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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Heureux vous les pauvres… quel malheur pour vous les riches

En ce temps-là, Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara : « Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous. Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez. Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous excluent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l’homme. Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie, car alors votre récompense est grande dans le ciel ; c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes. Mais quel malheur pour vous, les riches, car vous avez votre consolation ! Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant, car vous aurez faim ! Quel malheur pour vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et vous pleurerez ! Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous ! C’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes. »

Luc 6, 20-26

Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Jésus montre dans ce texte de Luc le caractère transitoire de l’existence : notre état en ce monde n’est pas garant de notre avenir dans l’éternité, source d’espérance pour ceux qui sont défavorisés en ce monde, mise en garde salutaire à l’égard de ceux qui seraient tentés de se reposer sur leur bonne fortune. La richesse, que le peuple juif considérait comme une bénédiction de Dieu, peut se révéler être une occasion de chute si nous n’en faisons pas un bon usage. Plus loin, au chapitre 12 de son Évangile, Luc rapporte les paroles de Jésus qui vont dans le même sens et qui expliquent même le sens du texte ci-dessus : « Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même, au lieu d’être riche en vue de Dieu » (Lc 12, 21). Ceux qui sont favorisés en ce monde sont naturellement portés à se conforter dans leur situation et à tout faire pour s’y maintenir à l’encontre du commandement de l’amour qui requiert de penser prioritairement aux autres et à Dieu avant soi-même, cet amour qui, seul, est susceptible d’ouvrir les portes de la vie éternelle et, encore là, moyennant la Miséricorde de Dieu. Évidemment, cet appel de Jésus à se soucier des autres n’est pas bien reçu par les favorisés qui aimeraient conserver pour eux seuls les avantages dont ils jouissent. Cela vaut autant sur le plan temporel qu’au niveau spirituel. Jésus a été persécuté et mis à mort par l’élite religieuse de son époque, qui considérait que son enseignement menaçait les privilèges associés à sa situation. Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous excluent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l’homme. Encore là, on retrouve l’équivalent au chapitre 12 de Luc : « Quiconque se sera déclaré pour moi devant les hommes, le Fils de l’homme aussi se déclarera pour lui devant les anges de Dieu » (Lc 12, 8). Quiconque suit Jésus et met en pratique ses enseignements, faisant de l’Amour sa préoccupation première, peut s’attendre à rencontrer l’hostilité en ce monde qui valorise le moi au détriment du nous, mais espérer du même souffle avoir part au festin des noces de l’Agneau (Ap 19, 9).

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? (Lc 10, 25)

Je ne me mets pas mon espérance en ce monde ni ne désespère en raison des difficultés que j’y rencontre, car elle passe la figure de ce monde (1 Co 7, 31). Je garde à l’esprit que nous sommes en exil dans ce monde et que notre patrie est dans les cieux (Ph 3, 20) et, conséquemment, je profite du temps de grâce qui m’a été alloué pour m’exercer à l’amour, pour laisser Dieu, qui est Amour, manifester son amour en moi et à travers moi au plus grand nombre.

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