était dévolu antérieurement.

 

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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 01:59

 

 

Ne crains pas de prendre chez toi Marie

 

Voici quelle fut l'origine de Jésus Christ. Marie, la mère de Jésus, avait été accordée en mariage à Joseph ; or, avant qu'ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l'action de l'Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, ne voulait pas la dénoncer publiquement ; il décida de la répudier en secret. Il avait formé ce projet, lorsque l'ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse : l'enfant qui est engendré en elle vient de l'Esprit Saint ; elle mettra au monde un fils, auquel tu donneras le nom de Jésus (c'est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Tout cela arriva pour que s'accomplît la parole du Seigneur prononcée par le prophète : Voici que la Vierge concevra et elle mettra au monde un fils, auquel on donnera le nom d'Emmanuel, qui se traduit : « Dieu-avec-nous ». Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l'ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse

 

Matthieu 1, 18-24

 

Marie est la porte choisie par l’Emmanuel, Dieu-avec-nous, pour entrer dans le monde afin de  sauver le peuple (de Dieu) de ses péchés. Inversement, il est permis de croire que la Vierge, notre mère spirituelle, enfante des fils et des filles qui hériteront de la grâce de partager l’existence du Seigneur pour l’éternité. Comment cela se fera-t-il ? (Lc 1, 34) Marie nous enseigne d’abord et avant tout, par l’exemple de sa propre vie, la route à suivre pour espérer avoir part au festin des noces de l’Agneau (Ap 19, 9). Ensuite, comme toute maman, elle veille de façon imperceptible mais non moins efficace, la discrétion de l’amour obligeant, sur ceux qui la prennent comme Mère. Qu’en est-il de ceux qui refusent la médiation de Marie ? Je les qualifierais d’orphelins spirituels pour qui, comme leur contrepartie dans l’ordre matériel, la route sera plus longue, pénible et même périlleuse  pour parvenir au même point que ceux qui ont bénéficié du support de leurs parents.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je prends chez moi Marie, comme Mère. Je me laisse enseigner par elle, par l’exemple de sa vie. Dans les difficultés, je me tourne vers elle afin qu’elle intercède pour moi auprès de son divin Fils.   

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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 03:33

 

 

Faire la volonté du Père

 

Jésus disait aux chefs des prêtres et aux anciens : « Que pensez-vous de ceci ? Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : 'Mon enfant, va travailler aujourd'hui à ma vigne'.Celui-ci répondit : 'Je ne veux pas. ' Mais ensuite, s'étant repenti, il y alla. Abordant le second, le père lui dit la même chose. Celui-ci répondit : 'Oui, Seigneur ! ' et il n'y alla pas. Lequel des deux a fait la volonté du père ? » Ils lui répondent : « Le premier ». Jésus leur dit : « Amen, je vous le déclare : les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu. Car Jean Baptiste est venu à vous, vivant selon la justice, et vous n'avez pas cru à sa parole ; tandis que les publicains et les prostituées y ont cru. Mais vous, même après avoir vu cela, vous ne vous êtes pas repentis pour croire à sa parole. »

 

Matthieu 21, 28-32


Espérance pour ceux qui s’en s’ont détournés, mise en garde pour ceux qui s’y s’ont engagés, rien n’est jamais joué jusqu’à notre dernier souffle et il est toujours possible de se soumettre à la divine Volonté ou de s’y dérober. L’exemple le plus patent est celui du Larron crucifié aux côtés de Jésus qui se fait promettre la vie éternelle pour avoir reconnu son indignité et avoir accueilli l’amour de Dieu et la gratuité de son salut : « Pour nous, c'est justice, nous payons nos actes; mais lui n'a rien fait de mal. Jésus, souviens-toi de moi, lorsque tu viendras avec ton royaume… En vérité, je te le dis, aujourd'hui tu seras avec moi dans le Paradis » (Lc 23, 40-42). Cette Volonté n’a rien de compliqué : accueillir l’Amour et s’efforcer de le répandre autour de nous en servant le bien commun.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je ne tiens rien pour acquis ainsi que me l’enseigne Jésus : « Veillez » (Mt 25, 13). Je résiste à la tentation qui m’incite à penser que je suis damné si, par mégarde, je me suis détourné des chemins du Seigneur. Inversement, je ne tiens rien pour acquis si j’ai eu le bonheur jusqu’à présent de suivre tant bien que mal les voies de l’Amour et je reconnais qu’au final je n’accéderai au salut éternel qu’en raison de l’infinie miséricorde de Dieu.  

