Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

As-tu deux minutes ?

Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Le mariage chrétien (2) L'amour finalité du mariage

L’Amour, finalité du mariage

 

Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, puisque l'amour est de Dieu et que quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu. Celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu, car Dieu est Amour. En ceci s'est manifesté l'amour de Dieu pour nous: Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde afin que nous vivions par lui. En ceci consiste l'amour: ce n'est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c'est lui qui nous a aimés et qui a envoyé son Fils en victime de propitiation pour nos péchés. Bien-aimés, si Dieu nous a ainsi aimés, nous devons, nous aussi, nous aimer les uns les autres. Dieu, personne ne l'a jamais contemplé. Si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, en nous son amour est accompli. À ceci nous connaissons que nous demeurons en lui et lui en nous: il nous a donné de son Esprit. (1 Jn 4, 7-13).

 

Le mariage tire son origine de l’amour réciproque des époux, amour qu’ils souhaitent porter à une plus grande perfection en s’unissant devant Dieu, duquel tout amour humain tire son origine et trouve, par ailleurs, sa fin. Ce que Dieu dit de sa Parole à Isaïe, il aurait tout aussi bien pu le dire de son Amour : « De même que la pluie et la neige descendent des cieux et n'y retournent pas sans avoir arrosé la terre, sans l'avoir fécondée et l'avoir fait germer pour fournir la semence au semeur et le pain à manger, ainsi en est-il de la parole qui sort de ma bouche, elle ne revient pas vers moi sans effet, sans avoir accompli ce que j'ai voulu et réalisé l'objet de sa mission » (Is 55, 10-11). Ainsi, en est-il de son Amour qui ne revient pas vers Lui sans effet, sans avoir accompli ce qu’Il a voulu et réalisé l’objet de sa mission. Le désir de Dieu est que tous et chacun accèdent à la vie éternelle, au partage de son Existence pour l’éternité, par l’accueil de son Amour et sa manifestation concrète en ce monde en le redistribuant. « Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle » (Jn 3, 16). Croire dans le Fils, c’est croire en l’amour infini de Dieu pour soi et pour la famille humaine et s’efforcer d’assumer la responsabilité qui en découle qui est le commandement de l’amour : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit: voilà le plus grand et le premier commandement. Le second lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. À ces deux commandements se rattache toute la Loi, ainsi que les Prophètes » (Mt 22, 37-40). Institution voulue par Dieu, le mariage constitue le moyen naturel, conforme à la nature de chair de l’homme, par lequel accueillir et répandre l’amour de Dieu et, par là, accéder à la vie éternelle. Le mariage est donc ordonné à la sanctification des époux.

 

Joël Guibert dans son livre Renaître d’en haut utilise cette merveilleuse comparaison de l’être humain à une fontaine : « Nous avons été créés pour être une fontaine d’amour qui reçoit l’amour de plus loin qu’elle-même – de Dieu – pour mieux redonner cet amour » (p.333). Si cela est vrai de l’individu, à plus forte raison l’est-ce de la cellule sociale qu’est le couple et dont la raison d’être est l’amour. Certes le mariage est le don gratuit et réciproque d’une femme et d’un homme. Cependant, si le don se limite aux personnes des deux partenaires, leur union demeure stérile. Si le couple, en tant qu’entité sociale, ne se donne pas à l’extérieur de lui-même, on peut parler d’un amour conjugal égoïste et s’interroger sur la valeur de cet amour en vue du salut éternel des deux conjoints selon les paroles de Jésus lui-même : « Si vous aimez ceux qui vous aiment, quel gré vous en saura-t-on? Car même les pécheurs aiment ceux qui les aiment. Et si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quel gré vous en saura-t-on? Même les pécheurs en font autant. Et si vous prêtez à ceux dont vous espérez recevoir, quel gré vous en saura-t-on? Même des pécheurs prêtent à des pécheurs afin de recevoir l'équivalent » (Lc 6, 32-34).

 

Le moyen usuel à la portée des époux pour faire le don gratuit d’eux-mêmes en tant que couple et rendre leur union fertile est la procréation et l’éducation des enfants qui viennent enrichir tant la société civile qu’accroître la famille des enfants de Dieu. On peut parler de don gratuit du couple car les enfants ne pourront jamais rendre à leurs parents tout ce qu’il leur en a coûté de diverses manières pour leur donner l’existence et veiller à l’épanouissement de cette dernière de la même manière que nous ne pourrons jamais redonner à notre Père des cieux à la mesure que nous aurons reçu de Lui : « Comment rendrai-je à Yahvé tout le bien qu'il m'a fait? » (Ps 116, 12). Les époux doivent faire attention de préserver le caractère gratuit du don de la vie qu’ils ont fait en poursuivant le bien de l’enfant pour lui-même et non voir ce dernier comme un prolongement d’eux-mêmes en recherchant la satisfaction de désirs ou d’ambitions qui leur sont propres.

 

Pour diverses raisons, dont l’infertilité, la procréation n’est pas accessible à tous les couples. Divers autres moyens sont à la disposition des couples pour faire le don gratuit d’eux-mêmes, à commencer par l’adoption. Quel beau geste d’accueillir comme ses enfants propres ceux qui sont dans l’attente d’une famille qui leur procure un environnement propice à leur croissance. Que ceux qui empruntent cette voie prennent pour modèle et protecteur Joseph, le père de Jésus. D’autres ouvrent leurs portes à des enfants qui ont besoin d’une famille qui les accueillent pour une période délimitée dans le temps. D’autres encore accueillent des personnes handicapées ou des personnes âgées en perte d’autonomie leur donnant accès à un milieu plus propice à leur communiquer l’amour que les institutions publiques. Il existe quantité d’autres façons pour les couples de faire porter du fruit à leur amour, l’important étant, si l’on veut parler d’un amour conjugal fécond, que les projets impliquent simultanément les deux époux en tant que couple.

Article précédent Article suivant
Retour à l'accueil

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article