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As-tu deux minutes ?

Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Une seule chose est nécessaire

 

 

Une seule chose est nécessaire

 

Chemin faisant, Jésus entra dans un village. Une femme nommée Marthe le reçut. Elle avait une sœur appelée Marie qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Quant à Marthe, elle était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ? Dis-lui donc de m’aider. » Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée. »

 

Luc 10, 38-42

 

 

Quelle est donc cette « chose » si extraordinaire qu’en comparaison, toutes les autres semblent futiles ? C’est l’ingrédient qui donne à la vie toute sa saveur et sa valeur : l’amour. Qu’est-ce que cela peut bien donner de s’épuiser à faire du ménage et à préparer un repas digne des grands chefs, si, quand la visite se pointe, nous sommes fatigués et irritables, si nous ne pouvons pas leur accorder une présence de qualité ? Si le(s) visiteur(s) nous aime(nt) vraiment c’est d’abord notre présence qu’il(s) recherche(nt), avoir de nos nouvelles, partager un bon moment en notre compagnie. Certes, si la maison ressemble à un dépotoir et si la nourriture est immangeable, cela constituera, à coup sûr, une distraction et traduira un manque de considération envers nos hôtes, mais au-delà du minimum requis, le reste demeure accessoire, négligeable. Je ne me souviens pas des menus qui m’ont été servis lorsque j’étais en visite malgré que certains repas aient été quasiment gastronomiques. Je me rappelle très bien, en revanche, du détail de certaines discussions tenues avec les personnes visitées où, au-delà du repas partagé, nos âmes sont entrées pour un instant en communion. C’est là la meilleure part, celle choisie par Marie. C’est là l’expérience vécue par les disciples d’Emmaüs dans une rencontre dont on parle encore deux millénaires plus tard : « Notre cœur n'était-il pas tout brûlant au-dedans de nous, quand il nous parlait en chemin? » (Lc 24, 32).

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle?  (Lc 10, 25)

 

Quand je rencontre d’autres personnes, j’imite Jésus quand il cheminait avec les disciples d’Emmaüs, je leur suis présent notamment en les écoutant, les questionnant au besoin, pour connaître leurs préoccupations et les mieux connaître également. Je partage leur joies, leurs peines, leurs soucis. Je les aime. Après une rencontre, je fais un bilan des échanges et si j’en viens à la conclusion que j’ai plus parlé de moi que je n’ai écouté l’autre, je me questionne à savoir si je m’aime plus moi-même que mon prochain.

 

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