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As-tu deux minutes ?

Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Je ne te condamne pas

 

 

Je ne te condamne pas

 

En ce temps là, Jésus s’en alla au mont des Oliviers. Dès l’aurore, il retourna au Temple. Comme tout le peuple venait à lui, il s’assit et se mit à enseigner. Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme qu’on avait surprise en situation d’adultère. Ils la mettent au milieu, et disent à Jésus : « Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère. Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, que dis-tu ? » Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve, afin de pouvoir l’accuser. Mais Jésus s’était baissé et, du doigt, il écrivait sur la terre. Comme on persistait à l’interroger, il se redressa et leur dit : « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. » Il se baissa de nouveau et il écrivait sur la terre. Eux, après avoir entendu cela, s’en allaient un par un, en commençant par les plus âgés. Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu. Il se redressa et lui demanda : « Femme, où sont-ils donc ? Personne ne t’a condamnée ? » Elle répondit : « Personne, Seigneur. » Et Jésus lui dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. »  

 

Jean 8, 1-11

 

Comme on me le faisait remarquer hier, il y a unité de pensée entre Jésus et son père adoptif Joseph qui avait résolu de répudier secrètement Marie afin de lui éviter la lapidation (non pas qu’il y ait eu faute en Marie mais seulement l’apparence). En cela, ils rejoignent tous deux les paroles de Yahvé rapportées par le prophète Ézéchiel : « Prendrais-je donc plaisir à la mort du méchant -- oracle du Seigneur Yahvé -- et non pas plutôt à le voir renoncer à sa conduite et vivre? » (Éz 18, 23).  Jésus rajoute d’ailleurs à l’intention de la femme pécheresse : « Va, et désormais ne pèche plus ».

 

Ce récit de la femme pécheresse me rappelle malheureusement une connaissance dont la rigidité à l’égard de ceux qui commettaient le mal m’avait surprise à l’époque. Portait-elle en elle le désir d’agir pareillement ? Enviait-elle inconsciemment leur sort ? Condamnait-elle avec autant de vigueur parce qu’elle se défiait d’elle-même ? Je ne saurais dire mais le fait est que, quelques années plus tard, elle était tombée aussi bas, sinon plus bas, que ceux dont, hier encore, elle dénonçait la conduite. J’aurais bien aimé pouvoir remonter le temps et l’inviter à davantage de clémence car nous ne savons jamais ce que l’avenir nous réserve. Peut-être ne sommes-nous qu’à une opportunité de faire le mal que nous réprouvons ?

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je fais preuve de clémence à l’égard des pécheurs, de cette même clémence dont j’aimerais bénéficier moi-même le jour où je tomberai à mon ton tour…

 

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