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As-tu deux minutes ?

Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Se soumettre à la volonté de Dieu

 

 

Se soumettre à la Volonté de Dieu

 

Lorsque Jésus descendit de la montagne, des foules nombreuses le suivirent. Et voici qu’un lépreux s’approcha, se prosterna devant lui et dit : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. » Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » Et aussitôt il fut purifié de sa lèpre. Jésus lui dit : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre. Et donne l’offrande que Moïse a prescrite : ce sera pour les gens un témoignage. »

 

Matthieu 8, 1-4

 

 

Le lépreux souffre dans son corps mais aussi d’exclusion. Cependant, si grande que soit sa souffrance, il se soumet à la volonté de Dieu et est prêt à continuer à endurer si l’heure de Dieu n’est pas encore arrivée : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. » Ce n’est pas un hasard si Matthieu rapporte cet épisode, tout juste après celui où Jésus déclare « Ce n’est pas en me disant : “Seigneur, Seigneur !” qu’on entrera dans le royaume des Cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est aux cieux » (Mt 7, 21). Cette demande du lépreux en est l’application pratique. Aussi difficile qu’il lui soit de supporter son épreuve, il lui importe encore plus de se soumettre à la volonté divine. Cette volonté ne peut être de nous voir souffrir, mais Dieu permet la souffrance pour qu’elle porte des grâces plus grandes encore. Ainsi, la souffrance du lépreux et sa guérison subséquentes sont-elles devenues pour lui une opportunité de témoignage : « ce sera pour les gens un témoignage ». Un témoignage qui dure depuis deux millénaires… Notons enfin que la volonté de Dieu c’est notre salut et que les souffrances du temps présent ne sont pas à comparer à la gloire qui doit se révéler en nous (Rm 8, 18). Il n’est pas déraisonnable de penser que ce lépreux était prêt à continuer sa route de souffrance pour son salut et, mieux encore,  le salut de ceux pour lesquels il avait la possibilité d’offrir le fruit de sa peine, le tout en conformité avec cette autre parole de Jésus : « mieux vaut pour toi entrer dans la Vie manchot ou estropié que d'être jeté avec tes deux mains ou tes deux pieds dans le feu éternel » (Mt 18, 8).

 

Tu peux me purifier. Cette prière est aussi un acte de foi. Le lépreux n’a aucun doute sur la capacité de Jésus de le guérir tout comme Marie n’a pas douté un instant que Jésus puisse faire quelque chose aux noces de Cana : « Tout ce qu'il vous dira, faites-le » (Jn 2, 5), événement où il était justement question de l’heure de Dieu : « Mon heure n'est pas encore arrivée » (Jn 2, 4).

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je prie Dieu avec foi : « Tu peux » mais tout en me soumettant à sa volonté : « si tu le veux ». Laisser à l’Autre la liberté d’agir ou non, en dépit de la certitude que nous ayons qu’Il puisse le faire, n’est-ce pas là un signe d’amour ?

 

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Chelinl 01/08/2017 13:36

Mettre Dieu dans toutes nôtre sauce avant toutes choses on droit donnée a Dieu lapremiere place ce soumêttreà nôtre createur Amen que vous bénissent soeur Ghislaine