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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Sang et eau sortis du coeur du Christ

 

Sang et eau sortis du cœur du Christ

 

Jésus venait de mourir. Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi), il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat, d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque. Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes. Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis de l’autre homme crucifié avec Jésus. Quand ils arrivèrent à Jésus, voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau. Celui qui a vu rend témoignage, et son témoignage est véridique ; et celui-là sait qu’il dit vrai afin que vous aussi, vous croyiez. Cela, en effet, arriva pour que s’accomplisse l’Écriture : Aucun de ses os ne sera brisé. Un autre passage de l’Écriture dit encore : Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé.

 

Jean 19, 31-37

 

 

Le cœur de Dieu, le cœur de Jésus, est source de miséricorde. Quand la lance du soldat transperce le cœur de Jésus il en sortit du sang et de l’eau, symboles de la miséricorde divine. Sœur Faustine dans son petit journal en rapporte la signification suivante : l’eau purifie les âmes, le Sang est la vie des âmes (v 299). Jean-Paul II dans l’homélie de béatification de sœur Faustine explique :

 

Sang et eau! La pensée s'envole vers le témoignage de l'évangéliste Jean, qui, lorsqu'un soldat sur le Calvaire frappa de sa lance le côté du Christ, en vit sortir "du sang et de l'eau" (cf. Jn 19, 34). Et si le sang évoque le sacrifice de la croix et le don eucharistique, l'eau, dans la symbolique de Jean, rappelle non seulement le Baptême, mais également le don de l'Esprit Saint (cf. Jn 3, 5; 4, 14; 7, 37-39).

 

L’eau c’est également le sacrement de réconciliation qui nous lave tout entier de nos fautes (Ps 50, 4). Dieu est Amour et la plus grande manifestation de cet amour est sa miséricorde, de ne pas nous rendre le salaire de nos comportements contraires à l’amour mais de nous aimer comme un Père comme Il l’a fait pour Israël ainsi que l’exprime Osée :

 

Ainsi parle le Seigneur : Oui, j’ai aimé Israël dès son enfance, et, pour le faire sortir d’Égypte, j’ai appelé mon fils. C’est moi qui lui apprenais à marcher, en le soutenant de mes bras, et il n’a pas compris que je venais à son secours. Je le guidais avec humanité, par des liens d’amour ; je le traitais comme un nourrisson qu’on soulève tout contre sa joue ; je me penchais vers lui pour le faire manger. Mais ils ont refusé de revenir à moi : vais-je les livrer au châtiment ? Non ! Mon cœur se retourne contre moi ; en même temps, mes entrailles frémissent. Je n’agirai pas selon l’ardeur de ma colère, je ne détruirai plus Israël, car moi, je suis Dieu, et non pas homme : au milieu de vous je suis le Dieu saint, et je ne viens pas pour exterminer. (Os 11,1.3-4.8-9)

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je me remémore l’amour de Dieu pour moi, son infinie miséricorde sans laquelle je ne pourrais aspirer au salut éternel. Je réitère ma confiance en ce que l’Amour aura toujours le dernier mot sur le mal, fut-ce la mort en répétant fréquemment la prière de Sœur Faustine :

 

Ô Sang et Eau, qui avez jailli du Cœur de Jésus, comme Source de Miséricorde pour nous, j’ai confiance en vous ! (Petit journal de sœur Faustine, 308).

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