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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Marie, notre mère

En ce temps-là, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé, pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout, Jésus dit : « J’ai soif. » Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d’hysope, et on l’approcha de sa bouche. Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est accompli. » Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit. Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi), il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat, d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque. Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes. Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis de l’autre homme crucifié avec Jésus. Quand ils arrivèrent à Jésus, voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau.

Évangile de Jean 19, 25-34

Les Apôtres, après avoir vu Jésus s’en aller vers le ciel, retournèrent à Jérusalem depuis le lieu-dit « mont des Oliviers » qui en est proche, – la distance de marche ne dépasse pas ce qui est permis le jour du sabbat. À leur arrivée, ils montèrent dans la chambre haute où ils se tenaient habituellement ; c’était Pierre, Jean, Jacques et André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu, Jacques fils d’Alphée, Simon le Zélote, et Jude fils de Jacques. Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères.

Lecture du livre des Actes des Apôtres 1, 12-14

Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

La liturgie commémore la maternité spirituelle de Marie au lendemain de la solennité de la Pentecôte parce qu’une femme devient mère par le don de la vie et que notre enfantement à la vie spirituelle est survenu à la Pentecôte, moment à partir duquel ceux qui ouvrent leur cœur à l’Esprit voient la possibilité que se réalise pour eux le souhait de Jésus que nous devenions un (Jn 17, 21-26), formant la famille des enfants du Père, par l’action de l’Esprit. Marie, quant à elle, est la première contributrice à l’action de l’Esprit en nous, un Esprit dont elle suscite la venue par son intercession en notre faveur, comme elle l’a fait au Cénacle pour les Apôtres. Comme Marie a porté Jésus dans son sein par l’action de l’Esprit, de même, elle nous porte dans son cœur par la prière pour que, par l’action du même Esprit, nous devenions des enfants adoptifs du Père. Le rôle de mère ne se limite pas à l’action d’enfanter, mais se poursuit dans sa présence amoureuse auprès de ses enfants et dans la guidance qu’elle leur offre en paroles et en actes. Toute la vie de Marie constitue pour nous un modèle sur la manière de contribuer à l’action de l’Esprit pour manifester pleinement la ressemblance divine à laquelle nous avons été créés et qui est la capacité de laisser l’Amour s’exprimer à travers nous.

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? (Lc 10, 25)

Comme Jean, je prends chez moi Marie afin qu’elle m’instruise sur le parcours à suivre pour que la Volonté du Père sur moi se réalise.

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