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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

La clé de la connaissance

 

 

La clé de la connaissance

 

Quel malheur pour vous, pharisiens, parce que vous payez la dîme sur toutes les plantes du jardin, comme la menthe et la rue et vous passez à côté du jugement et de l’amour de Dieu. Ceci, il fallait l’observer, sans abandonner cela. Quel malheur pour vous, pharisiens, parce que vous aimez le premier siège dans les synagogues, et les salutations sur les places publiques. Quel malheur pour vous, parce que vous êtes comme ces tombeaux qu’on ne voit pas et sur lesquels on marche sans le savoir. » Alors un docteur de la Loi prit la parole et lui dit : « Maître, en parlant ainsi, c’est nous aussi que tu insultes. » Jésus reprit : « Vous aussi, les docteurs de la Loi, malheureux êtes-vous, parce que vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter, et vous-mêmes, vous ne touchez même pas ces fardeaux d’un seul doigt.

 

Quel malheur pour vous, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, alors que vos pères les ont tués. Ainsi vous témoignez que vous approuvez les actes de vos pères, puisque eux-mêmes ont tué les prophètes, et vous, vous bâtissez leurs tombeaux. C’est pourquoi la Sagesse de Dieu elle-même a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres ; parmi eux, ils en tueront et en persécuteront. Ainsi cette génération devra rendre compte du sang de tous les prophètes qui a été versé depuis la fondation du monde, depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie, qui a péri entre l’autel et le sanctuaire. Oui, je vous le déclare : on en demandera compte à cette génération. Quel malheur pour vous, docteurs de la Loi, parce que vous avez enlevé la clé de la connaissance ; vous-mêmes n’êtes pas entrés, et ceux qui voulaient entrer, vous les en avez empêchés. » Quand Jésus fut sorti de la maison, les scribes et les pharisiens commencèrent à s’acharner contre lui et à le harceler de questions ; ils lui tendaient des pièges pour traquer la moindre de ses paroles.   

 

Luc 11, 42-54

 

 

Quel est donc la clé de la connaissance dont parle Jésus ? Une brève recherche sur Internet m’a permis de trouver le proverbe suivant, fort représentatif de l’esprit du monde : « Le doute est la clé de toute connaissance ; qui ne doute de rien, ne sait rien ». Mais là n’est certes pas la clé de la connaissance de Dieu car nous connaissons Dieu par la foi. Et même dans l’ordre matériel le doute en lui-même ne fait pas avancer la connaissance, c’est la foi qui la fait avancer, foi qui, à défaut d’être dans le Créateur, repose sur le constat que son œuvre n’est pas régie par le hasard mais comporte des lois universelles et que l’inexpliqué provient de ce que nous n’avons pas fini de découvrir toute la Sagesse avec laquelle les choses ont été ordonnées. Mais la foi n’est pas ce dont parle Jésus ici car les docteurs de la Loi pouvaient peut-être se faire une fausse image de Dieu mais croyaient tout de même en Lui.

 

La clé de la connaissance dont parle Jésus est l’amour. On ne voit bien qu’avec le cœur dit avec beaucoup de justesse le renard dans le Petit prince de Saint-Exupéry. La faute grave des pharisiens réside dans leur manque d’amour : vous passez à côté du jugement et de l’amour de Dieu. Cette carence d’amour tire son origine de l’orgueil, de la suffisance. Elle se manifeste dans le manque de compassion : vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter, et vous-mêmes, vous ne touchez même pas ces fardeaux d’un seul doigt. L’amour, à commencer par l’infinie Miséricorde de Dieu, est la seule chose qui nous permettra d’accéder à la vie éternelle. Si nous enlevons l’amour de la religion, nous nous égarons et ne pouvons trouver Dieu qui est Amour, dès à présent de façon imparfaite et en plénitude pour l’éternité : ceux qui voulaient entrer, vous les en avez empêchés en distrayant leur attention de l’amour que Dieu attendait d’eux pour la fixer sur une multitude de règles qui, dissociées de l’amour qui devrait les animer, constituent un fardeau plutôt qu’une aide pour avancer vers Dieu.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle?  (Lc 10, 25)

 

Je me concentre uniquement sur l’amour, l’amour de Dieu et du prochain. L’amour est confiance, je fais confiance à Dieu et aux autres. L’amour est foi, je crois en Dieu et en la bonté qu’il a mise en chaque personne, en sa Présence dans chacune que j’aime parce qu’Il y est présent et me quémande mon amour à travers elles.

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