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As-tu deux minutes ?

Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales

En ce temps-là, parmi les disciples, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux, en avant de lui, en toute ville et localité où lui-même allait se rendre. Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales, et ne saluez personne en chemin. Mais dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : ‘Paix à cette maison.’ S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous. Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous sert ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison. Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qui vous est présenté. Guérissez les malades qui s’y trouvent et dites-leur : “Le règne de Dieu s’est approché de vous.” » Mais dans toute ville où vous entrerez et où vous ne serez pas accueillis, allez sur les places et dites : “Même la poussière de votre ville, collée à nos pieds, nous l’enlevons pour vous la laisser. Toutefois, sachez-le : le règne de Dieu s’est approché.” Je vous le déclare : au dernier jour, Sodome sera mieux traitée que cette ville. » Les soixante-douze disciples revinrent tout joyeux, en disant : « Seigneur, même les démons nous sont soumis en ton nom. » Jésus leur dit : « Je regardais Satan tomber du ciel comme l’éclair. Voici que je vous ai donné le pouvoir d’écraser serpents et scorpions, et sur toute la puissance de l’Ennemi : absolument rien ne pourra vous nuire. Toutefois, ne vous réjouissez pas parce que les esprits vous sont soumis ; mais réjouissez-vous parce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux. »

 

Luc 17, 1-12.17-20

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Dieu embauche ! Il cherche des ouvriers qui acceptent de se faire les réceptacles de son amour et de sa miséricorde afin de les répandre sur le monde. Cela n’est pas la mission d’une élite, mais celle de chacun d’entre nous. Comment s’acquitter avec brio de cette mission ? Dans la pauvreté. S’engager sans moyens dans l’aventure constitue une preuve de la foi du missionnaire dans le Dieu qui l’envoie, que Celui-ci saura bien lui fournir le nécessaire au moment opportun. Mais il y a plus. « Lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort » (2 Co 12, 10), fort de la force de Dieu dont le cœur de Père se laisse toucher par notre foi et notre manque de moyens et Il y supplée en nous partageant son trésor, en nous permettant d’accomplir des opérations qui Lui sont propres : guérir les malades, soumettre les démons… « Pierre dit: "De l'argent et de l'or, je n'en ai pas, mais ce que j'ai, je te le donne: au nom de Jésus Christ le Nazôréen, marche!" » (Ac 3, 6). Cette pauvreté du missionnaire ne se limite pas à l’avant et au pendant de l’engagement missionnaire. Elle doit se poursuivre par la suite : « ne vous réjouissez pas parce que les esprits vous sont soumis », il n’y a pas lieu de s’enorgueillir des résultats obtenus, car ce n’est pas nous qui agissons, mais Dieu en nous et à travers nous, comme l’outil entre les mains de l’artisan. C’est l’artisan qui conçoit et réalise l’œuvre, l’outil n’y apporte que son humble collaboration.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je réponds à l’appel de Dieu en manque de collaborateurs pour travailler à la venue de son règne d’amour sur la terre. Je le fais en me laissant guider par Lui, d’abord en accueillant moi-même son amour et sa miséricorde et ensuite riche de ceux-ci, je les redistribue autour de moi à commencer par les plus proches : ma famille, mes amis, mes collègues de travail, les personnes que je rencontre occasionnellement, ceux que Jésus désigne comme le prochain. Je distribue au-delà aussi, en ajoutant à mes prières d’intercession pour ceux que je connais : et à tous ceux qui, dans le monde, vivent une situation semblable à la leur. Je n’oublie jamais que c’est Dieu qui agit. Je ne me désole pas de la faiblesse de mes moyens ou même de mes faiblesses personnelles, mais je remets mes bonnes intentions, celles que l’Esprit d’Amour m’a insufflées, dans les mains de mon Père pour que, touché par mes efforts insignifiants, Il agisse pour que sa Volonté d’Amour se réalise.

 

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