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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Voyez quel grand amour nous a donné le Père

Bien-aimés, puisque vous savez que lui, Jésus, est juste, reconnaissez que celui qui pratique la justice est, lui aussi, né de Dieu. Voyez quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu – et nous le sommes. Voici pourquoi le monde ne nous connaît pas : c’est qu’il n’a pas connu Dieu. Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous le savons : quand cela sera manifesté, nous lui serons semblables car nous le verrons tel qu’il est. Et quiconque met en lui une telle espérance se rend pur comme lui-même est pur. Qui commet le péché transgresse la loi ; car le péché, c’est la transgression. Or, vous savez que lui, Jésus, s’est manifesté pour enlever les péchés, et qu’il n’y a pas de péché en lui. Quiconque demeure en lui ne pèche pas ; quiconque pèche ne l’a pas vu et ne le connaît pas.

Première lettre de Jean 2, 29 – 3, 6

Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Aujourd’hui, je laisse la parole à Wilfrid Stinissen (L’abandon, Éditions du Carmel, Toulouse, 2012, p. 62) qui exprime mieux que je ne saurais le faire ce qu’est l’amour, qui est le double mouvement de donner et de recevoir, l’Amour de Dieu pour l’homme, la liberté de l’homme de rendre ou non à Dieu amour pour Amour et la raison de cette liberté qui réside en ce qu’il ne peut exister de don et, conséquemment d’amour, sans liberté. Le péché, c’est la transgression, le refus d’obéir au Père de tout Amour, le non-amour, c’est s’approprier ce que le Seigneur nous a confié pour le bien du plus grand nombre.

Il faut être Dieu pour pouvoir se donner totalement soi-même en toute liberté, sans aucune possibilité de se refuser. En Lui, liberté et nécessité coïncident parfaitement. Sa nature est en effet de donner, nature qu’Il n’a pas reçue, mais qu’Il est. Il est Lui-même son propre fondement. C’est pourquoi en Lui le don de soi est à la fois inéluctable et libre. Nous autres nous ne pouvons donner qu’à partir d’une liberté imparfaite. Pour pouvoir dire oui à Dieu, nous devons aussi pouvoir dire non. S’il n’y a pas de possibilité de dire non, avec tout ce que cela comporte de péché et de souffrance, si notre oui est inéluctable, on ne peut pas dire que nous donnons quelque chose à Dieu. Un oui inévitable serait lui-même un don que nous aurions reçu et non, comme pour Dieu, que nous aurions en propre. Mais si nous ne pouvons rien donner à Dieu, nous n’avons pas de part à son Esprit, qui par essence est Don.

Que l’homme puisse donner quelque chose à Dieu, qu’il puisse « mériter », selon l’expression en usage dans l’Église catholique, est un élément essentiel de notre foi. Sans cette possibilité, il ne participe pas complètement à la vie de la Trinité, qui consiste à donner et recevoir l’un de l’autre.

Si Dieu nous avait, dès le commencement, donné la vision béatifique, nous nous serions vus placés pour toujours dans une situation où nous n’aurions pu que recevoir. Mais Il a voulu que, comme Lui, notre vie soit faite de donner et de recevoir.

Il ne pouvait pas nous faire de plus grand honneur !

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? (Lc 10, 25)

Je réponds favorablement à l’invitation du Père d’entrer dans le mouvement de l’Amour trinitaire de donner et recevoir l’un de l’autre. Je manifeste de la sorte que je suis effectivement un authentique enfant de Dieu.

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