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As-tu deux minutes ?

Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

À quoi cela sert-il d'avoir la foi ?

 

 

À quoi cela sert-il d’avoir la foi ?

 

A quoi bon, mes frères, dire qu'on a de la foi, si l'on n'a pas œuvres ? La foi peut-elle sauver, dans ce cas ? Si un frère ou une sœur n'ont rien à se mettre et pas de quoi manger tous les jours, et que l'un de vous leur dise: " Allez en paix, mettez-vous au chaud et bon appétit ", sans que vous leur donniez de quoi subsister, à quoi bon ? De même, la foi qui n'aurait pas œuvres est morte dans son isolement. Mais quelqu'un dira: " Tu as de la foi; moi aussi, j'ai des œuvres; prouve-moi ta foi sans les œuvres et moi, je tirerai de mes œuvres la preuve de ma foi.

 

Jacques 2, 14-18

 

Et voici qu’un docteur de la Loi se leva et mit Jésus à l’épreuve en disant : « Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? » Jésus lui demanda : « Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit ? Et comment lis-tu ? » L’autre répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ton intelligence, et ton prochain comme toi-même. » Jésus lui dit : « Tu as répondu correctement. Fais ainsi et tu vivras. » Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus : « Et qui est mon prochain ? » Jésus reprit la parole : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l’avoir dépouillé et roué de coups, s’en allèrent, le laissant à moitié mort. Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l’autre côté. De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l’autre côté. Mais un Samaritain, qui était en route, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de compassion. Il s’approcha, et pansa ses blessures en y versant de l’huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui. Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, et les donna à l’aubergiste, en lui disant : “Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai.” Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme tombé aux mains des bandits ? » Le docteur de la Loi répondit : « Celui qui a fait preuve de pitié envers lui. » Jésus lui dit : « Va, et toi aussi, fais de même. »

 

Luc 10, 25-37

 

 

« Cela ne sert à rien de croire. Les incroyants ne font-ils pas tout autant le bien, et parfois même davantage, que les croyants ? Qui n’a pas déjà entendu cet argument dans la bouche d’un incroyant ? Il n’y a rien là de nouveau sous le soleil ! Les textes bibliques eux-mêmes dénoncent le scandale que représentent les croyants qui vivent comme des païens, sans que cela fasse une différence dans leur existence, sans qu’ils manifestent un amour du prochain conséquent avec leur foi. L’apôtre Jacques le dénonce ouvertement et ce n’est pas un hasard si c’est un Samaritain et non un croyant, fusse-t-il un croyant bien en vue, un prêtre ou un lévite qui soit venu en aide à l’homme tombé aux mains des bandits dans la parabole de Jésus. La question est donc légitime, à savoir qu’il ne sert à rien de croire si notre conduite n’est pas conséquente avec la foi que nous confessons en un Dieu qui est Amour, mais cela ne saurait cependant justifier le fait de ne pas croire ! Entrer en amitié avec Jésus, mieux connaître le Père céleste par son entremise et par la lecture des textes sacrés, si cela ne fait pas automatiquement de nous de meilleures personnes, nous incite à tout le moins grandement à le devenir. De plus, la fréquentation régulière des sacrements nous procure une force additionnelle pour accomplir le bien attendu de nous. Le sacrement de Réconciliation, quant à lui, restaure la capacité d’entrer en relation avec Dieu blessée par le péché. Quant au bien accompli par ceux qui ne croient pas, nous devons nous en réjouir et prier le Seigneur de leur accorder le salut éternel en raison de l’amour qu’ils ont démontré en dépit du handicap que représentait leur méconnaissance de Dieu car ils ont fait la volonté de Dieu même s’ils ne le confessent pas de la bouche à l’image du frère de la parabole qui s’objecte de travailler à la vigne mais qui finit par s’y rendre (Mt 21, 28-32).

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle?  (Lc 10, 25)

 

Je m’efforce de mener une existence conforme à la foi que je professe pour ne pas devenir une occasion de chute pour les autres. Si je viens malencontreusement à chuter, et cela arrive effectivement, puisque je ne fais pas le bien que je veux et commets le mal que je ne veux pas (Rm 7, 19), je rencontre le Père miséricordieux dans le sacrement de Réconciliation afin qu’Il restaure ce que le péché a brisé de ma capacité à entrer dans une relation d’amour avec Lui et avec mon prochain. Je puise dans l’Eucharistie et la lecture quotidienne de la Parole de Dieu le désir et la force de manifester l’amour que Dieu attend de moi.

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