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As-tu deux minutes ?

Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

À toi Seigneur la justice, à nous la honte

 

 

À toi Seigneur la justice, à nous la honte

 

Je fis au Seigneur mon Dieu cette prière et cette confession : « Ah ! toi Seigneur, le Dieu grand et redoutable, qui garde alliance et fidélité à ceux qui l’aiment et qui observent ses commandements, nous avons péché, nous avons commis l’iniquité, nous avons fait le mal, nous avons été rebelles, nous nous sommes détournés de tes commandements et de tes ordonnances. Nous n’avons pas écouté tes serviteurs les prophètes, qui ont parlé en ton nom à nos rois, à nos princes, à nos pères, à tout le peuple du pays. À toi, Seigneur, la justice ; à nous la honte au visage, comme on le voit aujourd’hui pour les gens de Juda, pour les habitants de Jérusalem et de tout Israël, pour ceux qui sont près et pour ceux qui sont loin, dans tous les pays où tu les as chassés, à cause des infidélités qu’ils ont commises envers toi. Seigneur, à nous la honte au visage, à nos rois, à nos princes, à nos pères, parce que nous avons péché contre toi. Au Seigneur notre Dieu, la miséricorde et le pardon, car nous nous sommes révoltés contre lui, nous n’avons pas écouté la voix du Seigneur, notre Dieu, car nous n’avons pas suivi les lois qu’il nous proposait par ses serviteurs les prophètes.

 

Livre de Daniel 9, 4-10.

 

La justice du Seigneur n’a rien à voir avec la justice humaine. Alors que la seconde cherche à rendre à chacun ce qu’il « mérite », le salaire de ses actes, la justice du Seigneur est miséricorde et pardon, elle rend juste celui qui ne peut y parvenir par ses propres forces pour peu qu’il reconnaisse son incapacité à aimer parfaitement comme il y est appelé. À nous donc la honte au visage… parce que nous avons péché. Au Seigneur notre Dieu, la miséricorde et le pardon. Et c’est fort heureux ainsi car nous ne pourrions espérer autrement pouvoir vivre en compagnie de Dieu au terme de notre course.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je m’efforce d’aimer de mon mieux. Pour le reste, je recours à la divine Miséricorde qui ne fait jamais défaut à qui reconnaît humblement son incapacité à atteindre la perfection de l’amour. Je profite du temps de grâce du carême pour ce faire car l’Esprit du Seigneur s’y fait davantage insistant, pour ainsi dire, pour nous convaincre et nous aider à entreprendre l’inévitable démarche de pardon requise pour se rapprocher de Dieu. Comme Daniel je m’humilie et j’espère que le Seigneur me  rende juste en vertu de son infinie miséricorde. Jamais, cependant, ne me considérerai-je perdu, une telle pensée ne pouvant venir que de l’Ennemi qui tente de nous dissuader d’entreprendre une telle démarche car elle ruinerait tous ses efforts passés qui ont réussi à nous éloigner de l’Amour. Se croire perdu, se laisser aller au désespoir, croire que le non-amour peut l’emporter sur l’Amour, que l’Amour ne peut avoir le dernier mot, voilà bien une facette du péché contre l’Esprit (Mc 3, 29) dont Jésus dit qu’il ne sera pas remis, l’Amour ne pouvant intervenir sans notre consentement, sans que je ne Lui en fasse explicitement la demande. Cependant tous les espoirs sont permis pour qui attend tout de Lui… 

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