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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Heureux qui donne à qui ne peut rien donner en retour

                                    

Heureux qui donne à qui ne peut rien donner en retour

                                                                                                            

En ce temps-là, Jésus disait aussi à celui qui l’avait invité : « Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner, n’invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins ; sinon, eux aussi te rendraient l’invitation et ce serait pour toi un don en retour. Au contraire, quand tu donnes une réception, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles ; heureux seras-tu, parce qu’ils n’ont rien à te donner en retour : cela te sera rendu à la résurrection des justes. »

 

Luc 14, 12-14

 

 

Donner sans attente de retour, n’est-ce pas là la définition de l’amour le plus pur ? Comme l’amour est l’unique chose qui a du prix aux yeux de notre Père céleste, Jésus promet : « Cela te sera rendu à la résurrection des justes. » Là est la manière de « s’enrichir en vue de Dieu » (Lc 12, 21).

 

L’apôtre Paul propose aux Phillippiens le concept similaire de s’oublier soi-même en faveur des autres : « Que chacun de vous ne soit pas préoccupé de ses propres intérêts ; pensez aussi à ceux des autres » (Ph 2, 4).  Combien le monde se porterait mieux si chacun, notamment ceux qui disposent de l’autorité, donnait préséance à l’intérêt commun avant de considérer son intérêt propre. C’est le défi de l’amour, en l’occurrence l’amour de la patrie, que John Fitzgerald Kennedy avait lancé aux Américains dans son célèbre discours d’investiture à la présidence des États-Unis, le 20 janvier 1961 : « Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays. » Quand on regarde à quel point ce pays est aujourd’hui divisé, force est de constater que son appel n’a pas été entendu…

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Quand mon intérêt propre ne coïncide pas avec l’intérêt supérieur d’un groupe auquel j’appartiens, je donne préséance au bien commun. Sur une base individuelle, je donne sans attente de retour. Je prie le Seigneur pour qu’il comble de grâces les personnes qui me sont hostiles et auxquelles ma faiblesse humaine m’empêche de faire le bien que Jésus m’interpelle pourtant à leur faire : « Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent » (Lc 6, 27).

 

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