Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui
9 Août 2026 Parole du jour
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En ces jours-là, lorsque le prophète Élie fut arrivé à l’Horeb, la montagne de Dieu, il entra dans une caverne et y passa la nuit. Le Seigneur dit : « Sors et tiens-toi sur la montagne devant le Seigneur, car il va passer. » À l’approche du Seigneur, il y eut un ouragan, si fort et si violent qu’il fendait les montagnes et brisait les rochers, mais le Seigneur n’était pas dans l’ouragan ; et après l’ouragan, il y eut un tremblement de terre, mais le Seigneur n’était pas dans le tremblement de terre ; et après ce tremblement de terre, un feu, mais le Seigneur n’était pas dans ce feu ; et après ce feu, le murmure d’une brise légère. Aussitôt qu’il l’entendit, Élie se couvrit le visage avec son manteau, il sortit et se tint à l’entrée de la caverne. Premier livre des Rois 19, 9.11-13 Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris |
Simone Veil disait : « L’amour ne se crie pas, il se prouve. » Les sentiments sincères s’expriment dans la discrétion, dans la simplicité des gestes quotidiens, plus précisément dans la manière dont ces gestes sont posés, dans la délicate attention qu’ils manifestent. Ne dit-on pas qu’un seul regard suffit aux amoureux pour communiquer entre eux ? D’ailleurs, certains linguistes disent que le mot hébreu, souvent traduit par brise légère, aurait plus le sens de « silence ». Et c’est un fait que Dieu, qui est Amour, se manifeste à nous dans le silence. C’est pour cela que les textes bibliques disent qu’on le rencontre au désert, lieu par excellence du silence. Si l’Amour se manifeste dans le silence, cela prend des antennes particulières pour le percevoir : c’est là le rôle de la foi, voir Dieu et l’expression de sa Volonté au-delà des apparences du sensible.
Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? (Lc 10, 25)
Je fais silence afin d’aller à la rencontre de Dieu, qui s’exprime dans le secret de mon cœur, et je demande le don de la foi nécessaire pour percevoir l’Amour. C’est de la découverte de Dieu dans le silence du cœur qu’Augustin d’Hippone parle lorsqu’il dit : « Tu étais au dedans de moi, et j’étais, moi, en dehors de moi-même ! Et c’est au dehors que je te cherchais »… en vain !