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As-tu deux minutes ?

Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ?

En ce temps-là, Jésus se mit de nouveau à parler aux grands prêtres et aux anciens du peuple, et il leur dit en paraboles : « Le royaume des Cieux est comparable à un roi qui célébra les noces de son fils. Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne voulaient pas venir. Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités : “Voilà : j’ai préparé mon banquet, mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ; tout est prêt : venez à la noce.” Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce ; les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent. Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et incendia leur ville. Alors il dit à ses serviteurs : “Le repas de noce est prêt, mais les invités n’en étaient pas dignes. Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce.” Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives. Le roi entra pour examiner les convives, et là il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce. Il lui dit : “Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ?” L’autre garda le silence. Alors le roi dit aux serviteurs : “Jetez-le, pieds et poings liés, dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.” Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus. »

Matthieu 22, 1-14

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Dieu ne pose qu’une condition pour nous admettre au festin des noces éternelles : que nous portions le vêtement de noce de l’amour. Ce n’est pas le fait d’être juifs ou chrétiens, et par là d’être spécifiquement invités par le Père miséricordieux au banquet, appelés à aimer car telle est sa bienveillante Volonté, qui nous donne l’assurance d’être élevés au rang des élus, mais uniquement la capacité à aimer que nous aurons développée durant le temps de grâce qui nous est accordé. L’amour, s’il se manifeste dans les œuvres, n’est pas « les œuvres », il est dans la manière de les accomplir, dans le souci des autres auxquels il donne préséance, dans la totale gratuité des gestes, dans leur générosité qui ne pose pas de limites, dont le Christ nous donne le modèle par sa vie, ses paroles et ses actes, et dont le sommet est sa passion et sa mort sur la croix, car « Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. » (Jn 15, 13). Pour ce qui est de l’absolue nécessité d’aimer et de l’inutilité des œuvres, l’apôtre Paul est très clair : « Quand je distribuerais tous mes biens en aumônes, quand je livrerais mon corps aux flammes, si je n'ai pas la charité, cela ne me sert de rien. » (1 Co 13, 3)

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

J’aime. J’aime parce que Dieu, qui est Amour, le premier, m’a aimé et m’invite à redistribuer autour de moi cet amour dont il m’a choyé. Au terme de ma course, j’espère que le Seigneur me rendra totalement transparent de son amour et que se réalise pour moi le vœu émis par Thérèse de Lisieux de « passer son ciel à faire du bien sur la terre. »

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