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As-tu deux minutes ?

Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Comment vais-je savoir que cela arrivera ?

 

 

Comment vais-je savoir que cela arrivera ?

 

Il y avait, au temps d’Hérode le Grand, roi de Judée, un prêtre du groupe d’Abia, nommé Zacharie. Sa femme aussi était descendante d’Aaron ; elle s’appelait Élisabeth. Ils étaient l’un et l’autre des justes devant Dieu : ils suivaient tous les commandements et les préceptes du Seigneur de façon irréprochable. Ils n’avaient pas d’enfant, car Élisabeth était stérile et, de plus, ils étaient l’un et l’autre avancés en âge. Or, tandis que Zacharie, durant la période attribuée aux prêtres de son groupe, assurait le service du culte devant Dieu, il fut désigné par le sort, suivant l’usage des prêtres, pour aller offrir l’encens dans le sanctuaire du Seigneur. Toute la multitude du peuple était en prière au dehors, à l’heure de l’offrande de l’encens. L’ange du Seigneur lui apparut, debout à droite de l’autel de l’encens. À sa vue, Zacharie fut bouleversé et la crainte le saisit. L’ange lui dit : « Sois sans crainte, Zacharie, car ta supplication a été exaucée : ta femme Élisabeth mettra au monde pour toi un fils, et tu lui donneras le nom de Jean. Tu seras dans la joie et l’allégresse, et beaucoup se réjouiront de sa naissance, car il sera grand devant le Seigneur. Il ne boira pas de vin ni de boisson forte, et il sera rempli d’Esprit Saint dès le ventre de sa mère ; il fera revenir de nombreux fils d’Israël au Seigneur leur Dieu ; il marchera devant, en présence du Seigneur, avec l’esprit et la puissance du prophète Élie, pour faire revenir le cœur des pères vers leurs enfants, ramener les rebelles à la sagesse des justes, et préparer au Seigneur un peuple bien disposé. » Alors Zacharie dit à l’ange : « Comment vais-je savoir que cela arrivera ? Moi, en effet, je suis un vieillard et ma femme est avancée en âge. » L’ange lui répondit : « Je suis Gabriel et je me tiens en présence de Dieu. J’ai été envoyé pour te parler et pour t’annoncer cette bonne nouvelle. Mais voici que tu seras réduit au silence et, jusqu’au jour où cela se réalisera, tu ne pourras plus parler, parce que tu n’as pas cru à mes paroles ; celles-ci s’accompliront en leur temps. » Le peuple attendait Zacharie et s’étonnait qu’il s’attarde dans le sanctuaire. Quand il sortit, il ne pouvait pas leur parler, et ils comprirent que, dans le sanctuaire, il avait eu une vision. Il leur faisait des signes et restait muet. Lorsqu’il eut achevé son temps de service liturgique, il repartit chez lui. Quelque temps plus tard, sa femme Élisabeth conçut un enfant. Pendant cinq mois, elle garda le secret. Elle se disait : « Voilà ce que le Seigneur a fait pour moi, en ces jours où il a posé son regard pour effacer ce qui était ma honte devant les hommes. »

 

Luc 1, 5-25

 

Entre le « Comment vais-je savoir que cela arrivera ? » de Zacharie et le « Comment cela va-t-il se faire puisque je suis vierge ? » (Lc, 1, 34), la nuance semble bien minime. Pourtant le premier se fait répondre « tu n’as pas cru à mes paroles ; celles-ci s’accompliront en leur temps » alors que sous l’impulsion de l’Esprit Saint Élizabeth fera la louange de la foi de Marie : « Bienheureuse celle qui a cru en l'accomplissement de ce qui lui a été dit de la part du Seigneur! » (Lc 1, 45).

 

Zacharie veut un signe, une preuve, de la véracité des paroles de l’ange : Comment vais-je savoir ? Marie, elle, ne doute pas un instant que le Seigneur va réaliser ce qu’Il lui a annoncé mais elle n’est pas naïve non plus, elle sait bien que ce ne sont pas les cigognes qui amènent les bébés, aussi s’interroge-t-elle légitimement sur le comment, sur ce qu’elle aura à faire pour que se réalise la promesse. Entre les deux, il y a toute la différence au monde : la différence entre croire et ne pas croire.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je demande à Marie, ma mère et notre mère à tous dans la foi, d’intercéder pour que croisse ma foi et non seulement ma foi mais celle de tous mes contemporains. Je demande non pas une foi naïve qui croit en n’importe quoi mais une foi éclairée qui puisse discerner l’action et la volonté de Dieu dans les événements, une foi qui, sans remettre en cause la Vérité manifestée, ne renie pas l’assentiment de la raison à ce qui lui est proposé. J’intercède pour ce monde incrédule qui, ayant exploré de l’atome à l’infiniment grand, ne sait pas discerner dans sa science l’intelligence de Celui qui a tout ordonné avec tant de Sagesse.

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