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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Ils cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel

                                                                                                            

En ce temps-là, les pharisiens survinrent et se mirent à discuter avec Jésus ; pour le mettre à l’épreuve, ils cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel. Jésus soupira au plus profond de lui-même et dit : « Pourquoi cette génération cherche-t-elle un signe ? Amen, je vous le déclare : aucun signe ne sera donné à cette génération. » Puis il les quitta, remonta en barque, et il partit vers l’autre rive.

 

Marc 8, 11-13

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Pour bien comprendre ce passage, il faut le remettre dans son contexte : au début du chapitre 8, Marc vient de relater l’épisode de la multiplication des pains. Il est peu probable que les pharisiens dont il est ici question n’en aient pas entendu parler. C’est possiblement même la raison de leur requête : ils doutent des témoignages entendus ou encore veulent voir Jésus se « donner en spectacle », épater la galerie à la manière d’un magicien. D’une part, ils ne respectent pas le mode de transmission de la foi voulu par Dieu à savoir par des témoins, à travers les témoignages. D’autre part, cela ne respecte pas l’intention du miracle qui n’est pas de satisfaire la curiosité ou d’épater, mais de susciter et conforter la foi de ceux qui en sont favorisés, de ceux qui en sont témoins et finalement de ceux qui en entendront parler à travers eux. Parce que la demande de signe provient d’un manque de foi, parce que les motifs qui l’inspirent ne respectent pas le mode d’agir divin, cette demande est rejetée par Jésus : « Pourquoi cette génération cherche-t-elle un signe ? Amen, je vous le déclare : aucun signe ne sera donné à cette génération. »

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

Je ne conditionne pas ma foi, ou l’accomplissement d’une bonne œuvre, à l’obtention d’une faveur personnelle demandée à Dieu. Dieu veut notre amour, un amour désintéressé, gratuit. L’amour ne se marchande pas. Qui sait si le fait de conditionner la faveur sollicitée n’incite pas justement Dieu, qui aurait été autrement disposé à me la donner par pur amour, à demeurer silencieux ? Inversement, si Dieu m’inspire d’accomplir une œuvre bonne, pourquoi ne pas la faire par amour de Lui ? Pourquoi attendre de recevoir autre chose au préalable de sa part avant de bouger et dépouiller ainsi cette œuvre de l’amour qui lui en aurait conféré toute la valeur ?

 

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