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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 03:59

 

Qui t’a donné cette autorité

 

Jésus était entré dans le Temple, et, pendant qu'il enseignait, les chefs des prêtres et les anciens du peuple l'abordèrent pour lui demander : « Par quelle autorité fais-tu cela, et qui t'a donné cette autorité ? » Jésus leur répliqua : « À mon tour, je vais vous poser une seule question ; et si vous me répondez, je vous dirai, moi aussi, par quelle autorité je fais cela : Le baptême de Jean, d'où venait-il ? du ciel ou des hommes ? » Ils faisaient en eux-mêmes ce raisonnement : « Si nous disons : 'Du ciel', il va nous dire : 'Pourquoi donc n'avez-vous pas cru à sa parole ? ' Si nous disons : 'Des hommes', nous devons redouter la foule, car tous tiennent Jean pour un prophète. » Ils répondirent donc à Jésus : « Nous ne savons pas ! » Il leur dit à son tour : « Moi non plus, je ne vous dirai pas par quelle autorité je fais cela.»

 

Matthieu 21, 23-27


Nous aimons bien les chasses gardées, jouir d’exclusivités qui nous procurent des privilèges. Les chefs des prêtres et les anciens du peuple s’inquiètent de voir Jésus enseigner, un rôle qui leur était alors réservé. Rien de tel en Dieu ! « L’Esprit souffle où il veut » (Jn 3, 8). Les autorités religieuses, à l’instar de Moïse, doivent respecter cette libéralité de Dieu : « Serais-tu jaloux pour moi? Ah! puisse tout le peuple de Yahvé être prophète, Yahvé leur donnant son Esprit! » (Nb 11, 29). Cela ne veut pas dire pour autant qu’il ne doive pas y avoir d’autorité, Jésus ayant confié celle-ci à Pierre : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église » (Mt 16, 18). Cependant, le rôle de cette autorité est d’éprouver paroles et faits pour établir s’ils trouvent leur origine en Dieu, jugement auquel nous sommes tenus de nous soumettre, l’obéissance ayant un grand prix aux yeux du Seigneur et pour rassurer nos pas,  l’illusion étant un danger constant dans un domaine qui repose sur la foi,

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Si une autorité m’a été confiée, je m’efforce de ne pas outrepasser les limites de celle-ci et d’abuser de mon pouvoir. Je juge l’arbre à ses fruits (Mt 7, 17-20). Tant que cela ne menace pas le bien commun, je respecte la liberté de Dieu et des autres à agir autrement que je ne m’y attendais. Inversement, je me soumets au jugement des autorités compétentes et des personnes que Dieu mettra sur mon chemin pour me garder dans la Vérité : « Soyez soumis les uns aux autres dans la crainte du Christ » (Ép 5, 21).

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 06:22

 

 

Rendre témoignage à la Lumière

 

Il y eut un homme envoyé par Dieu. Son nom était Jean. Il était venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui. Cet homme n'était pas la Lumière, mais il était là pour lui rendre témoignage. Voici quel fut le témoignage de Jean, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui es-tu ? » Il le reconnut ouvertement, il déclara : « Je ne suis pas le Messie. » Ils lui demandèrent : « Qui es-tu donc ? Es-tu le prophète Élie ? » Il répondit : « Non. - Alors es-tu le grand Prophète ? » Il répondit : « Ce n'est pas moi. »Alors ils lui dirent : « Qui es-tu ? Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? » Il répondit : « Je suis la voix qui crie à travers le désert : Aplanissez le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe. » Or, certains des envoyés étaient des pharisiens. Ils lui posèrent encore cette question : « Si tu n'es ni le Messie, ni Élie, ni le grand Prophète, pourquoi baptises-tu ? » Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l'eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas : c'est lui qui vient derrière moi, et je ne suis même pas digne de défaire la courroie de sa sandale. » Tout cela s'est passé à Béthanie-de-Transjordanie, à l'endroit où Jean baptisait. .   

 

Jean 1,6-8.19-28


Rendre témoignage à la Lumière est la mission de tout croyant. Comment Lui rendons-nous témoignage ? D’abord par notre vie, en redistribuant autour de nous l’amour dont nous nous sentons investis par Celui qui nous a aimés le premier (1 Jn 4, 19). Ensuite en reconnaissant nos limites, qu’il n’y a qu’un seul Seigneur par qui nous sommes (1 Co 8, 6) sauvés. Nous ne pouvons sauver personne, pas même nous-mêmes ! « Je suis la voix qui crie à travers le désert : Aplanissez le chemin du Seigneur » La voix n’est rien par elle-même, qu’une onde d’une durée limitée transmettant le message de celui de qui elle provient. Le croyant crie à travers le désert, non pas un lieu inhabité mais dans un monde tout aussi hostile car en manque d’amour. Ce cri a pour but de faire connaître la Présence au milieu de nous de celui que vous ne connaissons pas ou mal : l’Amour, ce Dieu qui peut transformer le monde, pour peu qu’un nombre grandissant consente à laisser passer sa Lumière à travers lui. Mieux encore, non seulement le changer mais aussi le sauver!

