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As-tu deux minutes ?

Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Cet homme, c’est toi !

 

David avait gravement péché. Le Seigneur envoya vers lui le prophète Nathan qui alla le trouver et lui dit : « Dans une même ville, il y avait deux hommes, l'un était riche et l'autre était pauvre. Le riche avait des brebis et des bœufs en très grand nombre. Le pauvre avait tout juste une petite brebis qu'il avait achetée. Il la nourrissait, et elle grandissait chez lui avec ses enfants, elle mangeait de son pain, elle buvait dans sa coupe, elle dormait tout près de lui : elle était comme sa fille. Un jour, un voyageur se présenta chez l'homme riche. Celui-ci, voulant nourrir son hôte tout en ménageant ses troupeaux, alla prendre la brebis du pauvre, et la prépara pour le voyageur... » En entendant cela, David entra dans une grande colère contre cet homme, et dit à Nathan : « Je le jure par le Seigneur qui est vivant : l'homme qui a fait cela mérite la mort ! Et il remboursera la brebis au quadruple, pour avoir commis une telle action et n'avoir pas eu de pitié. » Alors Nathan dit à David : « Cet homme, c'est toi ! »

 

Deuxième livre de Samuel 12,1-7

 

En ce temps-là,  Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple : « Écoutez cette parabole : Un homme était propriétaire d’un domaine ; il planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde. Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage. Quand arriva le temps des fruits, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de sa vigne. Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l’un, tuèrent l’autre, lapidèrent le troisième. De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais on les traita de la même façon. Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : “Ils respecteront mon fils.” Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : “Voici l’héritier : venez ! tuons-le, nous aurons son héritage !” Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. Eh bien ! quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? » On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il louera la vigne à d’autres vignerons, qui lui en remettront le produit en temps voulu. » Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : ‘La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux !’ Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à une nation qui lui fera produire ses fruits. » En entendant les paraboles de Jésus, les grands prêtres et les pharisiens avaient bien compris qu’il parlait d’eux. Tout en cherchant à l’arrêter, ils eurent peur des foules, parce qu’elles le tenaient pour un prophète.

 

Matthieu 21,33-43.45-46

 

 

Les récits de Samuel et de Matthieu se ressemblent beaucoup : d’abord une parabole où est décrite une situation d’iniquité, puis des interlocuteurs qui condamnent les personnages ayant mal agi et, enfin, le narrateur qui conclut en identifiant les auditeurs aux personnages ayant mal agi.

 

Que conclure de cela ? D’abord, qu’il nous faut nous abstenir de juger non seulement parce que le jugement est un privilège exclusif de Dieu mais encore parce que nous nous jugeons nous-mêmes en jugeant les autres. « Qu'as-tu à regarder la paille qui est dans l'œil de ton frère? Et la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas! Comment peux-tu dire à ton frère: Frère, laisse-moi ôter la paille qui est dans ton œil, toi qui ne vois pas la poutre qui est dans ton œil? Hypocrite, ôte d'abord la poutre de ton œil; et alors tu verras clair pour ôter la paille qui est dans l'œil de ton frère » (Lc 6, 41-42). Ensuite, le jugement est contraire à l’amour, condition essentielle pour avoir part à la vie avec Dieu : « Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde » (Mt 5, 7) « car le Seigneur est miséricordieux et compatissant » (Jc 5, 11).

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je m’abstiens de juger les autres non seulement parce que je ne suis pas en mesure de le faire car je ne connais pas tous les facteurs influençant leur comportement dont Dieu seul a connaissance mais encore parce qu’en jugeant les autres je me juge moi-même. Positivement, je me montre miséricordieux pour ressembler à mon Père des cieux qui est miséricordieux et qui le premier me fait miséricorde.

 

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