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As-tu deux minutes ?

Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Votre joie, personne ne vous l’enlèvera

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Amen, amen, je vous le dis : vous allez pleurer et vous lamenter, tandis que le monde se réjouira ; vous serez dans la peine, mais votre peine se changera en joie. La femme qui enfante est dans la peine parce que son heure est arrivée. Mais, quand l’enfant est né, elle ne se souvient plus de sa souffrance, tout heureuse qu’un être humain soit venu au monde. Vous aussi, maintenant, vous êtes dans la peine, mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira ; et votre joie, personne ne vous l’enlèvera. En ce jour-là, vous ne me poserez plus de questions. »

Jean 16, 20-23

 

De quel moment parle Jésus quand il dit : « Je vous reverrai, et votre cœur se réjouira ; et votre joie, personne ne vous l’enlèvera » ? Certainement après notre mort car à partir de ce moment notre état sera fixé pour l’éternité, exception faite évidemment des âmes du purgatoire qui, bien qu’assurées de leur salut éternel et de la joie qui lui est associée doivent encore subir un temps de purification afin d’obtenir la sainteté nécessaires pour entrer dans la joie du ciel (CEC 1030). Ce que confirment les paroles que Jésus rajoute aussitôt après : En ce jour-là, vous ne me poserez plus de questions, car à ce moment « nous verrons Dieu tel qu’Il est » (1 Jn 3, 2).

Mais, entretemps, nous sommes dans la peine, une peine que Jésus compare aux douleurs de l’enfantement qui, lorsque le bébé arrive prennent fin et se transforment en une joie qui fait oublier tout ce qu’il en a coûté pour arriver là. Cette image de l’enfantement ainsi que la joie et les douleurs qui y sont associées est reprise par l’apôtre Paul dans sa lettre aux Romains : « la création en attente aspire à la révélation des fils de Dieu: si elle fut assujettie à la vanité… c'est avec l'espérance d'être elle aussi libérée de la servitude de la corruption pour entrer dans la liberté de la gloire des enfants de Dieu. Nous le savons en effet, toute la création jusqu'à ce jour gémit en travail d'enfantement » (Rm 8, 19-22).                                                                                                             

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

Je supporte avec patience les douleurs de l’enfantement du temps présent, assuré d’entrer en possession de fruit promis de la vie éternelle, non en vertu d’un mérite quelconque de ma part mais sachant que Jésus a payé le prix pour moi par sa mort sur la croix. Pour jouir de ce salut, je tisse chaque jour l’habit de noces requis, qui est celui de l’amour, pour entrer en possession de ce cadeau inestimable qui est offert généreusement à chacun d’entre nous  mais dont trop peu, malheureusement, profitent de l’offre alléchante qui leur est faite : « Il y a beaucoup d'appelés mais peu sont élus » (Mt 22,14). J’offre mes souffrances du temps présent afin que davantage réalisent la chance qu’ils ont d’être eux aussi appelés et la saisissent en s’efforçant d’aimer comme il le leur est demandé par Jésus et que nous parvenions en grand nombre à la joie que personne ne nous enlèvera, car vouloir partager sa joie, c’est aussi cela l’amour 

 

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