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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Qui veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même

 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite. » Il leur disait à tous : « Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi la sauvera. » Quel avantage un homme aura-t-il à gagner le monde entier, s’il se perd ou se ruine lui-même ? »

 

Luc 9, 22-25

 

 

Le renoncement que demande Jésus est le renoncement de l’amour, faire passer l’intérêt des autres et celui de Dieu avant le nôtre. Dans la voie du renoncement par amour, nous avons Jésus comme modèle, lui qui a donné sa vie pour nous communiquer la Vie, l’Esprit d’Amour qui était sur lui, afin de nous enseigner comment aimer en vérité et nous en donner la force par ses dons. Apprendre à aimer, se détacher de soi-même pour autrui, est le cheminement de toute une vie. J’ai longtemps pensé que le martyre pour sa foi en Christ était le fait d’un geste héroïque jusqu’au jour où j’ai réalisé que c’était de fait l’aboutissement d’une longue séquence de renoncements à soi pour laisser passer l’amour de Dieu à travers nous jusqu’à ce que la dernière chose à laquelle nous n’ayons pas renoncée par amour soit notre propre existence, comme le Fils l’a fait avant nous sur la croix.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je demande à l’Esprit Saint de me faire cheminer dans la voie du renoncement à soi par amour et de m’en donner la force et le courage par ses dons. Je demande aussi l’intercession de la Vierge Marie qui a été la première à s’engager dans cette voie à cause de son fils tel que prédit par Syméon, « et toi-même, un glaive te transpercera l'âme » (Lc 2, 35), ce qui est survenu au pied de la croix alors qu’elle communiait aux souffrances de Jésus, douleur ô combien féconde puisqu’elle l’a fait passer d’une maternité selon la chair à la maternité spirituelle d’une multitude : « Jésus donc voyant sa mère et, se tenant près d'elle, le disciple qu'il aimait, dit à sa mère: "Femme, voici ton fils." Puis il dit au disciple: "Voici ta mère." » (Jn 19, 26-27)

 

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