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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

La vie comme un camp d'entraînement

 

 

La vie comme un camp d’entraînement

 

Oui, libre à l'égard de tous, je me suis fait l'esclave de tous, afin de gagner le plus grand nombre. Je me suis fait Juif avec les Juifs, afin de gagner les Juifs; sujet de la Loi avec les sujets de la Loi -- moi, qui ne suis pas sujet de la Loi -- afin de gagner les sujets de la Loi. Je me suis fait un sans-loi avec les sans-loi -- moi qui ne suis pas sans une loi de Dieu, étant sous la loi du Christ -- afin de gagner les sans-loi. Je me suis fait faible avec les faibles, afin de gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous, afin d'en sauver à tout prix quelques-uns. Et tout cela, je le fais à cause de l'Évangile, afin d'en avoir ma part. Ne savez-vous pas que, dans les courses du stade, tous courent, mais un seul obtient le prix? Courez donc de manière à le remporter. Tout athlète se prive de tout; mais eux, c'est pour obtenir une couronne périssable, nous une impérissable. Et c'est bien ainsi que je cours, moi, non à l'aventure; c'est ainsi que je fais du pugilat, sans frapper dans le vide. Je meurtris mon corps au contraire et le traîne en esclavage, de peur qu'après avoir servi de héraut pour les autres, je ne sois moi-même disqualifié.

 

1 Corinthiens 9, 17-27

 

Notre vie ici-bas se compare à la vie d’un athlète, à la différence que celui-là s’entraîne en vue de développer ses capacités physiques et mentales en vue de livrer une ou plusieurs performances qui durent de quelques secondes à plusieurs heures alors que nous cherchons à accroître notre capacité d’amour afin de partager l’existence de l’Amour pour l’éternité. Tout ce que l’athlète peut réaliser pendant qu’il s’entraîne n’a aucune valeur en soi, seule compte la performance livrée en compétition. De même, tout ce que nous pouvons réaliser en cette vie n’a aucune valeur intrinsèque, seule comptera notre capacité d’amour au moment où nous rendrons notre dernier souffle. Les athlètes ne peuvent aspirer à la victoire sans un entraînement sérieux, parvenir au dépassement d’eux-mêmes sans renoncer à divers plaisirs immédiats. De même, le croyant doit-il s’entraîner à aimer chaque jour davantage Dieu et son prochain, à renoncer à lui-même pour le bénéfice du bien commun, l’amour véritable passant inévitablement par la recherche du bien du plus grand nombre. Les athlètes se blessent en entraînement ce qui peut compromettre la performance à livrer. Pareillement, le péché est une blessure qui handicape notre capacité à aimer et peut compromettre l’atteinte de notre objectif de partager l’existence de Dieu pour l’éternité.

 

À la différence de l’athlète moderne pour qui il n’y a que la victoire qui compte, le croyant vit pleinement l’idéal de Pierre de Coubertin qui lui vient de racines chrétiennes à savoir que le chemin parcouru compte plus que les résultats effectifs :

 

Il convient toutefois de rectifier quelques légendes tenaces associant son nom à des formules aujourd'hui universelles. En particulier, la devise olympique Citius, altius, fortius, comme déjà vu plus haut, n'est pas son œuvre mais celle du père Didon et il n'est pas plus l'inventeur de l'adage l'important, c'est de participer. Il emprunte celui-ci à l'homélie de l'évêque de Pennsylvanie lors de la messe olympique des premiers jeux de Londres, à Saint-Paul : "l'important dans ces olympiades, c'est moins d'y gagner que d'y prendre part" pour y ajouter lui-même quelques jours plus tard le 24 juillet 1908 : "l'important dans la vie n'est pas le triomphe mais le combat ; l'essentiel n'est pas d'avoir vaincu mais de s'être bien battu"  (Wikipedia.org)

 

Dieu ne nous jugera pas sur la performance d’un instant, ni sur nos performances ou échecs passés mais sur notre capacité d’amour, capacité d’aimer et de nous laisser aimer, dans laquelle Il nous trouvera au moment de la mort. Aussi est-ce à juste titre que Paul se défie de lui-même sachant la précarité de ce salut auquel il aspire car rien n’est joué jusqu’à notre dernier souffle : Je meurtris mon corps au contraire et le traîne en esclavage, de peur qu'après avoir servi de héraut pour les autres, je ne sois moi-même disqualifié. Le renoncement à soi passe inéluctablement par la meurtrissure de notre égo réalisée dans le pardon accordé, la miséricorde manifestée aux autres. Dans la mesure où nous nous serons montrés indulgents envers les autres, nous pouvons aspirer recevoir pareillement de Dieu, « Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes nous pardonnons à tous ceux qui ont des torts envers nous » (Lc 11, 4), « Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde » (Mt 5, 7), et même le centuple et plus (Mc 10, 30).

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je m’entraîne à aimer chaque jour davantage et mieux, notamment en pardonnant autres. Je compte pour rien les performances et les contre-performances réalisées en entraînement, mettant tous mes espoirs de salut dans l’infinie miséricorde de Dieu et son pardon.

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