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As-tu deux minutes ?

Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Pasteur ou mercenaire ?

 

En ce temps-là, Jésus déclara : « Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis. Le berger mercenaire n’est pas le pasteur, les brebis ne sont pas à lui : s’il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s’enfuit ; le loup s’en empare et les disperse. Ce berger n’est qu’un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui. Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis. J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur. Voici pourquoi le Père m’aime : parce que je donne ma vie, pour la recevoir de nouveau. Nul ne peut me l’enlever : je la donne de moi-même. J’ai le pouvoir de la donner, j’ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau : voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père. »

 

Jean 10, 11-18

 

 

Quelle est la nature de nos relations avec les autres et Dieu ? Est-ce que nous nous intéressons à eux en fonction de ce que nous pouvons leur donner ou, inversement, de ce qu’ils peuvent nous rapporter ? Dans la seconde éventualité, lorsque nous serons confrontés à une situation où nous devrons nous investir davantage que ce que pourrons potentiellement retirer de la relation notre intérêt se détournera d’eux. C’est justement là la raison pour laquelle Dieu n’obtempère pas à tous nos désirs, Il veut que nous établissions une relation amoureuse réciproque avec Lui, pas une relation intéressée. Le défaut dans la relation n’est pas de son côté. Lui, le Bon Pasteur, a déjà donné sa vie pour nous sur la croix et nous redit constamment comme à son peuple Israël : « Tu comptes beaucoup à mes yeux, tu as du prix et je t'aime. » (Is 43, 4). Nous égarons-nous, qu’Il laisse là les 99 autres (Lc 15, 4) pour partir à notre recherche. Reconnaissons-nous notre égarement, nous trouve-t-Il blessés par le péché, qu’Il nous met tout joyeux sur ses épaules (Lc 15, 5) afin de restaurer notre capacité à aimer handicapée par le péché.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

J’examine ma relation à Dieu et aux autres pour déterminer quel intérêt l’anime : le mien ou celui de Dieu et des autres ? Il y a fort à parier que je vais découvrir un intérêt partagé entre l’un et l’autre compte tenu de ma nature blessée par le péché. Mon intérêt personnel est-il dominant que cela signifie que je suis en train de m’éloigner graduellement de Dieu. Un signe de l’importance de l’intérêt personnel se manifeste dans ma difficulté à pardonner aux autres et même à Dieu (pour certains qui Le tiennent injustement responsable de leurs malheurs). Dans tous les cas, j’offre à Dieu le sacrifice de ce qui me tient plus à cœur que les autres et Lui lorsque je viens à en être privé. Pardonner sans limite ni discrimination me conduit aussi infailliblement à marcher dans les pas du Bon Pasteur.

 

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