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je réalise ma vocation de messager de l’Amour, en paroles, certes, mais surtout en actes, les actes constituant les paroles les plus convaincantes. Je reconnais que la fécondité de la parole que je suis ne dépend pas de moi mais du Créateur à qui je dois l’existence et de son Esprit dont la présence est tout aussi essentielle à la vie spirituelle que ne l’est l’eau à la vie sur la planète terre.

 

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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 03:53

 

 

Une source d’énergie renouvelable et accessible

 

Israël, pourquoi affirmes-tu : « Mon chemin est caché à mon Dieu, le Seigneur néglige mon bon droit » ? Tu ne le sais donc pas, tu ne l'as pas appris ? Le Seigneur est le Dieu éternel, c'est lui qui crée la terre entière, il ne faiblit pas, il ne se lasse pas. Son intelligence est insondable. Il rend des forces à l'homme épuisé, il développe la vigueur de celui qui est faible. Les jeunes gens se fatiguent, se lassent, et les athlètes s'effondrent, mais ceux qui mettent leur espérance dans le Seigneur trouvent des forces nouvelles ; ils prennent leur essor comme des aigles, ils courent sans se lasser, ils avancent sans se fatiguer.   

 

Isaïe 40, 27-31

 

Ceux qui mettent leur espérance dans le Seigneur trouvent des forces nouvelles; ils prennent leur essor comme des aigles, ils courent sans se lasser, ils avancent sans se fatiguer.  Quoi d’étonnant à cela ? Ne dit-on pas que l’amour donne des ailes ? Quand nous aimons nous ne ressentons plus la fatigue ou la douleur, toute notre attention étant tournée vers l’être aimé. À plus forte raison quand Celui-ci est la Source de tout amour qui, par grâce, en toute gratuité, laisse libre cours à sa Miséricorde et raffermit ceux qui chancellent : Il rend des forces à l'homme épuisé, il développe la vigueur de celui qui est faible. Le plus beau est que cette Force, cette énergie est accessible en tout temps pour peu que nous reconnaissions humblement ne pas pouvoir y arriver seul et que nous demandions ardemment l’aide de Dieu par la prière.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je reconnais humblement ma misère, mon statut de créature limitée qui a besoin de l’aide de son Créateur pour surmonter ses carences à tous les niveaux : physiques, psychiques, intellectuelles, spirituelles… Je crie vers Lui mon désarroi et j’attends tout de Lui, notamment ce salut éternel qui toujours demeurera inaccessible à mes seules forces et auquel je ne puis accéder que par pure grâce, par cadeau gratuit de Dieu, pour peu que j’aie laissé passer l’Amour à travers moi durant mon parcours terrestre, laisser passer l’Amour à travers soi étant la finalité de toute créature et de la création toute entière alors que le Fils lui-même se soumettra à Celui qui lui a tout soumis, afin que Dieu soit tout en tous (1 Co 15, 29), quand l’Amour aura reconquis ce qui s’était dérobé  à son influence bienfaisante.

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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 02:51

 

 

Rien n’est impossible à Dieu

 

En ce temps-là, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille, une vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie. L'ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L'ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n'aura pas de fin. » Marie dit à l'ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je suis vierge ? » L'ange lui répondit : « L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c'est pourquoi celui qui va naître sera saint, et il sera appelé Fils de Dieu. Et voici qu'Élisabeth, ta cousine, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse et elle en est à son sixième mois, alors qu'on l'appelait : 'la femme stérile'. Car rien n'est impossible à Dieu. » Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. » Alors l'ange la quitta.   

