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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Certains, convaincus d’être justes, méprisaient les autres

 

 

Certains, convaincus d’être justes, méprisaient les autres

 

En ce temps-là, à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient les autres, Jésus dit la parabole que voici : « Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L’un était pharisien, et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts). Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même : “Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes – ils sont voleurs, injustes, adultères –, ou encore comme ce publicain. Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne.”Le publicain, lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : “Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !”Je vous le déclare : quand ce dernier redescendit dans sa maison, c’est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. »

 

Luc 18, 9-14

 

Le mépris des autres, le manque de compassion, la difficulté à pardonner tirent tous leur origine de l’orgueil, de la pensée que nous sommes meilleurs qu’eux et que, conséquemment, nous n’avons pas besoin de pardon, d’être « miséricordiés ». Cette fausse conviction de supériorité nie également l’amour, du moins sa qualité essentielle de gratuité. Lorsque nous nous pensons méritants, nous avons tendance à réduire nos relations avec les autres et Dieu à du troc : je te donne ceci dans l’espoir d’obtenir cela en retour, fut-ce un coin de paradis…

 

L’humble, en revanche, se sent dépourvu de tout et accueille avec joie et reconnaissance tout ce qui lui est offert. Tenant pour rien ce qu’il est et ce qu’il a, il donne généreusement sans arrière-pensée autre que la joie de redonner au suivant. Le débiteur qui se voit remettre une grosse dette aimera davantage son créancier que celui auquel on a moins remis, inversement, celui à qui on pardonne peu montre peu d’amour (Lc 7, 36-50).

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je cultive l’humilité véritable, pas celle qui nie les dons reçus de Dieu et qui sont manifestes mais plutôt celle qui reconnaît n’être pour rien dans cette bonne fortune et se montre reconnaissante envers le Seigneur en en faisant bénéficier le plus grand nombre selon l’intention du divin donateur. Je me remémore mes manquements à l’amour, mes péchés, et prends conscience de la patience miséricordieuse de Dieu à mon égard pour ensuite manifester cette miséricorde envers ceux qui m’ont blessé ou qui en ont besoin.

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