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As-tu deux minutes ?

Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Pouvoir salvifique de la souffrance

 

En ce temps-là, Jésus s’en alla, ainsi que ses disciples, vers les villages situés aux environs de Césarée-de-Philippe. Chemin faisant, il interrogeait ses disciples : « Au dire des gens, qui suis-je ? » Ils lui répondirent : « Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres, un des prophètes. » Et lui les interrogeait : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Pierre, prenant la parole, lui dit : « Tu es le Christ. » Alors, il leur défendit vivement de parler de lui à personne. Il commença à leur enseigner qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, trois jours après, il ressuscite. Jésus disait cette parole ouvertement. Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches. Mais Jésus se retourna et, voyant ses disciples, il interpella vivement Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »

 

Marc 8, 27-33

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Jésus est le modèle des chrétiens. Si la souffrance ne lui a pas été épargnée, nous non plus nous n’y échapperons pas. Certes, Il est l’unique Rédempteur et ses souffrances ont été le seul sacrifice agréé par son Père pour payer le prix de notre salut. Cependant, si nous présentons nos propres souffrances à ce Père très bon en union avec celles de son Fils, mystérieusement elles peuvent devenir cause de salut pour les autres ainsi que l’affirme l’apôtre Paul : « En ce moment je trouve ma joie dans les souffrances que j'endure pour vous, et je complète en ma chair ce qui manque aux épreuves du Christ pour son Corps, qui est l'Église » (Col 1, 24). Face à la souffrance, il y a donc deux attitudes possibles : la pensée des hommes qui ne voit là qu’une absurdité à laquelle il faut mettre fin quitte à employer des moyens illicites tel l’abrègement de la durée de vie; la pensée de Dieu où, acceptée comme l’expression de sa Volonté et unie à celle de l’Homme-Dieu, elle a le pouvoir de contribuer au salut des autres. En outre, la souffrance librement acceptée constitue un moyen sûr de nous unir au Christ car, contrairement à tout autre sacrifice que nous pourrions faire volontairement par amour pour Lui, nous ne pouvons en tirer aucun orgueil car nous n’avons rien fait pour l’attirer sur nous, parce que nous la subissons sans contrôle de notre part.

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

 

J’unis mes souffrances à celles du Christ crucifié pour contribuer à ce que le plus grand nombre puisse accéder au salut éternel, à commencer par mes proches.

                                                             

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