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As-tu deux minutes ?

Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Je ne sais pas d’où vous êtes. Éloignez-vous de moi

 

En ce temps-là, tandis qu’il faisait route vers Jérusalem, Jésus traversait villes et villages en enseignant. Quelqu’un lui demanda : « Seigneur, n’y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés ? » Jésus leur dit : « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite, car, je vous le déclare, beaucoup chercheront à entrer et n’y parviendront pas. Lorsque le maître de maison se sera levé pour fermer la porte, si vous, du dehors, vous vous mettez à frapper à la porte, en disant : “Seigneur, ouvre-nous”, il vous répondra : “Je ne sais pas d’où vous êtes.” Alors vous vous mettrez à dire : “Nous avons mangé et bu en ta présence, et tu as enseigné sur nos places.” Il vous répondra : “Je ne sais pas d’où vous êtes. Éloignez-vous de moi, vous tous qui commettez l’injustice.” Là, il y aura des pleurs et des grincements de dents, quand vous verrez Abraham, Isaac et Jacob, et tous les prophètes dans le royaume de Dieu, et que vous-mêmes, vous serez jetés dehors. Alors on viendra de l’orient et de l’occident, du nord et du midi, prendre place au festin dans le royaume de Dieu. Oui, il y a des derniers qui seront premiers, et des premiers qui seront derniers. »

 

Luc 13, 22-30

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Le christianisme est une rencontre avec une personne. C’est l’émerveillement d’avoir rencontré Dieu, Jésus-Christ, la parole divine. (Pape François, Politique et société, rencontre avec Dominique Wolton, Éditions de l’Observatoire, Paris, 2017, pp. 231-232). Cette rencontre entrebâille la porte étroite ouvrant la voie au salut. Cependant, cette rencontre à elle seule ne suffit pas à nous y faire entrer : Alors vous vous mettrez à dire : “Nous avons mangé et bu en ta présence, et tu as enseigné sur nos places.” Il vous répondra : “Je ne sais pas d’où vous êtes. Éloignez-vous de moi, vous tous qui commettez l’injustice.” L’injustice c’est le manque d’amour, le péché, le défaut de pratiquer les œuvres de miséricorde. Rencontrer Dieu, lui parler par la prière, témoigner même de Lui, ne servent en rien à notre salut si cette rencontre ne transforme pas notre agir, si l’Amour n’imprègne pas notre existence tout entière. La morale (la science du bien et du mal, l’art du discernement entre les deux), c’est une conséquence de la rencontre avec Jésus-Christ. (Pape François, op. cit. p. 232). Inversement, s’il n’y a pas de rencontre avec Jésus-Christ, la morale « chrétienne » ne vaut rien. (ibid.) Une morale chrétienne sans assistance de l’Esprit Saint qui reposait sur Jésus pour la mettre en pratique, c’est la lettre de la Loi dont l’apôtre Paul dit : « la lettre tue, l’Esprit vivifie » (2 Co 3, 6).

 

Qu’en est-il des autres, de ceux qui n’ont pas eu l’opportunité de faire la rencontre de Dieu ? Alors on viendra de l’orient et de l’occident, du nord et du midi, prendre place au festin dans le royaume de Dieu. Oui, il y a des derniers qui seront premiers, et des premiers qui seront derniers. Ils ne sont pas d’emblée exclus du salut comme le dit le pape François de ceux qui n’ont pas la foi : La foi est un don, un don de Dieu. Personne ne peut avoir la foi de par lui-même. Personne. Même si tu étudies une bibliothèque entière. C’est un don. Et si tu n’as pas ce don, Dieu te sauvera d’une autre manière. (op. cit. p. 212). Et au sujet de la morale, la vie droite, conforme à la volonté d’amour du Dieu qui est Amour, le pape rajoute : La morale est une conséquence de la rencontre avec Jésus-Christ. C’est une conséquence de la foi pour nous les catholiques. Et pour les autres, la morale est une conséquence de la rencontre avec un idéal, ou avec Dieu, ou avec soi-même, mais avec la meilleure partie de soi-même. La morale est toujours une conséquence. (op. cit. p.218). Mais, toujours, peut-on rajouter, la morale qui permet de franchir la porte étroite qui conduit au salut éternel est inspirée de l’amour, par l’Amour.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je m’efforce de pratiquer les quatorze œuvres de miséricorde répertoriées au bas de la page 85 du livre Politique et société, rencontres avec Dominique Wolton :

 

Il y a quatorze œuvres de miséricorde, sept corporelles et sept spirituelles. Les premières reprennent les indications des Évangiles, notamment le chapitre 25 de Matthieu : « Donner à manger aux affamés, donner à boire à ceux qui ont soif, vêtir ceux qui sont nus, accueillir les étrangers, assister les malades, visiter les prisonniers, ensevelir les morts. » Les œuvres spirituelles forment une liste des gestes très concrets et ordinaires qui touchent tous les domaines de la vie amicale, familiale, professionnelle ou ecclésiale : « Conseiller ceux qui sont dans le doute, enseigner les ignorants, avertir les pécheurs, consoler les affligés, pardonner les offenses, supporter patiemment les personnes ennuyeuses, prier Dieu pour les vivants et les morts. »

 

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