Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 05:24

 

En ce temps-là, un jour de sabbat, Jésus vint à passer à travers les champs de blé ; ses disciples eurent faim et ils se mirent à arracher des épis et à les manger. Voyant cela, les pharisiens lui dirent : « Voilà que tes disciples font ce qu’il n’est pas permis de faire le jour du sabbat ! » Mais il leur dit : « N’avez-vous pas lu ce que fit David, quand il eut faim, lui et ceux qui l’accompagnaient ? Il entra dans la maison de Dieu, et ils mangèrent les pains de l’offrande ; or, ni lui ni les autres n’avaient le droit d’en manger, mais seulement les prêtres. Ou bien encore, n’avez-vous pas lu dans la Loi que le jour du sabbat, les prêtres, dans le Temple, manquent au repos du sabbat sans commettre de faute ? Or, je vous le dis : il y a ici plus grand que le Temple. Si vous aviez compris ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice, vous n’auriez pas condamné ceux qui n’ont pas commis de faute. En effet, le Fils de l’homme est maître du sabbat. »

 

Matthieu 12, 1-8

 

 

Il y a dans le sacrifice, le libre choix d’une chose à laquelle nous renonçons, une part plus ou moins grande d’autoréalisation de soi et le danger d’orgueil qui lui est inhérente. Il n’y a, par contre, aucune gloire à retirer de supporter les événements ou les personnes qui blessent notre sensibilité. C’est la petite voie de Thérèse de Lisieux : ne pas choisir ses combats, ses renoncements, mais accueillir avec joie comme venant de Dieu ceux que la vie nous impose. Au sommet des renoncements que Dieu attend de nous, se trouve celui de ne pas porter de jugement sur les personnes qui agissent à l’encontre de nos valeurs ou de prêter des intentions à ceux dont les actions débouchent sur des conséquences malheureuses ou encore de ne pas retenir de dette envers ceux qui nous ont causé un tort réel ou apparent. Au sommet des actions qui plaisent à Dieu se retrouve la miséricorde car Il est Lui-même Amour et miséricorde, que cette miséricorde est totalement gratuite tout comme l’amour qui l’inspire. La miséricorde rend Dieu présent dans notre quotidien.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je fais des efforts, en tant qu’enfant de Dieu, pour ressembler à mon Père céleste. L’endroit privilégié pour commencer est de faire preuve de miséricorde envers les autres comme Lui-même l’a fait et continue de le faire à mon égard et comme je le Lui demanderai au terme de ma course lorsque je me tiendrai en sa Présence, mon espoir de salut reposant uniquement sur cette miséricorde. Conséquemment, je renonce au jugement, à la rancune ou toute autre action visant à charger les autres du poids de leurs torts.

 

Repost 0
Published by navyroc - dans Parole du jour
commenter cet article
19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 00:41

 

 

En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

 

Matthieu 11, 28-30

 

 

Les chrétiens jouiraient-ils d’un quelconque traitement de faveur ? Pas si  l’on en croit ce que nous pouvons observer, bien au contraire ! Cette absence d’avantages tangibles pour ceux qui se déclarent croyants constitue même une raison avancée par certains pour justifier leur refus d’adhérer au Christ. Mais alors, pourquoi donc Jésus a-t-il déclaré : «mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger » ?  Si le joug / fardeau n’est pas moins objectivement pesant, c’est la capacité de ceux qui doivent les porter qui est nécessairement plus grande et fait paraître la charge plus légère. D’une part, ils bénéficient de l’assistance de Dieu dans les épreuves qui accroît leur capacité à les supporter  conformément à la promesse de Jésus : « vous allez recevoir une force, celle de l'Esprit Saint qui descendra sur vous. Vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre » (Ac 1, 8). Cette force permet de témoigner en paroles et en actes de notre foi et de l’amour qui lui est conséquent. D’autre part, celui qui croit est mu par l’Amour. Le fait d’avoir toute notre attention concentrée sur la Personne qui est l’objet de notre amour nous évite de nous laisser distraire par les obstacles qui ne manquent pas de croiser notre route et d’entrer dans la tentation de nous apitoyer sur notre sort.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je m’efforce de garder mon attention centrée sur Dieu et le prochain dans lequel Il est présent. Je prie le Seigneur, non pas de dégager la route devant moi des obstacles qui la jonchent, en continuité avec la prière de Jésus : « Je ne te prie pas de les enlever du monde, mais de les garder du Mauvais » (Jn 17, 15), mais la force requise pour traverser les difficultés, force transmise par l’entremise de son Esprit d’Amour.

