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As-tu deux minutes ?

Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Malheur à moi ! je suis perdu … !

 

 

Malheur à moi ! je suis perdu … !

 

L’année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur qui siégeait sur un trône très élevé ; les pans de son manteau remplissaient le Temple. Des séraphins se tenaient au-dessus de lui. Ils avaient chacun six ailes : deux pour se couvrir le visage, deux pour se couvrir les pieds, et deux pour voler. Ils se criaient l’un à l’autre : « Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur de l’univers ! Toute la terre est remplie de sa gloire. » Les pivots des portes se mirent à trembler à la voix de celui qui criait, et le Temple se remplissait de fumée. Je dis alors : « Malheur à moi ! je suis perdu, car je suis un homme aux lèvres impures, j’habite au milieu d’un peuple aux lèvres impures : et mes yeux ont vu le Roi, le Seigneur de l’univers ! » L’un des séraphins vola vers moi, tenant un charbon brûlant qu’il avait pris avec des pinces sur l’autel. Il l’approcha de ma bouche et dit : « Ceci a touché tes lèvres, et maintenant ta faute est enlevée, ton péché est pardonné. » J’entendis alors la voix du Seigneur qui disait : « Qui enverrai-je ? Qui sera notre messager ? » Et j’ai répondu : « Me voici : envoie-moi ! »

                                                      
Isaïe 6, 1-8

 

La vision d’Isaïe illustre ce qui se passera lorsque nous nous présenterons devant le Seigneur de l’univers au terme de notre course : « nous voyons, à présent, dans un miroir, en énigme, mais alors ce sera face à face. À présent, je connais d'une manière partielle; mais alors je connaîtrai comme je suis connu » (1 Co 13, 12) à savoir pécheurs mais aimés  malgré tout ! Pour ceux qui auront refusé d’accueillir et de répandre l’amour, la présence de l’Amour substantiel, Dieu, source de tout amour, sera comme un feu insupportable. Même ceux qui sont considérés comme justes en cette vie constateront qu’ils ne peuvent se tenir en présence de l’Amour en raison de leur incapacité d’en être totalement transparents : « Malheur à moi ! je suis perdu, car je suis un homme aux lèvres impures, j’habite au milieu d’un peuple aux lèvres impures », réaction similaire à celle de Simon-Pierre : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur! » (Lc 5, 8). Ne pouvant aspirer au salut par nos propres « mérites », tout n’est pas perdu pour autant ! Nous pouvons en appeler à la divine Miséricorde pour nous transformer et nous rendre dignes du salut par le pardon des péchés : « Ceci a touché tes lèvres, et maintenant ta faute est enlevée, ton péché est pardonné. », pardon qui nous sera d’autant plus accessible dans la mesure où nous nous serons nous-mêmes montrés cléments envers ceux qui nous ont offensés selon la promesse de Jésus : « Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde » (Mt 5, 7). 

 

Pour Isaïe comme Simon-Pierre, la reconnaissance de leur nature pécheresse et le pardon qu’attire une telle humilité débouche sur la mission : J’entendis alors la voix du Seigneur qui disait : « Qui enverrai-je ? Qui sera notre messager ? » Et j’ai répondu : « Me voici : envoie-moi ! » ; « Mais Jésus dit à Simon: "Sois sans crainte; désormais ce sont des hommes que tu prendras." » (Lc 5, 10).

 

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je me reconnais pécheur, inapte à aspirer au salut par mes propres forces. Je m’en remets à la divine Miséricorde tant pour restaurer dans cette vie ma capacité à aimer blessée par le péché au moyen du sacrement de Réconciliation que dans l’éternité pour me rendre apte à me tenir en présence du Dieu trois fois saint. Pour ce faire, j’accorde un pardon similaire à celui auquel j’aspire à ceux qui m’ont causé un tort quelconque. 

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