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As-tu deux minutes ?

Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Ce mystère est grand : le Christ et l’Église

Frères, par respect pour le Christ, soyez soumis les uns aux autres ; les femmes, à leur mari, comme au Seigneur Jésus ; car, pour la femme, le mari est la tête, tout comme, pour l’Église, le Christ est la tête, lui qui est le Sauveur de son corps. Eh bien ! puisque l’Église se soumet au Christ, qu’il en soit toujours de même pour les femmes à l’égard de leur mari. Vous, les hommes, aimez votre femme à l’exemple du Christ : il a aimé l’Église, il s’est livré lui-même pour elle, afin de la rendre sainte en la purifiant par le bain de l’eau baptismale, accompagné d’une parole ; il voulait se la présenter à lui-même, cette Église, resplendissante, sans tache, ni ride, ni rien de tel ; il la voulait sainte et immaculée. C’est de la même façon que les maris doivent aimer leur femme : comme leur propre corps. Celui qui aime sa femme s’aime soi-même. Jamais personne n’a méprisé son propre corps : au contraire, on le nourrit, on en prend soin. C’est ce que fait le Christ pour l’Église, parce que nous sommes les membres de son corps. Comme dit l’Écriture : ‘À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu’un.’ Ce mystère est grand : je le dis en référence au Christ et à l’Église. Pour en revenir à vous, chacun doit aimer sa propre femme comme lui-même, et la femme doit avoir du respect pour son mari.

Lettre de Paul Apôtre aux Éphésiens 5, 21-33

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

L’amour humain tire son origine et son modèle de perfection dans l’amour trinitaire. De cet amour, Paul retient ici deux traits tous deux présents dans le Christ : soumission et don total de soi allant jusqu’au sacrifice de sa vie. La soumission n’a pas la cote dans les sociétés occidentales et ce passage de Paul en fait grincer plusieurs des dents. Cependant, la soumission, renoncer à sa volonté par considération d’une autre personne n’en demeure pas moins un geste d’amour et un trait caractéristique du Christ : « tout Fils qu'il était, apprit, de ce qu'il souffrit, l'obéissance; après avoir été rendu parfait, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent principe de salut éternel, » (He 5, 8-9). Cette soumission, Jésus ne l’a pas seulement prêchée, « Vous savez que les chefs des nations leur commandent en maîtres, et que les grands exercent l'empire sur elles. Il n'en sera pas ainsi parmi vous ; mais quiconque veut être grand parmi vous, qu'il se fasse votre serviteur ; et quiconque veut être le premier parmi vous, qu'il se fasse votre esclave. C'est ainsi que le Fils de l'homme est venu, non pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie pour la rançon de la multitude. » (Mt 20, 25-28), mais encore mise en pratique : « Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m'a envoyé et d'accomplir son œuvre. » (Jn 4, 34) et cela jusqu’au moment ultime du sacrifice de sa vie : « Père, éloigne de moi cette coupe si cela est possible, mais non pas ma volonté, mais la tienne » (Lc 22, 42). Quand nous refusons de subordonner notre volonté a celle de quelqu’un d’autre ou de Dieu, interrogeons-nous à savoir à quel camp nous appartenons, celui du Christ ou, au contraire à celui de son ennemi auquel on attribue la citation « Non serviam, je ne servirai pas ».

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

Je mets de côté ma sensibilité particulière, mon conditionnement social, pour méditer ce passage de la lettre de Paul aux Éphésiens et pour chercher à incarner les deux caractéristiques de l’amour qui y sont proposées et qui se retrouvent toutes deux dans le Christ : soumission (obéissance) et don total de soi jusqu’au sacrifice de sa vie.

 

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