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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Je ne puis que demander grâce à mon juge

Job prit la parole et répondit à ses amis : « En vérité, je sais bien qu’il en est ainsi : Comment l’homme pourrait-il avoir raison contre Dieu ? Si l’on s’avise de discuter avec lui, on ne trouvera pas à lui répondre une fois sur mille. Il est plein de sagesse et d’une force invincible, on ne lui tient pas tête impunément. C’est lui qui déplace les montagnes à leur insu, qui les renverse dans sa colère ; il secoue la terre sur sa base, et fait vaciller ses colonnes. Il donne un ordre, et le soleil ne se lève pas, et sur les étoiles il appose un sceau. À lui seul il déploie les cieux, il marche sur la crête des vagues. Il fabrique la Grande Ourse, Orion, les Pléiades et les constellations du Sud. Il est l’auteur de grandes œuvres, insondables, d’innombrables merveilles. S’il passe à côté de moi, je ne le vois pas ; s’il me frôle, je ne m’en aperçois pas. S’il s’empare d’une proie, qui donc lui fera lâcher prise, qui donc osera lui demander : “Que fais-tu là ?” Et moi, je prétendrais lui répliquer ! je chercherais des arguments contre lui ! Même si j’ai raison, à quoi bon me défendre ? Je ne puis que demander grâce à mon juge. Même s’il répond quand je fais appel, je ne suis pas sûr qu’il écoute ma voix ! »

Livre de Job 9, 1-12.14-16

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Il y a en Job une grande sagesse : celle d’incliner sa raison face au mystère d’une Sagesse qui le dépasse. Accablé de grands maux, Job se refuse à se retourner contre son Créateur et à le critiquer : « Nu je suis sorti du ventre de ma mère, nu j’y retournerai. Le Seigneur a donné, le Seigneur a repris : Que le nom du Seigneur soit béni ! » (Jb 1, 21) et le rédacteur de commenter pertinemment: « En tout cela, Job ne commit pas de péché. Il n’adressa à Dieu aucune parole déplacée. » (Jb 1, 22) Cette sagesse de Job trouve sa source dans son humilité : contrairement à l’esprit mondain qui réclame, impose et cherche à protéger des droits, Job, pour sa part en appelle à la divine Miséricorde, à l’amour indéfectible du Créateur pour l’être qu’Il a créé à son image : « Je ne puis que demander grâce à mon juge. »

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

J’entretiens une relation d’amour avec le Seigneur. Je Lui reconnais tous les droits : ceux de donner et ceux de reprendre. En situation de besoin, j’en appelle à son infinie Miséricorde, je Lui présente la situation en Lui laissant toute la liberté, la liberté de l’amour, pour agir comme bon Lui semble pour me soutenir que ce soit en augmentant ma capacité d’endurer mes maux ou en remédiant de quelque manière à ceux-ci. Je me garde de Le tenir responsable du mal qui m’accable. Je Lui conserve ma confiance et mon amour, sûr qu’Il tirera un bien plus grand encore de ce que m’aura coûté le mal qui m’accable.

 

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