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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Tout sarment qui porte du fruit, mon Père le purifie en le taillant

 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève ; tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage. Mais vous, déjà vous voici purifiés grâce à la parole que je vous ai dite. Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi. Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est, comme le sarment, jeté dehors, et il se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous. Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples. »

 

Jean 15, 1-8

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Le Père céleste purifie ceux qui portent le fruit de l’amour en les taillant, c’est-à-dire en les soumettant à la privation, à l’épreuve, pour qu’ils aiment davantage. L’amour véritable réside dans le don gratuit et total de nous-mêmes. Pour parvenir à la perfection de l’amour, nous devons être détachés de tout. Ce détachement ne s’opère pas seul, car il va contre notre nature « animale » qui, elle, tend à rechercher prioritairement sa propre satisfaction. Notre Père céleste permet des événements qui privent temporairement, ou même parfois indéfiniment, cette nature de plaisirs qu’elle chérissait pour nous en détacher, nous rendre plus sensibles et solidaires de ceux à qui ils font défaut pareillement. Le fait d’être détachés facilite le don et, par là, l’amour qui découle de celui-ci. Celle taille ne s’effectue pas sans souffrances. Unissons ces douleurs aux souffrances de Jésus crucifié pour qu’elles portent en abondance le fruit de l’amour attendu par notre Père des cieux.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je prête attention aux moments où je ressens les souffrances de la privation, car elles m’indiquent les choses auxquelles je porte un trop grand attachement et qui m’empêchent de cheminer vers la perfection de l’amour que mon Père attend de moi. Je fais alors un acte d’offrande au Seigneur de ces choses auxquelles je tiens encore et je les Lui remets afin qu’Il me rende apte à aimer chaque jour davantage et mieux.

 

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