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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Je ne vous dis pas par quelle autorité je fais cela

 

 

Je ne vous dis pas par quelle autorité je fais cela

 

En ce temps-là, Jésus était entré dans le Temple, et, pendant qu’il enseignait, les grands prêtres et les anciens du peuple s’approchèrent de lui et demandèrent : « Par quelle autorité fais-tu cela, et qui t’a donné cette autorité ? » Jésus leur répliqua : « À mon tour, je vais vous poser une question, une seule ; et si vous me répondez, je vous dirai, moi aussi, par quelle autorité je fais cela : Le baptême de Jean, d’où venait-il ? du ciel ou des hommes ? » Ils faisaient en eux-mêmes ce raisonnement : « Si nous disons : “Du ciel”, il va nous dire : “Pourquoi donc n’avez-vous pas cru à sa parole ?” Si nous disons : “Des hommes”, nous devons redouter la foule, car tous tiennent Jean pour un prophète. » Ils répondirent donc à Jésus : « Nous ne savons pas ! » Il leur dit à son tour : « Moi, je ne vous dis pas non plus par quelle autorité je fais cela.

 

Matthieu 21, 23-27

 

Jésus ne répond pas à la question de l’élite religieuse de son époque parce que non pertinente. Ce n’est pas l’autorité, le pouvoir ou la capacité d’agir et de parler, qui habilite le croyant à faire ou non mais plutôt l’Amour qui le presse de répondre à une situation de nécessité tant matérielle que de Vérité. Nous touchons là à la Parole-Patrimoine de la Famille Myriam –Beth’léhem : « Fais ce que tu vois » (Bizier, Jeanne, Ma vie unifiée… livrée à une Présence trinitaire, p.76). Celui qui, par amour et avec amour, cherche à se mettre au service de Dieu ainsi que des frères et sœurs, même s’il peut parfois errer sur les moyens, auquel cas il reconnaîtra humblement ses erreurs, ne peut déplaire à Dieu.

 

La réponse de Jésus, qui, de fait, est une autre question, est habile puisqu’elle place ses interlocuteurs dans une position qui les force à s’interroger sur les motivations qui les ont incités à formuler leur propre question. Leur intention étant non pas la recherche de la vérité mais de tendre un piège à Jésus, ils abordent la réponse éventuelle sous le même angle : que répondre pour ne pas entrer en contradiction avec notre agir ou avec l’opinion populaire ?

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

J’agis par amour de Dieu et du prochain, dans un esprit de service. Le besoin qui se manifeste dans les événements et les personnes qui en sont les acteurs : besoin d’amour, besoin matériel, besoin de Vérité… m’habilite à agir, me dicte mon agir. Le reste, dont l’opinion populaire, est secondaire pour ne pas dire sans importance.

 

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