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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

La revanche de Dieu : Il vient lui-même et va vous sauver

Le désert et la terre de la soif, qu’ils se réjouissent ! Le pays aride, qu’il exulte et fleurisse comme la rose, qu’il se couvre de fleurs des champs, qu’il exulte et crie de joie ! La gloire du Liban lui est donnée, la splendeur du Carmel et du Sarone. On verra la gloire du Seigneur, la splendeur de notre Dieu. Fortifiez les mains défaillantes, affermissez les genoux qui fléchissent, dites aux gens qui s’affolent : « Soyez forts, ne craignez pas. Voici votre Dieu : c’est la vengeance qui vient, la revanche de Dieu. Il vient lui-même et va vous sauver. » Alors se dessilleront les yeux des aveugles, et s’ouvriront les oreilles des sourds. Alors le boiteux bondira comme un cerf, et la bouche du muet criera de joie ; car l’eau jaillira dans le désert, des torrents dans le pays aride. La terre brûlante se changera en lac, la région de la soif, en eaux jaillissantes. Dans le séjour où gîtent les chacals, l’herbe deviendra des roseaux et des joncs. Là, il y aura une chaussée, une voie qu’on appellera « la Voie sacrée ». L’homme impur n’y passera pas – il suit sa propre voie – et les insensés ne viendront pas s’y égarer. Là, il n’y aura pas de lion, aucune bête féroce ne surgira, il ne s’en trouvera pas ; mais les rachetés y marcheront. Ceux qu’a libérés le Seigneur reviennent, ils entrent dans Sion avec des cris de fête, couronnés de l’éternelle joie. Allégresse et joie les rejoindront, douleur et plainte s’enfuient.

Isaïe 35, 1-10

 

Dieu est Amour. Il est miséricorde. Il pardonne ! Il vainc le mal par l’Amour, rend le bien pour le mal, suscite un bien plus grand encore que le mal qui l’a précédé. De là l’exclamation de Thomas d’Aquin sur les suites du péché des origines, de l’homme qui s’est détourné de son Créateur : « Ô heureuse faute qui nous a valu un tel et si grand Rédempteur ! »  (Somme théol., 3, 1, 3, ad 3). Ainsi que l’avait prophétisé Isaïe, Dieu est venu lui-même à notre rencontre tel le père du fils prodigue (Lc 15, 11-24). Le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous (Jn 1, 14). Mais Il ne s’est pas contenté de cela ! Il s’est fait péché pour nous (2 Co 5, 21), Il a pris sur Lui nos fautes (Is 53, 4-6) et les a clouées avec Lui sur le bois de la croix, symbole de son amour infini : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jn 15, 13). Cet Amour est d’autant plus grand que nous nous en étions faits, par nos péchés, ses ennemis. Il est venu lui-même nous sauver.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je médite sur les mystères de l’Incarnation et de la Rédemption, l’un étant indissociable de l’autre. Je considère quel grand Amour est à leur origine, le même Amour qui s’offre à moi dans les sacrements de l’Eucharistie et de la Réconciliation, Dieu inlassablement continuant à se rendre présent au monde à travers le pain consacré et proposant son salut à travers le prêtre par lequel il opère le pardon des péchés. Conscient d’être aimé d’un si grand Amour, je m’efforce à mon tour de rendre le bien pour le mal ainsi que m’y incite Jésus : « Aimez vos ennemis, et priez pour vos persécuteurs » (Mt 5, 44).

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