Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

As-tu deux minutes ?

Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter

 

En ce temps-là, Jésus disait : « Quel malheur pour vous, pharisiens, parce que vous payez la dîme sur toutes les plantes du jardin, comme la menthe et la rue et vous passez à côté du jugement et de l’amour de Dieu. Ceci, il fallait l’observer, sans abandonner cela. Quel malheur pour vous, pharisiens, parce que vous aimez le premier siège dans les synagogues, et les salutations sur les places publiques. Quel malheur pour vous, parce que vous êtes comme ces tombeaux qu’on ne voit pas et sur lesquels on marche sans le savoir. » Alors un docteur de la Loi prit la parole et lui dit : « Maître, en parlant ainsi, c’est nous aussi que tu insultes. » Jésus reprit : « Vous aussi, les docteurs de la Loi, malheureux êtes-vous, parce que vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter, et vous-mêmes, vous ne touchez même pas ces fardeaux d’un seul doigt. »

 

Lettre de Paul Apôtre aux Romains 1,16-25.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Nous chargeons les gens de fardeaux impossibles à porter quand nous les jugeons, non avec le jugement et l’amour de Dieu, un Dieu qui est Amour et Miséricorde, mais à l’aune de nos propres valeurs, de notre perception de ce qu’il faut faire pour être agréables à Dieu, de la lettre de la Loi plutôt que de son esprit. La lettre de la Loi indique des moyens d’être agréables à Dieu. Si nous faisons de ces moyens une fin et que nous oublions l’Amour qui devrait les inspirer, tout devient pesant, difficile, voire impossible à accomplir. L’apôtre Paul a fait ce constat lui qui s’est converti de la lettre à l’Esprit : « la lettre tue, l'Esprit vivifie » (2 Co 3, 6). L’Esprit, l’Amour, non seulement aide-t-il à se conformer à la Loi mais incite à en faire plus que le minimum requis. Ce dépassement que permet l’Esprit, l’Amour, Jésus nous y invite à six reprises au chapitre 5 de Matthieu immédiatement après les Béatitudes : «  Il a été dit… moi, je vous dis… »  Pire encore, l’apôtre Paul constate que nous nous incriminons nous-mêmes par les jugements portés sur autrui : « quand tu juges les autres, tu te condamnes toi-même, car tu fais comme eux, toi qui juges » (Rm 2, 1). Le roi David en a lui-même fait la douloureuse expérience lorsque le prophète Nathan lui a dit : « Cet homme (que tu viens de juger), c’est toi ! » (2 S 12, 7)

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je m’efforce de ne pas charger les autres de fardeaux impossibles à porter, notamment en m’abstenant de les juger. Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi (Mt 7, 12), la miséricorde dont je souhaite bénéficier de la part de Dieu, j’essaie d’en faire preuve moi-même à l’égard des autres.

 

Article précédent Article suivant
Retour à l'accueil

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article