 

Luc 1, 26-38

 

Rien n’est impossible à Dieu. Nous retrouvons à peu près les mêmes paroles dans la bouche de Jésus lorsque les disciples l’interrogent « Mais alors qui peut être sauvé ? » et celui-ci de répondre : «Ce qui est impossible pour les hommes est possible pour Dieu » (Lc 18, 26-27). Il est impossible pour l’homme de se justifier, de se rendre par ses propres actions apte à se tenir en présence de Dieu. C’est en la divine miséricorde que nous devons mettre notre espérance pour aspirer à habiter le Royaume des Cieux. C’est cette même Miséricorde qui a rendu Marie « juste », sainte depuis sa conception, afin de permettre à Dieu de faire le chemin inverse et d’assumer la chair dans la personne du Fils pour entrer dans le monde. L’action de Dieu qui rend Marie sainte, Immaculée, dès sa conception préfigure celle qu’il accomplira au terme de notre parcours pour peu que nous ayons laissé l’Amour s’exprimer à travers nous et que nous ayons montré la même miséricorde aux autres que celle que nous réclamerons pour nous-mêmes : « Heureux les miséricordieux car ils obtiendront miséricorde » (Mt 5, 7).

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je mets mon espérance, non pas en moi-même mais, dans l’infinie miséricorde du Dieu de l’impossible pour qui tout est possible. Pour me guider dans cette voie, pour m’apprendre l’humilité, je demande l’aide de Marie, mère de Jésus et ma mère, seule bénéficiaire en cette vie de cette action extraordinaire de Dieu envers sa créature.

 

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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 04:08

 

 

Préparez à travers le désert le chemin du Seigneur

 

Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu. Parlez au cœur de Jérusalem et proclamez que son service est accompli, que son crime est pardonné, et qu'elle a reçu de la main du Seigneur double punition pour toutes ses fautes. Une voix proclame : « Préparez à travers le désert le chemin du Seigneur. Tracez dans les terres arides une route aplanie pour notre Dieu. Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées, les passages tortueux deviendront droits, et les escarpements seront changés en plaine. Alors la gloire du Seigneur se révélera et tous en même temps verront que la bouche du Seigneur a parlé.  

 

Isaïe 40, 1-5

 

Préparez à travers le désert le chemin du Seigneur. Le désert, c’est un monde en manque d’amour, un monde sans amour. Comment ? « Donnez-leur vous-mêmes à manger » (Mc 6, 37). C’est à chacun de nous de rendre présent l’Amour dans le monde, dans notre monde. « Vous êtes le sel de la terre, vous êtes la lumière du monde » (Mt 5, 13,14). Nous sommes le sel de la terre, la lumière du monde lorsque nous nous faisons porteurs d’amour à un monde à qui il fait si cruellement défaut. D’abord en ayant de la compassion pour les autres : « Consolez, consolez mon peuple », en laissant l’Amour s’exprimer à travers nous. En révélant la nature de Dieu qui est Amour, un amour miséricordieux qui pardonne : « Parlez au cœur de Jérusalem et proclamez que son crime est pardonné ».

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

J’aime chaque jour davantage et mieux. Je laisse Dieu exprimer son amour à travers moi. Si je suis docile aux motions de son Esprit qui m’inspire le comment aimer, la gloire du Seigneur, son amour, se révélera à travers moi et tous en même temps verront que la bouche du Seigneur a parlé, que son amour s’est manifesté ici et maintenant comme il l’a fait à travers ses saints, connus mais aussi et surtout inconnus, au fil des siècles.

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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 06:44

 

 

Tu ne pleureras jamais plus

 

Ainsi parle le Seigneur, le Dieu Saint d'Israël : Peuple de Sion, toi qui habites Jérusalem, tu ne pleureras jamais plus. À l'appel de ton cri, le Seigneur te fera grâce. Dès qu'il t'aura entendu, il te répondra. Le Seigneur te donnera du pain dans la détresse, et de l'eau dans l'épreuve. Celui qui t'instruit ne se dérobera plus et tes yeux le verront. Tes oreilles entendront derrière toi une parole : « Voici le chemin, prends-le ! » Et cela, que tu ailles à droite et à gauche.

 

Isaïe 30,19-21.23-26

 

Peuple de Sion, toi qui habites Jérusalem, tu ne pleureras jamais plus. Est-ce à dire que les croyants ne connaîtront jamais plus l’épreuve ? Loin de là ! S’il y a quelque chose, les croyants y sont davantage exposés (voir texte plus bas). Mais alors ? Si le croyant ne pleure plus dans les épreuves c’est qu’il sent une Présence à ses côtés qui le supporte. Le Seigneur te donnera du pain dans la détresse, et de l'eau dans l'épreuve. Ce pain, cette eau, ce sont le corps et le sang du Christ rendus disponibles dans l’Eucharistie. Tes oreilles entendront derrière toi une parole : « Voici le chemin, prends-le ! » Cette parole c’est l’Esprit du Seigneur qui nous accompagne d’une manière particulière depuis la Pentecôte. Et cela, que tu ailles à droite et à gauche. Dieu, dans son amour, respecte notre liberté et, où que nous allions, il est là présent à nos côtés. Exception faite des voies du non-amour (meurtre, vol, vengeance…), il n’y a pas à parler de mauvaises voies même si certaines sont préférables à d’autres, la seule chose qui importe n’étant pas ce que nous accomplirons mais l’amour que nous répandrons sur notre route.

