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As-tu deux minutes ?

Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Ce n’est pas un esprit de peur que Dieu nous a donné

 

Paul, Apôtre du Christ Jésus par la volonté de Dieu, selon la promesse de la vie que nous avons dans le Christ Jésus, à Timothée, mon enfant bien-aimé. À toi, la grâce, la miséricorde et la paix de la part de Dieu le Père et du Christ Jésus notre Seigneur. Je suis plein de gratitude envers Dieu, à qui je rends un culte avec une conscience pure, à la suite de mes ancêtres, je lui rends grâce en me souvenant continuellement de toi dans mes prières, nuit et jour. Voilà pourquoi, je te le rappelle, ravive le don gratuit de Dieu, ce don qui est en toi depuis que je t’ai imposé les mains. Car ce n’est pas un esprit de peur que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de pondération. N’aie donc pas honte de rendre témoignage à notre Seigneur, et n’aie pas honte de moi, qui suis son prisonnier ; mais, avec la force de Dieu, prends ta part des souffrances liées à l’annonce de l’Évangile. Car Dieu nous a sauvés, il nous a appelés à une vocation sainte, non pas à cause de nos propres actes, mais à cause de son projet à lui et de sa grâce. Cette grâce nous avait été donnée dans le Christ Jésus avant tous les siècles, et maintenant elle est devenue visible, car notre Sauveur, le Christ Jésus, s’est manifesté : il a détruit la mort, et il a fait resplendir la vie et l’immortalité par l’annonce de l’Évangile, pour lequel j’ai reçu la charge de messager, d’apôtre et d’enseignant. Et c’est pour cette raison que je souffre ainsi ; mais je n’en ai pas honte, car je sais en qui j’ai cru, et j’ai la conviction qu’il est assez puissant pour sauvegarder, jusqu’au jour de sa venue, le dépôt de la foi qu’il m’a confié.

                                                                       

Deuxième lettre de Paul Apôtre à Timothée 1,1-3.6-12.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Si, dans l’actuelle pandémie, la peur nous tenaille, peur de mourir, peur de ce que demain sera fait en raison de la prévisible crise financière qui suivra… c’est que notre foi en notre Père miséricordieux n’est pas assez forte. Nous n’aurions pas peur de mourir si nous mettions notre confiance, non dans de prétendus « mérites » de notre part, mais dans ce que notre Père nous donnera accès à l’héritage promis en vertu de son infinie miséricorde pour peu que nous ayons nous-mêmes manifesté quelque miséricorde envers les autres : « Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde » (Mt 5, 7). D’autre part, avons-nous peur de ce que demain sera fait, de ce que l’actuel système capitaliste ne s’effondre ? Ne demandons-nous pas dans la prière du Notre Père que Jésus nous a enseigné : « Que ton règne vienne » ? La question se pose : comment ce règne peut-il survenir dans un monde régi par l’argent, cet argent dont Jésus dit par ailleurs : « Nul serviteur ne peut servir deux maîtres: ou il haïra l'un et aimera l'autre, ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l'Argent. » (Lc 16, 13) ? Ne faut-il pas que ce monde régi par l’argent passe pour que vienne le règne de Dieu sur terre ?

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? (Lc 10, 25)

 

Je mets mon espérance en Dieu et non en moi-même ou dans le monde. J’espère accéder à une vie meilleure au terme de ma course, non parce que je me pense meilleur qu’un autre, bien au contraire, mais parce que mon espérance repose sur l’infinie miséricorde de Dieu pour me donner accès à l’héritage auquel nous a donné accès la passion du Christ. J’espère également accéder à une vie meilleure dans un futur immédiat, car j’aspire à la venue prochaine du règne de Dieu sur Terre. Le passage d’une vie à une autre ne se fait pas sans expérimenter la mort et la souffrance qui l’accompagne : « si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il demeure seul; mais s'il meurt, il porte beaucoup de fruit » (Jn 12, 24). Je prie pour que les souffrances du temps présent constituent les douleurs de l’enfantement à une vie nouvelle, conforme à la volonté d’amour de Dieu sur moi et sur le monde.

 

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