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As-tu deux minutes ?

Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Le jeûne qui me plaît, n’est-ce pas ceci... ?

                                                                                                            

Ainsi parle le Seigneur Dieu : Crie à pleine gorge ! Ne te retiens pas ! Que s’élève ta voix comme le cor ! Dénonce à mon peuple sa révolte, à la maison de Jacob ses péchés. Ils viennent me consulter jour après jour, ils veulent connaître mes chemins. Comme une nation qui pratiquerait la justice et n’abandonnerait pas le droit de son Dieu, ils me demandent des ordonnances justes, ils voudraient que Dieu soit proche : « Quand nous jeûnons, pourquoi ne le vois-tu pas ? Quand nous faisons pénitence, pourquoi ne le sais-tu pas ? » Oui, mais le jour où vous jeûnez, vous savez bien faire vos affaires, et vous traitez durement ceux qui peinent pour vous. Votre jeûne se passe en disputes et querelles, en coups de poing sauvages. Ce n’est pas en jeûnant comme vous le faites aujourd’hui que vous ferez entendre là-haut votre voix. Est-ce là le jeûne qui me plaît, un jour où l’homme se rabaisse ? S’agit-il de courber la tête comme un roseau, de coucher sur le sac et la cendre ? Appelles-tu cela un jeûne, un jour agréable au Seigneur ? Le jeûne qui me plaît, n’est-ce pas ceci : faire tomber les chaînes injustes, délier les attaches du joug, rendre la liberté aux opprimés, briser tous les jougs ? N’est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim, accueillir chez toi les pauvres sans abri, couvrir celui que tu verras sans vêtement, ne pas te dérober à ton semblable ? Alors ta lumière jaillira comme l’aurore, et tes forces reviendront vite. Devant toi marchera ta justice, et la gloire du Seigneur fermera la marche. Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra ; si tu cries, il dira : « Me voici. »

 

Livre d’Isaïe 58, 1-9

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Le but du jeûne est de nous inciter à élever plus fréquemment notre esprit vers Dieu, chaque fois que l’effet de la privation se fait sentir. C’est par ailleurs ce qui fait dire à notre Seigneur Jésus Christ que les apôtres n’ont pas à jeûner tant qu’il demeure physiquement à leurs côtés (Mt 9, 14-15). Or, que nous sert de nous tenir en présence de Dieu si nos actes contredisent la foi que nous professons en un Dieu qui est Amour ? Garder vivante la mémoire de Dieu doit nous incliner à agir de manière conforme à sa Volonté d’amour, se traduire par des œuvres de charité : soulager les opprimés, partager les biens matériels et spirituels mis à notre disposition pour le bien du plus grand nombre. Si nous agissons de la sorte, non seulement notre jeûne sera-t-il agréable à Dieu, mais encore Celui-ci s’engage-t-il à se tenir à nos côtés : Devant toi marchera ta justice, et la gloire du Seigneur fermera la marche. Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra ; si tu cries, il dira : « Me voici. »

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

En ce carême, je joins les œuvres de charité à la foi que je professe, au jeûne que je pratique.

 

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