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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Remettre sa vie en sacrifice de réparation

 

 

Remettre sa vie en sacrifice de réparation

 

Broyé par la souffrance, il a plu au Seigneur. S’il remet sa vie en sacrifice de réparation, il verra une descendance, il prolongera ses jours : par lui, ce qui plaît au Seigneur réussira. Par suite de ses tourments, il verra la lumière, la connaissance le comblera. Le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes, il se chargera de leurs fautes.

 

Isaïe 53, 10-11

 

 

Le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes, il se chargera de leurs fautes. Cette dernière phrase s’applique exclusivement au Christ puisqu’il n’y que Lui qui puisse nous justifier, nous rendre justes, payer le prix de rachat de nos fautes par son unique sacrifice sur la croix. Il est à la portée de tous, cependant, d’unir nos souffrances à celles du Christ crucifié et de coopérer ainsi à l’œuvre du Salut voulu par Dieu : « En ce moment je trouve ma joie dans les souffrances que j'endure pour vous, et je complète en ma chair ce qui manque aux épreuves du Christ pour son Corps, qui est l'Église » (Col 1, 24).

 

Broyé par la souffrance, il a plu au Seigneur. « Broyé », écrasé, rendu humble  par la souffrance. Accepter notre état de créature limitée, de ne plus pouvoir faire ce que nous faisions avant que la souffrance ne frappe, accepter de devoir dépendre des autres, ne pas faire supporter aux autres le poids de ce mal qui nous accable par notre mauvaise humeur … aimer dans et à travers la souffrance en acceptant le don que les autres font d’eux-mêmes en voulant nous apporter quelque réconfort et offrir notre douleur en communion de celle de Jésus crucifié pour le bien du plus grand nombre, remettre sa vie en sacrifice de réparation, voilà ce qui plaît au Seigneur, qui fait voir une descendance non pas dans la chair mais spirituelle. Par lui, ce qui plaît au Seigneur réussira. Nos souffrances ne sont pas vaines, elles recèlent des trésors de grâce pour l’humanité entière, pour peu que nous les supportions avec patience et les offrions en communion avec Celui qui embrasse tous les souffrants de ses bras ouverts sur la Croix. Il prolongera ses jours non pas en cette vie éphémère mais dans le Royaume éternel,  non pas en raison d’un mérite quelconque de sa part mais parce qu’il aura approfondi son amour. Par suite de ses tourments, il verra la lumière, la connaissance le comblera, cette lumière, cette connaissance, c’est l’Amour. Nous sommes précédés en cette voie par Jésus : « Bien qu'il soit le Fils, il a pourtant appris l'obéissance par les souffrances de sa Passion ; et, ainsi conduit à sa perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel » (He 5, 8-9).

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle?  (Lc 10, 25)

 

Je ne me rebelle pas contre la souffrance qui m’accable. Je la supporte avec patience et j’évite d’en faire porter une partie du poids par les autres en me plaignant ou en maugréant. Si mes capacités sont diminuées, j’accepte ma plus grande dépendance des autres, de ne plus faire certaines activités qui me remplissaient pourtant de bonheur. Par-dessus tout, j’unis mes souffrances à celles de Jésus crucifié et je les offre pour le bien du plus grand nombre. 

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