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As-tu deux minutes ?

Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Vous avez beau multiplier les prières, je n’écoute pas

 

Écoutez la parole du Seigneur, vous qui êtes pareils aux chefs de Sodome ! Prêtez l’oreille à l’enseignement de notre Dieu, vous, peuple de Gomorrhe ! Que m’importe le nombre de vos sacrifices ? – dit le Seigneur. Les holocaustes de béliers, la graisse des veaux, j’en suis rassasié. Le sang des taureaux, des agneaux et des boucs, je n’y prends pas plaisir. Quand vous venez vous présenter devant ma face, qui vous demande de fouler mes parvis ? Cessez d’apporter de vaines offrandes ; j’ai horreur de votre encens. Les nouvelles lunes, les sabbats, les assemblées, je n’en peux plus de ces crimes et de ces fêtes. Vos nouvelles lunes et vos solennités, moi, je les déteste : elles me sont un fardeau, je suis fatigué de le porter. Quand vous étendez les mains, je détourne les yeux. Vous avez beau multiplier les prières, je n’écoute pas : vos mains sont pleines de sang. Lavez-vous, purifiez-vous, ôtez de ma vue vos actions mauvaises, cessez de faire le mal. Apprenez à faire le bien : recherchez le droit, mettez au pas l’oppresseur, rendez justice à l’orphelin, défendez la cause de la veuve.

 

Livre d'Isaïe 1,10-17.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Dieu n’est pas homme pour se laisser séduire ou attendrir par les belles paroles. Le principal, pour ne pas dire l’unique, moyen de rétablir la communication avec Dieu pour celui qui l’a rompue c’est l’humble reconnaissance de nos torts et le désir de corriger notre conduite mauvaise qui lui est corollaire. C’est ce dont nous instruit le psalmiste : « Le sacrifice à Dieu, c'est un esprit brisé; d'un cœur brisé, broyé, Dieu, tu n'as point de mépris. » (Ps 51, 19)  C’est ce qu’a dit le Seigneur lui-même à Isaïe : « Je suis haut et saint dans ma demeure, mais je suis avec l'homme contrit et humilié, pour ranimer les esprits humiliés, pour ranimer les cœurs contrits » (Is 57, 16).

 

Les initiatives de prières se multiplient pour que le Seigneur mette fin à l’actuelle pandémie. S’il s’agit là de gestes louables, je pense qu’il en faudrait beaucoup plus pour incliner Dieu à suspendre les lois de sa nature pour mettre un terme à une situation qui met les hommes face à leur fragilité. Il n’est par ailleurs pas étonnant de constater que les pays les plus affectés par la maladie sont ceux dont les dirigeants ou les habitants ont refusé de reconnaître cette vulnérabilité. Je n’écoute pas : vos mains sont pleines de sang. Le nombre des décès attribués au coronavirus, si élevé soit-il, 568 000 au moment où j’écris ces lignes, ne représente pourtant qu’environ 1% des vies supprimées par avortement pour la seule année 2014 selon les statistiques de l’Organisation mondiale pour la santé rapportées par l’INED.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je reconnais que notre mode de vie actuel nous conduit vers la catastrophe spirituelle et même humanitaire. J’adopte un mode de vie plus sobre et plus conforme aux enseignements des Écritures. J’amende ma conduite. J’intercède pour que le Seigneur touche suffisamment de cœurs pour que nous soyons assez nombreux à faire de même pour l’incliner à intervenir de façon exceptionnelle afin de mettre fin au mal qui nous afflige, Lui qui s’est jadis engagé auprès d'Abraham à épargner une ville entière, s’il y trouvait un minimum de dix justes.

 

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