Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui
31 Août 2025 Parole du jour
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Mon fils, accomplis toute chose dans l’humilité, et tu seras aimé plus qu’un bienfaiteur. Plus tu es grand, plus il faut t’abaisser : tu trouveras grâce devant le Seigneur. Grande est la puissance du Seigneur, et les humbles lui rendent gloire. La condition de l’orgueilleux est sans remède, car la racine du mal est en lui. Qui est sensé médite les maximes de la sagesse ; l’idéal du sage, c’est une oreille qui écoute. Livre de Ben Sira le Sage 3, 17-18.20.28-29 Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la maison d’un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et ces derniers l’observaient. Jésus dit une parabole aux invités lorsqu’il remarqua comment ils choisissaient les premières places, et il leur dit : « Quand quelqu’un t’invite à des noces, ne va pas t’installer à la première place, de peur qu’il ait invité un autre plus considéré que toi. Alors, celui qui vous a invités, toi et lui, viendra te dire : ‘Cède-lui ta place’ ; et, à ce moment, tu iras, plein de honte, prendre la dernière place. Au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place. Alors, quand viendra celui qui t’a invité, il te dira : ‘Mon ami, avance plus haut’, et ce sera pour toi un honneur aux yeux de tous ceux qui seront à la table avec toi. En effet, quiconque s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. » Jésus disait aussi à celui qui l’avait invité : « Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner, n’invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins ; sinon, eux aussi te rendraient l’invitation et ce serait pour toi un don en retour. Au contraire, quand tu donnes une réception, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles ; heureux seras-tu, parce qu’ils n’ont rien à te donner en retour : cela te sera rendu à la résurrection des justes. » Luc 14, 1.7-14 Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris |
Jean de la Croix a dit avec justesse : « Au soir de notre vie, nous serons jugés sur l’amour. » C’est en effet notre capacité à aimer, à laisser passer l’Amour de Dieu en nous et à travers nous qui scellera notre sort pour l’éternité. Quel est cet amour capable de nous ouvrir les portes du Royaume ? C’est l’amour qui prend sa source en Dieu, le Dieu UN et trine, et son modèle en Lui, particulièrement dans la Personne du Fils qui a revêtu la chair pour nous montrer de quel grand amour Dieu nous aime en même temps que de nous manifester de manière tangible, donc reproductible, cet Amour. Essentiellement, cet amour est don sans limite et désintéressé de soi. Jésus met en lumière l’absence d’intérêt personnel requise pour que notre don se qualifie pour être reconnu comme de l’amour lorsqu’il nous invite à donner à ceux qui n’ont rien à nous donner en retour et enchaîne en faisant le lien entre la gratuité du geste et l’accès au Royaume : cela te sera rendu à la résurrection des justes.
L’humilité prédispose au don total et désintéressé de soi qu’est l’amour en même temps qu’elle est un signe que nous sommes habités par l’Amour, par l’Esprit d’Amour. Jésus est non seulement notre modèle dans l’amour, mais aussi dans l’humilité qui lui est inhérente : « Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté » (Ph 2, 5-9). En Jésus se réalise la recommandation de Ben Sira : Plus tu es grand, plus il faut t’abaisser : tu trouveras grâce devant le Seigneur. Le plus grand, le Fils de Dieu s’est le plus abaissé parce qu’Il a renoncé aux privilèges de sa condition divine par amour pour son Père et pour nous. Le maître de la noce de la parole rapportée par Luc représente d’ailleurs le Père céleste. Ce Père nous élèvera dans le Royaume s’Il nous trouve humbles, donc aimants, portant la ressemblance de son Fils.
Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? (Lc 10, 25)
Au terme de ma course, je compte me présenter devant Dieu les mains vides, comme le dernier des derniers, ceux qui n’ont à offrir à Dieu que leur présence aimante à la suite de Thérèse de Lisieux : « Au soir de cette vie, je paraîtrai devant vous les mains vides, car je ne vous demande pas, Seigneur, de compter mes œuvres. Toutes nos justices ont des taches à vos yeux. Je veux donc me revêtir de votre propre Justice et recevoir de votre Amour la possession éternelle de Vous-même. » J’espère avoir les mains vides, car, le cas échéant, j’aurai redistribué tout ce dont Dieu m’a gratifié.