Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui
28 Septembre 2026 Parole du jour
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En ce temps-là, une discussion survint entre les disciples pour savoir qui, parmi eux, était le plus grand. Mais Jésus, sachant quelle discussion occupait leur cœur, prit un enfant, le plaça à côté de lui et leur dit : « Celui qui accueille en mon nom cet enfant, il m’accueille, moi. Et celui qui m’accueille accueille celui qui m’a envoyé. En effet, le plus petit d’entre vous tous, c’est celui-là qui est grand. » Jean, l’un des Douze, dit à Jésus : « Maître, nous avons vu quelqu’un expulser des démons en ton nom ; nous l’en avons empêché, car il ne marche pas à ta suite avec nous. » Jésus lui répondit : « Ne l’en empêchez pas : qui n’est pas contre vous est pour vous. » Évangile de Luc 9, 46-50 Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris |
Le plus petit d’entre vous tous, c’est celui-là qui est grand, grand dans l’ordre de l’amour. Avec la lecture du deuxième chapitre de la lettre de Paul apôtre aux Philippiens proposée par la liturgie d’hier, nous avons vu que l’humilité était la pierre d’angle de l’amour, qu’il n’y a pas d’amour possible sans humilité. Plus un enfant est jeune, plus il est enclin à l’humilité et à l’amour, car moins il peut prétendre que ce qu’il est et ce dont il dispose sont le fruit de ses efforts personnels. Cela rejoint les propos de Jésus rapportés par Matthieu : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des Cieux » (Mt 18, 3-4) et plus loin au chapitre dix-neuvième : « Laissez les enfants, ne les empêchez pas de venir à moi, car le royaume des Cieux est à ceux qui leur ressemblent » (Mt 19, 14). Il nous faut ressembler aux enfants qui ne peuvent pas encore revendiquer un mérite personnel quelconque pour que l’Amour puisse prendre racine en notre cœur et y grandir.
La lecture liturgique d’aujourd’hui vient du livre de Job, un homme grand devant le Seigneur, un homme d’une grande humilité et d’un grand amour. Écoutons-le : « Nu je suis sorti du ventre de ma mère, nu j’y retournerai. Le Seigneur a donné, le Seigneur a repris : Que le nom du Seigneur soit béni ! » (Jb 1, 21). Il ne se désole pas de tout ce qu’il a pu perdre parce qu’il confesse avoir tout reçu de Dieu et reconnaît au Seigneur le droit de reprendre tout ce qu’Il a confié à son intendance. Grand était son amour, ce que le narrateur exprime ainsi : « En tout cela, Job ne commit pas de péché » (Jb 1, 22), le péché étant inspiré par l’amour de soi au détriment de l’amour de Dieu et du prochain.
Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? (Lc 10, 25)
À l’image des enfants, je ne réclame aucun mérite dans ce que je suis ou ce dont je dispose, rendant grâce à Dieu pour tout ce qu’Il a confié à mon intendance. J’espère qu’une telle disposition de mon cœur inclinera l’Esprit d’Amour à venir y faire sa demeure et à aimer et à agir en moi et à travers moi.