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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

L’absence de paix résulte de l’indifférence à l’égard de Dieu

En ce temps-là, lorsque Jésus fut près de Jérusalem, voyant la ville, il pleura sur elle, en disant : « Ah ! si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour ce qui donne la paix ! Mais maintenant cela est resté caché à tes yeux. Oui, viendront pour toi des jours où tes ennemis construiront des ouvrages de siège contre toi, t’encercleront et te presseront de tous côtés ; ils t’anéantiront, toi et tes enfants qui sont chez toi, et ils ne laisseront pas chez toi pierre sur pierre, parce que tu n’as pas reconnu le moment où Dieu te visitait. »

Luc 19, 41-44

Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Dieu est Amour (1 Jn 4, 8). Tout amour authentique et toute paix véritable prennent leur source en Lui. Le chant des anges dans la nuit de Noël associe la paix à la présence de Dieu sur terre : « Paix sur la terre aux hommes qu’Il aime ! » (Lc 2, 14). Les deux axes de la Croix symbolisent comment le Christ fait advenir la paix, l’axe vertical évoque la réconciliation des hommes avec Dieu résultant de son sacrifice, l’axe vertical, quant à lui, nous montre Dieu ouvrant les bras pour embrasser l’humanité et rapprocher les hommes les uns des autres. Malheureusement, comme Luc l’a noté préalablement dans le chapitre 14 de son Évangile : « Nous ne voulons pas que cet homme règne sur nous » (Lc 19, 14). Jésus en voyant Jérusalem, symbole de l’humanité tout entière, ville où tout ensemble ne fait qu’un (Ps 121, 3), se désole des conséquences que l’on fasse si peu de cas de la Présence de Dieu ainsi que de l’amour et de la paix qui découlent de cette Présence : « Ah ! si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour ce qui donne la paix ! … tes ennemis t’anéantiront parce que tu n’as pas reconnu le moment où Dieu te visitait. Tout chrétien est investi de la mission du Christ de contribuer à l’avènement du règne de Dieu, ce règne d’amour et de paix résultant du don sans limite et désintéressé de soi : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive » (Mt 16, 24). Nous terminerons cette méditation par la prière de François d’Assise :

Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,

Là où est la haine, que je mette l’amour.

Là où est l’offense, que je mette le pardon.

Là où est la discorde, que je mette l’union.

Là où est l’erreur, que je mette la vérité.

Là où est le doute, que je mette la foi.

Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.

Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.

Là où est la tristesse, que je mette la joie.

 

Ô Seigneur, que je ne cherche pas tant à

être consolé qu’à consoler,

à être compris qu’à comprendre,

à être aimé qu’à aimer.

 

Car c’est en se donnant qu’on reçoit,

c’est en s’oubliant qu’on se retrouve,

c’est en pardonnant qu’on est pardonné,

c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie.

Dans cette belle prière, François nous indique que nous contribuons à l’avènement de la paix non pas en transformant les autres, mais en acceptant de laisser le Seigneur, par son Esprit, aimer et agir en nous et à travers nous, détourner notre attention de nous-mêmes pour la diriger tout entière vers les autres et le Tout-Autre.  

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? (Lc 10, 25)

Je me fais attentif au moment où Dieu me visite, à la Présence de Dieu en moi, dans l’Eucharistie, dans sa Parole et dans le monde, à travers les événements grands et petits qui ont un impact sur mon existence. Je m’efforce de mener une existence conforme à cette Présence de Dieu que je perçois. Comme François d’Assise, je demande au Seigneur de faire de moi un artisan de paix.

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