Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui
6 Septembre 2026 Parole du jour
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Frères, n’ayez de dette envers personne, sauf celle de l’amour mutuel, car celui qui aime les autres a pleinement accompli la Loi. La Loi dit : Tu ne commettras pas d’adultère, tu ne commettras pas de meurtre, tu ne commettras pas de vol, tu ne convoiteras pas. Ces commandements et tous les autres se résument dans cette parole : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. L’amour ne fait rien de mal au prochain. Donc, le plein accomplissement de la Loi, c’est l’amour. Première lettre de Paul apôtre aux Romains 13, 8-10 Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris |
La liturgie d’hier nous proposait un extrait où Paul nous posait la question : « As-tu quelque chose sans l’avoir reçu ? » (1 Co 4, 7). La première dette que nous avons envers Dieu, le Dieu qui est Amour (1 Jn 4, 8) et qui nous a aimés le premier (1 Jn 4, 10), est celle de la reconnaissance. La reconnaissance est une forme élémentaire d’amour, celle sans laquelle le don désintéressé de soi qu’est l’amour peut difficilement exister. Cette dette d’amour que nous avons envers Dieu, c’est principalement en redonnant aux autres qu’il nous est possible de la rembourser partiellement. « Puisque Dieu nous a tellement aimés, nous devons, nous aussi, nous aimer les uns les autres » (1 Jn 4, 11). L’acquittement de notre dette d’amour envers Dieu passe inévitablement par l’amour du prochain, car « celui qui n’aime pas son frère, qu’il voit, est incapable d’aimer Dieu, qu’il ne voit pas » (1 Jn 4, 20).
Concrètement, cette dette d’amour envers Dieu et le prochain nous incite à pousser au maximum les capacités à notre disposition pour contribuer au bien commun. C’est un enseignement que nous pouvons tirer de la parabole des talents (Mt 25, 14-30). Ne pas faire tous les efforts requis pour exploiter pleinement le potentiel confié par Dieu pour contribuer à la réalisation de son plan d’Amour sur l’humanité, c’est manquer à notre obligation de rembourser notre dette d’amour envers Dieu et le prochain.
Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? (Lc 10, 25)
Je fais de l’amour de Dieu et du prochain ma principale, pour ne pas dire mon unique préoccupation. Ayant déjà plus reçu que je ne pourrai jamais redonner, je considère cet amour comme un remboursement de dette plutôt que quelque chose méritant un salaire ou une récompense. Perçu ainsi, le don inspiré de l’amour est vraiment désintéressé.