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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Je t’ai rendu puissant, alors que tu ne me connaissais pas

Ainsi parle le Seigneur à son messie, à Cyrus, qu’il a pris par la main pour lui soumettre les nations et désarmer les rois, pour lui ouvrir les portes à deux battants, car aucune porte ne restera fermée : « À cause de mon serviteur Jacob, d’Israël mon élu, je t’ai appelé par ton nom, je t’ai donné un titre, alors que tu ne me connaissais pas. Je suis le Seigneur, il n’en est pas d’autre : hors moi, pas de Dieu. Je t’ai rendu puissant, alors que tu ne me connaissais pas, pour que l’on sache, de l’orient à l’occident, qu’il n’y a rien en dehors de moi. Je suis le Seigneur, il n’en est pas d’autre. ».

Livre du prophète Isaïe 45, 1.4-6

En ce temps-là, les pharisiens allèrent tenir conseil pour prendre Jésus au piège en le faisant parler. Ils lui envoient leurs disciples, accompagnés des partisans d’Hérode : « Maître, lui disent-ils, nous le savons : tu es toujours vrai et tu enseignes le chemin de Dieu en vérité ; tu ne te laisses influencer par personne, car ce n’est pas selon l’apparence que tu considères les gens. Alors, donne-nous ton avis : Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à César, l’empereur ? » Connaissant leur perversité, Jésus dit : « Hypocrites ! pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ? Montrez-moi la monnaie de l’impôt. » Ils lui présentèrent une pièce d’un denier. Il leur dit : « Cette effigie et cette inscription, de qui sont-elles ? » Ils répondirent : « De César. » Alors il leur dit : « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. »» 

Évangile de Matthieu 22, 15-21

Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Il n’y a pas d’autorité qui n’ait été voulue par Dieu ou à tout le moins permise par Lui. C’est ce qu’a affirmé Jésus devant Pilate : « Tu n’aurais aucun pouvoir sur moi si tu ne l’avais reçu d’en haut » (Jn 19, 11). Pourquoi, alors, y a-t-il des gouvernants iniques alors que Dieu veut notre bonheur ? Les gouvernants sont le reflet des sociétés desquelles ils sont issus. Lorsque les membres d’une société se détournent de Dieu et font ce qui est contraire aux préceptes qu’Il a énoncés pour notre bonheur, le Seigneur respecte la liberté humaine et laisse ces sociétés assumer les conséquences néfastes de leurs choix, l’une d’entre elles étant l’accès au pouvoir de personnes recherchant la satisfaction de leurs intérêts personnels au détriment du bien commun. Les dirigeants sont investis d’un pouvoir dont ils devront compte devant Dieu de la manière dont ils l’auront exercé, une responsabilité d’autant plus lourde que le pouvoir confié est grand. « À qui l’on a beaucoup donné, on demandera beaucoup ; à qui l’on a beaucoup confié, on réclamera davantage. » (Lc 12, 48).

D’autre part, dans l’Évangile du jour, Jésus nous enseigne qu’il est du devoir du croyant d’assumer ses responsabilités sociales, notamment de payer les impôts. Le croyant ne peut prétexter sa foi pour fuir ses responsabilités et troubler l’ordre et la paix sociale. D’autre part, il est aussi du devoir du croyant de prier le Seigneur de susciter des dirigeants qui agiront de manière conforme à la Volonté de Dieu, à la suite de Salomon.

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? (Lc 10, 25)

Je prie le Seigneur d’aller toucher le cœur des dirigeants actuels pour qu’ils agissent de manière conforme à sa Volonté pour le bonheur de ceux qui sont sous leur gouverne. Je prie également le Seigneur de susciter des dirigeants qui exerceront leur pouvoir pour le bien commun et, conséquemment, d’une manière qui respecte les préceptes divins. Pour ma part, je m’acquitte de mes responsabilités sociales, toujours en vue du bien commun et pour ne pas troubler la paix sociale.

 

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