 

Repost 0
Published by navyroc - dans Parole du jour
commenter cet article
18 juillet 2017 2 18 /07 /juillet /2017 04:07

 

En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. »

 

Matthieu 11, 25-27

 

 

Dieu est une Personne, trois Personnes, de fait, qui partagent une même divinité. Dieu est Amour, Il est Père et Fils du « besoin » qu’Il a d’un « autre » capable d’accueillir son amour infini et de Lui rendre amour pour amour. Il est aussi Esprit, l’amour étant fécond, l’Esprit constitue le fruit de l’amour réciproque du Père et du Fils.

 

Nous faisons la connaissance d’une personne en entrant en relation avec elle. Le Verbe s’est fait chair (Jn 1, 14) afin de nous permettre d’entrer en relation avec le Père, imparfaitement en cette vie, en plénitude pour l’éternité. Il nous a révélé que Dieu était Père, Amour, plein de compassion, miséricordieux… L’Esprit Saint poursuit sa mission de nous faire entrer en relation avec la divinité, avec le Fils et, par le Fils, avec le Père.  

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je prie l’Esprit Saint de me faire entrer en relation avec la divinité, de me faire rencontrer le « Dieu des vivants » (Mc 12, 27), de me faire « expérimenter » la présence des Personnes divines, de me faire dépasser la connaissance théorique des sages et des savants pour en acquérir la connaissance pratique des tout-petits. Je demande à la plus notoire de ces tout-petits, l’humble servante (Lc 1, 48) du Seigneur, la Vierge Marie de guider mes pas vers cette rencontre.

 

Repost 0
Published by navyroc - dans Parole du jour
commenter cet article
16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 01:20

 

En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre : je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive. Oui, je suis venu séparer l’homme de son père, la fille de sa mère, la belle-fille de sa belle-mère : on aura pour ennemis les gens de sa propre maison. Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi. Qui a trouvé sa vie la perdra ; qui a perdu sa vie à cause de moi la gardera. Qui vous accueille m’accueille ; et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé. Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète ; qui accueille un homme juste en sa qualité de juste recevra une récompense de juste. Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. » Lorsque Jésus eut terminé les instructions qu’il donnait à ses douze disciples, il partit de là pour enseigner et proclamer la Parole dans les villes du pays.

 

Matthieu 10, 34-42; 11,1.

 

 

Quand nous nous retrouvons en situation de besoin, nous devenons les émissaires du Christ qui, à travers nos manques et nos faiblesses, interpelle les autres, les invite à se laisser toucher par notre nécessité et à donner généreusement, à aimer. Si le donateur accomplit la volonté de Dieu en venant à notre aide, il n’est pas moins important pour nous d’accepter avec joie l’aide offerte car aimer ce n’est pas seulement donner mais aussi recevoir. Le meilleur exemple que l’accueil du don constitue un geste d’amour nous vient des parents qui reçoivent avec joie les dessins de leurs jeunes enfants, dessins qui, bien que n’ayant  rien d’œuvres d’art, se retrouvent bien en vue dans le domicile familial ou au lieu de travail. Qui refuse le secours offert manque à son devoir d’émissaire de Dieu.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

J’aime, donc je donne à ceux dont le besoin m’interpelle. J’aime, donc  j’accueille l’amour qui m’est offert par Dieu ou par l’intermédiaire de ses fiduciaires humains. Je donne parce que j’ai reçu et continue de recevoir de Dieu et des autres. Je reçois pour redonner au suivant. Je donne pour me disposer à recevoir davantage. Plus je donne, plus je reçois. Plus je reçois, plus je donne. Dans ce double processus de don et d’accueil, je porte le fruit de l’amour que le Père céleste attend de moi.

