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As-tu deux minutes ?

Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Les fils sont libres

 

En ce temps-là, comme Jésus et les disciples étaient réunis en Galilée, il leur dit : « Le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, le troisième jour, il ressuscitera. » Et ils furent profondément attristés. Comme ils arrivaient à Capharnaüm, ceux qui perçoivent la redevance des deux drachmes pour le Temple vinrent trouver Pierre et lui dirent : « Votre maître paye bien les deux drachmes, n’est-ce pas ? » Il répondit : « Oui. » Quand Pierre entra dans la maison, Jésus prit la parole le premier : « Simon, quel est ton avis ? Les rois de la terre, de qui perçoivent-ils les taxes ou l’impôt ? De leurs fils, ou des autres personnes ? » Pierre lui répondit : « Des autres. » Et Jésus reprit : « Donc, les fils sont libres. Mais, pour ne pas scandaliser les gens, va donc jusqu’à la mer, jette l’hameçon, et saisis le premier poisson qui mordra ; ouvre-lui la bouche, et tu y trouveras une pièce de quatre drachmes. Prends-la, tu la donneras pour moi et pour toi. »

 

Matthieu 17, 22-27

 

 

Cet extrait de l’Évangile commence par la révélation de Jésus à ses disciples qu’Il va être mis à mort pour ensuite ressusciter et se termine par cette autre parole : « Les fils sont libres ». Ce n’est pas un hasard. C’est donc librement que Jésus marchera vers la passion. Le mal semblera le contraindre, l’annihiler, mais dans les faits Jésus accepte de se soumettre à l’emprise du mal pour que son Père en tire un bien plus grand encore, celui de notre salut, que de son côté transpercé coulent des flots d’amour et de miséricorde à travers les siècles. « C'est pour cela que le Père m'aime, parce que je donne ma vie, pour la reprendre. Personne ne me l'enlève; mais je la donne de moi-même » (Jean 10, 17-18). Un père attend de ses enfants qu’ils lui obéissent, non pas servilement et par contrainte, mais par amour. Ainsi en va-t-il de notre Père céleste qui n’attend de nous qu’une seule chose : notre amour.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je ne me préoccupe que d’une seule chose : aimer. Certaines personnes ont pu vouloir au fil des siècles codifier les manières de manifester cet amour dans des lois et des règlements. Comme Jésus, je me soumets à ceux-ci non par contrainte, mais pour ne pas scandaliser les gens. D’ailleurs, l’Amour en demandera toujours davantage que les règles ne pourront jamais édicter : le don total de moi-même, avec pour modèle Jésus qui a fait le don total de sa personne sur la croix, une valeur infiniment plus grande que les deux drachmes pour le Temple.

 

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