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As-tu deux minutes ?

Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Quel malheur pour les bergers qui sont bergers pour eux-mêmes

 

La parole du Seigneur me fut adressée :

« Fils d’homme, prophétise contre les bergers d’Israël, prophétise. Tu leur diras : Ainsi parle le Seigneur Dieu : Quel malheur pour les bergers d’Israël qui sont bergers pour eux-mêmes ! N’est-ce pas pour les brebis qu’ils sont bergers ? Vous, au contraire, vous buvez leur lait, vous vous êtes habillés avec leur laine, vous égorgez les brebis grasses, vous n’êtes pas bergers pour le troupeau. Vous n’avez pas rendu des forces à la brebis chétive, soigné celle qui était malade, pansé celle qui était blessée. Vous n’avez pas ramené la brebis égarée, cherché celle qui était perdue. Mais vous les avez gouvernées avec violence et dureté. Elles se sont dispersées, faute de berger, pour devenir la proie de toutes les bêtes sauvages. Mon troupeau s’égare sur toutes les montagnes et toutes les collines élevées ; mes brebis sont dispersées dans tout le pays, personne ne les cherche, personne ne part à leur recherche. C’est pourquoi, bergers, écoutez la parole du Seigneur : Par ma vie – oracle du Seigneur Dieu –, puisque mon troupeau est mis au pillage et devient la proie des bêtes sauvages, faute de berger, parce que mes bergers ne s’occupent pas de mon troupeau, parce qu’ils sont bergers pour eux-mêmes au lieu de l’être pour mon troupeau, eh bien, bergers, écoutez la parole du Seigneur : Ainsi parle le Seigneur Dieu : Me voici contre les bergers. Je m’occuperai de mon troupeau à leur place, je les empêcherai de le faire paître, et ainsi ils ne seront plus mes bergers ; j’arracherai mes brebis de leur bouche et elles ne seront plus leur proie. Car ainsi parle le Seigneur Dieu : Voici que moi-même, je m’occuperai de mes brebis, et je veillerai sur elles.

 

Livre d’Ézéchiel 34, 1-11

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Paître le troupeau du Père céleste ne constitue pas un travail comme les autres, mais représente plutôt une vocation qui requiert le don total de celui qui accepte de répondre à l’appel de l’Amour de veiller sur ses enfants. Depuis qu’il a été élu pape, François dénonce le cléricalisme dans l’Église, c’est-à-dire la même chose que le Seigneur Dieu par la bouche d’Ézéchiel, à savoir ceux qui occupent une charge plus pour leur propre bénéfice que celui de ceux sur qui ils sont chargés de veiller. De telles personnes ont tendance à entrer dans des relations de pouvoir avec les autres en contradiction avec la volonté de notre Père de nous voir entretenir des relations d’amour entre nous, à plus forte raison de la part de ceux qui oeuvrent comme pasteurs à son compte : « Vous savez que ceux qu'on regarde comme les chefs des nations dominent sur elles en maîtres et que les grands leur font sentir leur pouvoir. Il ne doit pas en être ainsi parmi vous: au contraire, celui qui voudra devenir grand parmi vous, sera votre serviteur, et celui qui voudra être le premier parmi vous, sera l'esclave de tous. Aussi bien, le Fils de l'homme lui-même n'est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour une multitude. » (Mc 10, 42-45) Entrer dans des relations de pouvoir conduit aux abus de pouvoir dont les abus sexuels dénoncés au cours des années récentes ne représentent que la pointe visible de l’iceberg.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je prie le Père céleste de susciter des pasteurs selon son cœur, des bergers qui marcheront dans les pas de son Fils, le Bon Pasteur, Lui qui constitue la réalisation de la promesse transmise par la bouche d’Ézéchiel : « Ainsi parle le Seigneur Dieu : Voici que moi-même, je m’occuperai de mes brebis, et je veillerai sur elles. »

 

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