Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui
12 Juillet 2025 Parole du jour
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En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Le disciple n’est pas au-dessus de son maître, ni le serviteur au-dessus de son seigneur. Il suffit que le disciple soit comme son maître, et le serviteur, comme son seigneur. Si les gens ont traité de Béelzéboul le maître de maison, ce sera bien pire pour ceux de sa maison. Ne craignez donc pas ces gens-là ; rien n’est voilé qui ne sera dévoilé, rien n’est caché qui ne sera connu. Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en pleine lumière ; ce que vous entendez au creux de l’oreille, proclamez-le sur les toits. Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps. Deux moineaux ne sont-ils pas vendus pour un sou ? Or, pas un seul ne tombe à terre sans que votre Père le veuille. Quant à vous, même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Soyez donc sans crainte : vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux. Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux. Mais celui qui me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est aux cieux. » Matthieu 10, 7-15 Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris |
La personne qui aime ou désire aimer doit veiller à exclure la crainte des sentiments qui l’animent. Aimer, c’est se donner sans rien attendre en retour. Cela implique une profonde confiance en un Père Providence qui veille sur nous jusqu’au moindre des cheveux de notre tête, confiance dans les autres en qui Dieu est présent et à travers lesquels Il communique avec nous, ainsi qu’une confiance dans les événements. Cette dernière confiance découle de la confiance en Dieu et de la capacité divine à tirer un bien plus grand encore que ce que les situations pénibles de la vie auront pu nous coûter.
La crainte, le manque de confiance, est symptomatique d’un manque d’amour, ne serait-ce parce qu’elle dénote une recherche d’intérêt personnel contraire à l’amour. Qu’est-ce que peut craindre celui qui est tout entier engagé dans les voies de l’amour, au service de Dieu et du bien commun ? Jésus identifie une seule crainte, une crainte salutaire, celle de celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps, l’antique Ennemi de Dieu et des hommes, qui cherche à nous détourner de l’Amour. Il ne s’agit pas là d’une crainte servile, mais de nous défier de nous-mêmes et de notre inclination naturelle à donner préséance à la recherche de notre intérêt personnel au détriment de l’amour de Dieu et du prochain.
Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? (Lc 10, 25)
Je m’efforce d’exclure la crainte des sentiments qui m’animent pour me plonger tout entier dans l’Amour. Lorsque la crainte se pointe en moi, j’identifie ce qui est à sa racine, ce à quoi je suis plus attaché qu’à Dieu et à la recherche du bien commun. Je travaille à m’affranchir de cet attachement et de la crainte qui l’accompagne, car ils entravent ma capacité à aimer comme le Seigneur l’attend de moi, c’est-à-dire comme Lui-même, sans limite.