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As-tu deux minutes ?

Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Ils observaient pour trouver un motif pour l’accuser

                                                                                              

Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la synagogue et enseignait. Il y avait là un homme dont la main droite était desséchée. Les scribes et les pharisiens observaient Jésus pour voir s’il ferait une guérison le jour du sabbat ; ils auraient ainsi un motif pour l’accuser. Mais lui connaissait leurs raisonnements, et il dit à l’homme qui avait la main desséchée : « Lève-toi, et tiens-toi debout, là au milieu. » L’homme se dressa et se tint debout. Jésus leur dit : « Je vous le demande : Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien ou de faire le mal ? de sauver une vie ou de la perdre ? » Alors, promenant son regard sur eux tous, il dit à l’homme : « Étends la main. » Il le fit, et sa main redevint normale. Quant à eux, ils furent remplis de fureur et ils discutaient entre eux sur ce qu’ils feraient à Jésus.

 

Luc 6, 6-11

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Scribes et pharisiens dénaturent la Loi lorsqu’ils s’en servent pour asservir et condamner, une Loi dont l’apôtre Paul dira que le plein accomplissement, c’est l’amour (Rm 13, 10). La finalité de la Loi, c’est l’amour, l’amour de Dieu et du prochain. « Utiliser », concevoir la Loi dans un autre contexte que l’amour, c’est la détourner de sa fin première. Lorsque Jésus a dit : « Le sabbat a été fait pour l'homme, et non l'homme pour le sabbat » (Mc 2, 27), c’était pour indiquer que le sabbat avait été institué par Dieu, par amour, pour offrir un repos à l’homme et un temps privilégié pour nourrir sa vie spirituelle. Surveiller les autres pour les prendre en défaut, ce n’est pas de l’amour, pas plus, par ailleurs que de fermer les yeux quand nous voyons l’autre commettre une faute manifeste. Jésus nous indique dans sa prédication que nous sommes responsables de nos frères que nous devons reprendre sans toutefois manquer à la charité dans la prédication sur la correction fraternelle : « Si ton frère a péché contre toi, va et reprends-le entre toi et lui seul ; s'il t'écoute, tu auras gagné ton frère… » (Mc 18, 15-17).

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je ne cherche pas à prendre les autres en défaut, pas plus que ne ferme les yeux pour ne pas voir leurs manquements. Dans mes rapports avec les autres, je donne préséance à l’amour, j’agis par et avec amour.

 

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