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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Vanité des vanités, tout est vanité !

Vanité des vanités disait Qohèleth. Vanité des vanités, tout est vanité ! Quel profit l’homme retire-t-il de toute la peine qu’il se donne sous le soleil ? Une génération s’en va, une génération s’en vient, et la terre subsiste toujours. Le soleil se lève, le soleil se couche ; il se hâte de retourner à sa place, et de nouveau il se lèvera. Le vent part vers le sud, il tourne vers le nord ; il tourne et il tourne, et recommence à tournoyer. Tous les fleuves vont à la mer, et la mer n’est pas remplie ; dans le sens où vont les fleuves, les fleuves continuent de couler. Tout discours est fatigant, on ne peut jamais tout dire. L’œil n’a jamais fini de voir, ni l’oreille d’entendre. Ce qui a existé, c’est cela qui existera ; ce qui s’est fait, c’est cela qui se fera ; rien de nouveau sous le soleil. Y a-t-il une seule chose dont on dise : « Voilà enfin du nouveau ! » – Non, cela existait déjà dans les siècles passés. Mais, il ne reste pas de souvenir d’autrefois ; de même, les événements futurs ne laisseront pas de souvenir après eux.

Livre des Proverbes 30,5-9.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Tout est vanité ! D’une part, le temps, inexorablement, fera disparaître graduellement tant ce que nous avons fait que le souvenir de ce que nous avons réalisé. Pire encore, certaines personnes, qui recevaient la considération des autres à une époque donnée, se retrouvent honnies et leurs statues déboulonnées à une autre époque, les valeurs changeant au fil du temps.  Rien de tel au plan spirituel, pensons-nous peut-être ! Eh bien, non ! Le salut éternel est un don de Dieu et rien de ce que nous pouvons faire ne peut nous « acheter » un coin de paradis. L’amour, nous exercer à l’amour, constitue la seule chose qui importe : « J’aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés, j’aurais beau me faire brûler vif, s’il me manque l’amour, cela ne me sert à rien. » (1 Co 13, 3). Ce n’est pas ce que nous faisons qui importe, n’ayant aucune valeur intrinsèque, mais la manière dont nous l’accomplissons, l’amour dont nous imprégnons nos faits et gestes. Jésus lui-même a mis en garde ses disciples contre la tentation de vanité dans le ministère spirituel : « ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis; mais réjouissez-vous de ce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux » (Lc 10, 20).

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

Je considère comme rien ce que j’ai fait, ce que je fais et ce que je pourrai faire. Je ne cherche pas la considération, mais l’amour. Je place toute mon espérance dans l’infinie miséricorde de Dieu.

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