Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

As-tu deux minutes ?

Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Heureux, vous les pauvres… malheur, pour vous les riches

                                                                                                            

Jésus descendit de la montagne avec eux et s’arrêta sur un terrain plat. Il y avait là un grand nombre de ses disciples et une grande multitude de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon. Et Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara : « Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous. Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez. Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous excluent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l’homme. Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie, car alors votre récompense est grande dans le ciel ; c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes. Mais quel malheur pour vous, les riches, car vous avez votre consolation ! Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant, car vous aurez faim ! Quel malheur pour vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et vous pleurerez ! Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous ! C’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes. »

 

Luc 6, 17.20-26

 

Ainsi parle le Seigneur : Maudit soit l’homme qui met sa foi dans un mortel, qui s’appuie sur un être de chair, tandis que son cœur se détourne du Seigneur. Il sera comme un buisson sur une terre désolée, il ne verra pas venir le bonheur. Il aura pour demeure les lieux arides du désert, une terre salée, inhabitable. Béni soit l’homme qui met sa foi dans le Seigneur, dont le Seigneur est la confiance. Il sera comme un arbre, planté près des eaux, qui pousse, vers le courant, ses racines. Il ne craint pas quand vient la chaleur : son feuillage reste vert. L’année de la sécheresse, il est sans inquiétude : il ne manque pas de porter du fruit.

 

Livre de Jérémie 17, 5-8

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Il ne s’agit pas ici d’une déclaration révolutionnaire de Jésus qui se situe en continuité de la révélation qu’a faite de Lui-même Dieu dans les livres anciens, ici en l’occurrence Jérémie, et qui permet de mieux comprendre sa pensée et la nature de la vie à laquelle sont appelés les croyants.

 

Dieu est Amour, Il est Père. Nous sommes appelés à vivre une vie d’amour en totale dépendance de Lui, à Lui faire entièrement confiance en toutes circonstances, sachant que du mal, il en tirera même un bien plus grand encore que ce qu’il nous en aura coûté. Le drame du riche réside en ce qu’il est habitué à mettre sa confiance uniquement en lui-même, en sa fortune et ses talents, dans sa vie de tous les jours, une habitude qu’il tend à transposer dans sa vie spirituelle où, entre autres choses, il espère se tailler une place dans le Royaume éternel en raison de ses « mérites ». Le pauvre, quant à lui, est habitué en raison de son indigence de vivre en dépendance des autres dans sa vie temporelle, une dépendance qu’il n’a pas de difficulté à transposer dans sa relation avec Dieu de qui Il attend tout, notamment que ce dernier lui permette d’accéder au Royaume non en vertu d’un mérite quelconque de sa part, mais de l’infinie Miséricorde de Dieu.

 

Comme le dit fort pertinemment Jérémie qui rapporte les paroles du Seigneur : Maudit soit l’homme qui met sa confiance en lui-même et le temporel, béni soit l’homme qui met sa confiance dans le Seigneur et vit une relation d’amour avec Lui. Le premier marche vers la perdition alors que le second peut aspirer à vivre avec Dieu pour l’éternité.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je mets ma confiance uniquement en Dieu, en sa Providence et en son infinie Miséricorde.  Je ne mets pas ma confiance dans les biens temporels ou spirituels qui m’ont été octroyés pour le bien du plus grand nombre avec qui je m’efforce de les partager selon la Volonté du Donateur.

 

Article précédent Article suivant
Retour à l'accueil

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article