 

Repost 0
Published by navyroc - dans Parole du jour
commenter cet article
15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 02:10

 

Ainsi parle le Seigneur : « La pluie et la neige qui descendent des cieux n’y retournent pas sans avoir abreuvé la terre, sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer, donnant la semence au semeur et le pain à celui qui doit manger ; ainsi ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce qui me plaît, sans avoir accompli sa mission. »

 

Livre d’Isaïe 55, 10-11

 

Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison, et il était assis au bord de la mer. Auprès de lui se rassemblèrent des foules si grandes qu’il monta dans une barque où il s’assit ; toute la foule se tenait sur le rivage. Il leur dit beaucoup de choses en paraboles : « Voici que le semeur sortit pour semer. Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger. D’autres sont tombés sur le sol pierreux, où ils n’avaient pas beaucoup de terre ; ils ont levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde. Le soleil s’étant levé, ils ont brûlé et, faute de racines, ils ont séché. D’autres sont tombés dans les ronces ; les ronces ont poussé et les ont étouffés. D’autres sont tombés dans la bonne terre, et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »

 

 Les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? » Il leur répondit : « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume des Cieux, mais ce n’est pas donné à ceux-là. À celui qui a, on donnera, et il sera dans l’abondance ; à celui qui n’a pas, on enlèvera même ce qu’il a. Si je leur parle en paraboles, c’est parce qu’ils regardent sans regarder, et qu’ils écoutent sans écouter ni comprendre. Ainsi s’accomplit pour eux la prophétie d’Isaïe : ‘Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas. Le cœur de ce peuple s’est alourdi : ils sont devenus durs d’oreille, ils se sont bouché les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n’entendent, que leur cœur ne comprenne, qu’ils ne se convertissent, – et moi, je les guérirai.’ Mais vous, heureux vos yeux puisqu’ils voient, et vos oreilles puisqu’elles entendent ! Amen, je vous le dis : beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. »

 

Vous donc, écoutez ce que veut dire la parabole du semeur. Quand quelqu’un entend la parole du Royaume sans la comprendre, le Mauvais survient et s’empare de ce qui est semé dans son cœur : celui-là, c’est le terrain ensemencé au bord du chemin. Celui qui a reçu la semence sur un sol pierreux, c’est celui qui entend la Parole et la reçoit aussitôt avec joie ; mais il n’a pas de racines en lui, il est l’homme d’un moment : quand vient la détresse ou la persécution à cause de la Parole, il trébuche aussitôt. Celui qui a reçu la semence dans les ronces, c’est celui qui entend la Parole ; mais le souci du monde et la séduction de la richesse étouffent la Parole, qui ne donne pas de fruit. Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est celui qui entend la Parole et la comprend : il porte du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. »

Matthieu 13, 1-23

 

Les choses de Dieu, parce qu’elles échappent à la perception des sens, se révèlent à nous à travers les réalités concrètes de la vie quotidienne, qui en sont, pour ainsi dire des images.

 

Ici, nous avons, dans un premier temps, Dieu qui illustre, par l’entremise d’Isaïe, la fécondité de sa Parole par l’image de la pluie. Jésus, lui, la compare à la semence. Les similitudes entre les deux images sont multiples. D’abord, pluie et semence sont essentielles à la vie, à la transmission de celle-ci. L’une comme l’autre sont répandues largement par le Père céleste qui ne limite pas leur diffusion aux endroits propices à produire les fruits attendus. Cependant, une distinction s’impose. Alors que la nature ne peut rien faire par elle-même pour améliorer sa réceptivité, il en va autrement pour nous à l’égard de la Parole de Dieu. Pour devenir de la bonne terre où la semence de la Parole s’enracinera profondément et portera du fruit au centuple, il faut nous efforcer de La mettre en pratique dans notre vie quotidienne. Cela ne va pas de soi puisque ses enseignements vont à l’encontre de nos inclinaisons naturelles égoïstes. S’il faut consentir de grands efforts au début de la démarche et que nous agissons quelque peu gauchement, la répétition crée l’habitude et permet de perfectionner l’art avec lequel nous manifestons la Vie que recèle la Parole. Mieux encore, Dieu voyant nos efforts, même infructueux, se laisse toucher par ceux-ci et nous gratifie de ses dons par l’entremise de l’Esprit Saint qui grave dans nos cœurs de pierre sa Loi d’Amour.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je ne me limite pas à écouter la Parole de Dieu. Je m’efforce de La traduire en gestes concrets dans mon quotidien. Je prie le Seigneur de soutenir ma démarche par l’assistance de son Esprit Saint que ce soit pour éclairer mon intelligence aux désirs de sa Volonté, me fournir par ses dons la capacité nécessaire pour incarner cette Parole ou, enfin, pour féconder mes actions et leur faire porter le fruit attendu.