 

Thérèse d’Avila nous dit dans le Chemin de Perfection que notre capacité à supporter la souffrance est à la mesure de notre amour. Plus nous aimons Dieu, plus nous sommes capables de supporter patiemment la souffrance et plus nous y sommes exposés, non par masochisme mais par solidarité, ainsi que le dit l’apôtre Paul : « je complète en ma chair ce qui manque aux épreuves du Christ pour son Corps, qui est l'Église » (Col 1, 24).

 

Voulez-vous savoir comment Dieu traite ceux qui, du fond du cœur, lui demandent que sa volonté soit faite sur la terre comme au ciel ? Interrogez son divin Fils, car il lui fit cette même prière au jardin de Gethsémani. Comme il la lui adressait du fond du cœur, et en se soumettant à tout, voyez si son Père n’accomplit pas bien sa volonté en lui, le livrant aux angoisses, aux douleurs, aux injures, aux persécutions, à la mort enfin, et à la mort de la croix. Par la manière dont il a traité celui qu’il aimait le plus au monde, voyez, mes filles, quelle est la volonté de Dieu. Ce sont là les présents qu’il nous destine en ce monde, et qu’il a pour nous. À ceux qu’il aime le plus, il en donne plus ; et à ceux qu’il aime moins, il en donne moins. Il se règle aussi sur le courage qu’il voit en chacun de nous, et sur amour que nous lui portons. Il sait celui qui l’aime beaucoup capable de souffrir beaucoup pour lui, et celui qui l’aime peu capable de souffrir peu. Quant à moi, j’en suis convaincue, la mesure de notre force pour la souffrance est la mesure de notre amour : un grand amour porte de grandes croix, un petit n’en peut porter que de petites. (Chemin de Perfection ch 32 par. 6)

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Est-ce que je pleure ? Est-ce que la souffrance m’apparaît intolérable ? Le cas échéant, je demande à Dieu d’augmenter en moi l’amour. Mieux encore, je fredonne le refrain du magnifique chant de Paul-Émile Paré :

 

Apprends-moi à aimer

 

Apprends-moi à aimer

Même sans poésie

Apprends-moi à aimer

À aimer plus que moi

Apprends-moi à aimer

À aimer pour la vie

Apprends-moi à aimer

À aimer comme toi.

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 04:27

 

Que tout se fasse pour vous selon votre foi

 

En ce temps là, Jésus était en route ; deux aveugles le suivirent, en criant : « Prends pitié de nous, fils de David ! » Quand il fut entré dans la maison, les aveugles s'approchèrent de lui, et Jésus leur dit : « Croyez-vous que je peux faire cela ? » Ils lui répondirent : « Oui, Seigneur. » Alors il leur toucha les yeux, en disant : « Que tout se fasse pour vous selon votre foi ! » Leurs yeux s'ouvrirent, et Jésus leur dit avec fermeté : « Attention ! que personne ne le sache ! » Mais, une fois sortis, ils parlèrent de lui dans toute la région.

 

Matthieu 9, 27-31

 

 

Les réalités matérielles préfigurant les spirituelles, nous sommes ces aveugles qui ne « voyons » pas au-delà de ce que nous pouvons « toucher », les réalités physiques. Pour voir la présence de Dieu dans nos vies nous devons nous écrier comme ces aveugles : «Prends pitié de nous, fils de David ! » La foi est un don. Aussi faut-il la demander avec insistance et persévérance et, ce, peu importe où nous en sommes dans notre cheminement spirituel. Jésus illustre comme suit le peu de foi de ses disciples : « La foi, si vous en aviez gros comme une graine de moutarde, vous diriez au grand arbre que voici : 'Déracine-toi et va te planter dans la mer', et il vous obéirait » (Lc 17, 6). À plus forte raison notre foi a-t-elle besoin d’être accrue !

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je demande incessamment le don de la foi par des formules telles celle employée par les disciples : « Augmente en nous la foi » (Lc  17, 5), ou du père du fils ayant un esprit muet : « Je crois! Viens au secours de mon manque de foi! » (Mc 9, 24) ou encore comme ces aveugles : « Prends pitié de nous, fils de David ! »

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