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As-tu deux minutes ?

Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Le saint, solidaire de la souffrance de ses contemporains

 

Frères, en Jésus, le Fils de Dieu, nous avons le grand prêtre par excellence, celui qui a traversé les cieux ; tenons donc ferme l’affirmation de notre foi. En effet, nous n’avons pas un grand prêtre incapable de compatir à nos faiblesses, mais un grand prêtre éprouvé en toutes choses, à notre ressemblance, excepté le péché. Avançons-nous donc avec assurance vers le Trône de la grâce, pour obtenir miséricorde et recevoir, en temps voulu, la grâce de son secours. Le Christ, pendant les jours de sa vie dans la chair, offrit, avec un grand cri et dans les larmes, des prières et des supplications à Dieu qui pouvait le sauver de la mort, et il fut exaucé en raison de son grand respect. Bien qu’il soit le Fils, il apprit par ses souffrances l’obéissance et, conduit à sa perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel.

 

Lettre aux Hébreux 4,14-16.5,7-9.

 

Mon serviteur réussira, dit le Seigneur ; il montera, il s’élèvera, il sera exalté ! La multitude avait été consternée en le voyant, car il était si défiguré qu’il ne ressemblait plus à un homme ; il n’avait plus l’apparence d’un fils d’homme. Il étonnera de même une multitude de nations ; devant lui les rois resteront bouche bée, car ils verront ce que, jamais, on ne leur avait dit, ils découvriront ce dont ils n’avaient jamais entendu parler. Qui aurait cru ce que nous avons entendu ? Le bras puissant du Seigneur, à qui s’est-il révélé ? Devant lui, le serviteur a poussé comme une plante chétive, une racine dans une terre aride ; il était sans apparence ni beauté qui attire nos regards, son aspect n’avait rien pour nous plaire. Méprisé, abandonné des hommes, homme de douleurs, familier de la souffrance, il était pareil à celui devant qui on se voile la face ; et nous l’avons méprisé, compté pour rien. En fait, c’étaient nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous pensions qu’il était frappé, meurtri par Dieu, humilié. Or, c’est à cause de nos révoltes qu’il a été transpercé, à cause de nos fautes qu’il a été broyé. Le châtiment qui nous donne la paix a pesé sur lui : par ses blessures, nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait son propre chemin. Mais le Seigneur a fait retomber sur lui nos fautes à nous tous. Maltraité, il s’humilie, il n’ouvre pas la bouche : comme un agneau conduit à l’abattoir, comme une brebis muette devant les tondeurs, il n’ouvre pas la bouche. Arrêté, puis jugé, il a été supprimé. Qui donc s’est inquiété de son sort ? Il a été retranché de la terre des vivants, frappé à mort pour les révoltes de son peuple. On a placé sa tombe avec les méchants, son tombeau avec les riches ; et pourtant il n’avait pas commis de violence, on ne trouvait pas de tromperie dans sa bouche. Broyé par la souffrance, il a plu au Seigneur. S’il remet sa vie en sacrifice de réparation, il verra une descendance, il prolongera ses jours : par lui, ce qui plaît au Seigneur réussira. Par suite de ses tourments, il verra la lumière, la connaissance le comblera. Le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes, il se chargera de leurs fautes. C’est pourquoi, parmi les grands, je lui donnerai sa part, avec les puissants il partagera le butin, car il s’est dépouillé lui-même jusqu’à la mort, et il a été compté avec les pécheurs, alors qu’il portait le péché des multitudes et qu’il intercédait pour les pécheurs.

 

Livre d'Isaïe 52,13-15.53,1-12.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Dieu n’épargne pas la souffrance à ceux qui Lui sont fidèles, bien au contraire, et cela depuis les temps les plus anciens comme en fait foi le livre de Job. Alors que la souffrance et la mort constituent des absurdités dans l’esprit des incroyants, elles offrent aux croyants l’opportunité de démontrer la fidélité de leur amour au Père céleste en se montrant solidaires de leurs contemporains non seulement en supportant patiemment les mêmes maux, mais encore, depuis l’avènement du Fils, en offrant leurs souffrances en union avec celles du grand prêtre par excellence, Jésus, pour que le plus grand nombre chemine vers la perfection de l’amour et puisse aspirer au salut éternel.

 

La passion et la mort de Jésus ne sont pas des accidents de parcours, ayant été prophétisées par Isaïe chez qui nous reconnaissons Jésus dans le tableau qu’il dépeint du serviteur souffrant. Plus loin encore, nous retrouvons en Abraham la figure du Père prêt à sacrifier par pur amour la vie de son fils. Jésus, lui-même avait par ailleurs déclaré : « Nul n'a plus grand amour que celui-ci: donner sa vie pour ses amis » (Jn 15, 13).

 

Le saint marche dans les traces de son maître, Jésus Christ. À voir le grand nombre de gestes de solidarité posés depuis le début de la crise de la COVID-19, nous constatons que l’humanité a progressé dans l’amour, et donc en sainteté, en raison de cette dernière, et cela, paradoxalement, en dépit que cette solidarité se manifeste par le respect des consignes de distanciation sociale émises par les autorités sanitaires.

                                                                 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? (Lc 10, 25)

 

Je regarde la souffrance et les épreuves dans la perspective de Dieu, donc de la finalité du genre humain qui est de progresser dans l’amour. Comme croyant, non seulement je supporte patiemment le mal qui m’affecte, démontrant par là la fidélité de mon amour envers mon Père céleste, mais encore j’offre mes souffrances en union avec celles de Jésus pour que le plus grand nombre puisse éventuellement accéder au salut éternel, le plus grand bien, pour ne pas dire l’unique bien, auquel nous devrions aspirer.

                

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