 

Repost 0
Published by navyroc - dans Parole du jour
commenter cet article
13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 01:27

 

En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Voici que moi, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents, et candides comme les colombes. Méfiez-vous des hommes : ils vous livreront aux tribunaux et vous flagelleront dans leurs synagogues. Vous serez conduits devant des gouverneurs et des rois à cause de moi : il y aura là un témoignage pour eux et pour les païens. Quand on vous livrera, ne vous inquiétez pas de savoir ce que vous direz ni comment vous le direz : ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là. Car ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous. Le frère livrera son frère à la mort, et le père, son enfant ; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mettre à mort. Vous serez détestés de tous à cause de mon nom ; mais celui qui aura persévéré jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé. » Quand on vous persécutera dans une ville, fuyez dans une autre. Amen, je vous le dis : vous n’aurez pas fini de passer dans toutes les villes d’Israël quand le Fils de l’homme viendra. »

 

Matthieu 10, 16-23

 

 

Que veut dire Jésus quand il nous demande d’être candides comme des colombes ? Pour comprendre cette requête, il faut la placer dans son contexte : « Voici que moi, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. » Un monde sans Dieu constitue une jungle où domine la loi des plus forts, les loups, où l’homme en recherche de la satisfaction égoïste de ses passions devient un prédateur. Face aux forts de ce monde, les croyants, dont l’objectif de vie réside dans le don d’eux-mêmes par amour, apparaissent comme des proies faciles, sans défense, les brebis. Jésus recommande la prudence à ses disciples, à ceux qui veulent le suivre et qui sont appelés à évoluer dans un environnement hostile. Cette prudence est de mise pour ne pas entrer en tentation, se laisser séduire par un mode de vie contraire aux valeurs évangéliques. On comprend facilement comment la prudence constitue un moyen de défense mais qu’en est-il de la candeur ? La candeur dont il est question est celle des enfants dont Jésus dit que le Royaume des cieux appartient à ceux qui leur ressemblent (Mc 10, 14). Ces enfants mettent toute leur confiance, non en eux-mêmes, mais dans leur Père. Ils agissent en toute simplicité, n’ayant d’autre but que de plaire à ce Père. Cette simplicité désarme ceux qui leurs sont hostiles et ne trouvent pas d’emprise en eux pour les confondre. Quant au soutien de ce Père, Jésus nous donne l’assurance qu’il ne nous fera pas défaut : ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je mets toute ma confiance en mon Père céleste auquel je cherche à ressembler en étant transparent de son amour. Je Lui confie mes faiblesses et mes soucis.

 

Repost 0
Published by navyroc - dans Parole du jour
commenter cet article
12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 00:46

 

Alors Joseph dit à ses frères : « Approchez-vous de moi ». Ils s’approchèrent, et il leur dit : « Je suis Joseph, votre frère, que vous avez vendu pour qu’il soit emmené en Égypte. Mais maintenant ne vous affligez pas, et ne soyez pas tourmentés de m’avoir vendu, car c’est pour vous conserver la vie que Dieu m’a envoyé ici avant vous. »

 

Genèse 45, 4-5

 

Dieu appela sur le pays la famine, le privant de toute ressource.

Mais devant eux il envoya un homme, Joseph, qui fut vendu comme esclave.

On lui met aux pieds des entraves, on lui passe des fers au cou ;

il souffrait pour la parole du Seigneur, jusqu'au jour où s'accomplit sa prédiction.

Le roi ordonne qu'il soit relâché, le maître des peuples, qu'il soit libéré.

Il fait de lui le chef de sa maison, le maître de tous ses biens.

