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As-tu deux minutes ?

Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

L’humilité, antidote au venin de l’orgueil

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,

selon ta grande miséricorde, efface mon péché.

Lave moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,

renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.

Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint.

Si j'offre un sacrifice, tu n'en veux pas, tu n'acceptes pas d'holocauste.

Le sacrifice qui plaît à Dieu, c'est un esprit brisé ;

tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

Psaume 51, 3-4.12-13.18-19

La parole du Seigneur fut adressée à Jonas : « Lève-toi, va à Ninive, la grande ville païenne, proclame le message que je te donne sur elle. » Jonas se leva et partit pour Ninive, selon la parole du Seigneur. Or, Ninive était une ville extraordinairement grande : il fallait trois jours pour la traverser. Jonas la parcourut une journée à peine en proclamant : « Encore quarante jours, et Ninive sera détruite ! » Aussitôt, les gens de Ninive crurent en Dieu. Ils annoncèrent un jeûne, et tous, du plus grand au plus petit, se vêtirent de toile à sac. La chose arriva jusqu’au roi de Ninive. Il se leva de son trône, quitta son manteau, se couvrit d’une toile à sac, et s’assit sur la cendre. Puis il fit crier dans Ninive ce décret du roi et de ses grands : « Hommes et bêtes, gros et petit bétail, ne goûteront à rien, ne mangeront pas et ne boiront pas. Hommes et bêtes, on se couvrira de toile à sac, on criera vers Dieu de toute sa force, chacun se détournera de sa conduite mauvaise et de ses actes de violence. Qui sait si Dieu ne se ravisera pas et ne se repentira pas, s’il ne reviendra pas de l’ardeur de sa colère ? Et alors nous ne périrons pas ! » En voyant leur réaction, et comment ils se détournaient de leur conduite mauvaise, Dieu renonça au châtiment dont il les avait menacés.

Livre de Jonas 3, 1-10

 

Si l’orgueil est à l’origine de tous les péchés, le moyen privilégié de combattre le péché en nous et ses effets mortifères sur notre vie spirituelle, sur notre relation au Seigneur, c’est l’humilité.  

 

Comment s’engage-t-on sur la voie de l’humilité ? Cela commence par la reconnaissance de l’existence d’un Dieu qui dépasse la perception de nos sens ou ce que nous pouvons imaginer, un Dieu auquel nous sommes redevables pour la création, pour ce que nous sommes, pour ce que nous avons… Un Dieu qui est Bon, le seul bon (Lc 18,19) même ; un Dieu qui est Amour (1 Jn 4, 8) donc Miséricorde, le pardon constituant la plus grande preuve d’amour; un Dieu qui est saint (Lv 19, 2), la sainteté résidant dans la perfection de l’amour… Un Dieu Créateur donc détenteur de l’« intelligence » de son œuvre et de la voie à emprunter pour cheminer vers sa perfection, la perfection de l’Amour.  

 

Dans un deuxième temps, nous devons considérer combien nous sommes peu, une goutte d’eau dans l’océan de l’histoire de l’humanité, pour ne pas dire rien face à Celui qui est Tout. Même ce que nous pouvons percevoir de Dieu et de sa Volonté est très limité : « Vos pensées ne sont pas mes pensées, et mes voies ne sont pas vos voies, oracle de Yahvé.  Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant sont élevées mes voies au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées » (Is 55, 8-9). Nous ne sommes pas une œuvre « achevée » de Dieu mais un « travail en cours », une matière « rebelle », de surcroît, qui, souvent, ne répond pas au souhait de Celui qui cherche à la modeler et qui, au final, devra compter sur la touche miséricordieuse du divin Artisan pour compléter l’œuvre afin de la rendre apte à se tenir en sa Présence pour l’éternité.

 

Après avoir considéré, d’une part,  le Tout de Dieu et sa perfection et, d’autre part, notre néant et notre imperfection, une dernière étape reste à franchir : évaluer notre conduite face à ce qu’Il nous a communiqué de sa volonté d’amour par les Écritures et reconnaître nos manquements à l’amour, l’amour de Dieu et du prochain, et confesser ces péchés à un autre, le prêtre, lui aussi pécheur mais chemin incontournable voulu par Dieu pour nous communiquer sa miséricorde.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Pendant le carême, je médite sur la perfection de Dieu et mes propres imperfections et je demande au Seigneur dans le sacrement de Réconciliation de m’aider à progresser dans le cheminement d’amour qu’il me propose en me rendant davantage sensible à saisir le projet d’amour qu’Il espère réaliser à travers moi et apte à le mettre en œuvre dans ma vie quotidienne.

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morency widlèm 10/03/2017 23:58

LE BONHEUR ÉTERNEL L'AU DE LÀ RENTRERA AU PARADIS SI NON IL SERA ÉTERNELLEMENT EN FER...
ET IL SUBIRA DES PEINES ET DES CHÂTIMENTS SANS FIN

C'EST L'ÉTERNEL QUI EST LE VRAI CHEMIN?