 

Psaume 105, 16-21

 

 

Qui ne connaît pas le récit de Joseph vendu par ses frères ? Quand on ignore la fin du récit, on est porté à s’indigner du sort réservé à Joseph par ses frères, dont le plan premier consistait même à l’assassiner. « Comment le Seigneur a-t-il pu laisser se produire pareille injustice ? », « Où était-Il quand Joseph était soumis à l’épreuve ? » sommes-nous porter à nous interroger. Pourtant, le Seigneur était présent tout au long des  périodes difficiles vécues par Joseph, inspirant, entre autres, Ruben, de convaincre ses autres frères de lui laisser la vie sauve (Gn 37, 21-22). Mieux encore, la Sagesse de Dieu, qui outrepasse infiniment nos vues humaines limitées, tire le bien du mal : « Dieu découvre les ordonnances et les dispositions de sa sagesse, comment Il sait si sagement et si admirablement tirer les biens des maux, et ce qui fut cause du mal l'ordonner à un plus grand bien » (Jean de la Croix, CSB, 23, 5). Joseph préfigure Jésus qui, Lui, a effectivement payé de sa vie (même si elle Lui a été rendue par la suite) le salut qu’Il apportait non seulement à ses frères mais à la terre entière.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Face au mal, à l’injustice, particulièrement lorsque ceux-ci me dépassent et que je suis incapable d’intervenir pour les contrer, je prie. Je prie Dieu de tirer un bien plus grand encore que les souffrances endurées par les victimes. Quand je suis moi-même la cible du mal, j’offre mes souffrances, entre autres, pour ceux qui vivent une situation similaire à la mienne, notamment ceux qui n’ont pas la même foi que moi qui leur permette de voir la Lumière au bout du tunnel. Je m’incline devant le mystère du mal. Je n’essaie pas de comprendre l’incompréhensible. J’attends patiemment la révélation du plan d’amour de Dieu. Ainsi, j’ai récemment découvert qu’une grave injustice subie par un collègue de travail il y a quelques décennies, s’est révélée, en fin de compte, la chance de sa vie.

 

Repost 0
Published by navyroc - dans Parole du jour
commenter cet article
11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 01:30

 

En ce temps-là, Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d’expulser les esprits impurs et de guérir toute maladie et toute infirmité. Voici les noms des douze Apôtres : le premier, Simon, nommé Pierre ; André son frère ; Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère ; Philippe et Barthélemy ; Thomas et Matthieu le publicain ; Jacques, fils d’Alphée, et Thaddée ; Simon le Zélote et Judas l’Iscariote, celui-là même qui le livra. Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes : « Ne prenez pas le chemin qui mène vers les nations païennes et n’entrez dans aucune ville des Samaritains. « Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël. Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche. »

 

Matthieu 10, 1-7

 

 

La mission première de tout baptisé ne concerne pas les contrées lointaines mais consiste à proclamer et à manifester la Bonne Nouvelle du salut dans son environnement immédiat. De même, les premières personnes à aimer ne sont pas les étrangers mais le prochain, les personnes près de nous et qui sont d’autant plus difficile à aimer que nous connaissons leurs défauts qui les rendent moins « aimables », qu’elles ont accumulé au fil des ans les gestes qui nous ont blessés. La vie spirituelle s’incarne dans l’environnement immédiat, se vit dans la réalité de l’humble quotidien. Elle consiste à accomplir les choses les plus humbles, les plus ordinaires, avec un amour extraordinaire, un amour infini, avec l’Amour de Dieu, l’amour que Dieu a répandu dans nos cœurs pour qu’à notre tour nous le communiquions autour de nous.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Comme le paratonnerre attire la foudre pour la conduire dans la terre immédiatement en-dessous de lui, je m’efforce d’attirer l’Amour de Dieu, non pour en jouir égoïstement  mais pour en faire bénéficier mon prochain, pour le répandre dans mon environnement immédiat.

 

Repost 0
Published by navyroc - dans Parole du jour
commenter cet article
10 juillet 2017 1 10 /07 /juillet /2017 03:30

 

Mon fils, accueille mes paroles, conserve précieusement mes préceptes, l’oreille attentive à la sagesse, le cœur incliné vers la raison. Oui, si tu fais appel à l’intelligence, si tu invoques la raison, si tu la recherches comme l’argent, si tu creuses comme un chercheur de trésor, alors tu comprendras la crainte du Seigneur, tu découvriras la connaissance de Dieu. Car c’est le Seigneur qui donne la sagesse ; connaissance et raison sortent de sa bouche. Il réserve aux hommes droits la réussite : pour qui marche dans l’intégrité, il est un bouclier, gardien des sentiers du droit, veillant sur le chemin de ses fidèles. Alors tu comprendras la justice, le jugement, la droiture, seuls sentiers qui mènent au bonheur.

 

Livre des Proverbes 2, 1-9

 

 

Il ne peut y avoir de bonheur sans paix et de paix sans justice. L’iniquité, la privation d’accès de certains à des biens dont l’usage est destiné à tous, la disparité croissante entre ceux qui possèdent et ceux qui manquent, sont autant de facteurs qui créent un terreau fertile pour que germent colère et insatisfaction, elles-mêmes s’exprimant dans la violence. Le spirituel, l’homme juste, partage ce que Dieu a mis à sa disposition pour le bien de tous et crée ainsi un climat favorable à la paix sociale essentielle au bonheur de tous et chacun. La négation ou l’oubli de l’existence de Dieu et de ses préceptes d’amour laissent libre cours à la satisfaction égoïste des désirs sans égard aux conséquences, à preuve la dégradation de l’environnement. C’est le Seigneur qui donne la sagesse. L’ennemi du Seigneur, c’est l’argent. Or l’argent, le capitalisme, mène notre monde contemporain. Faut-il s’étonner, dès lors, des nombreux problèmes auxquels nous sommes actuellement confrontés dont le manque d’intelligence (sensibilité) de certains dirigeants ?

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Face à des problèmes qui me dépassent, je prie. Je fais ce qui est à ma portée pour contribuer au bien commun. Je partage. Je restreins volontairement ma consommation. Je suis conscient que ce que je fais n’est qu’une goutte dans l’océan mais, comme le disait mère Teresa, si je ne le faisais pas, « cette goutte manquerait à l’océan ». Dieu n’a-t-il pas dit à Abraham qu’Il épargnerait une ville entière s’Il y trouvait seulement dix justes (Gn 18, 20-32) ?

 

Repost 0
Published by navyroc - dans Parole du jour
commenter cet article
9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 07:05

 

En ce temps-là, tandis que Jésus parlait aux disciples de Jean le Baptiste, voilà qu’un notable s’approcha. Il se prosternait devant lui en disant : « Ma fille est morte à l’instant ; mais viens lui imposer la main, et elle vivra. » Jésus se leva et le suivit, ainsi que ses disciples. Et voici qu’une femme souffrant d’hémorragies depuis douze ans s’approcha par-derrière et toucha la frange de son vêtement. Car elle se disait en elle-même : « Si je parviens seulement à toucher son vêtement, je serai sauvée. » Jésus se retourna et, la voyant, lui dit : « Confiance, ma fille ! Ta foi t’a sauvée. » Et, à l’heure même, la femme fut sauvée. Jésus, arrivé à la maison du notable, vit les joueurs de flûte et la foule qui s’agitait bruyamment. Il dit alors : « Retirez-vous. La jeune fille n’est pas morte : elle dort. » Mais on se moquait de lui. Quand la foule fut mise dehors, il entra, lui saisit la main, et la jeune fille se leva. Et la nouvelle se répandit dans toute la région.

 

Matthieu 9, 18-26

 

 

L’insertion du récit de la guérison de la femme souffrant d’hémorragies à l’intérieur de celui de la résurrection de la jeune fille du notable n’est pas l’effet du hasard. Cela démontre la puissance infinie de la foi, une foi dont l’effet le plus inouï ne se trouve pas dans les signes, aussi prodigieux soient-ils, fut-ce de ramener les morts à la vie, mais dans ce qu’elle peut conduire au salut éternel : « Confiance, ma fille ! Ta foi t’a sauvée. ». Les miracles n’ont d’autre objet que de susciter et accroître la foi des témoins et de ceux à qui ces derniers communiqueront la bonne nouvelle de la bonté de Dieu : « Et la nouvelle se répandit dans toute la région. » Pour que la foi conduise effectivement au salut dont elle porte les prémices, elle doit être accompagnée de l’amour, l’amour de Dieu et du prochain, amour qui vient naturellement à celui qui croit en l’existence d’un Dieu qui est Amour, qui l’a aimé le premier d’un amour infini qu’il ne pourra jamais Lui rendre que partiellement, que ce soit directement ou par l’intermédiaire de l’amour des autres.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je crois donc j’aime. Je demande au Seigneur d’accroître sans cesse cette foi dont il a dit : « Si vous avez de la foi gros comme un grain de sénevé, vous direz à cette montagne: Déplace-toi d'ici à là, et elle se déplacera, et rien ne vous sera impossible » (Mt 17, 20).

 

Repost 0
Published by navyroc - dans Parole du jour
commenter cet article